Lyon-OM (0-0) : la Canebière académie livre ses notes

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Blaah vous présente « Olympico », le nouveau purgatif des laboratoire Monvier.

Aïoli les sapiens !

Les arbres reverdissent, les hirondelles reviennent, tu as les couilles qui démangent, et s’il te fallait une confirmation : Elie Baup vient de troquer le bonnet pour la casquette. Pas de doute, c’est le printemps. Souviens-toi, nous étions entrés dans les frimas fin novembre avec un déluge de pluie et de buts sur Massilia, notre fière olympique se trouvant salement violée par un Bafé Gomis en pleine bourre. Mais en ce mois de mars, plusieurs joueurs n’étaient pas encore sortis de l’hibernation.

 

Dès le coup d’envoi, les Lyonnais nous font voir 36 chandelles, mais au sens rugbystique du terme. C’est bien simple, avec autant d’up-and-under envoyés en si peu de temps, Philippe Doucet a un temps pensé à remplacer sa palette par une imprimante 3D. Alors que ce début de partie laisse présager d’une belle purge à base de duels physiques et de mouvements dont l’ampleur se limite au rayon d’action d’un fauteuil de myopathe sans batteries, l’OM tente peu à peu quelques combinaisons. La plupart aboutissent à de belles tentatives de Gignac de peu à côté, et une action gâchée d’un tir trop mou par ce même André-Pierre. Du côté de Lyon, le couloir droit est le seul endroit où se produit un minimum de jeu, sans pour autant qu’une mauvaise performance de Morel en soit la cause. Dans cette première période, le jeu lyonnais est affligeant et l’OM, avant tout concentré sur son pressing et sa défense, s’en accommode sans chercher à pousser son avantage.

En deuxième mi-temps, Lyon conserve nettement mieux le ballon, sans pour autant proposer d’actions très dangereuses. Les premières minutes les voient s’approcher de la surface marseillaise au bénéfice d’un relâchement du pressing de la part des joueurs offensifs, ce qui vaut à ces derniers un recadrage véhément de Joey Barton. Lyon entame son festival de pleurs et de simulations par un plongeon de Lacazette devant Morel, qui n’abuse pas l’arbitre Clément Turpin, ce bel homme. Si la possession reste lyonnaise jusqu’à la fin du match, le jeu s’équilibre néanmoins autour d’une médiocrité dont l’OL ne parvient pas à se départir et dont l’OM semble se satisfaire. Les olympiens distribuent quelques taquets bien sentis histoire de donner aux Rhodaniens une occasion valable de pleurnicher, ce dont Umtiti notamment ne se prive pas. Dans les 20 dernières minutes, Ayew place un peu coup de tête de peu à côté du but, avant que Bisevac, coupable d’une main grossière dans un duel avec Gignac, ne soit sauvé par l’imagination de l’arbitre Clément Turpin, cet enculé.

Bisevac-Main

Môssieur Bisevac, quand on se prend pour un héros de l’Orient et des terres lointaines, on a la dignité de ne pas inventer une poussette de Gignac pour éviter le pénalty.

 

Au final, nous obtenons/concédons notre seulement second 0-0 de la saison (après le barrage UEFA contre le Shériff Tiraspol), au terme d’un match intense mais ennuyeux au possible. Nous pouvons retenir la satisfaction d’avoir enfin réalisé une performance défensive pleine, même si l’inanité des intentions lyonnaises nous a grandement facilité la tache. Un point obtenu chez le second n’est jamais une mauvaise affaire, même s’il faudra le bonifier face à Ajaccio avec, cette fois-ci, l’impératif de produire du jeu.

En attendant le match-retour du Kalachniko, passons aux notes. A performance solide mais basique, les 3/5 sont légion, d’où le recours exceptionnel aux plus et au moins pour distinguer un peu les performances.

S. Mandanda (3/5) : Centres avec opposition modérée, frappes moyennement difficiles… les attaquants lyonnais l’ont fait travailler juste ce qu’il faut pour le remettre en confiance. Steve n’avait pas bénéficié d’une séance spécifique de cette qualité depuis le départ de Nicolas Dehon.

