Manchester United – Manchester City (4-2) : La Raide et Vile Academy livre ses notes

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La vengeance est un plat qui se mange surgelé

bobby_carlton

Avertissement aux plus sensibles : dans cette acad’, l’euphorie me fait citer Christian JeanPierre deux fois. Mes excuses.

 

Salut à tous !

Ce dimanche 12 avril, pour la 32ème journée de Premier League, c’est le retour du tant attendu derby de Manchester, et cela se passe à Old Trafford.

De l’eau a coulé sous les ponts depuis que nos rouges diablesses n’ont plus gagné contre les Citizens (Robin Van Persie jouait encore chez nous, c’est dire…). Il était donc temps de laver les affronts à répétition de cette mauvaise série contre notre voisin le plus chiant, habitué à nous battre en championnat avec une régularité effrayante depuis l’arrivée des pétrodollars. Il fallait encore voir l’année dernière avec quelle décontraction Yaya Touré se baladait sur la pelouse d’Old Trafford au milieu de devils organisés tactiquement façon macédoine de légumes.

Mais cette saison est celle de toutes les surprises et de toutes les renaissances, semblerait-il. Pour la deuxième fois depuis les débuts laborieux de Van Gaal, nos belles gagneuses sont sur une série de 5 victoires d’affilée qui les a vu éclater Tottenham, stopper sans pitié Liverpool dans sa lancée (d’ailleurs, ils s’en remettent à peine, leurs académiciens devraient donc réapparaitre bientôt), marcher sur Aston Villa, etc. Le fond de jeu semble s’être développé sur la base d’une composition enfin cohérente trouvée par le boss, et les errements du début de saison paraissent s’estomper petit à petit. Cela ne va pas sans sacrifice non plus : aussi dément que cela puisse paraître vu leurs prix respectifs, Falcao et surtout Di Maria débutent tous les matchs sur le banc ces derniers temps. Le premier ne doit qu’à lui-même de s’y trouver (à Manchester, je crois qu’on prépare déjà les t-shirts « I saw Falcao score at a football game», on appelle ça une Diego Forlan), et le second est victime de l’inattendu regain de forme de Ashley Young depuis l’arrivée de l’entraineur néerlandais, qu’on sait beaucoup apprécier le jeu sur les ailes. De là à y voir un rapport direct, je ne sais pas : Nani s’est quand même fait virer comme un malpropre au mercato, et Valencia a été définitivement intronisé right back. Comme quoi nul n’est intouchable sous le règne de Louis.

Ces quelques considérations tactiques mises à part, force est de constater qu’avec Arsenal, nous sommes clairement l’équipe du moment, c’est pourquoi nous abordons ce derby en pleine confiance, chose qui n’est plus arrivée depuis longtemps. Arsène et la Gunners academy  devraient être d’accord avec nous pour regretter de ne pas avoir disposé d’un effectif au grand complet pendant toute la saison…

 

 

COMPOSITION : Chris Is baack

Exceptée le retour de Smalling (à la place de Rojo), plus rien ne change du côté du onze de départ proposé par Van Gaal. Il sera toujours temps d’instaurer un turn-over lorsque les résultats seront définitivement redevenus dignes de standing du club. Pour l’instant, c’est monolithique, et c’est très bien comme ça :

De Gea dans les buts,

Valencia latéral droit, Smalling retrouve son poste axe droit, Jones l’épaule axe gauche, Daley Blind latéral gauche.

Carrick prend place devant la défense. La majorité voit en lui la pointe basse d’un triangle avec Fellaini et Herrera, mais le moindre observateur un peu attentif persistera (comme moi) à considérer que Herrera joue à peine plus haut que le grand Michael, et qu’ils forment tous deux une paire de récupérateurs-relayeurs que l’Europe pourrait bien vite commencer à nous envier si leur performances restent les mêmes.

À droite, Mata reprend son poste de faux ailier inversé/meneur excentré. À gauche, Ashley Young est maintenu après une nouvelle bonne performance face à Aston Villa la semaine passée.

