Napoli-Fiorentina (2-1) : L’accademia piemontese ivre ses notes
Mangiacaca et Fistoculo mangent un peu à tous les rateliers
« J’aime les amants de Vérone, les spaghettis, le minestrone et les filles de Napoli »
L’ami Claude avait bien raison de dire son amour pour les quatre coins de la Botte. Si la belle nation jouvencelle qu’est l’Italie survit depuis des lustres, c’est bien grâce à l’amour sans frontières ni barrières que lui portent ses fils. Bon vu notre âge, on en serait plutôt les grands-pères mais qu’importe, l’ivresse nous emporte dans son manteau de tendresse.
La nuit les chats sont gris et nos urines aussi, la nuit c’est la fête à la prostate dilettante comme un putain d’intermittent du pestacle, c’est le Rubygate pour les pots de chambre. Tu vois petit, la vie, quand on est un ancien, se rapproche de celle du chien, toujours à la selle pour déféquer les haricots de la veille, toujours assis sur ce putain de rocking chair qui nous défonce les lombaires comme on défoncerait bien celles de l’infirmière. Alors personne ne nous reprochera de trouver que le meilleur placebo qui soit aussi beau qu’un lavabo, c’est la passion… Les femmes ne veulent plus de nous alors on se passionne pour ce sport-roi : le foot, quoi.
Comme dirait l’ami Claude, nous aussi on aime les filles de Napoli, on aime aussi ses tifosi, et son équipe menée par l’ami Cavani. On est trop cools tu le sais alors passe nous la plume, physique de schlag égal style lourd comme une enclume.
On n’a pas vu le match précédent, Palermo-Napoli. Ben ouais mon con, les filles de Napoli sont au San Paolo, et les Siciliennes souffrent trop de s’être accouplées avec des singes pendant plusieurs générations. Après on se retrouve avec Mario Balotelli sur les bras. Bref, de toute façon, femmes à barbe ou pas femmes à barbe, poilues des nichons ou pas, on n’a pas le don d’ubiquité. Siena-Torino était programmé à la même heure, alors merde. Y a qu’un poste. Mais cela ne nous a pas échappé que Naples avait gagné 3-0, avec des buts de Salvatore Bagni, De Napoli et Careca. Ciro Ferrara, par contre, a été absolument nul. On pense qu’il devrait arrêter le football : de toute évidence, ce sport n’est pas fait pour lui. Cela dit on n’a pas compris les décisions du coach : pourquoi chambouler un effectif de qualité, de surcroit après avoir remporté le premier match 3-0 ? Contre Florence, exit De Napoli, Bagni, Careca, Garella, Bruscolotti, Francini, Alemao, Maradona… Et bonjour la primavera. M’enfin passons.
Vous pouvez vous mettre au cul l’analyse du match, mais en attendant quelques pistes, comme dirait notre ami Elmer Fudd de Carnon. Naples n’a pas joué un jeu de possession, mais c’est une habitude pour les Partenopei. Rien à voir avec le jeu développé par les hommes de Ventura, sorte de René Girard transalpin. Mazzarri est l’ennemi des vieux : avec son système, la cadence des pacemakers augmente. On en sait quelque chose… Les Napolitains doivent courir beaucoup. On pense donc que Mazzarri est aussi l’ennemi des Napolitains. Cqfd. Courir après le ballon, se projeter rapidement pour contre-attaquer… Oh et putain les frayeurs quand la machine à contrer se fait…contrer. La première période se terminait sur un score nul et vierge. Le retour des vestiaires, la sortie de Behrami et l’entrée d’Inler allaient changer les choses. 1-0 suite au coup-franc de la honte. 2-0 suite au corner de la honte. Et puis les Napolitains allaient subir. À cause de la fatigue, qui vient d’autant plus rapidement avec ce système. Corner sur corner, le but du 2-1 devait arriver et il arriva. Jovetic tentait une frappe de 23 mètres, et cela faisait mouche, poteau rentrant. Mais cela venait un peu tard, et les Partenopei tenaient le score jusqu’au coup de sifflet final.