N. Nkoulou (3/5) : Après ses dernières prestations plutôt coûteuses en slips, lui aussi a repris confiance.

Couche-confiance

Allégorie : l’attaque lyonnaise vue par Mandanda et Nkoulou.

 

L. Mendes (4/5) : Dans ce match, le gros du travail portait sur duels, plus que sur la coordination collective et la gestion des appels en profondeur. Et dans cette configuration, dès qu’on ne lui demande pas de courir, Lucas est patron.

R. Fanni (3-/5) : Beaucoup moins offensif qu’à l’accoutumée, ce qui en l’occurrence est plutôt une satisfaction. Mais finalement, il fut si peu ennuyé par Lisandro que l’on s’est pris à regretter son manque de folie habituelle.

J. Morel (3+/5) : Constamment sollicité par Lacazette, Jérémy s’en est très bien sorti, si bien que pour tenter d’obtenir un pénalty, l’attaquant lyonnais a simulé une faute dans la surface. Et pour en être réduit à une simulation face à Morel, il faut vraiment manquer de fierté.

J. Barton (4/5) : A la différence des matches contre Paris, Joey n’a pas cherché à surjouer (sur le plan footballistique comme sur le plan théâtral). Dosant judicieusement sa participation offensive en fonction des temps forts ou faibles de l’OM, il a soulagé sa défense avec efficacité.

A. Romao (2/5) : Le travailleur de l’ombre par excellence pendant la majeure partie du match. L’OM ne s’étant pas trouvé débordé au milieu de terrain, on pourrait le créditer d’un match correct. Malheureusement c’est lui qui rate la meilleure occasion de fister la bande à Aulas, avec ce contrôle manqué en position idéale à la 56e minute.

A. Ayew (3/5) : Une efficacité offensive limitée, même si sa tête de la 72e minute aurait pu tout changer. Mais il est hors de question de l’accabler, tant il fut accaparé par un travail de pressing permanent : dans ce domaine, il a parfaitement pourri les lancements de jeu lyonnais. Dans l’absolu, nous aurions pu lui reprocher ses quelques coups de pute sur les adversaires ; mais là, contre ces connards de lyonnais, on approuve.

M. Valbuena  (2+/5) : Lui aussi a perdu dans le travail de pressing et de replacement l’énergie qui lui aurait été nécessaire pour une participation offensive plus soutenue. Quelques belles combinaisons néanmoins, avec Gignac notamment. Pourquoi « 2+ » et pas « 3- », alors ? Parce qu’il se fait couillonner par des simulations d’Umtiti, et ça c’est encore un coup à entendre les Lyonnais s’imaginer qu’ils ont inventé le cinéma.

M. Sougou (3+/5) : Sauveur contre Troyes, Modou se trouvait bombardé titulaire pour ce match au sommet : la configuration idéale donc pour se mettre à dos tous les supporters en cas de match cagué. Mais notre recrue a donné satisfaction, remontant nombre de ballons depuis sa défense en proposant plusieurs actions très intéressantes, en début de rencontre notamment. La fatigue aidant, il a gâché quelques ballons en seconde période.

AP. Gignac (2+/5) : Un plus pour son engagement, dont l’intensité ne s’est jamais démentie. Il a bien combiné avec Valbuena en début de partie et s’est procuré de belles occasions, parmi lesquelles celle de la 29e est tout de même salement ratée. Sa maladresse est comme un gros point noir sur la tronche de ta copine : avec 8 bières dans le pif, tu parviens à ne plus y faire attention.

Les remplaçants :

J. Ayew pour M. Sougou (74e) : Jo le Sconse est pour une fois entré sans chercher l’engatse et s’est tout de site mis dans le rythme en tentant quelques percées, sans succès.

F. Kadir pour M. Valbuena (87e) : Lui a dû regretter plus que les autres que l’OM n’ait pas ouvert le score, ce qui lui aurait sans doute permis d’entrer plus tôt.

