cdsavoie

Adieu l’ami, j’espère, non pas Hansen, mais que tu es aussi content de me relire que moi de réécrire. Si c’est le cas, remercie le plus bel homme de la Yaute, j’ai nommé Pascal Diot-Maid, avec qui on va alterner pour les acad’, lui à domicile, moi à l’extérieur.

En guise de matafan, tu peux repasser lire la présentation de l’équipe ici, histoire de savoir de quoi on parle. Je dis bien quoi, et non pas qui, parce que l’ETG cette saison est parti fort dans l’anal, faisant passer Belladonna pour une nonne octogénaire arthritique. Je veux dire, on pensait qu’on pouvait pas être plus mauvais que ce match d’ouverture contre Caen (ici relaté par le bel homme sus-cité, et non pas cécité, attribut de la défense savoyarde comme tu le verras plus bas), mais en fait on se découvre des ressources insoupçonnées pour creuser plus profond.

Déplacement à Rennes donc, contre qui nos résultats n’ont jamais été exceptionnels. Pourtant, leur départ était à peine moins mauvais que le nôtre, du coup on se disait qu’après une si grosse gifle, il suffirait de resserrer les boulons pour redresser la barre.

Les gaillards (comme le club, t’as vu) :

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Quelques changements, principalement dans le gruyère qui nous a fait office de défense : Sabaly repasse à gauche pour remplacer Juelsgaard sanctionné pour être le sosie officiel de Matt Damon, Abdallah reprenant sa place à droite. Angoula, tragiquement impliqué sur les 3 buts caennais, laisse sa place à Mongongu. La peste, le choléra, toussa… Au milieu, Barbosa remplace Koné, blessé. Les 4 offensifs restent les mêmes.

Le match :

Si on avait dû atteindre un quart d’heure pour prendre un pion la semaine dernière, il a cette fois suffit de 6 minutes pour se faire déflorer. Et violemment, à 2 mètres du but, par un grand blond avec un chaussure violette, c’est dire le ridicule. On notera le remarquable marquage élastique de Mongongu.

Comme la semaine dernière, les Croix ne vont pas se laisser abattre pour autant, remettant le pied sur le ballon et … nan je déconne, on va encore prendre le bouillon dans le jeu, sauvé d’un nouveau but par un hors-jeu point net du tout. Et puis, petit miracle, on obtient un corner. Tiré par Barbosa, remisé par Bruno, conclu par Wass. L’espoir renaît, mais se dégonfle vite suite à un raté de Bruno (j’ai peur que ça devienne un running-gag) et un but sur coup-franc sur lequel l’équipe semble constituée de poulets sans tête : ça court partout sans trop savoir pourquoi, et si la frappe est soudaine, on notera un nouveau marquage élastique, de Cambon cette fois-ci.

On sent qu’on titube, et Rennes nous finit avant la fin du premier round, d’un coup de boule stratosphérique il faut bien le dire, sur lequel Cambon n’est une nouvel fois pas exempt de tout reproche. Quitte à ne pas être au marquage, se placer au poteau aurait permis une défense plus efficace, mais bon, pour ce que j’en dis…

Mi-temps, et on a déjà les fesses bien écartées. Si Camus, Benezet et Wass ont moins permuté que contre Caen, ils n’en ont pas été plus efficaces, ni défensivement, ni offensivement ; la défense centrale ressemble à la Pologne face à la Wermacht, événement auquel semble avoir assisté Barbosa, et Bruno est en mode ONU, genre je suis là mais je peux pas intervenir. Le 4-5-1, autrefois si joueur, semble nous perdre complètement.

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Si on pensait que les Rennais allaient nous laisser jouer en seconde, comme leurs voisins normands la semaine passée, histoire qu’on se dise qu’on avait quand même un peu joué au ballon, on s’est carré la main dans l’œil jusqu’au coude. En début de période, on a bien eu une situation litigieuse dans la surface bretonne, mais l’arbitre, constatant qu’il s’agissait de Bruno, n’a pas semblé convaincu qu’il s’agisse de football et n’a donc pas sifflé faute.

On poussait timidement, tel le sodomite constipé souffrant de fissure anale, et résultat on se choppe un contre dans les dents, sur notre gauche, attention Danzé (copyright je sais plus qui sur Twitter), centre, sur lequel nos deux danseuses nous font une démonstration de leurs plus belles arabesques, et le grand blond à la chaussette noire est encore là. Je ne réclame même pas main, on ne mérite pas de ne pas prendre de but là-dessus.

Réaction de Dupraz, Bruno et Barbosa sortent, Nielsen et N’Sikulu entrent. Après ça, on va avoir le ballon pendant 20 minutes, sans savoir quoi trop en faire, essayant sur les côtés, notamment par Abdallah qui, par ses efforts pour monter, va laisser de grands boulevards dans son dos, et sur un de ses nombreux mauvais centres, on va se prendre une chevauchée solitaire en pleine tronche, que tout le troupeau va contempler tel les bovins avec le train.

