La serie A académie, 37eme journée

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Il se passe plus de choses sur le terrain que dans son appartement

Ragazzi, retour aux choses sérieuses et au seul championnat indécis encore pour une journée, la Serie A. Une journée ensoleillée sur la plupart des terrains, embrumée au Stadio Delle Alpi, mais ce n’est ni le temps, ni le volcan, mais les supporters mécontents qui en furent la cause.

On va commencer ce petit Giro par le bas du classement et on gardera le meilleur pour la fin.

Tout d’abord les condamnés : Livourne recevait la Lazio. Un match qui s’est joué sur une mi-temps : les plus gros parieurs de l’année ont gagné, se sauvant durant cette avant-dernière journée. Ouverture du score de Rocchi sur un bon mouvement sur la gauche dès la 13eme. Lucarelli qui tenait absolument à se signaler pour sa dernière pige à Armand-Picchi égalise à la 33eme d’un petit amorti en position de hors jeu, devant le portier le plus détesté de son public, Muslera. Brocchi à la 44eme cloture la marque d’une belle frappe de trente mètres à rebonds. Livourne 1-2 Lazio.

A Artemio-Franchi, Sienne allait voir la Fio totalement démobilisée depuis des mois, match nul 1-1, tout s’est joué en un quart d’heure, encore plus rapide que Speed Burger. Des buts fabuleux inscrits à six mètres et signés Vergassola et Marchionni. Exceptionnellement barbant pour un derby. Sienne va remporter le titre envié de plus mauvaise défense, bravo ragazzi !

A San Paolo, l’Atalanta Bergame avait absolument besoin de l’emporter sur le Napoli pendant que Bologne devait faire une contre-performance face à Catane. Pas gagné d’avance cette affaire.  Doublé de Quagliarella (un joueur que votre serviteur apprécie énormément) à chaque fin de mi-temps. Si Di Natale pouvait prendre la même route cet été. Pour Bergame, pas de regrets, les frappes de Tribocchi au-dessus, la défense en papier crépon, Consigli à deux doigts de dégager du poing dans son propre but sur un corner sans pression et Lavezzi qui peut se permettre une course de 50 mètres… Il Napoli n’y est pas allé trop violemment en plus. Ciao Atalanta !

Les Bolonais de leur côté ont attaqué ce match pied au parquet avec d’entrée de jeu dans le premier quart d’heure des frappes de mule signée Zalayeta, Di Vaio et Casarini. Andujar, excellent cette saison, doit cependant s’incliner après 15 minutes de jeu sur un but de prêt de Di Vaio.  Maxi Lopez attendra la seconde mi-temps pour rater un face à face, puis finalement scorer sur un plat du pied plein de sang froid à la 51eme. Tout le monde reste en Serie A.

Match pour la déconne entre Bari et l’Udinese au Stadio Friuli. Le but de la manœuvre pour Udine, c’est de faire scorer « Toto ». Bilan 3-3 et deux défenses de plaisantins que nous serons heureux de revoir se faire massacrer l’an prochain. J’ai même cru, à cause du maillot de Bari que je regardais la Bundesliga. Bon, sans surprise aucune, doublé de Di Natale… qui a comptabilisé ses 100emes et 101emes buts en Serie A, fêté comme il se doit par le public et les coéquipiers qui avaient préparé une jolie couronne. En carton doré en plus. Beaucoup de goût donc et deux frappes absolument sublimes.

Le Parma A.C. allait défier la Juventus au Stadio Delle Alpi. Une Juve toujours terriblement embourbée dans ses problèmes de tifosi, le match fut arrêté 5 minutes à cause d’eux. Pourtant tout commençait plutôt bien pour la Vieille Dame, avec l’ouverture du score de Del Piero, comme un symbole (comme dirait Gregorio Margottone) qui scotchait Mirante sur sa ligne. Sauf que Lanzafame n’était pas d’accord. Egalisation quatre minutes plus tard sur une splendide frappe détournée par Chiellini. Giorgio, un garçon attachant, qui se bat, mais qui n’a pas de chance. Ensuite, balle en profondeur à la 40eme vers Crespo que la défense avait totalement oublié. Face à face perdu contre Gigi Buffon, mais le ballon revient dans les pieds de Lanzafame qui marque dans le but vide. Chiellini ne peut rien. Poissard. Le dernier but de Parma est encore pire, déjà il est marqué par Biabiany, et sur ce coup, la défense a totalement laissé tomber Giorgio et Gigi, 1-3. La réduction du score de Iaquinta ne change rien, défaite à domicile et piteuse septième place pour la Juve à quatre points du Napoli. Pour info, Parma a inscrit trois buts pour quatre frappes cadrées. La Juve en a mis dix à côté.

