Bordeaux-Lyon (1-2) : La Scapulaire Académie en Colère


« Audaces fortuna juvat »
La fortune sourit à ceux qui osent
Petit rappel visiblement nécessaire pour King Street, les joueurs et le staff…

C’est la soupe à la grimace. Les Bordelais accueillent des Lyonnais qui, sans leurs défaites, seraient logiquement invaincus. Bienvenue dans le « Depressivo ».  Le match s’annonce tendu. Les observateurs se bousculent en tribune. Ils ne se rendent pas encore compte du traumatisme qu’ils vont bientôt subir. Il faudra penser à installer une cellule de crise à la sortie du stade la prochaine fois.

Les Lyonnais seront accompagnés de leur douzième homme habituel, Clément Turpin.

  • Garcia assume ses choix, il laisse Depay, Reine Adelaide et Caveglia à Lyon.
  • Coté Bordelais, Sousa choisit de titulariser Basic et Briand, probablement pour surprendre les nombreux observateurs. On laisse aussi les bonnes intentions et la dignité au vestiaire. C’est con, ça aurait pu servir.

Le Match

Le début du match est entièrement à l’avantage des Lyonnais (bon, ça ne se limitera pas au début du match mais on ne va pas vous casser l’intrigue tout de suite). Les Rhodaniens dominent donc outrageusement des bordelais bien trop timides. Les Girondins ne parviennent pas à enchainer trois passes consécutives. Et quand ils y arrivent c’est au prix d’un effort insensé. Le milieu est dépassé, tellement dépassé qu’il joue plus dans ses propres vingt mètres que vraiment au milieu de terrain. Tchouameni oublie ses fondamentaux, Otavio joue avec les Lyonnais et Basic est encore à la sieste. Costil se multiplie, il gesticule tout ce qu’il peut et, pour le moment, il sauvegarde l’essentiel.

La fulgurance offensive viendra finalement d’Andersen. Le Danois réussit là où tous les Bordelais avaient échoué. D’une passe aveugle de toute beauté, il trouve Briand. Il ne peut pas mieux lui mettre. On ne va pas se raconter d’histoire (c’est une blague car en fait Andersen est aussi un auteur danois qui écrit des contes formidables mais souvent un peu triste, alors on s’est dit « tiens, on va faire une « blagounette », c’est bien une « blagounette ». Ça va détendre l’atmosphère et tout ») le Danois nous offre littéralement le but. En réalité, Il s’agit de la seule incursion bordelaise dans le camps lyonnais dans cette première période. Les Girondins mènent au score et c’est un véritable petit miracle. La première période est un supplice à regarder. Lyon domine en marchant, sans forcer et sans marquer.

Avec la fameuse histoire du type qui loupe complètement sa passe pour son gardien.

Logiquement, on commence à y croire. On se dit que la seconde période sera forcément différente. Elle le sera. Mais elle ne sera pas meilleure. Les hommes de Paulo Sousa ne changent pas leurs vilaines habitudes. La possession est lyonnaise, les intentions sont lyonnaises, les efforts sont Llonnais, bref tout est lyonnais. Clément Turpin n’a même pas à forcer son talent. Pablo tacle Mexer, à moins que ce soit l’inverse, Otavio fait plus de passes aux Lyonnais qu’à ses propres partenaires, Basic est plus lent que Plasil et Préville court constamment dans le vide. Finalement ce qui devait arriva. En l’espace de deux minutes, la défense bordelaise s’offre une nouvelle fois aux lyonnais, en laissant le reste de dignité qu’elle avait au vestiaire. Cornet et Dembélé trouvent enfin les filets. Lyon passe devant en toute logique.

Une défense à Trois ouverte à toutes propositions

Nous n’attendions pas de réaction et ça tombe bien car il y en aura pas. La VAR nous coute un but pour quelques centimètres. C’est formidable la vidéo hein ? Mais dans le fond, on s’en fout complètement. Nous ne méritons rien. Si, on peut juste quitter le terrain en baissant la tête de honte.

Les Notes

Costil 3/5

Le seul à sauver ce soir.

Benito 0/5

Catastrophique. Et encore, Turpin oublie un carton jaune évident en première période. Le Suisse ne sert absolument à rien. Offensivement, c’est littéralement un cimetière à ballons (et on met évidemment le pluriel pour souligner le nombre incalculable de ballons perdus). On va commencer à réclamer Maxime Poundjé. L’heure est grave.

« On essayerait bien Poundjé, ça fait longtemps »

Pablo 1/5

Le Brésilien n’est vraiment pas à l’aise dans cette défense à trois et à trou. Il joue trop bas. Il ne parvient pas à couper les lignes, sa relance est problématique et il a des absences inquiétantes au marquage. Pour autant, malgré ce bilan peu glorieux, Pablo a été loin d’être le plus mauvais joueur du jour. Ça en dit beaucoup sur le naufrage du jour (Il a été globalement merdique quand même).

Koscielny 1/5

Lolo nous a déçu et pas qu’un peu. Il n’a pas su replacer ses camarades ni insuffler un peu de sérénité dans le groupe. Il a failli. Aouar lui a fait la misère. Sans la VAR, il aurait sauvé son match. Mais heureusement, la justice est là. On annule un but pour une position de quelques centimètres alors que l’angle ne garantit absolument rien. Formidable le nouveau monde ! Non ?

