La Scapulaire Académie dépose le bilan

Burn After King Street

« Bonté divine, quelles leçons tirées de tout ça ?

-Je ne sais pas Monsieur...

-Je ne sais pas non plus… Mais il ne faut surtout pas le refaire en tout cas !

-Voilà.

-Mais je serais infoutu de dire ce qu’on a fait. Bonté divine ! »

La saison 2020-2021 a été éreintante, interminable. L’incertitude entourant la survie des Girondins ayant duré jusqu’à fin juillet et la reprise du club par Gérard Lopez. Une page est tournée mais avant d’entamer un nouveau chapitre, nous allons tenter de revenir sur le précédent.

Quelle année !

Quand les années se terminent en 9, elles correspondent parfois à « l’année du titre ». Cette saison 2020-2021 aura été quant à elle l’année du pitre mais aussi du pire. Avec pêle-mêle :

  • Des résultats médiocres et une relégation évitée de peu.
  • Une ambiance morose au sein de l’effectif.
  • Une lutte entre supporteurs et dirigeants provoquée par Scaramouchépée et ses bouffons.
  • Un déficit record.
  • Un actionnaire invisible et qui finit par lâcher le club au risque de déposer le bilan.
La saison des Girondins. Allégorie.

Sarko a inventé « un fait divers, une loi ». Les Girondins eux, ont instauré la tradition « un jour, une mauvaise nouvelle pire que celle de la veille ». Les nerfs des supporteurs ont été rudement mis à l’épreuve. Il nous aura fallu un peu de temps pour digérer tout cela et nous lancer dans un résumé de cette année éprouvante.

Le fait que le club reste en Ligue 1 a grandement aidé à soigner nos troubles anxiodépressifs mais nous n’avons pas pour autant jeté nos plaquettes de médocs (ni nos cubis de Médoc, par contre je ne sais pas si on va garder le Gloria…). Le mal provoqué par ceux qui nous ont séquestrés à été si profond qu’il est encore trop tôt pour être certain de ne pas replonger.

Pendant ce temps-là, à la Scapulaire Académie…

Vendredi 23/07, 18h15, la conférence de presse du nouveau propriétaire des Girondins de Bordeaux vient de se terminer.

C’est à ce moment précis que Ian-Walter Foote fait son entrée dans le bureau de la Scapulaire Académie. Nausée se précipite vers le premier placard pour y ranger un objet. Probablement une poupée, sans certitude.

« Ah tu es là Ian, dit Nausée, visiblement très gêné. Très bien… Assieds-toi donc ! Bon, on va débuter l’entretien d’embauche. Heu… Dis-moi, à ce jour, que vas-tu apporter à la Scapulaire ?
– …
… Tu… Tu as compris la question ? s’étonne Nausée.
Ben… Je pense que si vous vouliez que j’apporte quelque chose vous auriez dû me prévenir plus tôt, rétorque Ian-Walter Foote, perplexe et un brin agacé. Je suis venu en busz en plus».

Nausée se mord la joue. Tout se bouscule dans sa tête (cette tempête de merde n’en finira donc jamais ? Bordel mais quand est-ce que Kiki va revenir de ses vacances à Milan ?). Il fait pivoter son siège pour ne plus affronter le regard vide de Ian-Walter. Il regarde par la fenêtre du bureau et voit Mexer tacler Kalu. Du coup Baysse, Otavio, Mexer et Kalu se blessent. Printant éclate de rire, tandis que Gasset épluche le catalogue premium des Sénioriales. Les larmes montent aux yeux de Nausée… Las, il annonce à Ian-Walter sans se retourner qu’il est embauché.

La Scapulaire profite donc de cette rétrospective pour (vous) introduire un nouvel académicien. Ian-Walter Foote vient renforcer une équipe qui pourra ainsi jouir d’une défonce à trois, ainsi qu’à Troyes, et encaisser plus facilement les mauvais coups. Espérons quand-même que ceux-ci soient derrière nous et que de grands moments de plaisir nous attendent.

Et maintenant on y retourne… Prenez une grande inspiration, c’est parti !

Le résumé:

Côté terrain, la saison des Girondins a connu deux parties bien distinctes correspondant à peu de choses près aux phases aller et retour. La première a été irrégulière et la seconde cataclysmique. Le point de rupture a été celui du tendon d’Achille d’Otavio. Le départ de Pablo a également été un rude coup.

