Nice-OM (1-5) : La Canebière Académie a le sens de la fête
Feu d’artifice.

Aïoli les sapiens,
Le retour aux affaires de la Ligain devait nous offrir un moment un peu sympathique après la trêve de novembre, cette période quelque peu plombée par des commémorations salubres mais peu réjouissantes au-delà du raisonnable. D’autant que chez nous s’y sont ajoutées les horreurs du narcotrafic, que l’on aurait bien aimé continuer à regarder de loin, mais qui nous ont tragiquement rappelé qu’elles étaient bien l’affaire de tous.
Côté Niçois, les Ultras voulaient aussi trouver dans le 40 anniversaire de leur mouvement un moyen de se distraire de la morosité automnale. De toute façon, à leur agenda, c’était ça ou les 80 ans du procès de Nuremberg.
Bref, on attendait beaucoup des acteurs sur le terrain qu’ils se démènent pour nous arracher quelques sourires. Côté Olympien en tout cas, on doit bien reconnaître qu’ils ont su mettre les petits plats dans les grands.
Les Longorious Basterds
De Lange
Weah – Pavard– Balerdi (Egan-Riley, 76e) – Emerson
Vermeeren – Gomes (Nadir, 70e) – Kondogbia (O’Riley, 70e)
Greenwood (honte à nous)– Aubameyang (Vaz, 76e) – Paixão (Maupay, 89e)
L’OM enregistre avec satisfaction le retour de Weah : cela tombe bien, car Amir Murillo s’est pété avec la sélection nationale. Kondgbia et Nadir sont également opérationnels : tant mieux, car Højbjerg doit être préservé pour ce match. Medina et Traoré (et bien sûr Gouiri) n’ont toujours pas pu reprendre, de même qu’Aguerd, qui traîne toujours sa pubalgie. Par bonheur, Balerdi peut de nouveau tenir sa place et son brassard. A noter également que, comme à chaque retour de trêve, De Lange est aligné pour laisser Rulli digérer le décalage horaire.
Le match
Le match débute avec une belle intensité, chaque équipe tâchant de s’installer au milieu de terrain. La première percussion sérieuse vient d’un une deux Emerson-Paixão, qui se termine par une succession de corners. Le premier, joué en deux temps, est repris par Pavard d’une tête claquée par le gardien. Sur le suivant, tiré sortant par Greenwood (honte à nous), on devine que les Niçois devaient être des grosses brêles dans les cours d’écoles, quand il s’agissait de jouer au loup. Pavard perd ainsi son défenseur, aussi sûrement qu’une mère indigne sème son enfant chiant dans les allées de Barnéoud. Sa tête est reprise à bout portant par Aubameyang pendant que le speaker de l’Allianz passe une annonce au micro du stade : « Le petit Melvin Bard est attendu par ses parents au marquage de l’avant-centre » (0-1, 11e).
La suite s’avère plus incertaine : Nice s’installe dans notre camp et nous étouffe par son pressing. L’égalisation est probable, mais nos adversaires offrent également des espaces énormes les rares fois où nous parvenons à franchir leur première ligne. D’ailleurs, on constate une innovation bienvenue dans le jeu olympien : le recours plus systématique aux longs ballons pour sauter les lignes. Loin d’un dégagement à la gacha empega, la grosse tatane vers l’avant a plusieurs mérites : elle réduit l’exposition à des pertes en zone dangereuse, elle permet de faire remonter tout le bloc à peu de frais et, bonus, cela nous procure davantage d’occasions que des sorties courtes.
Cela dit, défensivement, le slipomètre ne redescend jamais dans le vert, même si les maladresses niçoises et une bonne gestion des hors-jeu nous évitent le pire. Devant, Paixão s’échappe pour aller fumer son défenseur en un-contre-un et tenter son fameux enroulé de l’entrée de la surface, à côté.
Jonathan Clauss semble encore dans la période où il agace ses adversaires davantage que son propre club : intenable, il multiplie centres et percussions. Si Balerdi paraît parfois fragile, Pavard en revanche est en mission pour effacer tous ses tourments du mois passé.
Une nouvelle cassure de pressing permet à Greenwood (honte à nous) de s’offrir à son tour un raid solitaire, conclu par une frappe du droit bien parée. Puis, suite à un corner défensif repoussé par Aubameyang, c’est encore Greenwood (honte à nous) qui initie la transition d’une jolie ouverture vers la droite. Weah adresse un centre que la défense en panique repousse comme elle peut : à la récupération, Greenwood (honte à nous) dribble et ajoute un pion de plus à sa collection de buts marqués sur tirs déviés (0-2, 33e).
L’OM ne domine pas mais se montre présent au combat, efficace derrière, et meurtrier devant : c’en est trop pour les Niçois, et un bref engambi se déclenche après qu’Emerson a reçu un projectile. L’arbitre, M. Pignard, parvient à faire en sorte que tout s’apaise répidement. Nice se reconcentre sur le terrain pour réduire le score avant la pause. De Lange doit ainsi parer une belle aile de pigeon de Moffi sur corner, ainsi qu’une nouvelle tentative du même Moffi, après que celui-ci a battu Balerdi à l’épaule. L’OM peine à maintenir sa cohésion défensive ; mis en difficulté par un nouveau centre, De Lange reste présent pour s’opposer à la tentative de Bard.
