OM-Montpellier (1-1, 5-4 t.a.b), La Canebière académie commémore

Que de chemin parcouru.

Aïoli les sapiens,

Il y a un an, le 30 janvier 2021, ce qui se présentait comme un simple match OM-Rennes devait finalement aboutir à la Révolution des Cyprès. Nous laissons toute de suite la parole à notre historien maison, François Furé :

[Je m’en cague de l’histoire, je veux qu’on parle tout de suite du match et je clique donc ici].

« S’il ne faut pas accorder une importance démesurée dans la riche et longue histoire du club, je crois que la Révolution des Cyprès mérite tout de même d’être qualifiée de moment fondateur, au moins dans la période contemporaine. Comme tous les clubs de l’élite, l’OM est traversé par des contradictions entre son identité profonde et les exigences du sport-business moderne. En cet hiver 2020-2021, jamais ces deux éléments n’ont paru aussi inconciliables, incarnés l’un par des supporters de plus en plus mécontents, l’autre par un Jacques-Henri Eyraud au profil assumé de techno-entrepreneur. Comme souvent, une période de mauvais résultats fait éclater la crise qui fermentait.

Ainsi, en ce 30 janvier, une manifestation de supporters est organisée pour protester contre les échecs et l’absence de spectacle offerts par l’équipe d’André Villas-Boas. Cependant, les mots d’ordre débordent également vers la personne de Jacques-Henri Eyraud, sa gestion désincarnée et sa personnalité jugée hautaine, prétentieuse, bref un archétype de la notion très répandue en Histoire de « parfait trou du cul suicidaire« .

Cette manifestation dégénère, donc, et les caméras capturent l’image emblématique des cyprès de la Commanderie enflammés par les jets de fumigènes. Cependant, la valeur historique l’événement tient avant tout à ses suites. La communication du président et de l’actionnaire principal s’avère de plus en plus désastreuse : le premier dresse un parallèle honteux avec les émeutes récentes de l’extrême-droite trumpiste à Washington, tandis que le second oppose sa gestion présentée irréprochable à « l’OM du chaos et des magouilles ». Surtout, ces « gros mastres » (si vous me pardonnez encore cet usage du jargon historique) n’ont pas saisi le sens du vent soufflant alors à Marseille : de la part de la classe politique locale, notamment celle au pouvoir, les condamnations des violences sont purement formelles et ne prennent même pas la peine de dissimuler le discours sous-jacent, largement partagé en ville : Jacques-Henri Eyraud est très largement considéré comme le fossoyeur de l’Olympique de Marseille.

« L’OM ne tient pas dans un club de foot », rappelle dans la Provence une tribune associant intellectuels (ses auteurs Médéric Gasquet-Cyrus et Arnaud Maïsetti, Michel Péraldi, Ludovic Lestrelin…), anciens sportifs (Manuel Amoros, Marcel Dib, Médéric Gasquet-Cyrus, Joël Cantona, …), artistes (Henri-Frédéric Blanc, le Massilia Sound System, Médéric Gasquet-Cyrus, Keny Arkana…), ainsi que la fine fleur de l’humour français (Titoff, Patrick Bosso, Blaah, Médéric Gasquet-Cyrus…). Elle témoigne de la mobilisation d’une ville pour ce qui est perçu comme la sauvegarde du club devant incarner ses valeurs : culture populaire, sens du désordre, transmission de l’histoire et (surtout ?), rassemblement des Marseillais par-delà leurs origines. Franc McCourt, et surtout son exécutant Jacques-Henri Eyraud, sont accusés de nier ces valeurs, voire de les combattre, par exemple en se vantant d’éviter le recrutement de personnes ayant une affinité émotionnelle avec le club (les fameux « fan in a suit »).

Le président olympien s’enferre. Le 2 février, l’entraîneur Villas-Boas annonce avec fracas sa démission, dont il prend pour raison (prétexte ?) non les événements de la Commanderie, mais les mouvements de joueurs décidés sans consultation (départ de Radonjic et arrivée incongrue d’Olivier Ntcham). Ne demandant qu’à partir sans faire plus de vagues, l’entraîneur démissionnaire est pourtant mis à pied. Le 7 février, et alors que huit supporters dorment aux Baumettes, JHE interdit aux MTP d’installer un tifo-hommage aux membres du groupe décédés. L’ambiance s’allège cependant entre supporters et joueurs avec une franche et respectueuse discussion, même si sur le plan sportif une triste défaite contre le PSG ne permet pas de parler de remobilisation.

