OM-Athletic (0-1), La Canebière académie s’éteint

Aioli les sapiens,

Après le projet Bayern du Sud, le projet Dortmund, le projet Ta-mère ou je ne sais plus quoi encore, l’OM semble travailler à un nouveau projet Vegan : mourir en bonne santé, mais sans se priver d’emmerder le monde autour de soi.

L’équipe

Cabella est suspendu, Djé Djédjé et Mendy blessés, Batshuayi est mis sur le banc au profit de Fletcher. Comme le montre habilement l’animation ci-dessus, Nkoudou bénéficie d’un placement très libre derrière notre avant-centre.

Le match

L’OM propose d’emblée un blocquéquipe compact, que nous opposons au blocquéquipe non moins compact des Basques. Face à des Bilboètes – c’est bien comme cela que l’on dit ? – à côté de leurs pompes, l’OM développe quelques mouvements qui, à défaut de porter un réel danger dans la surface, se montrent très appréciables. La conservation de balle et les déplacements de Fletcher s’avèrent précieux, les pertes de balle d’Alessandrini un peu moins. Quant à la quasi-absence de centres aériens maintenant que l’OM dispose désormais d’un bon joueur de tête, nous la mettrons sur le compte de ce que l’on appelle les « mystères de Marseille », au même rang qu’Edmond Dantès ou la construction métropolitaine. Et je ne parle même pas du nombre corners tirés au premier poteau : plus inexplicable que ce phénomène, c’est la vie sexuelle de Valérie Boyer.

Pas inintéressant mais peu spectaculaire, l’affrontement relève de ces fameux matches « qui se jouent forcément sur des détails », tant les deux équipes se montrent prudentes, appliquées défensivement mais maladroites et empruntées offensivement. La première période se clôt sur une contre-attaque en or jordanayewisée dans les grandes largeurs par Iñaki Williams.

A la reprise, le match se montre toujours équilibré. L’OM parvient à combiner dans la surface adverse mais manque toujours d’audace, à l’image d’un Barrada se privant d’une reprise sans contrôle après avoir été servi en bonne position par Fletcher. Dans la foulée, c’est le vétéran Aduriz qui se charge de nous en donner, de l’audace : sur un dégagement du gardien, Extebarria bat Nkoulou pour remettre de la tête à son attaquant. Celui-ci, lâché par Romao, expédie sans contrôle une lourde de 25 mètres qui lobe Mandanda (0-1, 54e).

S’ensuit un instant de panique défensive voyant Bilbao nous porter le slipomètre au rouge, avant que l’OM ne change sa tactique. Michy prend la pointe, Fletcher se déplaçant autour de lui. Nkoudou passe à gauche, et Thauvin remplace Alessandrini pour vérifier si par hasard ce ne serait pas lui qui aurait la garde du cerveau footballistique ce soir dans le couple. Bref : notre 442 à plat est en place.

Un peu comme si l’on confiait une guitare à Philippe Croizon en constatant qu’il a du mal à jouer du piano, ce changement tactique ne produit pas de résultat bouleversant. Il nous arrive toujours de récupérer le ballon de belle manière, de construire des combinaisons aussi élégantes qu’inoffensives, et de finir chaque action en posant un étron à chaque approche de la surface adverse. Ce n’est qu’à la 84e minute que Thauvin démarre son match : bien servi par Diarra, le natif d’Orléans adresse un tir qui, à peine dévié par un défenseur, frôle l’extérieur du poteau.

Du fait de leur fatigue, de leur faiblesse technique et d’une imagination à faire passer Marc Lévy pour un maître du suspense, nous nous montrons incapables d’inquiéter davantage les Basques. Il nous faudra donc arracher chez eux une victoire qui semble bien improbable : eux peuvent encore monter leur niveau de jeu, alors que nous ne paraissions déjà au maximum de nos capacités.

Ou alors, on peut aussi faire confiance à notre entraîneur lorsqu’il affirme croire en nos chances de nous qualifier : si j’en juge par les citations que j’ai lues de sa conférence de presse, il suffirait que les joueurs se mettent enfin au niveau de son plan tactique infaillible pour que les victoires s’enchaînent. Imparable.

 

Les joueurs

Mandanda (3/5) : Une belle prestation d’ensemble marquée par une perforation-surprise. Prix Maria Schneider.

Nkoulou (3/5) : Efficace et élégant, il a pour seul tort d’être battu de la tête sur l’action du but.

Rolando (2/5) : Un peu moins efficace et certainement pas élégant, il a pour seul tort d’être violé plus d’une paire de fois sur les actions pas-du-but.

Isla (4-/5) : Tacle-Récupère-Remonte-Passe-Appelle-Centre-Redescend-Tacle-Récupère-Remonte-Passe, etc. Contrairement à ce qu’on écrivait plus haut, se montrer basique c’est parfois très bien, aussi.

Manquillo (2/5) : Non mais c’est certain, si ton mètre-étalon c’est De Ceglie, Manquillo a effectivement fait un bon match. Mais si j’en juge par mon carnet de notes mentionnant son nom à six reprises au paragraphe « élargissement d’anus », ça n’a pas été à proprement parler Roberto Carlos, non plus.