Les occasions niçoises ne sont pas énormes, mais se répètent à une régularité inquiétante. Quoi de mieux alors qu’un troisième but avant la pause pour savourer l’anéantissement total des espoirs adverses ? Placé très haut, le bloc niçois se trouve une fois de plus pris à revers une fois le ballon perdu : Greenwood (honte à nous) en profite pour offrir à Paixão un surnombre monumental. Igor fume son dernier garde du corps mais, seul face au gardien alors que Jean-Bite est libre à côté de lui, exécute un tir sans conviction droit sur Diouf. Pour les darons qui nous lisent, ce sinistre mois de novembre est aussi l’anniversaire de France-Bulgarie 1993 et, pour le coup, on n’est pas loin de pouvoir parler de crime contre l’équipe.
La deuxième période débute ainsi dans la crainte d’encaisser ce but niçois qui relancerait la partie, et nous ferait regretter d’autant d’avoir zobé ce troisième but tout fait. Nice revient avec les mêmes intentions offensives, jusqu’à se procurer leur meilleure occasion du match. Alors que les Niçois mettent la pression sur notre défense, Moffi est rattrapé par un retour défensif de Gomes, mais profite d’un contre favorable pour se trouver seul face à De Lange. Jeffrey se montre un remplaçant plus que digne en s’imposant d’une RAIE à ras-de-terre que n’aurait pas reniée Geronimo.
Le plan olympien semble clair, quoique risqué : se montrer compact derrière et piquer en contre-attaque. Sauf que SURPRISE MOTHERFUCKERS, sans prévenir, les relanceurs niçois se prennent dans les gencives tout le bloc olympien, remonté pour un pressing-surprise. Kondogbia désosse ainsi le porteur de balle, ce qui permet à Balerdi de transmettre à Greenwood (honte à nous) à 25 mètres. La suite paraît presque facile : urinage sur le défenseur d’un passement de jambe+accélération, frappe croisée à ras-de-terre, si ça vous intéresse de savoir comment on marque des buts, voilà comment on fait (0-3, 53e).
Voici les azuréens en pleine commotion mentale, ce qui conduit certains d’entre eux à des débilités assez rigolotes, sauf pour leur entraîneur. Un défenseur central se met ainsi en tête de quitter sa ligne pour aller presser on ne sait qui, sachant que l’OM fait tourner le ballon autour de la ligne médiane depuis trente bonnes secondes. Voyant Aubameyang libéré de tout marquage, Gomes se saisit de l’aubaine et le sert au cœur de la défense. Emerson hérite de la balle et la rend à Jean-Bite, qui décale Weah sur le côté. D’un contrôle en pliene course mi-superbe mi-chanceux, Timothy élimine son défenseur avant de profiter du rebond de la balle pour lâcher une sacochasse que le gardien, perdu pour perdu, a dû se sentir soulagé de recevoir au fond des filets plutôt qu’en pleine gueule (0-4, 58e).
Plein d’une volonté défensive que l’on doit saluer, Paixão en vient à oublier son manque d’automatismes et se laisse aller à couvrir le hors-jeu, suite à un corner niçois. Ceux-ci en profitent pour servir Cho par-dessus notre défense, qui sauve l’honneur de la tête (1-4, 63e).
Avec encore une demi-heure à jouer, les Niçois veulent croire à une remontada, mais n’ont guère les moyens de leurs ambitions. On aurait toutefois été définitivement rassurés de voir Jean-Bite leur rabattre le couvercle sur la figure dès l’action suivante. Sur une énième contre-attaque, Weah le sert ainsi au second poteau, mais la tentative de piqué d’Aubameyang est intelligemment parée par un gardien resté sur ses appuis.
Ce n’est que partie remise : en tentant un petit pont sur O’Riley, Boga ne réussit qu’à perdre le ballon comme une merde et à voir notre nouvel entrant aussitôt lancer Aubameyang dans le dos de la défense. Jean-Bite accélère jusqu’à fixer défenseurs et gardiens, avant de servir Paixão une main dans le slip, histoire de lui montrer comment on gère un surnombre offensif (1-5, 74e).
Le feu d’artifice olympiene est complet, nous pouvons tranquillement laisser les supporters user de pyrotechnie, causant de manière très anecdotique un bref arrêt du match. Les joueurs Niçois sont enfin convoqués à un tribunal de tribune, tandis que nous rejoignons déjà les vestiaires déjà tournés vers des échéances autrement plus importantes, nous.
Les joueurs
De Lange (4/5) : Après son arrêt décisif du début de seconde période, on n’aura pas assez de De Lange pour le furer.