Le 15 février, Jacques-Henri Eyraud et le directeur général Hugues Ouvrard creusent encore en lançant la grande initiative de concertation en ligne « Agora OM » : la teneur des questions montrent qu’il s’agit avant tout d’opposer les « mauvais » supporters, revendicatifs et démonstratifs, au « vrai » public familial, apaisé et surtout consommateur. Dans le même temps, une volée de mises en demeure sont adressées aux groupes constitués, d’autant plus ineptes que ces courriers ne précisent pas exactement de quoi ces groupes sont mis en demeure.

L’Agora OM, pour l’Histoire.

Toutes proportions gardées, l’Agora OM représente la fuite à Varennes de Jacques-Henri Eyraud. Ce qui est perçu comme une provocation se traduit par des appels au boycott, non seulement de l’initiative, mais aussi de tout ce qui touche au club sur les réseaux sociaux, voire de ses sponsors. JHE et sa Marie-Antoinette, Hugues Ouvrard, sont définitivement perçus comme – autre concept scientifique – des « conos », ce qui implique en corollaire un processus de déconolisation désormais inévitable.

Les têtes finissent par tomber un peu moins d’un mois après les événements, quand le 27 février l’actionnaire annonce l’éloignement de Jacques-Henri Eyraud (suivi le 12 mars par Hugues Ouvrard). La communication de Frank McCourt traduit un revirement intégral et donc suspect, mais un nouvel OM se dessine : Pablo Longoria prend la présidence du club, les mises en demeure et l’Agora OM sont mises sous le tapis. Sur le plan sportif, l’arrivée de Jorge Sampaoli est annoncée le 26 février. L’intérim de Nasser Larguet (directeur du centre de formation) s’achève par une élimination catastrophique chez les amateurs de Canet-en-Roussillon. La boucle est bouclée le 10 mars, avec la tenue du match contre Rennes reporté après les premiers événements.

Un an plus tard, le rétablissement sportif du club est encore incertain même si, à la mi-saison, le club conserve en vue tant bien que mal ses objectifs (haut du classement, enjeux européens – certes revus à la baisse, et Coupe de France toujours accessible). S’il advient finalement que l’OM ait à fêter un trophée cette saison, il faudra ainsi retenir le rôle dans ce succès de la Révolution des Cyprès – et accessoirement de ceux qui l’ont payé de quelques mois de prison. A l’inverse, si l’année s’achève en capilotade, on pourra néanmoins conserver le souvenir de ce mois pendant lequel Marseille s’est plus que jamais montrée marseillaise. »


Remercions François Furé pour ce rappel historique et souhaitons, comme lui, que ces événements trouvent dès cette saison un épilogue glorieux. Pour cela, le plus court chemin reste encore de gagner les quatre matchs qui nous séparent de la tribune d’honneur du Stade de France et de la remise du trophée par le tout nouveau président de la République Philippe Poutou. Or, hasard du calendrier (paf, la transition habile, tavu ?), nous recevions justement Montpellier ce soir pour le compte des huitièmes de finale.


Les Longorious Basterds

Lopez
Lirola (Bakambu, 54e) – Saliba – Caleta-Car – Luan Peres
Rongier – Kamara – Guendouzi
Ünder– Payet – Luis Henrique (Milik, 54e)

Il est d’usage que le gardien remplaçant dispute les matchs de coupe. Manque de pot pour Mandanda, il est aussi d’usage chez Sampaoli d’aligner un gardien qui soit capable de jouer en premier relanceur dans le rond central et, si nécessaire, d’arrêter des tirs au but.

Hormis Gerson absent pour cause de calendrier à la zob le retenant en équipe nationale, hormis également Dieng et Gueye partis à la CAN éprouver le jeu flamboyant d’Aliou Cissé dit « le Villas-Boas africain », Jorge a le choix d’aligner la grosse équipe, et ne s’en prive pas. Le schéma sans avant-centre et donc sans Milik reste privilégié, tandis que Rongier compense l’absence de Gerson et voit revenir Lirola sur l’aile droite. À l’attaque côté gauche, Luis Henrique est préféré à De La Fuente et Bakambu. Suspendu pour accumulation de cartons jaunes, Sampaoli laisse son adjoint Jorge Desio piloter l’ensemble depuis le banc.