Phase I : 1è-21è journée.

21 matches. 9 victoires, 5 nuls et 7 défaites. Domicile 5V – 3N – 3D. Extérieur 4V – 2N – 4D. 25 buts pour, 22 contre.

Les statistiques n’étant pas la spécialité préférée des auteurs, ces derniers remercient Guillaume Durosé pour son implication et son application #vitelestroispoints.

Bordeaux débute contre Nantes à domicile. Un match joué en grande partie à 10 contre 11 suite à l’expulsion de Zerkane pour une faute sur Palois. Offensivement, les Girondins n’ont rien fait mais ils ont démontré une capacité à résister. Ils se déplacent ensuite à Angers, une équipe qui nous les brise à chaque fois. Sauf ce jour-là : victoire 2 à 0.

Suivent alors deux autres partages des points à Gallice et une défaite à Lens. Merde, c’est cela une équipe de football ? Pas de star mais un collectif plaisant et quelques individualités qui donnent un surplus de qualité. Comme quoi, un mercato réussit peut s’avérer utile. Dans un style (vous avez dit style?) simpliste, Bordeaux engrange des points et se présente à Marseille en bonne position. Mais quand tu prends un but d’Amavi (de la tête!), il ne faut pas attendre grand-chose de la rencontre.

Les Girondins se reprennent face à Nîmes mais explosent à Monaco : 4-0, dont trois buts encaissés en trois minutes. Trois minutes ! A peine le temps d’enfiler un pion avec option habillage/déshabillage pour le commun des mortel et eux, ils nous en plantent trois. La semaine d’après, les Marine et Blanc sombrent contre Montpellier. Un avant-goût de la suite…

Dos au mur (il valait mieux pour leur cul), les Gigis s’en vont battre Rennes grâce à un but de Lionel Ben Arfa et réalisent un match nul intéressant (si, c’est possible) à Paris avant de vaincre Brest.

Le classement en temps réel

Relancés ? Ils auraient pu l’être s’ils n’avaient pas perdu contre Sainté (aux chiottes l’arbitre), Lille (aux chiottes Lop… euh) et Reims (aux chiottes Oudin, na!) pour terminer l’année.

2021 commence mieux : nul (bien nul cette fois) à Metz puis trois victoires dont une à Nice ! Les Girondins sont huitièmes. Mais Otavio s’est pété…

Phase I : les notes des 33.

Costil (4/5) : Souvent décisif et garant de la bonne tenue générale de la défense.

Kwateng (1/5) et Sabaly (3/5) : Avoir des bâtonnets de poisson pané à la place des pieds ne facilite rien mais Enock aurait pu au moins essayer. Youssouf a été bien plus intéressant mais il risque de finir sa carrière chez Renault s’il continue de laisser autant d’espace dans son dos.

Koscielny, Baysse et Pablo (3/5) : Trilobites. Classe d’arthrosiques arthropodes marins fossiles. Classe donc mais fragile.

Benito (1/5) : Running gag en slow motion.

Otavio (4/5) : Poil à gratter.

Adli (3/5) : Encore en apprentissage mais un des seuls à se rendre sur le lieu de stage.

Basic (0/5) : Quatre buts en trompe l’œil. Sans envie, sans talent. Un boulet.

Arnaques, Crimes et Toma Basic

Zerkane (2/5) : Do you Zaydou ? Yes you do. Allez, tu es relayeur, on te met à droite. Et il s’est démerdé.

Oudin (1/5) et Kalu (2/5) : Quelques éclairs. Cela illumine mais ne dure pas.

Ben Arfa (4/5) : Si on peut trouver qu’il a parfois tendance à trop en faire, il suffit de regarder autour de lui pour le comprendre. Il a fait gagner de précieux points à l’équipe.

Maja (1/5) et Hwang (2/5) : L’Anglais a bien débuté avant de disparaitre. Le Coréen s’est retrouvé à la quinzième journée. Mais ce sont des filets entiers de ballons qu’il a paumé.

De Préville (0/5) : De Bourvil.