Dans l’axe, mais c’est toujours théorique, Fellaini prend place derrière Rooney. Le grand belge paraît avoir enfin digéré son transfert de l’année dernière, et s’épanouit dans le rôle de 10 que lui a donné VG. On dirait même qu’il a encore franchi un pallier depuis son meilleur niveau à Everton.

Rooney, lui aussi très content d’avoir retrouvé son poste d’origine, arbore le brassard de capitaine.

 

 

LE MATCH en direct live différé depuis Manchester en streaming

 

1ère mi-temps

-1 : Il fait un temps radieux dans le nord de l’Angleterre. Bourrasques, pluie fournie, froid…les conditions sont réunies pour un duel d’apocalypse

1è : les Citizens engagent. TUEZ LES ! MAIS MORDEZ-LEUR LE CUL !

4è : Smalling réussit une intervention sur Aguero. En soi, c’est déjà une grosse performance de sa part, tant l’Argentin est injouable.

5è : City assiège la surface des rouges diables grâce à une bonne circulation de balle et un pressing haut sur la relance. Du coup, nos gars ne parviennent pas à se dégager correctement, et les touches pour City au niveau du rond central se multiplient. De bon augure pour la suite…

6è Première occasion pour les Skyblues : Sur un dégagement de Demichelis, Navas s’échappe côté droit, sa pointe de vitesse étant selon toute vraisemblance le double de celle de Blind. La frappe de l’ailier espagnol « aux yeux de loup » (Christian Jean Pierre, Coupe du Monde 2010) est stoppée par De Gea, qui ne se laisse pas infliger un petit pont deux fois de suite : faut pas déconner. Sur le corner qui suit, la défense sombre dans la panique, mais parvient à se dégager tout de même.

 But d’Aguero. Alors que notre côté droit reprend son souffle comme après une tornade, c’est le côté gauche que nos teigneux adversaires prennent d’assaut. Valencia laisse partir David Silva dans son dos sur un bon service de Milner ; le nabot espagnol a tout le temps d’anticiper le déplacement de son attaquant argentin, qui marque à bout portant entre Jones (en retard) et Blind (groggy). Ça ne pouvait pas plus mal commencer… 0-1

13è Alors que l’on peine terriblement à s’extirper du pressing tout terrain de ces salopards, Clichy descend Young qui partait en contre. L’arbitre ne sort pas de jaune. Pourquoi est-ce qu’il n’est jamais bon que contre nous, ce tocard ?

14è But de Young. Inespéré ! Sur une sortie au devant de Navas qui se ruait façon 28 jours plus tard vers notre but pour presser De Gea, ce dernier balance le ballon de l’autre côté du terrain, côté gauche. Bien placé, Fellaini dévie littéralement le ballon dans les pieds de Herrera, éliminant Zabaleta du même coup. Voyant Young dans l’axe, Ander centre du gauche sans se poser de question. Le ballon rebondit sur Clichy venu défendre, ce qui élimine Hart. Young profite de l’offrande pour marquer n’importe comment. 1-1.

23è Blind n’est visiblement pas dans son assiette. À force de cavaler après Navas qui n’a de cesse de partir dans son dos comme une balle, il manque de lucidité au point de balancer des passes faciles en touche.

24è Milner dans ses œuvres, découpe Herrera. Jaune.

27è But de Fellaini. Sur le côté gauche, Ashley Young talonne vers Blind entre les jambes de Zabaleta. Le Hollandais remet le ballon à son partenaire pile à l’angle de la surface. L’Anglais voit Fellaini au deuxième poteau, il expédie un centre parfait pour la tête de la grande frite qui crucifie Hart. À noter le timing aveugle de Clichy sur ce but, qui me pousse à retirer ce que j’ai dit plus haut sur lui. Et dire qu’il y en a qui jugent encore qu’il est meilleur que Patrice Evra… Au reste, champagne : 2-1.
(Salut, c’est Luke. Tu te souviens ? C’est juste pour dire que je n’ai pas pu voir le derby en direct. Seulement ce but. C’est devenu n’importe quoi le foot. Excuse-moi, mais la talonnade petit pont de Young, son centre parfait, Fellaini à la conclusion… Va me falloir un peu de temps pour me réhabituer et recommencer à écrire. Je vais continuer à surveiller ça de loin)

