OM-Guingamp (0-0), La Canebière académie se vide

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La joie est à son paroxysme.

Aioli les sapiens,

Alors que les nouvelles de merde s’accumulent, nous te proposons de retrouver un rayon de soleil dans ta morne vie. Comment faire ? Eh bien tout simplement couper ton ordinateur et sortir. Car si tu tiens réellement à revenir sur la purge d’hier soir, nous déclinerons toute responsabilité quant aux pulsions suicidaires qui pourraient survenir à la lecture des lignes suivantes.

 

L’équipe

Nkoudou revient de blessure, Rolando supplée Rekik suspendu pour deux matches après sa fantaisie normande. Mendy, Cabella, Dja Djédjé, De Ceglie, Sarr et Alessandrini sont blessés, ce qui amène les jeunes Rabillard, Porsan-Clémente, Dacosta et Lopez à intégrer le groupe.

 

Le match

Les six premières minutes autorisent tous les espoirs : la combinaison d’un pressing intense et d’une défense adverse dépassée présente toutes les caractéristiques d’une correction en bonne et due forme, pour peu que les événements s’enchaînent avec bonheur.

Six minutes de séduction pour 84 minutes de désillusion : le reste du match se charge d’enterrer notre naïveté plus vite et plus salement que l’espoir pendant un quinquennat socialiste. Douzième minute, l’OM passe tout près du penalty pour une charge litigieuse d’Isla sur Briand. 33e minute, la sérieuse blessure d’Ocampos ne nous laisse même plus croire au potentiel comique de la rencontre.

Guingamp ne tente rien, se montre fébrile en défense, et pourtant nous ne pressons pas les Bretons plus haut que la ligne médiane. Quant à construire du jeu sur attaque placée, nous dirons pudiquement que Barrada a éprouvé plus de difficultés à trouver Michy que Sean Penn à rencontrer El Chapo.

La majeure partie de cette première période se déroule sans grand emballement, à l’exception finale d’une percée de Manquillo sauvée in extremis par une parade réflexo-chattesque de Rémy Verc… de Jonas Lössl, pardon.

Sur le même modèle, la seconde période débute avec un peu plus d’allant offensif de la part de nos joueurs. Sans doute menacé à la pause d’une bite au cirage s’il continuait ses combinaisons de merde sur corner, Barrada se décide à tirer les coups de pieds arrêtés normalement – je n’ai pas dit « bien », mais sachons nous contenter de réussites modestes. Un coup de pied de coin permet à Rolando de manger le ballon sur la tête des Guingampais, mais le coup de boule du Portugais ne trouve que la barre. Nous jouons alors la 48e minute et, si nous ne le savons pas encore, ce match est déjà mort.

[NDLR : pour illustrer la notion de « joie de vivre » en ce dimanche 10 janvier, nous avons laissé l’auteur choisir entre une photo du match et cette image]

Absence de pressing, absence de combinaisons, absence de dépassement des postes – Romao excepté, ce qui lui vaut en toute logique une sortie à 20 minutes de la fin – centres dans les bras du gardien, partie de cache-cache entre Barrada et Michy : tout est réuni pour plonger les spectateurs dans le désespoir le plus profond, à l’exception des faux-culs de Canal Plus qui préfèrent y voir l’occasion d’un somptueux retournement de veste sur Bielsa, qui « au moins proposait du spectacle ». Trompettes.

Les Bretons, de leur côté, regardent passer la rencontre avec la placidité d’une vache sacrée, se reposant sur l’entrée en jeu d’Erding à la 74e pour nous infliger un fist annoncé à des kilomètres. Contre toute attente, si les dernières minutes ne valent en effet que par les contre-attaques guingampaises, celles-ci sont trop mal négociées cependant pour leur offrir autre chose que le 0-0 merdique qu’ils étaient venus quérir.

 

[NDLR : pour illustrer la notion de « dignité » en ce dimanche 10 janvier, nous avons laissé l’auteur choisir entre une photo du match et cette image]

 

Les joueurs

Mandanda (3+/5) : A parfaitement exécuté le peu qu’il a eu à faire. C’est sans doute peu de choses, mais il a peut-être sauvé le portail de la Commanderie.

Nkoulou (3/5) : Sobre, sérieux… chiant, en somme, mais cela tombe bien, ce n’est pas dans son secteur que l’on attendait de la fantaisie.

Rolando (3+/5) : A failli remporter le trophée Shrek du sauveur le plus improbable. Deux fautes l’amenant à la limite de l’expulsion en fin de match ternissent une performance plus que solide.

Isla (2-/5) : De très bonnes premières minutes jusqu’à une intervention slipométrique en pleine surface. A passé le reste du temps à peaufiner son cosplay, très perfectible à notre avis : on n’a pas bien su s’il tentait d’incarner Anne Frank ou bien Xavier Dupont de Ligonnès.

Manquillo (2+/5) : Un éclair en fin de première période, assimilable à une érection-surprise chez un octogénaire : ça fait plaisir mais on n’a pas le temps d’en profiter, et on ne sait pas si ça se reproduira.

Romao (3+/5) : Diarra entravé dans ses mouvements, Alaixys a pris l’initiative de se projeter vers l’avant en plus de son très bon travail de récupération. Sa qualité technique étant ce qu’elle est, tout n’a pas été concluant, mais nous saluons la prise de responsabilités.

Nous aurons au moins vu ceci une fois dans notre vie.

Rabillard (72e) : Pour sa première dans un contexte difficile, ce jeune n’a pas été le plus dégueulasse de nos joueurs, notamment en se trouvant mieux placé que Michy à plusieurs reprises dans la surface adverse.

Diarra (3/5) : La liberté de Romao en témoigne en creux : les adversaires ont très peu lâché le slip de Lassana. Gêné dans ses mouvements, il s’est vengé en humiliant quelques Guingampais par des récupérations autoritaires.

Ocampos (NN) : Est-ce qu’il mérite seulement ce qui lui arrive en ce moment ? Avant de répondre, rappelez-vous bien que Jean-Michel Larqué est toujours vivant.

Zambo Anguissa (35e, 1/5) : Il serait malhonnête de nier la bonne volonté du garçon, de lui faire endosser des responsabilités qui ne lui incombent pas, sans garder à l’esprit la pénurie de remplaçants ni reconnaître les difficultés de Lucas Silva en ce moment. C’est pourquoi nous ne l’assassinerons pas ici, et préfèrerons reporter nos insultes sur ce putain d’entraîneur qui ne trouve rien de mieux que de faire entrer en jeu cette brêle à la 35e minute alors que l’on affronte la pire défense du championnat.

Barrada (1+/5) : We can be heroes, mais pas ce soir, j’ai mes règles.

Porsan-Clémente (92e) : rien à signaler.

Nkoudou (1+/5) : Pousse Martins Pereira à une faute grossière à 11 minutes de la fin seulement, alors que le défenseur ne demandait qu’à se faire violer tout le match durant : un symbole de l’OM ce soir.

Batshuayi (1-/5) : Michy stardust (et les viers marins de Mars).

Regarder de l’avant, regarder de l’avant… Pour le moment, il se regarde surtout la bite, en l’occurrence.

 

L’invité zoologique : Jonas LaSole

Plat, plat, plat, cet En-Avant Guingamp a le relief d’une poitrine prépubère, ce qui explique aisément que Gwen Tagrenmer en soit l’académicien. Moche de surcroît, ce poisson est bien l’invité approprié pour te raconter ce match contre des Bretons qui, s’ils veulent se maintenir, feraient mieux de mettre le turbot. Ha ha.

  • Les autres : Constatant le délabrement de son effectif, Jocelyn Gourvennec sacrifie son ambition sur l’autel du « blocquéquipe ». Un de plus…
  • Le classement : Onzièmes, un fonds de jeu oscillant entre analité et manque d’ambition, des supporters muets par cause conjointe de déprime et de menaces de dissolution, un stade bientôt appelé à la prostitution mercantile autant qu’à la vidange du public… Faute d’espoir venant de l’axe orléano-suisse, on se prend à rêver que les Qataris, constatant la déchéance de la Ligue 1, appuient l’investissement dans d’autres clubs pour éviter la dévalorisation de leur produit. Devenir le monstre de Frankenstein des Qataris comme le PSG version Canal+ le fut pour Bernard Tapie, voilà le type d’espoir auquel nous en sommes réduits.
  • Les transferts : Toujours rien d’officiel, y compris sur un éventuel échange Michel-Tejeda. Mais restons patients, nous sommes si bien ensemble.
  • L’avis d’en face : l’académie de Gwen Tagrenmer est ici. A ouvrir en présence des enfants ou des collègues de travail, comme d’habitude.
  • L’hommage : Bel hommage du public, et plus largement de nombreux Ultras en Europe, à Christine Valette. Le football restera noble tant qu’y existeront ce genre de personnalités.
  • La page abonnement: Pour que vive l’Alterfoot cananal historique.
  • Les réseaux : ton dromadaire préféré blatère sur Facebook (attention, nouveau compte), et sur Twitter. George Cloonesque remporte le concours zoologique.

 

Bises massilianales,

Blaah.

7 thoughts on “OM-Guingamp (0-0), La Canebière académie se vide

  1. Une petite coquille dans les notes, c’est bien Rolando qui jouait et non Rekik.
    Certes, c’est pas comme si ça aurait changé quoi que ce soit…

    Vas-tu tenir jusqu’à la fin de la saison ? Parce-qu’en plus, on est encore en course dans toutes les coupes ! ( et l’avantage des coupes, c’est qu’on peut les gagner sans mettre aucun but )

  2. Dégoûté par ces mastres.
    Tellement vrai que les virages sont totalement anesthésies.
    Triste !

  3. Me trouvant piégé dans l’attente d’une gonzesse incapable de lire l’heure sur un de leur Iphone de dernière génération de mes deux, j’ai pris sur moi de prendre une bière dans un pub hors de prix et puant a la pisse du côté de ce trou à bourges de Grands Boulevards. Je pensais que rien ne pouvais être pire, et là, je suis tombé sur les vingt dernière minutes de votre première période. Merde. Y a plus qu’une intervention de Poutine pour vous éviter de sombrer.

  4. We can be heroes, just for one day.
    Viendra un jour où ton résumé me fera regretter de ne pas avoir regardé le match de la veille. Peut-être. Ou pas.

  5. Excusez moi m’sieurs-dames, mais Johnny, avec sa hanche en plastique, son genou en titane et son hygiène de vie lavezienne, il a signé à l’OM ou pas?

  6. Un échange Tejeda-Michel ? Toi tu es le genre de gars qui entubait tout le monde à la récré avec des échanges de billes oeil de tigre en papier mâché. Mais bien tenté.

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