Phase II : 22è-38è journée. Apocalypse Now…

Pour commencer faisons un petit focus sur les deux dernières semaines de janvier 2021. Au lendemain de la 20e journée et de cette belle victoire à Nice trois buts à zéro, on peut dire que le soleil brille en Gironde. Mais dès le mercredi qui suit, beaucoup moins. Les premiers nuages s’amoncellent au-dessus du Haillan et Otavio se blesse au tendon d’Achille gauche. Rupture partielle certes mais qui annonce surtout la fin de sa saison…

Le dimanche suivant Bordeaux reçoit Angers pour la 21è journée. Béatrice était là mais pas la Dalle angevine. Et Bordeaux enchaine donc une troisième victoire d’affilée en championnat. Ah ben ça alors. Là, on commence à parler d’Europe. Et alors qu’est-ce qu’on attend ?

22è journée, on se déplace à Lyon… et ça joue au football. Je vous avoue que c’est assez incroyable comme sensation. Sensation qui dure jusqu’à la 91è minute. 1-1 à Lyon, avec un bon contenu c’est plutôt satisfaisant. C’est alors que Dubois se met à fredonner un air bien connu sur son côté droit, et pourtant à ce moment-là impossible de se rappeler le titre de cette fichue mélodie… Quelques secondes après, Dubois se prend pour Jean-Pierre Parpaing et tape dans le ballon au hasard. Le problème c’est que cela finit sous la barre de Costil. Défaite 2-1. Sur le coup c’est cruel. Sur le coup. Ah ça y est, ça me revient, il fredonnait la chevauchée des Walkyries. C’est parti pour Apocalypse Now…

A partir de la 23è journée, les planètes ne sont plus anormalement alignées. Les masques tombent petit à petit, les défaites aussi. Il n’y avait pas vraiment d’idée directrice, pas vraiment de talent mais à présent on peut aussi compter sur l’absence de cohésion, d’envie. Il n’y a plus rien.

Jusqu’à la fin de la cette Ligue 1, on accumulera 4 victoires, 11 défaites et 1 match nul, même s’ils le sont tous en fait. A noter que ce match nul tient plus de la tradition que d’autre chose, puisqu’il s’agit de la réception de l’OM à domicile. C’est déjà ça. Ce qu’on retient de positif dans cette confrontation, c’est la nouvelle mobilisation des Ultras et autres sympathisants, pour essayer de sauver ce qui peut l’être.


Je ne résiste pas non plus, dans ce merveilleux bilan, à rajouter le seul autre match joué dans cette période, hors Ligue 1. Il s’agit d’un match de Coupe de France, face à Toulouse (Ligue 2). Là aussi la tradition pèse, puisqu’on est éliminé par un club de division inférieure. Quant à la gestion de l’effectif, on aura vu une belle équipe « bis » balancée là. De quoi soigner les têtes de tout le monde, et en particulier celles de nos Drôles.

A noter que parmi les 4 victoires en 16 matchs, il y en a une, accidentelle probablement, à Dijon (bon dernier) à la 29è journée. Les trois autres, on s’en souvient, interviendront en fin de championnat, au moment où le vent du boulet était de plus en plus insistant (et le boulot proche de nos gueules déjà cassées), face à Rennes, Lens et Reims. Mais elles interviennent surtout au moment où la mobilisation des supporters, portés par les Ultramarines, mais aussi les salariés et autres amoureux de l’histoire du football se fait encore plus insistante que l’odeur du merdier total à l’intérieur du club. Et c’est surtout cela que l’on va retenir, plutôt que cette anecdotique douzième place au classement général.

On retiendra bien évidemment aussi que nous sommes maintenus sportivement en Ligue 1 et que certains de nos Drôles (Tom, Sekou voire Issouf) ont montré bien plus d’abnégation et d’implication que certains vieux chewing-gums collés à nos basques. Tiens j’y pense, merci Maxime.

Phase II : les notes des Chewing-gums

Costil (3+/5) : Il baisse son niveau comme la totalité de l’équipe… Il semble blasé, à la limite de baisser les bras, mais ne laisse pas tomber l’équipe pour autant et donc le club. C’est la meilleure note.