Le match

Montpellier se voit privé de quatre joueurs, et pas les plus manches : Savanier, Ferri et Mavididi sont suspendus, tandis que Valère Germain est blessé. Soulagement pour nous, tant le doublé de Valère contre nous en Coupe de France était annoncé dès son départ de chez nous.

Sur la lancée du match contre Lens, l’OM cesse de privilégier la possession de balle pour passer à la spoliation pure et simple. Un enroulé d’Ünder sorti par le gardien distille l’espoir fou de marquer un jour en début de match, mais les mauvaises habitudes perdurent : notre conservation de balle produit peu d’occasions. Il est vrai qu’en l’absence de Milik et sans les projections de Gerson, la surface adverse paraît quelque peu désertée, offrant le spectacle déchirant de Luis Henrique ou Luan Peres en position de débordement, levant la tête avant de ne voir dégun et de remettre le ballon en retrait en disant « eh, merde… ». Cependant, l’agressivité de l’OM au pressing est appréciable, au point qu’on en viendrait presque à suggérer aux nôtres d’adopter la tactique du gegencentre. De la même manière que le gegendribble de Lucas Ocampos consistait à foncer dans le défenseur, perdre le ballon et lui re-foncer dedans pour le récupérer, un bon gegencentre consisterait à envoyer la balle dans la surface non pour qu’elle y trouve un attaquant, puisqu’il n’y en a pas, mais juste pour y mettre le oai avec une forte probabilité de nous goinfrer sur les seconds ballons (NB : pour les passionnés de tactique les extraits de ma soutenance au BEPF sont disponibles en ligne – je ne l’ai pas eu).

Bien que les situations de tirs ne s’accumulent pas, Montpellier reste suffisamment réduit à l’impuissance pour que nous demeurions confiants. Payet se procure ainsi un coup-franc, qu’il envoie sur la transversale, avant de conclure un bel échange de Luis Henrique par une frappe indigne de son talent. Surtout, nous offrons une magnifique démonstration de ce que le foutage de oai hasardeux peut apporter, quand nous harcelons les défenseurs Montpelliérains après avoir perdu la balle dans leur surface. Mollet craque ainsi face à Luan Peres, qui donne aussi tôt à Guendouzi en bonne position ; dans la mesure où Matteo montre pour une fois la remarquable lucidité d’effacer Sakho pour se présenter seul devant le gardien, on se dit alors que cette fois ça y est, enfin. Mais non, à l’image de Richard Gasquet menant 2 manches à zéro et triple break devant le n°1 mondial, notre milieu se foire sur la balle de match et voit son faible plat du pied paré par Bertaud.

La mi-temps survient donc sur cette impression mitigée que l’on ne connaît que trop bien : l’OM domine outrageusement mais, d’une part, n’ose pas percuter davantage la défense adverse quitte à perdre plus la balle, et d’autre part se montre imprécis sur les quelques occasions qu’il se procure. Juste après la pause et alors que Montpellier tente enfin de se montrer menaçant, les entrées de Bakambu et Milik affichent des intentions de jeu un peu plus directes.

Signe de cette pression accrue, Montpellier subit davantage de corners que Nicolas Sarkozy n’a d’affaires judiciaires au cul. Nos sanctions se montrent cependant moins sévères envers Montpellier que celles de la justice envers l’ancien président, ce qui est un peu la honte tout de même. L’un de ces corners aboutit toutefois à une occasion quand, mal renvoyé, le ballon et contrôlé et repris par Ünder, forçant le gardien à une jolie RAIE.

Eurosport se fend alors de cinq minutes d’écran noir, pour bien rappeler aux quatre pigeons abonnés à cette chaîne la bonne idée qu’ils ont eue d’y consacrer de l’argent (ce qui n’est pas notre cas, on avait déjà assez roucoulé avec Téléfoot). L’image revient à temps pour voir Payet voir son tir repoussé par le gardien, et être repris en angle fermé par Ünder sur le poteau.

Plus question d’incriminer le jeu collectif cette fois-ci, les actions sont bel et bien là, notre domination s’accompagnant de tentatives de percussion individuelles certes désordonnées, mais intéressantes. Ainsi, quand Guendouzi s’infiltre dans la surface, l’interception de sa passe pour Ünder n’est pas un problème : elle marque au contraire le signal du lâcher de chiens sur les défenseurs qui, sous la pression de Mattéo, Cengiz et Cédric, ne peuvent que repousser la balle sur Milik. On n’est pas certains qu’il ne s’agisse pas alors du premier ballon touché par Arkadiusz, toujours est-il que le Polonais rappelle son statut de buteur en enchaînant contrôle et frappe une main dans le slip (1-0, 74e).