29è Young ne se sent plus et veut offrir une passe décisive sur chacun des ballons qu’il touche. Mais sur celui-ci, il n’y a que si Pluton avait été un de nos attaquants qu’il y aurait eu une occasion pour nous. Perdu, c’est un astre. Plus communément appelé « planète »

34è De Gea doit encore procéder à une sortie kamikaze au devant d’Aguero qui filait au but, parfaitement lancé dans le dos de notre défense par Yaya Touré. Dans la foulée, Silva sentant la concurrence monter dans la catégories « meneur de jeu espagnol nain talentueux » tente de molester Mata. Jaune.

38è Blind manque un nouveau contrôle. Mais qu’est-ce qui se passe ? Pour le rassurer, Milner fait un trou dans le toit d’Old Trafford sur une frappe.

43è Enorme contre de City, qui semble inévitablement devoir aboutir au but de l’égalisation pour les Citizens. Mais Valencia en décide autrement : parfaitement placé, il pousse Aguero à s’enfermer sans pouvoir transmettre le ballon, et grâce à son physique de taureau, bouge l’Argentin jusqu’à le pousser à la faute : il obtient le renvoi aux 6 mètres. Dans la foulée, Kompany arrache la jambe de Blind sur un tacle mal maitrisé. Old Trafford hurle au carton rouge, se rappelant volontiers ce haut fait d’arme du capitaine belge . L’arbitre ne sort finalement qu’un jaune (bien orange quand même) après une longue discussion avec son juge de ligne.

47è Après une somptueuse intervention dans sa surface de Jones sur Navas, qui s’efface peu à peu, Fellaini passe près du doublé sur un contre éclair. Zabaleta lui enlève finalement le ballon au dernier moment.

Mi-temps.

Après un premier quart d’heure piteux au cours duquel City a pilonné notre but à la manière du bombardement de Dresde, les diables ont plié une fois, mais ont admirablement réagi, avec un peu de réussite.Une première cette saison : nous n’avions jamais remonté puis dépassé un score défavorable. Mes poules ont choisi le meilleur moment pour nous rappeler les plus grandes heures du fergisme, qui plus est devant notre voisin honni.

Par ailleurs, l’engagement est total, et la match forcément très plaisant à regarder. Mon petit cœur de pimp s’en trouve à sautiller dans ma poitrine comme un compteur Geiger au nord du Japon, tout émoustillé que je suis par la performance de mes gagneuses. Bon, un peu de pudeur, on n’en est pas encore à balancer des biftons dans la rue depuis l’arrière d’une Limousine décapotable avec une fille en tanga à chaque bras. Il reste la :

2ème mi-temps.

46è Prudemment, mais quand même bien contraint de substituer une tanche à un vrai joueur, San Pellegrino fait entrer Mangala à la place de Kompany. Manque plus que Nasri et le tableau sera complet.

47è Carrick. Je ne vois que ça à dire. Développons tout de même un peu : le mec fait tout depuis le début. Il supplée parfaitement ses défenseurs, fait varier le rythme à sa convenance et à celle de l’équipe, tout ce qu’il fait est propre, efficace. Et en plus, c’est beau.

50è Fellaini tente de s’échapper avec l’aide de Young, mais il se fait reprendre par Yaya, qui reste quand même Yaya. Juste après, Young se fait descendre par Demichelis, qui de son côté reste bien Demichelis. L’arbitre accorde un 6 mètres, mais sur la faute suivante (la troisième donc), il n’a pas le choix de siffler un bon coup franc à 25 mètres légèrement à gauche de la surface de City. Rooney s’en charge, et décoche une frappe sublime qui prend le chemin de la lucarne de Hart. Ce dernier écarte au prix d’une belle détente, mais Young récupère. S’ensuit une invraisemblable partie de billard dans la surface des citizens, durant laquelle je crois voir United marquer trois fois. C’est raté, et City part en contre, mais nos joueurs, même pas fatigués de l’engagement qui a précédé, se replient comme des morts de faim et écartent le danger. UNITED.