Kwateng (1/5) et Sabaly (2+/5) : Enock Out, car Youssouf le met facile au tapis, c’est dire. Il ne reviendra en fin de saison qu’à la faveur des blessures, et autres suspensions des Gaucho. Ce qui nécessite parfois le replacement de Youssouf à gauche, et laisse donc le champ libre à Enock (et donc aux attaquants adverses) à droite. Quant à Sabaly, il faut lui accorder qu’il restera correct alors que tous sombreront en dessous de tout. Parfois très intéressant offensivement, toujours crispant défensivement.

Koscielny, Baysse (2/5) : Un duo devenu plutôt clim-shit que clean-sheet. Laurent a parfois joué au Directeur Sportif plutôt qu’au leader sur le terrain… ce qui a bien arrangé l’ambiance pour l’opération maintien…Mention spéciale pour Baysse qui se décroise une nouvelle fois les ligaments croisés, mais qui finit néanmoins l’épique rencontre face à Lens. On lui souhaite de revenir à son niveau de la première partie de saison mais on craint plutôt que son niveau baysse. Ou qu’il se blaysse encore.

Mexer (0+/5) : Je n’ai pas trouvé de meilleure illustration de son apport à l’équipe que dans Kill Bill 2.

« T’es en train d’essayer de me convaincre que tu m’es aussi utile qu’un deuxième trou du cul à cet endroit-là ? Ben c’est réussi ! »

Benito (1/5) et Poundjé (1/5) : Benito loupe le dernier match face à Reims… je veux dire il n’était pas présent. Enfin… il n’était pas là quoi, pas dans l’équipe. Dommage on aurait aimé que ce soit son jubilé. Max a joué 90 minutes face à… Toulouse. Et a été titulaire pour les deux derniers matchs de l’année et sous les couleurs girondines. On a jubilé. Sinon superbe calcul de Gasset face à Lens, moins par moins égale plus. Les deux y ont été alignés, le premier axe gauche de la défense centrale, l’autre en pistonné à gauche. Cela a fonctionné, mais nous on s’est fait dessus.

Adli (2 +/5) : Discours d’un roi, mais il bégaye encore parfois sur le terrain. Yacine on en veut tellement plus…

Basic (0/5) : Belle constance de Toma. Dans un milieu à deux avec Mozza, ou à trois en rajoutant Luis d’Olive, il reste sans saveur. Et s’il partait à Caprese ?

Zerkane (2/5) : Il a participé à quasiment tous les matchs de cette période. Pas toujours au même poste. Il a parfois brillé, mais trop peu. Il a souvent fait le taff, et c’est déjà beaucoup dans cette équipe.

Oudin (1+/5) : Trop souvent à côté de ses pompes. On y croit encore un peu mais cette année c’est la dernière pour qu’enfin ça parte en ôde de Oudin.

Kalu (0+/5) : [insérer /img Kill Bill 2 + /citation]

Seri (1/5) : Il arrive juste après la blessure de Paï, pile pour la phase II. On peut dire qu’avec Jean-Michaël on en a eu une belle, avec 12 défaites en 14 matchs TTC. Seule stat notable, et impressionnante, il a joué tous les matchs sauf le premier à Lille. De quoi nous faire Malotru.

Ben Arfa (1/5) : Il a sombré puis disparut complètement. Son match le plus abruti sous les couleurs Marine & Blanc c’était face à l’OM. Un seumum pour ses coéquipiers et nous autres. Si c’était Ben Arfaire ? Ok mais comme lors de la phase I. Les seuls satisfaits de sa deuxième partie de saison sont à Pôle Emploi, car ses indemnités de chômage ont été pris en charge par les BG…

Hwang (2+/5) : Dans cette phase II, il est en plein boum Hwang, il revient bien. 7 buts en 17 matchs. Son apport dans le maintien sportif du club est donc prépondérant. Mais il aurait pu faire tellement mieux. Il prend un peu trop à la lettre les propos d’Oscar Wilde « il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles ». Nous ne remercions pas celui qui lui a fait croire que Wilde était l’avant-centre de Liverpool…

De Préville (0/5) : De Postville, jubilons.

Les notes des Drôles :

Lacoux (3/5) : Ce n’est certainement pas le plus talentueux de nos Drôles. Et mêmes les suiveurs les plus assidus de la Réserve ne s’attendaient pas à la voir avec les pros, et y figurer aussi bien. Mais il possède bien des qualités qui font défauts à cette équipe : amour du maillot, et abnégation. C’est simple, si tu as une brèche dans ton caleçon, Tom Lacoux.

