OL – Monaco (2-1) : La Gones Académie livre ses notes

Belle victoire contre un adversaire pour le maintien.

Oui, cette acad est à la bourre. Mais à l’image du renouveau lyonnais, je revis, en ayant à nouveau Internet, me permettant donc de vous proposer une acad colorée. C’est pas beau ça ? D’ailleurs, pour ajouter encore un peu plus de solennel à ce beau moment, je m’écoute un petit YNWA au moment où je vous écris. Car oui, ici, on aime bien Anfield. Maxime Gonalons aussi, d’ailleurs. Enfin bref.

 

Contexte

Le match précédent, une triste défaite 2-1 à Metz à cause de 10 dernières minutes pitoyables, avait mis un coup au moral. Pas tant au niveau de jeu affiché, qui a déjà été plus bas que ça (et que terre), mais plutôt à cette impression d’indécrottable lose qui semblait déjà prête à coller au club comme une moule à son bateau. On a vu l’année dernière que les Lyonnais pouvaient être au rendez-vous-même en l’absence des résultats auxquels ils étaient habitués ces dix dernières années. Rien ne dit pour autant qu’ils seront toujours aussi enthousiastes si la belle histoire de courage et de volonté ne se reproduit pas cette année. Enfin bref.

Pour se refaire une santé, justement, voilà la trêve internationale. L’année dernière, c’est un de ces épisodes qui avait joué un rôle décisif entre Rhône et Saône : après l’humiliation montpelliéraine (1-5), ces 15 jours avaient permis d’échanger des mots et de repartir doucement mais sûrement vers les premières places. Aujourd’hui, la situation n’est pas encore aussi difficile, mais une bonne petite discussion ne serait pas de trop. Au-delà des carences physiques qu’ils revendiquent à cause d’une mauvaise préparation, les lyonnais montrent surtout des moments de relâchement assez incompréhensibles, qui nous ont notamment coûté une aventure européenne. L’objectif est donc assez clair : si on ne peut pas gagner contre une équipe de Monaco qui, malgré sa mauvaise forme, affiche encore un effectif digne du podium de Ligue 1, il faudra au moins rassurer dans les intentions et dans le jeu. Pour ça, Fournier pourra compter sur le retour de blessés, et notamment de deux garçons qui ne sont pas les pires ennemis du jeu : Gourcuff, trop court pour tenir tout un match, et Fekir, qui est lui bien là. Si le jeune lyonnais a enchanté dans sa préparation, il lui faut maintenant, après une blessure malchanceuse, confirmer les attentes. A la Gones Académie, on a envie d’y voir le jeune de la saison. L’avenir nous le dira.

Puisque malgré une baisse de niveau, mentionnons rapidement les Gones dans leurs équipes nationales, pour dire que 1) Alexandre Lacazette est quand même très beau dans ce maillot bleu, a fortiori floqué du numéro 9, et 2), on ne comprend pas ce qu’il arrive à Clinton Njie. 3 buts et une passe décisive pour ses deux premiers matches avec les Lions, contre un seul but sur un extérieur tout nul avec le Lyon. S’il faut déguiser la Croix Rousse en mont Mbam Minkom pour qu’Njie s’y sente bien, alors soit. On pourrait même descendre Lyon pour se rapprocher des climats tropicaux : Njie vaut bien une baisse.

La compo

Et à un moment, Gourcuff est rentré. Il a remplacé Fekir. C’était bien, je vous raconte pas.

Compo Monaco

Le match

On voulait du jeu, on en a eu. Dès le début de match, si les grosses occasions ne sont pas encore là, on sent que les deux équipes veulent se soigner avec un remède de cheval, et désarçonner leurs adversaires du soir plutôt que de refuser l’obstacle. Ce sont pourtant les sudistes qui ruent les premiers dans les brancards lyonnais (et ce même si Gourcuff est toujours sain et sauf sur le banc) : il faut un Anthony Lopes agile pour capter une tête de Berbatov. Pourtant, ce sont bien les lyonnais qui ouvrent le score, après un bel enchaînement entre Lacazette, Malbranque et Fekir. Ce dernier est servi en position de « il y a peut-être hors-jeu mais c’est difficile à siffler », et quand on se souvient du OL-Monaco de l’année dernière, difficile de ne pas s’en réjouir. Peut-être Samuel Umtiti a-t-il eu des remords néanmoins, puisqu’il redonne le ballon à Kondogbia sur une tentative de dribble tout nul. Ce dernier sert Ocampos, qui trompe Lopes d’un plat du pied sécurité, même si le portugais volant avait encore une fois effleuré le ballon. Un dernier raté énorme de Rose dans sa surface pour mettre l’OL en danger et Lopes en exergue, et les deux équipes rentrent au vestiaire. Si les Gones tiennent plus le ballon, difficile d’en déduire pour autant qu’ils dominent le match, tant les Monégasques se projettent vite vers l’avant.