53è Après un duel musclé avec Fellaini, Demichelis tente d’obtenir le carton rouge contre notre grand belge en se roulant par terre en criant maman en argentin. Quant tout à coup l’arbitre siffle un 6 mètres, le défenseur skyblue saute sur ses pieds et proteste vertement, visiblement plus du tout incommodé. L’arbitre se fout ouvertement de sa gueule. Mais pour de vrai.

Hahaha elle est bonne celle-là ! Ça me rappelle celle de la pute et du concombre

58è Peu inspirés, les Citizens jouent le contre, mais se heurtent à nos bons retours défensifs (surtout de la part de Valencia, qui me fait pousser des cris de plaisir). Délaissant les ailes, ils s’efforcent de profiter du peu de mobilité de Jones pour tenter d’égaliser, mais ici comme ailleurs, rien ne passe plus.

59è Superbe centre de Mata pour Young, qui se trouvait absolument seul face à Hart. Dommage que l’Anglais ait voulu marquer son doublé : il rate sa tête, alors que Fellaini attendait derrière pour tuer le match.

61è Nasri entre. Huhu.

64è À chacune de ses prises de balle, Carrick m’arrache les mêmes soupirs lascifs qu’une jeune adolescente devant le torse de Ryan Gosling. Le mec règne sur le milieu de terrain en marchant.

67è But de Mata. Une balle contrée revient sur Blind à gauche. L’éphèbe voit la défense avancée, et surtout Rooney qui attend le ballon dans l’axe. Aussitôt servi, capitaine pivote et sert Mata qui arrive lancé dans son dos (hors-jeu au départ du ballon, mais la passe est tellement belle que l’arbitre laisse jouer). Notre numéro 8 ayant encore le but honteux de Benteke en tête s’en va venger son copain De Gea en passant un petit pont à Joe Hart. 3-1

69è Signe que la confiance est définitivement revenue de notre côté avec ce break, Goldorak Jones s’offre une Turbo-montée comme au bon vieux temps.

72è City allonge le jeu sans plus y croire. Ces longs ballons sont faciles comme une de mes filles pour Smalling, qui a parfaitement pris la mesure d’Aguero et l’éteint affectueusement, comme on éteint la lumière à ses enfants le soir.

73è But de Smalling. « coup franc intéressant » (CJP, de toute éternité) botté par Young pour United. Parfaitement couvert par Mangala -visiblement pas au courant de la règle du hors-jeu-, Smalling n’est suivi par personne et a tout le loisir de fusiller Hart de la tête à bout portant. 4-1.

Tu le vois, là-bas, tout au fond avec ses chaussures oranges ? Eh bien, tu ne le verras plus, maintenant

80è City joue toujours haut, mais MU tient le ballon. Valencia et Young font un travail monstrueux sur leurs ailes respectives.

85è Di Maria fait des choses correctes depuis son entrée. Il provoque presque bien, et surtout son activité vampirise les dernières calories qui restent aux citizens. Ça sent la grosse branlée, quel pied.

86è Blind n’est jamais fatigué. For The Win.

88è Carrick sort, manifestement blessé. Évidemment, on n’a plus de subs. Rooney le remplace dans l’axe. On verra si c’est grave, pour l’instant pas trop de nouvelles, mais il FAUT qu’il soit là contre Chelsea, et pour tout le reste de la saison. Et pour toujours.

En même temps (après, avant ? Je ne sais plus, je tirais des feux d’artifice dans ma chambre, comme Mario Balotelli, oui.), les salopards marquent par Aguero, qui inscrit son 100è but pour City. Bravo à lui. Regrets éternels quant à son choix de carrière, en revanche. 4-2.

91è Forcément, les Citizens tentent de profiter de leur supériorité numérique et nous assiègent. Mais mes poules ont trop envie de gagner ce match pour laisser passer quoi que ce soit, et la partie se termine tranquillement dans une ovation comme Old Trafford en offre lors des grandes victoires. Non, on en fait, j’en fait trop : le stade était déjà à moitié vide quand le coup de sifflet final a retenti.