Mexer 1/5

Il ne nous aura pas bien couté cher en transfert, mais au vu de ses dernières semaines, on commence à comprendre pourquoi. Heureusement, il n’a pas signé un contrat de quatre ans. Hein ?

Sabaly 1/5

Le Piston du jour. Ben, il va lui en falloir un sacré pour évoluer un jour en Angleterre. GACP veut racheter Newcastle, j’espère qu’on ne manquera pas l’occasion de leur envoyer un devis. Youssouf a du mal à trouver ses automatismes avec ses camarades mais comme il est loin d’être le seul, on restera globalement indulgent sur sa performance d’ensemble. Remplacé par Kalu à la 54e qui visiblement est resté bloqué à l’aéroport.

Tchouameni Non noté (et tant mieux pour lui car on n’aurait pas mis une bonne note)

Aurélien s’est loupé, comme tout le monde (on se répète mais globalement on ne retiendra que ça). Je l’ai même cru blessé ou diminué physiquement tellement le spectacle de sa prestation devenait pathétique au fil de la première période. Une prestation digne des grandes heures d’Abdou Traoré. On espère que les raisons sont différentes car, effectivement, écumer (au propre comme au figuré) les boites de nuit bordelaises n’est probablement pas le meilleur moyen de préparer les matchs. Il nous doit une revanche le petit.

Remplacé à la 40e par Oudin qui a bien dû profiter de sa première à domicile…

Otavio et Basic 0/5

Le Duo de l’Enfer, le Brésilien et le Croate ont un sens du contre temps parfait. Ils ne savent jamais jouer dans le bon tempo, ils peinent à faire une petite passe à cinq mètres. C’est une performance assez rare. Si vous en avez l’occasion, essayez une petite expérience dans votre jardin (nous déclinons toutes responsabilités en cas de casse dans le salon). Placez-y une vieille. Ça ne manque pas les vieilles et personne ne les recherche. Prenez un ballon, choisissez-le plutôt bien gonflé. Mettez-vous à une bonne dizaine de mètres de la vieille. Si vous réussissez en moins de dix de minutes à faire une passe, oui une putain de petite passe à cette vieille dans votre putain de jardin, vous ferez mieux que nos deux comiques pendant tout le match. Une fois l’expérience accomplie, veillez à remettre la vieille à l’endroit où vous l’avez trouvée. Si vous avez l’occasion, offrez-lui quelques bonbons périmés pour qu’elle puisse faire plaisir à ses petits-enfants.

Surnoms possibles : Tic et Tac, Laurel et Hardy, Pif et Paf, Tango et Cash, Dumb et Dumbers, Chantôme et Plasil

Définitions :  1. Qui est de nature à provoquer involontairement le rire, la moquerie, la dérision 2. Qui n’est pas raisonnable, contraire au bon sens 3. Qui est insignifiant, dérisoire.

On ne t’a pas vu jouer non plus au passage….

Préville 0+/5 (pour son jeu sans ballon…)

On ne sait même plus quoi dire, les journalistes non plus. Fallait les entendre les deux drôles à Canal « Olalalala qu’est-ce qu’il est précieux dans le jeu sans ballon » Nous, bêtement, on se dit que ça serait un chouia plus intéressant qu’il soit bon avec. Bon l’avantage avec notre jeu atypique c’est que justement, nous n’avons pas souvent pas le ballon. C’est peut-être un plan pour jouer sur la meilleure qualité de Nico. Faudrait essayer, si ça se trouve, il est vachement fort quand il reste sur le banc. Ça se tente non ?

Remplacé par Hwang à la 71e qui devait sérieusement commencer à regretter ses trois semaines de service militaire en Corée.  Certes, il devait courir un peu plus mais il évitait surtout la petite humiliation collective à la sortie du boulot.

Briand 2/5

Jimmy a marqué. Et puis c’est tout.  

Nous n’allons pas nous éterniser. A quoi bon ? Nous vous souhaitons simplement une bonne semaine, loin des girondins et du foot. Vous avez désormais le temps de lire nos petits camarades sur Horsjeu. N’hésitez pas à venir tailler le bout de Darcheville sur Twitter. A bientôt. A Bordeaux, A la vie, à la mort et à l’ennui aussi….

Kiki Musampala

Élevé en fûts de chêne et mis en bouteille au château .Exilé à Charlestown. Voisin de Rimbaud et de Francis Maroto.

6 commentaires

  1. Triste justesse de chacun de tes propos, mon ami.

    Il y a de quoi être en colère en effet.

    Des joueurs en-dessous de tout, des choix du coach un peu invraisemblable, un manque de volonté…

    Pour notre duo du milieu, que penses-tu de Minus et Cortex?

  2. Je me posais la question de regarder le replay, mais Kiki… faut avouer que tu as achevé ma décision de ne pas le faire.
    Je dois probablement t’en remercier. J’ai déjà eu du mal à me remettre de la 2e MT à Marseille, alors tout un match…
    Et puis je crois avoir vu le best-of grâce à la vidéo de Toniutti (quel sens du sacrifice… elle aura eu raison de lui !).

    Ca va être long, mais long.
    Courage à vous deux pour garder l’inspiration.
    Petit conseil tactique : relancez court de derrière…

    Paul & Mickey ?

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