C’est alors que l’équipe tombe dans le seul piège qu’il fallait éviter : le relâchement de gros benêts. En l’espèce, c’est surtout Duje qui se cague comme un grand sur un long ballon pourtant tout pourri. Surpris de se faire secouer au duel par Wahi, Caleta-Car est mis hors de position à la fois pour jouer le ballon de la tête et suivre Makouana parti dans son dos. Le jeune montpelliérain a en effet senti le coup, et devance la sortie de Lopez du bout du pied (1-1, 80e).

C’est-à-dire que là, vous êtes lourds.


L’OM se démène pour éviter une séance de tirs au but qui, eu égard à la réussite comparée des deux équipes, pue sérieusement du maffre. Ünder tente de rééditer sa spécialité repiquage-frappe, sans une nouvelle fois trouver le cadre. Pire, alors qu’il est idéalement lancé dans l’espace par Payet, Cengiz se transforme en réincarnation de Clinton Njie pour revenir sur son bon pied, perdre l’avance qu’il avait sur le défenseur, re-dribbler celui-ci et tirer en fin de course dans un angle bien bouché par le gardien. La fin de rencontre est marquée par une succession de tirs de loin foireux, et de corners improductifs, avant que nous ne soyons conviés aux tirs au but comme on est emmenés à l’abattoir.

En tout cas, tel est le sentiment des supporters en voyant Rongier s’avancer en premier tireur, persuadés que nous sommes de recevoir dans quelques minutes la traditionnelle claque bien douloureuse de janvier. Et c’est alors que, contre toute attente, même avec Rongier et Guendouzi dans les cinq tireurs, les Olympiens manifestent un sang-froid remarquable pour n’adresser que des frappes imparables ou presque. Rongier : sacoche au milieu ; Milik : lucarne ; Ünder : la même ; Mattéo : à mi-hauteur, mais assez fort et placé pour que le gardien ne puisse que frôler le ballon ; Payet, face à son magnifique tifo « The King » : plat du pied sous la barre en toute décontraction. Dans de telles conditions, il suffit à Lopez de parer (très joliment) le deuxième tir de Ristic à ras de terre pour assurer la qualification et nous plonger dans des abîmes d’interrogation.

En effet, putain de bordel de merde, vous avez assez de lucidité et de sang-froid pour effectuer des relances courtes immaculées sous le pressing adverse, et pour maîtriser de A à Z une séance de tirs au but qui s’annonçait comme un psychodrame : comment se fait-il que vous éprouviez des paniques de pucelle au moment de convertir une occasion de but ? On ne saurait que trop conseiller au préparateur mental olympien d’enfermer les joueurs une demi-journée devant les images de ces tirs au but, avec les yeux écarquillés façon Orange Mécanique, pour qu’une fois pour toutes s’inscrivent dans leur cerveau la certitude qu’ils sont capable de faire les choses correctement et sereinement (NB : pour les passionnés de préparation mentale, les extraits de ma soutenance de master en psychologie du sport sont disponibles en ligne – je ne l’ai pas eu non plus).


Les joueurs

Lopez (4/5) : Toujours une sécurité totale dans le jeu au pied, et l’arrêt qui va bien pour valider notre bonne séance de tirs au but. Petit bémol sur sa sortie un poil tardive pour empêcher l’égalisation, mais s’il l’avait réussie il aurait été le héros du temps réglementaire au lieu d’être celui des tirs au but alors donc bref, ne pinaillons pas.

Lirola (2/5) : Un match en forme de nouvelle candidature de gauche : ça crée peu de différences et on n’en profite guère collectivement. À sa sortie, Rongier a d’ailleurs repris son double poste de milieutéral sans montrer moins de rendement.

Bakambu (54e, 2/5) : Hormis le fait notable d’avoir foutu le bordel dans la surface pour provoquer l’ouverture du score, Cédric n’a guère été plus en réussite que Luis Henrique.

Saliba (4/5) : Il a dégusté les Montpelliérains avec des fèves au beurre et un excellent chianti. Petit bémol, parce qu’on se sent d’humeur musicale, en le voyant laisser partir Makouana pour l’égalisation. À sa décharge, personne ne pouvait s’attendre à voir l’ours des Balkans se faire bouger à l’épaule par un prépubère de 60 kilogrammes.

