Brest-OM (2-0) : La Canebière Académie se liquéfie

2

PORCHERIE

Aïoli les sapiens,

Il paraît que le sport est un opium qui divertit le prolétariat de ses combats essentiels. Si cela est avéré, dans ce cas on ne peut que saluer l’OM, qui fait tout pour que l’on cesse de s’intéresser à ce club de merde. Chaque relance à chier, chaque duel de vier marin est un cri du cœur : « citoyens ! cessez de perdre du temps à suivre le football alors que le fascisme est à nos portes ! ». L’autosabordage sportif comme meilleur moyen de ramener le regard du peuple sur la laideur du monde, ça c’est un geste civique.

Ce Monsieur Lapin est dédié à nos joueurs, bien sûr, mais aussi et surtout à toutes les estrasses soi-disant « progressistes » qui nous rejouent depuis dix jours le refrain du « plutôt Hitler que le Front Populaire », et se mettent complaisamment à quatre pattes pour offrir le marche-pied à des tocards que n’importe quelle société évoluée aurait dû rapidement renvoyer au vide-ordures de l’histoire.


Les Longorious Basterds

Rulli
Weah – Pavard– Aguerd – Emerson
Vermeeren (Aubameyang, 46e) – Højbjerg (Nadir, 87e) – Timber (Abdelli, 79e)
Greenwood (honte à nous)– Gouiri (Nwaneri, 71e) – Paixão (Traoré, 71e)

Quoi de neuf depuis le dernier match ? Boh, pas grand-chose. Beye est arrivé, Benatia est parti, Benatia est revenu, Longoria s’apprête à partir… la routine. L’effectif est quasiment au complet, à part Balerdi, suspendu. Beye aligne un 433 avec Højbjerg en pointe basse, et Vermeeren de retour en grâce.


Le match

La mentalité des joueurs est clairement affichée dès le coup d’envoi : « on attend que la fin de saison se passe, de toute façon on a toutes les chances de se casser au prochain mercato ». Il reste certes quelques joueurs montrant un minimum d’envie dans les duels, mais au prix d’un déchet technique à dépasser les talus d’Entressen.

Pas de bol, en face les Bretons sont venus pour jouer au football, eux. Weah effectue un premier geste défensif salvateur, mais n’a pas le temps de se replacer pour jouer le hors-jeu à l’action suivante. Un centre dévié de la gauche parvient aussitôt à Ajorque, bien tanqué sur ses appuis devant Aguerd. La tête déviée par Nayef surprend Geronimo, qui hésite entre l’incarnation de Yohann Pelé (pour le but encaissé au milieu de la cage) et Raoul Duke dans Las Vegas Parano (pour le battement de mains façon « j’attrape des chauves-souris avec une raquette de tennis » – 1-0, 10e).

Les supporters passent ensuite vingt minutes assez pénibles (je ne dis pas « les Olympiens », puisque les joueurs, eux, ont l’air de s’en foutre complètement), au cours desquelles Brest se montre régulièrement menaçant. Sous la conduite de Greenwood (honte à nous) et Timber, un sursaut semble s’ébaucher à la demi-heure, rapidement anéanti par une défense infâme. Pavard commence par concéder un bête coup-franc au milieu de terrain : le ballon est expédié dans notre surface, puis en ressort pour un centre de Magnetti en première intention depuis notre gauche. À la retombée, c’est encore ce grand dadais d’Ajorque qui ridiculise Aguerd et Pavard, pour placer un coup de casque poteau rentrant (2-0, 29e).


Le quart d’heure qui précède le retour au vestiaire approche l’humiliation, dont seule la maladresse des attaquants brestois nous sauve. Ils frôlent en effet le 3-0 à trois reprises, dont la dernière consiste en un tir d’Ajorque sur la barre.

À la pause, un geste fort est attendu de la part de l’entraîneur, à savoir : « finalement je me casse, aucun entraîneur ne pourra jamais rien tirer de ces connards à la mentalité de chiotte. » Beye est-il courageux ? inconscient ? prétentieux ? Toujours est-il qu’il reste aux commandes et tente de redresser la situation : Vermeeren repart au placard et Aubameyang entre, aligné avec Gouiri dans un 442.

Sans se procurer d’occasion flagrante, l’OM montre bien meilleure figure, avec une domination et une présence dans le camp brestois  plus constantes. On remarque une propension  plus nette à vite faire parvenir le ballon dans la surface, au lieu de se séguer un quart d’heure avant d’envoyer un centre ou une passe en profondeur. Malheureusement, la combativité reste brestoise, ce qui leur permet de défendre avec acharnement en privant nos attaquants de munitions.


Les minutes s’écoulent ainsi, entre ébauches d’occasions marseillaises et contre-attaques slipométriques, jusqu’à la dernière salve de changements. À dix minutes de la fin, Greenwood (honte à nous), parvient enfin à faire craquer son défenseur : irréprochable jusqu’ici, Guindo subit le dribble de trop et découpe notre ailier en pleine surface. C’est le moment que choisit notre meilleur joueur pour se liquéfier à son tour, en condensant sur son pénalty tout ce qu’il ne faut pas faire : élan saccadé, regard sur sa cible, tir de vieille à mi-hauteur, dans les gants du gardien.

Les derniers espoirs s’envolent, et une ultime RAIE du gardien brestois sur une tête de Traoré nous empêche même de sauver l’honneur, si tant est que l’on puisse encore parler d’honneur pour ces petits personnages.


Les joueurs

Rulli (1/5) : Tellement abîmé qu’un épaviste est venu coller ses autocollants sur les poteaux de but pour proposer de nous l’enlever.

