Nantes – Monaco (0-0) : La Canaris académie revient en force !

Salut les P’tits Beurres,

Petit Toumaï entre dans la matrice horsjeuïenne. Et comme les choses sont quand même bien faites, on débute par un bon vieux classique Nantes –Monaco, soit les deux clubs de l’idole de Petit Toumaï, Japhet NDoram, aka le sorcier africain !

Trêve de galéjades, entrons dans le vif du sujet. Et profitons de ce milieu de saison nantais plutôt correct et qui évite à Petit Toumaï son claquement de fesses annuel quand les Canaris commencent à challenger la remontée dans le classement à l’envers.

A la reprise, Nantes est septième et reçoit donc son concurrent direct au classement. Un match de milieu de tableau comme un autre. Waldemar l’autocrate n’a pas encore viré son entraineur, ce sacré Antoine qui fait plutôt du bon boulot, ce qui est plutôt étonnant. Dire qu’il y a un an jour pour jour on se coltinait encore Domenech, Petit Toumaï a passé un mois en PLS.

Les P’tis Beurres :

La CAN nous prive de deux titulaires indiscutables. Si Girotto peut facilement dépanner en défense centrale au côté de Nicolas Pallois (quel bel homme, et quelles cuisses surtout), et pour remplacer Castalletto, l’absence de Moses Simon est plus problématique de par sa capacité à faire des différences et à prélever des reins chez les latéraux adverses. Les absences de Charles Traoré et de Bocari sont plus anecdotiques, leur statut variant entre la ligne de touche et le banc de touche. Et j’avoue me remettre assez facilement de celle de Kalifa Coulibaly, utile pour mettre quelques coups aériens, inutile le reste du temps. Quant à l’accord entre Nantais et Monégasques permettant à Geubbels de ne pas jouer, c’est plutôt bien pensé, vu la faiblesse de niveau abyssale de la soi-disant pépite. Enfin, Cyprien est blessé pour ce premier match. Ce qui donne la compo suivante :

Lafont

Fabio, Appiah, Girotto, Pallois, Merlin

Pereira de Sa, Chirivella, Moutoussamy

Blas

Kolo Muani

Tonton Antoine nous ressort le vieux 5-3-2 défensif qui pue la fébrilité. En gros, on blinde derrière, on joue la sécurité au milieu de terrain et on compte sur les deux vrais talents devant, Blas et Kolo Muani. Cest hyper simpliste, un peu tristoune et surtout cela dépend de la forme des deux de devant, ceux qui ont du ballon, mais bon on s’adapte vu les absences actuelles.

En face, retenons deux choses, Ben Yedder a le Covid, bon rétablissement à lui mais ça nous arrange. Et surtout le premier match de leur entraineur Clément. Un président mafieux qui vire son entraineur qui a de bons résultats, quand je vous disais que les deux clubs partageaient une philosophie commune.

Point Covid : Petit Toumaï est colère, il devait aller au stade mais le méchant virus et les mesures sanitaires lui ont dit de rester à la maison, au chaud dans le canap. Soit. Il pleut bien et il fait froid. Je prends.

Le match :

Gros début de match des Monégasques, ça tricote, ça joue dans les espaces et entre les lignes nantaises. Ça monopolise le ballon à 80% de possession de balle, déjà trois frappes dangereuses à la moitié la première mi-temps. C’est donc un concours de tacles glissés de la part des trois centraux nantais. C’est limite mais ça touche plus le ballon que le joueur adverse pour l’instant. A la mi-temps, une seule frappe nantaise de Blas sur une récupération haute de Chirivella. C’est pauvre d’un point de vue tactique et ça joue solide derrière. La Kambouaré touch quoi. Notons la tentative de débordement-grand pont-passement de jambe d’Appiah. Petit Toumaï n’était pas prêt, il a cru revivre les plus belles heures de Bernard Mendy.

Côté monégasque, tu sens que les mecs ont du ballon et que ça combine bien. Tchouameni a élargi sa palette de Pogba 2.0 et a enclenché le mode patron, Diop et Volland s’amusent devant. L’espoir de Petit Toumaï se situe derrière parce que c’est bien fébrile et ça souffre sur les contre-attaques nantaises. Pensée et courage aux adducteurs de Djibril Sidibé qui auront tenu moins d’une demi-heure. La cuisse de Badiaschile a presque cru arriver indemne à la mi-temps, elle.

Début de deuxième mi-temps plus entreprenant des Canaris avec d’emblée une action collective dangereuse terminée avec une frappe de Blas. Suivi derrière d’un énième cafouillage dans la défense nantaise. Nantes a clairement pris l’ascendant et c’est un festival d’interceptions au milieu de terrain ; problème, les frappes de poussin ou hors cadres ne sont pas dangereuses. Seule la frappe de Chirivella sera diffusable dans le résumé du match.

Pas aidé par la pluie de plus en plus présente et par le bal des changements, le rythme du match est bien retombé. Petit Toumaï est sorti de sa micro-sieste à l’entrée du dernier quart d’heure avec une grosse occasion de Boadu. Qui se pète juste après. Compter sur les blessures adverses pour finir le match en supériorité numérique ? Malin.

Ça se finit sur un triste 0-0 sous la pluie ; c’était prévisible mais il y avait clairement moyen de faire mieux en étant plus entreprenant face à une équipe monégasque de plus en plus en difficulté. Finalement petit Toumaï remercie la jauge sanitaire qui lui évite une bonne crève. Respect à vous, les ultras nantais.