Titolari :
De Sanctis (3/5) : Bravo bravo, de ne pas profiter des temps morts pour faire la sieste. Les frappes à distance de Pippo, Mollo ou Tartempion ne l’ont pas réveillé : Morgan ne s’était pas endormi. Ne peut pas grand chose sur le but de Jovetic, la frappe est tellement bien placée…
Britos (3/5) : Dans la maison de Britos, le premier qui se lève s’habille. Comprendra qui pourra, c’est-à-dire personne. En tout cas Britos est moins flippant que SALVATORE ARONICA.
Cannavaro (3/5) : Jovetic est descendu d’un cran pour participer au jeu, de peur sans doute que Paolo ne lui empapaoute l’arrière-train. Peut éviter tout de même, les ouvertures pour Insigne (1,63 m) dans l’axe de la défense…
Campagnaro (3/5) : Nous rejoindra bientôt à l’hospice, mais pour l’heure continue de nous étonner. Quelle endurance ! Les auxiliaires de vie vont se régaler.
Zuniga (4/5) : Un monstre un vrai, genre le connard qui explose les tests d’endurance au lycée (non c’est vrai, cela n’existait pas de notre temps, avant Napoléon). Avec son pote Cuadrado dans le couloir, il avait fort à faire mais ne s’est pas dégonflé. Cela ne l’a jamais empêché de se projeter pour apporter le surnombre (pas la peine de disserter sur le rôle de Zuniga et Maggio – quelqu’un a dit Dossena ? – dans le système Mazzarri).
Dzemaili (4/5) : Ne pas confondre avec David Dzemaili. C’est son cousin. En attendant Germain a l’œil de lynx pour les passes, les frappes et buts.
Behrami (2/5) : C’est qui ce type, avec un pigeon crevé sur la tête ? (remplacé par Inler).
Maggio (3/5) : Propre derrière comme devant, n’avait pas retourné son slip pour économiser la lessive. On attend de le voir plus entreprenant dans le camp ennemi.
Hamsik (3/5) : Un match parfois poussif, avec quelques difficultés pour donner du rythme. Met tout de même un COUP DE PRESSION à Borja Valero sur le coup-franc de la honte du 1-0 (remplacé par Donadel).
Insigne (4/5) : Donc il fait 1,63 m, c’est le Brésil croisé avec Maradona, etc. Bon, autant le dire tout de suite, on s’en tamponne le carafon avec une carafe, de ce genre de comparaisons. Lorenzo Insigne, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a fait un bon match. Avec son entre de gravité bas et sa qualité technique, c’est un poison pour les défenseurs, qui en l’occurrence ont été contraints de concéder faute sur faute, pour un total de deux cartons jaunes. Lorenzo est à l’aise également, quand il s’agit de permuter avec ses partenaires. Frappe le coup-franc de la honte du 1-0 (remplacé par Vargas).
Cavani (2/5) : Doublé par Tomovic alors qu’il pouvait marquer, Cavani avait tout de même obtenu un corner. Dzemaili marquait dans la foulée. Ouais… Ce n’était pas le grand soir pour El Matador, autrement dit attendez-vous à ce qu’il claque un doublé au prochain match.
Sostituzioni :
Inler : A changé la physionomie du match : quand Behrami est sorti, Naples est passé à onze.
Donadel : Sa meilleure intervention était aux micros : « une superbe partie de beach soccer ». Putain c’est clair, vous avez vu la tronche de la pelouse ?
Vargas : Comme Cris, le policier.
Baci a tutti,
Mangiacaca e Fistoculo.
Encore une super académie, Hors jeu avait bien besoin de vous pour parler Série A. Cependant une question, vous faîtes Torino et Naples? Ou alors n’importe quelle équipe du moment que vous avez vu le match?
Merci à vous jeune homme. On fait Torino et Naples, en effet.
Moi non plus j’avais pas compris au départ. Les équipes changent mais la qualité reste