Weah (1/5) : On est bien certains qu’aucun supporter ni aucun voyou ne les menace, en ce moment ? Je veux dire, des conduites de balles aussi tremblantes, je veux bien les expliquer et même les excuser quand on crame tout ou qu’on les home-jacke, mais là, il me semblait que l’environnement était pourtant d’une gentillesse et d’une patience inédites, ces derniers temps.

Pavard (1-/5) : Si par hasard tu trouvais cela obscur, tu apprendras qu’il s’est trompé de chaussures : on a un frisotti, et ça rend tous les ultras fous, on a un frisotti, il nous a rendu tout nuls d’un coup.

Aguerd (1/5) : D’accord, Ludovic Ajorque fait 1,96m. M’enfin, je m’étais laissé dire qu’il avait dû dominer une adversité un peu plus ambitieuse que Ludovic Ajorque pour arriver en demi-finale de coupe du Monde ou en finale de coupe d’Afrique. Tu sais, cette finale de Coupe d’Afrique, que tu as failli gagner quand ton équipe a obtenu un pénalty à la 98e minute ? Je le dis juste pour remuer le couteau de la plaie, car tu m’as donné envie d’être méchant.

Emerson (1/5) : On a vu des zombies qui avaient conservé plus d’énergie vitale.

Vermeeren (1-/5) : Il a tellement bien saisi sa chance qu’Habib Beye était à deux doigts de faire revenir Angel Gomes.

Aubameyang (1/5) : Être mauvais au snowboard = hypothéquer sa maison et dormir dans sa voiture pour avoir le droit de pratiquer un sport où tu risques la tétraplégie au moindre loupé. Être mauvais au football : récupérer la moula pour pratiquer un sport où tu trottines 45 minutes en risquant de te faire appeler Jean-Bite. Jeunes gens, ne faites pas de snowboard, faites du football.

Højbjerg (1-/5) : Alors queBalerdi est un capitaine incompétent, Pierre-Emile est un capitaine doté d’une mentalité de merde. Qu’est-ce que vous voulez, c’est pas donné à tout le monde d’être Martine Vassal et de cumuler les deux.

Nadir (87e) : J’avoue, j’ai raté son entrée, j’étais en train de regarder une vidéo d’accouplement de blaireaux sur la page Facebook « Blaireau et sauvage ».

Timber (2-/5) : Alors oui, être irréprochable sur l’engagement et la combativité, c’est une denrée rare et appréciable en ce moment. Mais bon, ce ne serait pas mal de s’appliquer un minimum, aussi.

Abdelli (79e) : Première fois où l’on n’encaisse pas deux buts sitôt après son entrée. Les progrès sont fulgurants.

Greenwood (honte à nous, 2+/5) : C’est gentil d’avoir salopé le pénalty, ça nous aurait fait mal que tu sois le seul joueur dont on aurait dû dire un peu de bien.

Paixão (1+/5) : Il a mis une demi-heure à trouver la connexion avec le reste de l’équipe. Ensuite c’était pas trop mal, soyons honnêtes. Mais bon, à un moment faut bien regarder ce qui a été concrètement produit en fin de compte, et sur ce critère, autant dire qu’on est loin de relancer la croissance.

Traoré (71e) : Toujours le même mélange d’un niveau global gênant piqueté de quelques éclairs de… de… boh, disons de football, ce sera bien.

Gouiri (1/5) : Toujours cette légèreté au duel qui, dans les bons jours, fait de lui un petit papillon gracieux. Là, on était plutôt dans le registre de la mouche à merde, à qui les défenseurs ont infligé 90 minutes de coups de savate pointure 46.

Nwaneri (71e) : Faire entrer Nwaneri c’est comme payer l’Urssaf : ça ne sert à rien mais il faut y penser pour ne pas avoir de pénalité financière.


L’invité zoologique : Daouda Dindon

Le dindon est une volaille destinée à être décapitée et farcie sans état d’âme, mais allez savoir pourquoi, ya des phobiques qui perdent leurs moyens devant ses bestioles. Voici ses observations :

  • Les autres : Ceci est : une équipe.
  • Le classement : Le seul enjeu désormais est de voir si Lille et Rennes vont réussir à être suffisamment nuls pour ne pas nous piquer la 4e place.
  • Coming next : Le climat ambiant était trop léger, voici donc que le destin nous programme la réception de Lyon dimanche. On en demande déjà beaucoup à nos joueurs de simplement jouer au football, ça va être dur d’exiger de leur part une victoire symbolique sur le fascisme. En attendant, gros soutien aussi aux quelques supporters lyonnais qui s’efforcent d’endiguer le racisme dans leurs tribunes, c’est aussi pour eux que les choses ne doivent pas être faciles par les temps qui courent.
  • Sauve la date : Un peu de bonnes nouvelles, le Motchus fait escale à Pertuis le samedi 7 mars pendant toute l’après-midi ! De l’expo, du jeu de piste, du Motchus : amène toute la famille, il y en aura pour les papets, les minots, pour tout le monde, quoi.
  • Les réseaux : ton dromadaire blatère sur Facebook et BlueSky. Didier A. remporte le concours zoologique.


Bises massilianales,
Blaah

2 réflexions sur “Brest-OM (2-0) : La Canebière Académie se liquéfie

  1. C’est à Marseille le match! Que les supporters endiguent Mme « Travail, Famille, Patrie » à la place.
    Imagine l’année de merde, Vassal à la mairie et l’OM qui salope tous nos espoirs. Bon l’OM on est habitué, l’autre on ne sera jamais habitué.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.