La deuxième mi-temps, quant à elle, a vraiment fait plaisir. Aux apôtres de tous les championnats étrangers, à ceux qui ne regardent la Ligue 1 que pour s’en moquer : hé bah niquez-vous. Vendredi dernier, on était assis bien au fond du canapé, et même si Anna Kendrick avait sonné à la porte, c’est pas dit qu’on aurait bougé pour aller l’accueillir. Ca allait d’un but à l’autre, avec des vraies belles occasions, d’ailleurs un peu plus chez les bleus que chez les blancs. Pour autant, on ne s’en plaindra pas, tant les tentatives monégasques n’ont eu de cesse de sublimer notre cher Antho Lopes, sur tous les ballons ce soir-là. Et comme pour moi souligner que l’OL est aussi fébrile derrière qu’inspiré devant, c’est Umtiti, le coupable de la première mi-temps, qui place une accélération rageuse sur un contrôle pour servir Tolisso, qui ouvre son pied pour faire vibrer le petit filet monégasque avec plus d’élégance que ne l’avait fait Patrick Müller il y a 13 ans. Et si le match de Metz nous a appris à quel point les fins de match peuvent être difficiles, cette fois, c’est fait : l’OL prend les 3 points, et avec panache. Car au-delà d’une victoire qui donne de l’air, l’OL a obtenu ce qu’on voulait tous voir : du jeu, du vrai.

nmxIAVbMon état nerveux quand on mène en fin de match.

Notes

Lopes (5/5) : OHLALA MAIS QU’EST-CE QU’IL EST NUL LOPES PFFF ET PUIS POURQUOI ON FAIT PAS JOUER RUFFIER EN EQUIPE DE FRANCE HEIN PARCE QUE LLORIS C’EST POURRI HEIN.

Bullet-time-cat-jumpAnthony Lopes (image non contractuelle)

Jallet (3/5) : Toujours le service bien fait. Si les Monégasques ont pu remonter facilement le ballon, c’était quand même rarement de son côté, même s’il avait contre lui un excellent Kurzawa.

Rose (1/5) : Zéro sérénité quand il touche le ballon, notamment après ce dégagement incroyablement raté en fin de première période. Cette semaine, il a plaidé le contre coup de sa blessure, mais là ça a l’air plus grave. Bon, au moins, il a conscience qu’il y a un souci.

Umtiti (2/5) : D’habitude, je loue allègrement ses capacités techniques, mais là elles nous ont coûté un but. Bon. Heureusement qu’il se rattrape avec une belle passe dé pour Tolisso.

Tolisso (4/5) : Il y a quelques années, on avait les jeunes pleins de talent mais qui ne confirment jamais. Tolisso est de cette nouvelle vague dont on n’attend que peu mais qui donne beaucoup. Et ça fait un bien fou.

Gonalons (3/5) : Dans les matches à l’intensité comme celui-ci, on pourrait s’attendre à ce que Gonalons soit impérial. Hé bah en fait, pas vraiment. Mais il a été bon, a globalement tenu la baraque, et vu le niveau auquel il le fait, ça nous va bien.

Ferri (2.5/5) : Il a fait du Ferri. Parfois réjouissant, parfois énervant. Quand le match tourne en notre faveur, on a envie d’y voir une envie de porter le jeu vers l’avant, mais sans se débarrasser de cette impression que ça nous portera préjudice un jour. Le plus tard possible.

Malbranque (3/5) : On commence à se demander quand ça va s’arrêter, mais ça n’a pas l’air d’être pour tout de suite. A la baguette au milieu de terrain, il est un phare dont les lumières renvoient Fares dans l’ombre.

Mvuemba (2/5) : On commençait à se faire à l’idée qu’il pouvait très bien rester tapi dans l’ombre et faire le sale boulot à l’abri des regards. Contre Monaco, il a juste retenu la partie « à l’abri des regards ». Remplacé par Njie qui aura fait tout le contraire : sans être décisif, il s’est fait un slalom que Ted Ligety lui-même n’aurait pas renié.

Fekir (4/5) : Je me répète, mais pour moi, ce sera le jeune de la saison. Enfin un vrai 10 qui, à défaut d’avoir des fulgurances techniques incroyables, sent bien le jeu, joue pour ses partenaires, et surtout, est d’une remarquable constance. Habile, Nabil. Remplacé par Yoann <3

CNaDOglNabil vs les rageux, allégorie.

Lacazette (3/5) : Toujours la même chose en ce début de saison : moins tueur, plus joueur. On le préfère largement comme ça, mais marquer des buts décisifs, c’est pas mal non plus.

 

 Gérard Côlon

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