Fin de Match 

 

LES NOTES

De Gea : 3/5 Deux buts encaissés qui pourraient faire chier si des histoires de goal-average viennent s’immiscer dans l’euphorie du moment en fin de saison. Il ne peut rien sur le premier (il bouche son angle mais le but est mal couvert par Jones) et laisse passer le second pour ne pas griller sa couverture (en fait c’est un super-héros).

Valencia : 4/5 Monstrueux. Quand bien même il est passif sur l’ouverture du score en laissant partir Silva dans son dos (de peur de disloquer son physique crevettoïdal, certainement), Luis Antonio a fait régner un ordre et un silence de sanctuaire sur son côté droit.

Smalling : 3 + 1/5 Fautif sur le second but d’Aguero (une de ses glissades dont il a le secret – école Jonny Evans), mais buteur. Le reste du temps, Chris a été propre et très présent, confirmant sa très bonne forme actuelle.

Jones 3/5 Toujours un peu en retard, comme sur le premier but encaissé. Mais Philou gagne tous ses duels à l’énergie, et là où Smalling apparaît comme un grand tout mou, il occupe résolument la case fighting spirit de notre défense. Remplacé par Rojo (74è)

Blind : 1 puis 4/5 Performance schizophrène de Daley : emprunté en première mi-temps, surtout à cause des difficultés que lui a posé Navas dans sa zone, il a manqué de justesse technique jusque dans des passes et des contrôles faciles. Puis en deuxième, il a tout simplement frôlé la perfection, avec un travail défensif orgasmique, et son habituelle implication majeure en attaque (il joue un rôle actif sur deux buts).

Herrera : 3/5 Toujours aussi efficace au milieu de terrain, l’Espagnol a eu moins d’influence sur le jeu que lors des derniers matchs, mais a pratiqué son travail de sape au milieu de terrain avec toujours le même sérieux. Il est passeur sur le premier but, celui de la révolte.

Carrick : 4/5 Performance une nouvelle fois dantesque de notre vice-capitaine. Van Gaal considère qu’avec lui, il dispose quasiment d’un entraineur-joueur sur le terrain, et je veux bien le croire. Sans jamais être spectaculaire, notre numéro 16 semble pouvoir garder son calme et continuer à relancer proprement même en cas de séisme de magnitude 28, de pluie d’autruches mortes ou de rencontre face au Chelsea de Mourinho. O wait.

Mata : 3/5 Moins sollicité que d’habitude étant donné que le jeu a plutôt penché à gauche, le petit Juan a tout de même trouvé le moyen de marquer à nouveau sur un service impeccable de Rooney. Combatif et précieux, le football paraît simple avec lui. Remplacé par Di Maria (80è).

Fellaini : 4/5 Habitué à toiser ses adversaires grâce à sa grande taille, Marouane peut désormais se permettre de le faire même assis : Van Gaal est en train de faire de lui un vrai joueur, pas seulement une tringle à déviation. Son rôle à géométrie variable est toujours aussi impénétrable pour les défenses et les milieux adverses, ce qui lui permet de gratter presque autant de ballons qu’il provoque d’occasions (et vice-versa). Et en plus, il marque. Remplacé par Falcao (83è).

Young : 5/5 Qui l’eut cru ? Ashley a tout simplement été parfait dans ce match qu’on pensait devoir réserver à un coup d’éclat personnel de Rooney ou Mata. Entre son activité incessante sur le flan gauche, son entente extatique avec Blind qui a complètement effacé le trio Mata Valencia Herrera, sa qualité de centre enfin retrouvée sur le but de Fellaini, il a régalé.

Rooney : 4/5 Captain a une nouvelle fois porté brillamment nos couleurs. Même sans bicyclette, ou sans coup-franc (quoique, si Hart n’avait pas été là à la 50è), Wayne a fait mal à City. Toujours au service de l’équipe, il a pris la place de Carrick dans l’entre jeu pour les dernières minutes quand ce dernier était sur la touche, prouvant par là même qu’il est bon à chaque poste. Indispensable.