C’est insupportable, se remettre là-dedans me replonge dans cet état mi-las mi-énervé mitigé que j’ai ressenti à ce moment du match. Wass va bien replanter un but quelques minutes plus tard suite au bon travail de Nielsen puis de N’Sikulu, mais Rennes conclut le set sur son service dans la foulé. Ce qui reste de la défense, par ailleurs éparpillée aux 4 coins du terrain façon puzzle, tente vaguement de jouer le hors-jeu, sauf Mensah, entré avant le 5e pion, du coup tout le monde se retrouve baisé, oui Tommy, pour de vrai, avant que les Hallemands arrivent.

Fin du match et de mes présences futures au stade, je pense que me voir en tribune met trop de pression au joueur. On remarquera que sur 4 mi-temps disputées, y’en a 3 durant lesquelles on prend 3 buts. Constance. Un retour au 4-4-2, en laissant plus le ballon à l’adversaire pour miser sur les contres (ce qu’on sait faire quoi…) me paraît urgent, tant jouer haut laisse des espaces que nos ailiers ne sont pas capables de combler. Les images du gang-bang.

Les notes :

Hansen : 0 : deux très beaux arrêts, sur des frappes de joueurs hors-jeu. Abandonné sur les deux tiers des buts, pas innocent sur le tiers restant.

Sabaly : 1 : La plupart des buts sont venus de son côté. Offensivement, c’était comme une partouze fin année 80 : il a voulu beaucoup donner, mais il était pas assez couvert, et forcément ça finit mal.

Cambon : 0 : Angoula avait tout pris la semaine dernière après le match, pour ne rien avoir pris pendant, et son petit camarade ne s’était pas dénoncé, mais cette fois il ne peut plus se cacher. Rien de bon.

Mongongu : 0 : On pensait qu’il ne pouvait pas faire pire qu’Angoula, il a montré qu’on avait raison, puisqu’il ne fait qu’aussi bien, avec 3 buts pour sa pomme, sans compter l’appréciation générale.

Abdallah : 1 : Comme Sabaly, mais ses montées ont été plus tardives dans le match, plus mauvaise aussi, une fois qu’il n’y avait plus grand chose à jouer. Solide dans les duels.

Sorlin : 1 : dur pour le capitaine, mais il n’a jamais trouvé le cap et le navire a coulé, emporté par la houle, qui nous traîne, nous entraîne… A l’image des Croix, ce commentaire était sponsorisé par MSC Croisière.

Camus : 1 : a essayé d’orienter le jeu en mettant le pied sur le ballon, mais sans efficacité. Manque de coffre défensivement.

Benezet : 0 : c’est non. Il avait bien fini la saison dernière, il est déplorable depuis deux journées. Pas assez incisif balle au pied, pas assez solide sans.

Wass : 1 : son deuxième but ne lui rapporte rien vu qu’à nous non plus, à l’inverse du premier qui nous a laissé espéré. Perdu sur le terrain, il a trop souvent semblé désintéressé et n’a pas réellement pesé sur le jeu. Il est plus un 10 de contre que d’attaques placées.

Barbosa : 1 : pour s’être battu. Mais pas plus efficace que les autres, sauf pour râler.

Bruno : 0 : on est encore tôt dans la saison, donc je veux pas être trop méchant, mais faudrait pas que ça tourne à la mauvaise blague. Le 4-5-1 ne lui convient pas, devrait être plus à l’aise en soutien de Nielsen en 4-4-2.

Les remplaçants :

Nielsen pour Bruno (60e) : comme contre Caen, une bonne entrée. Son physique apporte beaucoup en pesant sur la défense adverse, offrant plus de solution autour de lui. À voir dans un 4-4-2 lui aussi.

N’Sikulu pour Barbosa (60e) : a joué dans son registre, tout en vivacité et combativité, comme l’illustre son action sur le second but de Wass.

Mensah pour Benezet (74e) : c’était le dernier défenseur à ne pas avoir fait de boulette, il fallait bien qu’il participe un peu.

L’entraîneur : 0 : Pascal Dupraz dans les vestiaires après le match. Allégorie.

On se retrouve pour le match contre Bordeaux, d’ici là vous pouvez m’insulter ici et retrouver plus d’infos sur les Croix de Savoie ici. Allez, arvi’pa.

Franck Ripoux

5 réflexions sur “Rennes – ETG (6-2) : La Croix de Savoie Académie livre ses notes

  1. En Montagne, on appelle ça dévisser, non ?
    Une cordée de 11, c’est quand même pas prudent…

  2. Heureusement que Franck est la pour remonter le niveau footbalistique en Yaute. Depuis mon hamac en vacances je te dis bravo, tout en conspuant nos joueurs que je ne verrais pas ce soir contre les parigots. La bise.

  3. Salut les montagnards,
    Belle acad’, pas mal de vannes m’ont bien fait marrer. Et désolé pour le set qu’on vous a collé…
    Cela dit j’aime bien votre équipe, j’espère que Dupraz va secouer tout le monde. Notamment sur le 1er but de N’Tep, c’était franchement gênant

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