Sissokho (2+/5) : Très actif, du volume. Il défend bien, il percute, y compris avec le ballon. Ce n’est pas la révélation, mais ça semble être une bonne pioche. Il nous en aurait fallu au moins siss comme lui.

Mara (2+/5) : Difficile de sortir son épingle du jeu dans un tel Marasme. Mais il a apporté un bon vent de fraîcheur et on peut dire qu’il aura marqué de son empreinte la lutte pour le maintien avec son but importantissime face à Rennes qui Sekoua le parvis du stade où les supporters s’étaient rassemblés.

Traore (2/5) : Des rentrées prometteuses, assez fraiches, mais pas suffisamment lumineuses et décisives à son poste pour s’emballer.

Bonus : les notes des « autres ».

Staff (1+/5) : Si on considère que le maintien était un objectif, alors le taf a été fait. Mais on dirait mes bulletins scolaires « a fait le minimum requis pour passer à l’année prochaine ». Absence de ligne directrice (à part celle qui menait sur le mur), un management humain totalement en échec… Quand on a une longue épée de Damochiasse au-dessus de la tête ça n’aide pas à performer c’est évident, mais ils auront sombré comme tout ou partie du club. On les remercie quand-même d’être venus. Sinon, on se serait tapé Chalmé.

Le déficit (5/5) : Aussi profond que Tabatha Cash mais encore plus moite. Le seul à avoir progressé cette année.

Alain Roche (1/5) : Sextoy « fabrication locale » de FL, acheté pour calmer quelques ardeurs mais vite rendu inutilisable une fois souillé par la merde de son propriétaire. Les taches étaient tellement incrustées qu’il étaient impossible de les enlever. Et mon salaud, il n’a pas du y aller de main morte, le jouet était devenu parfaitement lisse au bout d’un mois.

Pôle Emploi en profite pour remercier une nouvelle fois les BG d’avoir payé ses indemnités chômage. On suppose que Hatem et Alain ne sont pas dans la même agence puisque le premier a demandé au second, je cite « en quoi consistait son travail ».

Arnaud Flicard (0/5) : La Poupard du diable. Si tu enlèves la sécurité, le poupard tout seul.

King Street (KasSos/5) : Les requins de la finance qui ont cru pouvoir se faire du blé sur notre dos sans rien connaître au football. Pour s’être fait niquer de la sorte par DaGrosa, ils ne devaient pas connaitre grand-chose à la finance non plus finalement. Ils nous auront bien pourri la vie. Bon débarras ?

Frédétrique Paslongueniépaisse (petit être/5) : Qui ça ?

Pour conclure :

La rétrospective de cette annus dechiribilis touche à sa fin. Le flou entourant le club jusqu’au sauvetage de Lopez ne nous permettait pas de nous replonger dans ce passé dégueulasse plus tôt. Il fallait attendre. Sans cette heureuse issue, une telle académie n’aurait pas été justifiée.

Cette rétrospective, utile pour certains ou superflue pour d’autres, nous a semblé nécessaire à la clôture de l’un des chapitres les plus infamants de la riche histoire des Girondins. Comme un passage indispensable avant de se tourner avec espoir vers l’avenir. Un futur qui reste à écrire mais qui aura surtout la chance d’exister.

A propos de l’avenir, comme bon nombre d’entre vous, nous ne cachons pas un certain enthousiasme. Du moins pour un avenir très proche. La principale raison en est d’abord que nous ne sentirons plus jamais les effluves nauséabonds de ce longuet pet et de sa clique. Nous tournons la page, le club vit encore, il est en L1. Autre raison, il semblerait que l’on parle de nouveau des langues qui nous sont chères, et pour commencer la plus belles de toutes : le football. Mais nous avons aussi commencer à percevoir d’autres dialectes, si doux à nos oreilles : fierté, respect du patrimoine, résultats, et espérons bientôt projet. Ne boudons pas ce plaisir, nous le méritons trop.

Nous tournons la page, mais nous gardons malgré tout une trace de ces deux années, la fameuse tache propre au fond du slip. Avec le temps la douleur s’estompe. Mais quand la dignité a été ainsi bafouée, cela ne se fait pas en un claquement de doigts.C’est pourquoi il est difficile d’être totalement serein, et encore moins béat. