Aïoli les sapiens !

Nouveau match à 17h, nouveau 1-0 contre les Bretons, mes week-ends au Jardin des Plantes virent à la routine. Heureusement que mes soirées avec les femelles de la Ménagerie me réservent le quota de surprises nécessaires. Tiens, l’autre jour, j’ai joué au Roi Lion avec une mangouste et un phacochère : rebutantes au premier abord, les différences de gabarit s’avèrent en fait pleines de possibilités. Je tiens cette idée d’un épisode familial douloureux, quand ma tante se fit surprendre par Simba la star du zoo, un lion particulièrement lubrique. Depuis, dans ma famille, chacun doit garder le souvenir du jour où le Roi Lion encula ma tata.

 

Ceci étant dit, que peut-on retenir du match ? La composition du match précédent est reconduite (Jo le Sconse débutant à droite pour permuter avec son frère en 2e mi-temps). Les 20 premières minutes sont à l’avantage de l’OM, qui asphyxie totalement les Bretons. Pour autant, Lorient rappelle sa capacité à produire d’excellentes contre-attaques et se procure la meilleure occasion, sauvée par une triple-intervention de Mandanda, la barre transversale et Mendes. Peu après, Audard doit produire deux arrêts avant de s’incliner sur une excellente combinaison Gignac-Ayew, reprise par Valbuena. Il reste alors 65 minutes aux joueurs pour aboutir à autre chose qu’un résultat 1-0. Marseille n’y sembler pas plus enclin que cela, limitant presqu’aussitôt ses volontés offensives pour se concentrer – avec succès – sur le blocage des rares tentatives bretonnes.

En 2e mi-temps, Lorient se montre de plus en plus présent mais n’inquiète que rarement Mandanda et la défense centrale (deux tirs très dangereux tout de même, dont l’un sur le poteau). Les dernières minutes se caractérisent davantage par la nervosité des joueurs que par la qualité du jeu, ce qui a au moins le mérite de laisser tout danger éloigné de la cage olympienne. 7 cartons jaunes plus tard, nous pouvons savourer notre 12e victoire 1-0 de la saison, 7e match consécutif sans encaisser de but. Celle-ci fut durement acquise cependant, puisque nous perdons Fanni et Gignac sortis sur blessure, ainsi que Cheyrou. La gravité de ces blessures est encore inconnue, mais Rod et Benoît devraient manquer la réception de Bastia. André Ayew sera probablement absent pour cause de suspension, ayant été expulsé après le coup de sifflet final en compagnie de Fabien Audard. Le gardien lorientais s’est en effet sacrifié pour accomplir ce que les 16 000 spectateurs du Moustoir rêvaient sans doute de voir : coller une baffe à Valbuena. Habitué à défendre son frère dans ses engatses depuis la maternelle, André n’a pu s’empêcher d’intervenir, par réflexe.

AudardValbuAu foot comme à l’Éducation nationale, gifler un petit casse-couilles est tentant mais toujours punissable.

 

Les notes :

S. Mandanda (4/5) : Le Steve de printemps tel qu’on l’aime, à la fois sûr, décisif et chanceux. Un bémol pour ses relances au pied manquées.

N. Nkoulou (5/5) et L. Mendes (5/5) : Capote et spermicide. Sage précaution quand nos latéraux s’appellent Viole-mi et Viole-moi.

R. Fanni (2/5) : A la différence de Mandanda, Rod retombe dans ses travers à l’arrivée des beaux jours, avec une performance que l’on qualifiera gentiment de « bucolique ». Remplacé sur blessure, il  devrait aux dernières nouvelles être indisponible une dizaine de jours.

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A l’arrière-plan, le positionnement de Rod Fanni dans la défense marseillaise (allégorie)

 

J. Morel (2/5) : Lui, en revanche, fait preuve d’une remarquable constance quelle que soit la saison.

A. Romao (3/5) et B. Cheyrou (3/5) : Encore une notation en binôme, communsymbole de la forte cohésion de l’équipe. Souverains lors de la période de domination olympienne et infranchissables dans l’axe, mais on aurait aimé les voir plus efficaces en termes de conservation du ballon dans les moments difficiles.

A. Ayew (4/5) : Impressionnant d’activité offensive et de pressing pendant les 50 premières minutes, il a très humainement baissé de pied ensuite. Besoin de repos, peut-être, mais de là à prendre un rouge après le match pour se faire suspendre…

M. Valbuena (4/5) : Bien plus présent que lors des matches précédents, il est récompensé par un but, pas si facile à inscrire. Lui aussi ralentit fortement en cours de 2e mi-temps, jusqu’à devoir se faire remplacer. Il garde cependant son 4, en hommage à ses incontestables et utiles talents de fouteur de oai. Rappelez-vous, les pleureuses : on est moches, mais on est deuxièmes et on vous emmerde.

J. Ayew (2/5) : Une grande activité, mais souvent déconnectée du jeu de l’équipe. Dans une partouze, Jo le Sconse doit être celui qui se sègue dans son coin sans même avoir envie de regarder les camarades.

AP. Gignac (2/5) : Dézone autant que Wayne Rooney, mais réussit à être signalé hors-jeu aussi souvent que Filippo Inzaghi.

 

Les remplaçants :

K. Abdallah (1/5) pour R. Fanni (57e) : La seule raison de son recrutement, c’est qu’il fait passer Jérémy Morel pour un grand joueur.

J. Barton pour M. Valbuena (82e) : Entré pour verrouiller le milieu de terrain, il s’est acquitté de cette tâche avec en prime une magnifique faute à la 95e minute, histoire de profiter de l’ambiance.

M. Amalfitano  pour M. Valbuena (92e) : Toujours dans les bons coups, il est entré au moment où le match partait en couille, sans cependant y être pour grand chose.

 

L’invité zoologique du jour : Fabien Homard

Avoir des pinces à la place des doigts n’est pas un atout en matière d’adresse, mais peut s’avérer utile pour coller quelques baffes aux importuns. D’où le succès de Fabien Homard, apprécié des connaisseurs pour son caractère combatif davantage que pour son adresse. Problème, le vainqueur de ces combats crustacés finit souvent par voir rouge. Avant de finir au court-bou(r)illon, notre invité nous livre les observations suivantes.

1°) Le slipomètre : Une action dangereuse en première mi-temps, un tir sur poteau en seconde et l’entrée en jeu de Kassim Abdallah ont suffi à souiller les dessous de la semaine.

Slipomètre 270413

2°) Les autres : Une qualité offensive certaine, gâchée par un impact physique un peu léger (sauf lorsqu’il s’agit de commettre des fautes) et trop de passes manquées. Une équipe à valeur décorative, en quelque sorte. Quant à y recruter encore pour la saison prochaine, sur ce match je ne vois personne en particulier.

3°) Le podium : Sauf à voir le PSG finir la saison avec la CFA après la suspension de 25 de leurs joueurs, on va se concentrer sur la 2e place. Excellente opération de ce point de vue puisque, Nice excepté, aucun de nos poursuivants ne l’a emporté. Lille marque trois buts mais ne gagne pas, chose inconcevable vu d’ici, ce qui les met à 7 points de nous, à égalité avec les Aiglons. Surtout, Lyon et Saint-Étienne n’ont pas réussi à décider qui aurait la garde de la Playstation la saison prochaine : match nul, et voici nos adversaires repoussés à 4 et 6 points.  Avec 12 points à prendre et le calendrier restant, finir au-delà du podium relèverait d’un sens de la lose quasi-rennais.

4°) Le calendrier : Il nous semble a priori favorable : réception de Bastia puis Toulouse, déplacement à Saint-Étienne et enfin réception de Reims. Il s’annonce plus compliqué pour Lyon qui devra aller à Nancy, recevoir les Qatareux, aller à Nice et recevoir Rennes. Enfin, les Verts accueillent Bordeaux, vont à Lorient, nous invitent à visiter leur région pourrie, et se rendent à Lille.

5°) Champions : On nous reproche d’être laids, truqueurs, idiots et violents. Mais putain, même là-dessus le PSG ne nous laisse que la 2e place.

6°) Bonus Bob l’Eponge : Les mots sont superflus.

7°) En face : La Merlus Académie revient sur cette géniale défaite des géniaux joueurs du génial génie.

8°) Les réseaux : La Canebière académie blatère aussi sur Facebook et sur Twitter. Des fois, il y a des jeux où tu gagnes rien.

CombatHomards

Les altercations de footballeurs, ces moments de violence où nos gladiateurs des temps modernes déchaînent leur rage.

Bises massilianales,

Blaah.

 

9 thoughts on “Lorient-OM (0-1) : la Canebière académie livre ses notes

  1. Non mais quitte à prendre le rouge autant y aller de bon coeur.
    Il le touche à peine avec trois doigts.
    Enorme faute de main d’Audard !!!!!!!!

  2. très belle allégorie et joli jeu de mot simba…

    comme un symbole du beau jeu marseillais cette saison

  3. Belle acad’ Camelus, surtout le capote et spermicide avec les latéraux. Les jaloux maigrissent un peu plus à chaque journée de championnat…

  4. Valbuena remplacé deux fois, à dix minutes d’intervalle, heureusement Audard avait l’oeil.

  5. Eh mon vier, un jour je ferai une acad’ sans couille dans le potage.

    Amalfitano a donc remplacé Gignac, sorti sur blessure en fin de match. Merci Le Grav’.

  6. L’important c’est les 3 points, un principe appliqué à la lettre par notre équipe cette saison. Pas de bonus offensif donc à quoi bon se casser le cul à mettre d’autres buts lorsque l’on mène 1-0? Et avec un Steve qui a retrouvé la baraka, il ne peut plus rien nous arriver! Faudra juste changer de devise pour rester crédible. Enfin, on s’en fout, on est encore là, et plutôt bien même, la fin est proche et on commence à entendre les violons de la CL, Alleluïa!

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