Romao (2+/5) : Un excellent début de match, aux promesses consumées plus vite qu’une chandelle en papier-cul. Chandelle qu’il a d’ailleurs tenue fort obligeamment à Aduriz pendant que celui-ci faisait son affaire à Steve.

Diarra (4/5) : On arrête de pinailler sur ses quelques erreurs de transmission ? On arrête de pinailler sur ses quelques erreurs de transmission.

Alessandrini (1/5) : Contre toute attente, les commentaires ont davantage mentionné son match de merde que sa teinture de cheveux dégueulasse. C’est dire son niveau ce soir.

Thauvin (60e, 1+/5) : Dire qu’à deux centimètres près Florian pouvait être le héros du match. Un beau destin de tête à claques.

Barrada (1+/5) : Il paraît qu’une étoile filante peut illuminer le ciel de millions de personnes sans être plus grosse qu’un pamplemousse. Abdelaziz a beau faire ses 75 kg, la seule surface qu’il pouvait illuminer ce soir, c’est la cabine téléphonique du boulevard Rabatau. Et encore, en lui collant un fumigène dans le cul.

Batshuayi (60e, 2/5) : Pas le genre de match à le sortir de la déprime.

Nkoudou (2/5) : Dans une position inédite, ses déplacements ont apporté de la variété. De la variété dans la médiocrité, mais de la variété tout de même.

Sarr (82e) : Sarr à rien.

Fletcher (3-/5) : L’activité : c’est bon. L’intelligence de jeu : c’est bon. Le réalisme offensif : on n’a pas eu des masses d’occasions de le voir à l’œuvre, et le peu qu’on a vu n’incitait guère à l’optimisme. L’entente avec Michy : vu qu’à l’entrée du Belge, Steven commençait déjà à être plus cramé que Michel Delpech au concert du nouvel an, on attendra de la revoir avant d’en juger.

 

L’invité zoologique : Aymeri Cloporte

Le cloporte, ce genre de bestiole qui se replie en boule sur elle-même, en mettant un point d’honneur à rappeler qu’elle n’est pas comme les autres insectes, qu’elle n’est d’ailleurs pas un insecte, qu’elle n’a rien à voir avec eux et qu’elle ne rampera jamais de concert avec nous quoi qu’en disent les apparences. Il paraît que l’on nomme cela de la fierté. Bref, si le cloporte n’est pas plus moche qu’autre chose, c’est en revanche un bien beau casse-couilles, et par conséquent l’invité approprié pour narrer ce match.

  • Les autres : Solides et organisés, mais aussi sacrément empotés ce soir. S’ils veulent nous reproduire ça au retour, coup de génie de la 54e excepté, nous sommes preneurs.
  • L’archive Barrada : On trouve parfois des perles, en creusant dans l’Internet.
  • La page abonnement: Pour que vive l’Alterfoot cananal historique.
  • Les réseaux : ton dromadaire préféré blatère sur Facebook (attention, nouveau compte), et sur Twitter. Gagnant de l’épreuve du jour, Didier A. livre une lutte acharnée à Padls (et son Iker Munhyène) dans le concours zoologique.

 Redécouvrons au ralenti l’attentat capillaire de ce soir. Des images terribles.

Blaah.

L'ancien

6 commentaires

  1. Je te trouve bien sympathique avec les marseillais.
    On n’a pas vu de jeu, le seul qui fait quelque chose c’est Lass. Tout le reste (Fletcher et N’Koudou exceptés) ça fait pas une passe potable ni un bon coup de rein.
    Y’a pas de profondeur, ça joue à deux à l’heure et une fois menés, on n’a pas vu de rébellion. Même l’engagement n’était pas au niveau.
    Manquillo s’est fait violé par Willimas toute la deuxième mi-temps.
    Isla était naze toute le première.
    Barrada et Alessandrini ont perdu tous les ballons

    Vu de Jean Bouin, ça faisait vraiment très peur

  2. Ces notes c’est carrément n’importe quoi : Diarra c’était 4+/5 tout simplement. Les autres notes ça va par contre.

  3. Avec cet attentat capillaire, Alessandrini n’a même plus besoin du ballon pour passer pour un con. Le summum du mauvais goût, ne manque plus que la queue de rat.
    Diarra a bien du courage de ne rien lâcher lorsqu’on voit les branques qui l’entourent. Entre les dépressifs et les incompétents, cette équipe fait vraiment peine à voir.
    Le tout commenté par le duo Balbir Ferreri d’un coté et Baup Tartempion de l’autre, mes oreilles et mes yeux ont saigné toute la soirée.

  4. J’en ai marre de voir la peur dans les yeux de Barrada chaque fois qu’il touche le ballon.

    Il nous faut um esprit plus homogènement combatif, pasque là… c’est pas en maculant notre immaculé maillot qu’on passera!

  5. En gros, l’Europe c’est pas pour Marseille… Et le coeff UEFA bordel?!!!

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