Montpellier – Gazélec (0-2) : la Paillade académie revoit sa cote à l’argus
À cause des occasions manquées
Force est de constater que l’éphémère est princeps en son royaume. Que son règne sans partage ni conteste a tôt fait de vous rappeler dans son estuaire lorsqu’un espoir vous échappe, petit soubresaut de vie empaqueté de papier de soi.
J’ai vu son blason porter l’estoc mercredi soir. J’ai vu la sentence muette dans chaque action avortée aux portes du but. J’ai compris que ce ne pouvait qu’être jugement divin que cette partie sans logique. Ne reste qu’une déception froide, dénuée de sens, ne subsiste que des regrets stériles.
Les notes :
Pionnier, 3, ne fut que le bœuf qu’on enserre dans le joug pour le labour, impuissant mais efficace dans la tâche.
Dabo, 3, ne put être le splendide Massaï de la semaine passée, rentrant dans les rangs banals d’une infanterie coloniale maladroite.
Hilton, 3, eut beau briser de sa lame vengeresse les assaillants occasionnels, il ne put couvrir l’ensemble du front et dut s’incliner, gardant tout de même dressée sa tête fière de corsaire pauliste.
Congré, 2, déserta peu souvent son poste mais tout de même bien assez pour que deux attaques fassent mouche. Daniel, Daniel !… arrête-moi si je me trompe Daniel, mais je te dis pas que tu as un placement dégueulasse, mais je te dis pas non plus que tu sais où donner de la courge sur les ballons aériens ! Errr…
Roussillon, 2, se démena tant bien que mal pour créer un semblant d’agitation dans les rangs adverses, notamment grâce à sa vitesse solaire, mais rata tout ou presque dans les 30 derniers mètres. Un bolide avec une finition dégueulasse, en somme.
Sanson, 3, Périclès sur le retour, nous gratifia d’actions où l’on vit qu’il n’avait rien perdu de sa superbe, et qu’il retrouverait celle-ci dès que la partie physique sera réglée.
Rémy, 2, n’avait aucune raison de se faire piétiner par le milieu d’une équipe exempté de facture Engie, et pourtant c’est bien ce qu’il fit. Gros con.
Martin, 3, fut bien le seul à garder droites les armes, Corinthien enragé sur le front, il remonta un peu plus dans mon estime après sa délicieuse partie contre Lyon.
Boudebouz, 2, semble avoir été frappé d’un quelconque maléfice l’empêchant de faire moins de deux touches de balle, ce qui parfois tendait inexorablement à me faire relativement chier, voyez-vous.
Ninga, 2, tirailleur en chef (il est tchadien NDLR) la semaine dernière, resta plus que timoré sur son couloir, ne se jouant de son défenseur qu’à peine une paire de fois dans les prémices de la partie.
Yatabaré, 1, non.
Pour les remplaçants, Camara ne parvint pas à asseoir son statut de remplaçant le plus prolifique d’Europe et Deza est moche comme un cul aztèque.
Le bisous vigneron,
Marcelin Albert
Tu y connais quoi en cul aztèque ??
Cette imitation du coach est un délice.
Nîmois.