Les notes :

Lafont (2/5) : présent dans sa surface mais pas de grosses interventions à faire. Se fait respecter par sa défense au point de ne rien branler. T’as tout compris capitaine.

Fabio (1/5) : c’est sûr que ça fait moins de courants d’air dans ton dos quand il y a plus de monde derrière pour te couvrir. Volontaire mais brouillon. A son niveau en fait. + 1 pour sa sortie à la mi-temps.

Remplacé par Corchia (2/5) : pour moi le plus sérieux de latéraux qu’on a. Vu la baisse de niveau du bonhomme depuis ses années mancelles (ah ce maillot floqué « Le Gaulois » !!), ça a en dit long sur les chèvres qu’on a sur les côtés.

Appiah (3/5) : quel génie cet Antoine. Mettre ton plus mauvais latéral en défense centrale pour s’apercevoir qu’il peut bien coulisser et se projeter efficacement en phase offensive. Ou alors c’est le syndrome du footeux qui veut briller face à son club formateur qui ne l’a pas conservé. En tout cas je prends. +1 pour le débordement de foufou en première mi-temps.

Remplacé à la 88e par Emond: quand tu fais rentrer cet imposteur, tu sais que tu vas pas gagner. Son seul ballon touché est du tibia et casse la dernière action dangereuse du match. Retournes à Charleroi ou à St Trond et arrête de salir le maillot nantais.

Girotto (3/5) : le poste de libéro est définitivement celui qui lui correspond le mieux. Bon dans les duels, dans la course, dans le placement, dans l’intensité physique. Il est là, le vrai patron.

Pallois (5/5) : note complètement subjective, j’assume. Des grosses interventions viriles dans les pieds, des trous d’air sur les combinaisons adverses, des relances sur le périphérique nantais, un crâne rutilant et le short relevé sur les cuissots. Change rien Nico, on t’aime.

Merlin (2/5) : un peu plus à l’aise sur ce rôle de piston mais on attend que le gamin se libère parce que Petit Toumaï sent qu’il a y a du talent. Petit Toumaï ne fera pas la blague sur le fait que le déclic va arriver d’un coup de baguette magique.

Pereira de Sa (1/5) : pas trop vu, pas trop pris. Ce joueur est une inconnue pour Petit Toumaï. Qui a cru au début que c’était Boukari. Ou Marcus Coco. Serait-ce la même personne d’ailleurs ?

Remplacé à la 72e par Coco justement : a essayé de secouer le cocotier mais c’est bien faible quand même.

Chirivella (3/5) : présent dans l’entrejeu, pas mal d’interceptions et de passes bien données dans la profondeur. La seule frappe dangereuse côté nantaise. Du QI foot, une formation à Liverpool et une bonne mentalité, donnez-lui encore + de responsabilités, bordel, avant qu’il ne parte à Brighton cet été.

Moutoussamy (1/5) : reconnaissable à sa serpillère sur la tête et aux passes de dix mètres envoyées en touche. Pratique pour nettoyer de la surface, moins pour être considéré comme un joueur de foot.

Blas (2/5) : le seul dangereux en première mi-temps, dans les intervalles, les passes, la frappe. Dommage qu’il soit trop seul. -1 pour la série de drops en début de deuxième mi-temps. Si tu es un vrai 10, tu plantes et tu changes le cours du match.

Puni et remplacé logiquement à la 72e par Bukari : à moins que ce ne soit Coco ou Pereira de Sa qui soit rentré, Petit Toumaï a un doute.

Kolo Muani (1/5) : oui je te mets 1, Randal. Un peu dangereux en première mi-temps, complètement absent en deuxième, pas concerné.  Dégonfle-moi un peu moi tout ça, ne te regarde pas jouer. Règle ton contrat pour cet été et finis bien la saison dans la Cité des Ducs. Je suis fâché contre toi car tu es notre GOAT et tu peux nous faire gagner les matchs avec des doubles contacts (coucou les Stéphanois).  Alors ressaisis toi et ne pars pas trop vite à Francfort. On va encore prendre un procès de la FIFA à cause de ça, Waldemar est à deux doigts de t’attaquer en justice, ou d’attaquer Francfort. Ou la Bundesliga. Ça fait trop longtemps qu’on n’a pas vu Waldemar insulter où attaquer quelqu’un, il est fébrile et ça nous pend au nez.

Le classement : on reste au chaud, bien calé au milieu, ce qui au regard des dernières années est un gage de soulagement pour Petit Toumaï. La blague, c’est qu’on est à trois points de la troisième place, ce qui ne veut rien dire compte tenu de l’homogénéité du classement, mais ça fait plaisir à Petit Toumaï.

Les autres : une équipe de Monaco sans âme avec quelques bons joueurs de ballon et des imposteurs. Et des joueurs qui se blessent les uns après les autres.

Le prochain match : Petit Toumaï continue son initiation sur la côte d’Azur, avec le déplacement à Nice vendredi prochain. Ce qui lui fait un peu peur vu le niveau actuel des Niçois. Mais sur 90 minutes, tout est possible. Petit Toumaï voulait sortir un poncif footballistique avant de vous quitter.

Merci de m’avoir lu.

Bonne semaine les P’tis Beurres.

Petit Toumaï

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