 

L’invité zoologique du jour : Jean Mi-Hyène Hélas

Toujours plus sinistre, toujours plus antipathique et donc plus que jamais appropriée pour rendre compte du match contre le club d’Aulas et Lacombe, la hyène revient après nous avoir proprement désossés au match aller. Cette fois-ci, notre charognard était en petite forme, à la limite de la neurasthénie, ce qui ne l’empêche pas d’avoir sélectionné pour nous les faits divers suivants :

1°) Les autres : Une construction de jeu vomitive, une équipe de pleureuses broutant plus de pelouse qu’un troupeau de buffles conduit par Martina Navratilova, un Lisandro traînant ses couilles comme sa peine, un Gomis volontaire mais lent… A part ça, Gonalons a un gros pif et Umtiti est gominé.

2°) Dans le poste : aïoli aux cousins de Sportdub, ce beau site, à FM Boudet malgré ses 10 minutes de Mylène Farmer en fin de match, et aux 80 courageux qui ont suivi nos digressions.

3°) D’ailleurs : point zoologique à l’attention des casse-couilles : le dromadaire, autrefois appelé « Chameau d’Arabie », est une espèce du genre Camelus, comme son collègue à deux bosses. Donc, un dromadaire est aussi un chameau, faites pas chier.

4°) L’exception : Gérard Côlon est un lyonnais sympa, académicien de surcroît.

5°) Vu du ciel : c’était pas plus enthousiasmant, apparemment.

6°) Les réseaux : Blaah est sur Facebook, et maintenant sur Twitter, où je compte bien écrire à une fréquence soutenue, disons à chaque fois que Fanni réussit un centre.

Bises massilianales,

Blaah.

 

9 thoughts on “Lyon-OM (0-0) : la Canebière académie livre ses notes

  1. J’aurais mis un point de moins à Gignac et un de plus à Romao… Belle académie, dommage qu’on ait pas concrétisé en première mi-temps…

  2. Mon moment préféré du match, c’était le combat de simulation entre Valbuena et Umtiti que Valbuena a remporté sur le fil grâce à son double axel piqué juste avant sa sortie. C’est lui le patron.

  3. « Gérard Côlon est un lyonnais sympa ». Ca en fait au moins un, je suis sûr qu’il y en a aussi chez ces connards de marseillais.

  4. Première fois que je regarde un match de Marseille cette saison. Je te respecte d’autant plus Blaah, ca doit être relou de voir un Gignac comme ça sur chaque match, quel feignant!

    Mais bon, bien agréable à voir jouer comme équipe ca fait plaisir.

  5. Oui, bien agréable à voir jouer. Enfin, si l’on aime regarder les matches dans un donjon, écartelé sur une croix de Saint-André avec une balle de ping-pong dans la bouche et un gladiateur nubien dans l’anus, j’imagine qu’on peut y trouver un certain plaisir à visionner un contrôle de Romao, si l’on est versé dans ces choses-là.

    Je ne crois pas qu’on puisse reprocher à Gignac d’être feignant, il s’est bien dépensé dimanche soir. Lent, maladroit, approximatif, OK, mais sûrement pas paresseux(au moins en match, après sur l’entraînement et l’hygiène de vie je ne me prononce pas).

    @homerc : je te concède un « + » à côté du 2/5 de Romao.

  6. Avec ce système du + ou – t’as peut-être trouvé la solution pour ne plus te faire emmerder sur la notation. Turpin a un problème avec Valbuena, chaque match c’est la même chose, tu sens qu’il a envie de se se le faire, à l’image de la demi-finale de coupe de la ligue l’an passé contre Nice… je l’aimais bien jusque là mais je commence à douter de sa neutralité. Et puis sa tronche de fayot n’arrange rien. C’est un peu facile de s’en prendre toujours au plus petit, fais gaffe mec on t’a à l’oeil.

  7. Merci Blaah, j’en demandé pas autant ;) Gignac pour moi ne peux pas jouer dans le système qu’on a cette saison, on fait des centres, on fait déborder les latéraux et il est jamais dans l’axe…Et ses déviations….Brandao par rapport à lui c’est vraiment le Brésil …

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