Rapidement, ce match sans grand intérêt entre le Genoa et le Milan qui ne jouent plus rien. But de Sculli à la 57eme et puis s’en vont. A noter l’expulsion de Flamini. Bravo à lui.

L’un des matchs qui devait sentir la poudre, au départ : Sampdoria de Gênes – Palerme, le duel pour la quatrième place se jouait à Renzo-Barbera, avantage Sicile, mais au classement, avantage Samp’. 442 à plat contre 442 losange. Bon ben l’état d’esprit de guerrier pourquoi pas, mais ça a fini sur deux pénalties signés Pazzini et Miccoli. Ce dernier s’est fait mal en le tirant, il avait la démarche du type qui marche sur une vive en été.  Statu Quo toujours deux points d’écart entre les deux équipes. Pas génial.

Et là, c’est le moment où l’on aborde, in fino veritas, le duel à distance entre l’Inter et la Roma, opposés respectivement au Chievo Vérone et à Cagliari. Tout le monde a misé sur deux victoires et tout le monde a eu raison mais cette fois le scenario était excitant. Quand on pense que Moggi n’est plus là.

Ca démarre sur les chapeaux de pneus à Giuseppe Meazza, où l’on commence par un festival d’offrande. Histoire de se coller la pression, Motta, tel Cortez brûlant ses navires, croise sa tête pour ouvrir le score. C.p.d. Mais à Vérone on a la classe, et sur un but du cul, Mantovani égalise pour l’Inter. C.p.d. 1-1 après treize minutes de jeu. Après on commence à jouer dans le bon sens. A la demi-heure de jeu, l’Inter remet les choses à plat par d’abord une réalisation remarquable de Cambiasso sur une reprise de volée plat du pied dans la course. Sur cette action, sept joueurs de l’Inter sont en train d’attaquer en bloc, image meravigliosa.

Après cela, c’est le bijou de l’inévitable Diego Milito, à la 39eme minute. Un lob en pleine course intérieur du pied à l’entrée des seize mètres dans une course horizontale. Y a de quoi pleurer quand on voit se but. Magnifique joueur !

Durant la deuxième mi-temps, le Chievo, bien assommé par une équipe bien trop supérieure regarde Maicon balancer une longue ouverture vers Tintin Balotelli qui lobe lui aussi, mais en moins bien, Sorrentino. 4-1 à la 52eme. Oui, mais le Chievo a son orgueil et huit minutes plus tard, sur une frappe de trente mètres côté gauche finissant sa course dans le petit filet de Julio Cesar, Granoche remet son équipe dans le droit chemin. 4-2.

Pendant que la messe est quasi-dite à Meazza, la Roma se casse les dents sur une équipe pourtant assez inoffensive de Cagliari. A la sixième minute, un mouvement en triangle Riise-Totti-Perrota finit une première fois sur le poteau de Marchetti. A la 36eme minute, Ménez, auteur d’une belle performance claque une frappe trop puissante juste au-dessus de la transversale, et à la 43eme, Motta envoie missile de 35 mètres sur le poteau. Ca sent la déveine pour la Roma avant la mi-temps, surtout que Perotta marque enfin de la tête mais est justement signalé hors jeu.

La Roma ne cesse de presser par Totti, capitaine parfaitement de retour et Ménez, vraiment compétent pour un français.

Mais à la 73eme, catastrophale nouvelle pour les romanistes, sur un coup franc indirect à une vingtaine de mètres du but, Lazzari ressuscite son équipe qui mène de manière improbable sur le terrain de la Louve.

Pendant ce même temps, à Meazza, le score de Roma-Cagliari vient d’apparaître sur les écrans géants. Les joueurs de l’Inter tentent de baisser le pied et deviennent maladroits. Sur l’action même où ils prirent connaissance du 0-1, mauvaise relance dans l’axe de Samuel, Pelissier, le plus grand poète que le Chievo ait connu, arrive lancé, sent bien le coup et marque le 3-4. Suspense total, car à la 79eme minute du match au Stadio Olimpico, la Roma égalise par le biais de Totti, sur un but assez moche. Mais vu le nombre de poteaux… Totti qui plein de son expérience libère les siens sur pénalty à la 83eme minute. Le Chievo restait inoffensif malheureusement pour les Romains. Tout se joeura lors de l’ultime journée.
A venir donc, Sienne-Inter, et Chievo-Roma pour le titre, qui semble promis à l’Inter pour un doublé déjà merveilleux. Mais le football est incroyable, et tant que rien n’est joué… amis bookmakers, pariez sur la Roma. La Samp’ elle, recevra le Napoli, match difficile, pendant que Palerme se déplacera sur le terrain de l’Atalanta. Avantage Roses.

La Juve ira finir sa saison péniblement sur le terrain du Milan, en souffrant 90 minutes une dernière fois.

Alla Settimana prossima ragazzi !

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