(et là c’est le drame, je me rends compte qu’en néerlandais le g se prononce « rh », comme dans « rhéné » ; et du coup ce gag est raté ; mais en même temps ça fait bizarre comme nom, « Jeffrey De Lanrrrrrhe », si ça se trouve on prononce vraiment « De Langue » ; bref, si un néerlandophone passe par là, il serait bien gentil de me sortir de ces affres ; déjà que je peux peut pas trop compter sur vous pour la vanne sur la chanson qui va avec O’Riley…)
Weah (4/5) : Eh bien il nous revient en pleine bourre le fiston. On devrait se blesser plus souvent, y a rien de tel pour recharger les batteries (ceci n’est pas un gag non plus, en vrai les joueurs n’ont plus guère que ces moments-là pour se reposer).
Pavard (4/5) : Voilà, Halloween est passé, maintenant on se tourne vers Noël.
Balerdi (3/5) : Plusieurs moment de fragilité, en première période notamment. Cela étant, si ce qu’on a vu est un « Balerdi niveau bas », on a quand même de quoi être rassurés.
Egan-Riley (76e) : Un quart d’heure sans encombre.
Emerson (3+/5) : Une sorte de Taichi Master avec du poil aux burnes : justesse, ancrage et puissance, mais sans se prendre la tête avec des fioritures du style « école de la grue millénaire de shaolin ».
Vermeeren (4-/5) : A la moindre de leurs tentatives d’attaques, les Niçois ont invariablement vu apparaître sa tronche bien décidée à leur pourrir la vie. Même s’il na pas pu empêcher toutes les occasions, cela facilite grandement le travail de la défense, d’avoir devant eux quelqu’un qui empêche les attaquants adverses d’arriver en pantoufles.
Kondogbia (4/5) : Un atelier spécifique « gérer les relances du gardien dans l’axe sous la pression », qui nous fait regretter que le voyage dans le temps ne soit pas encore au point, il aurait eu deux ou trois choses à apprendre à André-Frank Zambo-Anguissa en 2018.
O’Riley (70e) : Forcément, entrer quand tout va bien pour les garçons, ça facilite la tâche. Et en plus ça me permet enfin de trouver la chanson qui correspondait à ma note « vanne inédite à faire sur O’Riley et une chanson célèbre ».
Gomes (3/5) : Discret mais somme toute présent offensivement comme défensivement, on peut voir l’Agnel Goblet à moitié vide ou à moitié plein.
Nadir (70e) : Son malaise d’il y a quelques semaines ne semble plus être qu’un mauvais souvenir, et c’est bien le plus important.
Greenwood(honte à nous, 5/5) : La Promenade de l’Anglais (mais honte à nous tout de même).
Paixão (3+/5) : Entre son raté digne de la cour d’assises et sa couverture de hors-jeu sur le but niçois, le passif est conséquent. Mais bon, il y a un but, une activité incessante et le souci de participer défensivement. Et il a le sourire.
Maupay (89e) : Rhô, le troll. Fripons, va.
Aubameyang (5/5) : Être moins malin qu’un daron de 36 ans, ça n’a pas aidé les défenseurs mais ça s’explique. Mais en se montrant de surcroît moins puissants et moins rapides, ils n’avaient vraiment plus grand-chose pour eux, surtout face à un Jean-Bite de gala.
Vaz (76e) : Il veut bien marquer quand il entre en jeu, mais seulement si c’est important.
L’invité zoologique : Abdulay Juma Pumbah
Le phacochère est un animal réputé hargneux, ce qui rend méfiants les esprits fragiles. Mais dès qu’on ne plonge pas dans l’intox, on le prend pour ce qu’il est : un cochon d’allure ridicule et qui sent pas bon. Voici ses observations.
- Les autres : Un très bon pressing collectif et une volonté constante d’aller de l’avant… mais si c’est pour se montrer aussi naïfs, on se demande bien combien de temps les joueurs resterons motivés à faire autant d’efforts.
- Le classement : Nous reprenons la première place, même si le déplacement du PSG au Havre ne devrait guère leur poser de problème pour nous en déposséder. Derrière, le Lens-Strasbourg de ce samedi représente la meilleure chance d’assister à des dégâts.
- Coming next : Nous attendent avant Noël : Newcastle dès ce mardi, suivi de Toulouse, Lille, l’Union Saint-Gilloise et Monaco.
- Les réseaux : ton dromadaire blatère surFacebook et BlueSky. Rémy B. remporte le concours zoologique.
- PUBLICITE : Il est enfin revenu en vente : « LA PASTORALE ENGATSE – The ultimate crèche-fighting game », qui comme son nom l’indique est notre TCG de combat de santons de Provence. Rends-toi vite sur https://fr.ulule.com/la-pastorale-engatse—the-ultimate-creche-fighting-game/ pour offrir ou t’offrir un cadeau 100% provençal et 100% original.

Bises massilianales,
Blaah
Je ne parle pas la langue mais c’est presque comme langue, de Lang-œ.
Pas compris la vanne Agnel Goblet