Caleta-Car (2+/5) : Mauvais lecteur, Duje n’a pas compris que l’ogre ne doit en aucun cas faire la sieste avant la fin du conte, sous peine de se voir châtié par des petits futés qu’il engloutit pourtant par kilos en temps normal.

Luan Peres (4/5) : Luan Peres c’est comme le fascisme ou le cancer, si tu n’arrives pas à le faire reculer, tu le retrouves en train de t’attaquer dans ta propre maison et tu peux plus t’en sortir. Sauf que Luan Peres est beau et qu’il sent bon, lui.

Rongier (3+/5) : Participe à la confiscation de la balle sans trouver beaucoup d’autres solutions offensives que ses tirs dans le paquet. En revanche, avec le ballon posé et le temps de s’appliquer, le tir au but était parfait, ce qui lève déjà un premier doute sur sa capacité de frappe.

Kamara (3+/5) : Une activité impressionnante (moyennant comme tout le monde quelques mauvais choix dans le dernier geste. C’est d’ailleurs un peu agaçant dans sa situation contractuelle : tu as l’impression de voir ton ex-compagne se maquiller pour quelqu’un d’autre dans ta propre salle de bains.

Guendouzi (3+/5) : Malgré un talent footballistique certain, en termes de résultat les errements de Mattéo face au but vont finir par nous coûter aussi cher que les contrôles du genou de Zambo Anguissa à vingt mètres de son but. Espérons qu’il se base sur son beau tir au but pour commencer à résoudre ce vilain paradoxe.

Ünder (2+/5) : Plusieurs fois mis en échec sans rien avoir à faire d’autre que saluer le gardien adverse, Cengiz a vu en revanche d’autres occasions salopées par personne d’autre que lui-même. On pense notamment à cet ultime face-à-face, le même qui voyait Radonjic se faire proposer un internement d’urgence à Édouard Toulouze.

Luis Henrique (2/5) : Dommage, donc, qu’il ait aussi peur de tenter puisque finalement, le but était moins de réussir des gestes propres que de mettre la défense montpelliéraine en panique par n’importe quel moyen.

Milik (54e, 4/5) : Quasi-invisible, sauf au moment de convertir sa seule occasion puis de mettre une sacoche en lucarne pour les tirs au but. Il va en falloir plus pour qu’on exulte, mais quand un buteur bute, on dit chut.

Payet (3+/5) : La réussite l’a fui plus sûrement que l’espoir n’a déserté les Girondins de Bordeaux (la preuve, c’est qu’on fait ce genre de vannes sur eux au lieu de la faire sur Nancy). On a eu droit à du poteau, du gardien, du tir de peu hors-cadre (et un authentiquement foireux), des corners pas terribles et une passe parfaite mais qu’Ünder a croquée comme un salopiot. Le Roi du Volcan Rayonnant – comme quoi on a quand même fait du chemin niveau surnom depuis le Rougail Toxique de l’an dernier – a cependant clos le match du tir victorieux, comme un symbole d’espoir que son passage chez nous ne se résume pas au mot « presque ».


L’invité zoologique : Léo Leroytelet

Petit zoziau mignon que l’on croque en une bouchée, le roitelet n’a d’autre intérêt que de servir de victime facile. Voici ses observations.

– Les autres : On se demande ce qu’aurait donné une équipe en pleine possession de ses moyens, toujours est-il que ce Montpellier-là s’est fait désosser dans tous les secteurs du jeu, ayant juste fait preuve d’assez de malice pour prolonger sa survie de quelques minutes.

Coming next : Le match en retard à Lyon est programmé dès ce mardi, un délai certes court mais après tout, tout est de notre faute, on n’avait qu’à pas se recevoir de bouteilles sur la tête. Après ce match dont on espère qu’il sera heureux sur la pelouse et digne en dehors, c’est une période a priori (mention à insérer en gras triple souligné) plus facile qui nous sera proposée, avec des rencontres contre Metz, Qarabag, Clermont puis Troyes.

– Les réseaux : ton dromadaire préféré blatère sur Facebook, sur Instagram et sur Twitter. Diego Aioli remporte le concours zoologique.


Bises massilianales,

Blaah.

3 thoughts on “OM-Montpellier (1-1, 5-4 t.a.b), La Canebière académie commémore

  1. Ben vu que vous étiez d’humeur musicale pour la note de Saliba, j’ai cherché le jeu de mot au-delà de bémol et j’ai « Ok Makouana, Makouana, il danse… (je ne connais pas la suite) dans la tête maintenant, je ne vous remercie pas !!

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