 

SUBS

Rojo : 3/5 Entrée correcte du butor argentin, qui a suppléé un Phil Jones héroïque mais totalement inconscient dans la gestion de l’effort.

Di Maria : 3/5 Bonne entrée pour lui aussi, même si cette fois il n’a pas été décisif. Ça fait quand même drôle de se dire qu’un mec à 75 millions est devenu un joueur de rotation…il devrait jouer plus la saison prochaine avec la LDC.

Falcao : NN J’ai rien contre ce bon Radamel, mais c’était le changement de trop, et même Van Gaal l’a reconnu : à vouloir le faire jouer, il n’a pas protégé ses joueurs d’un éventuel pépin physique à la fin d’un match d’une intensité exceptionnelle. Résultat, Carrick est sorti sans pouvoir être remplacé, et toute la mancunie craint de ne pas le voir jouer contre Chelsea (non parce que même les Citizens doivent bien reconnaître sa classe, et surtout espérer secrètement qu’on tape les blues à Stamford Bridge).

 

Bobby Carlton

 

9 réflexions sur “Manchester United – Manchester City (4-2) : La Raide et Vile Academy livre ses notes

  1. Vivement la fin de saison que Falcabide dégage

    Sinon, j’ai été surpris de la force de caractère de nos diables, c’est bieng

  2. faudra me donner la recette du flan gauche, ça serait dommage de me laisser agonisant, sur le flanc! (pardon)

    Sinon, ça fait plaisir de retrouver une vraie équipe de foot à Manchester en vrai, parce que taper, votre copie palote en C1 chaque année, ça devient lassant

  3. Le flan, le flanc…tout ça c’est du pareil à un c près…

    Un c comme dans culé, j’imagine ?

  4. coïncidence? Je ne crois pas!
    L’indice d’un complot de l’UEFA pour un Barça – Man U la saison prochaine, dans lequel tes gagneuses vont se faire prendre dans une tournante bien sale entre morsures, nain aux hormones, face de lune et travlo brésilien? Possible

  5. Faudrait qu’on recrute Pepe ou Sergio Ramos, le combat aurait plus de saveur…

    Y a pas longtemps, un scouser a promis à peu près la même chose que toi à mes gagneuses. Il est porté disparu, depuis…

  6. oula, je promets rien du tout, j’ai eu de trop mauvaises expériences (ça intéresse quelqu’un une contrefaçon de maillot du Bayern?)… Mais c’est vrai qu’avec ces deux salopes sur le terrain, ça serait plus savoureux comme rencontre, car je trouve l’effectif Red, et ça m’étonne d’écrire ça, un peu propret… j’en vois pas vraiment un faire passer ses crampons sous le protège tibia du mec d’en face en se disant que le sang adverse, ça ne se verra pas sur le maillot rouge!

    Et puis Van Gaal voudrait pas chier sur un de ses anciens clubs! La loyauté, tout ça… ooooooh wait…

  7. Aha, sois patient : je vois bien Fellaini commencer à bousiller des arcades sourcilières la saison prochaine en ldc. Bon, c’est vrai qu’on n’a plus de Keane, Scholes…pour tacler au genou, mais ça pourrait revenir vite avec des compétitions plus exigeantes.

    Après, c’est un peu abusé de dire ça en tant que supp blaugrana, non ? Vous faites quand même couler moins de sang que les Avengers, en vrai…

    Quant à la loyauté dans le foot, hum. Zetes vraiment des idéalistes, en Catalogne.

  8. Non, non, pas tous, juste moi (et encore)!

    Cela dit, c’est vrai qu’on passerait la classification PEGI3 sans aucun souci (sauf coup de sang de Suarez, ou oubli du cerveau au vestiaire pour, disons, Mascherano ou Busquets)… Mais c’est dans la tradition du club!

    Que Man U (que j’apprécie relativement bien au demeurant) a quand même cette habitude d’avoir un ou deux molosses qui te font te demander si l’ultimate fighting ne serait pas moins dangereux! Mais c’est vrai que si le petit (enfin, façon de parler) Marouane se remet à être drôle, vous pourriez VRAIMENT être chiants l’an prochain

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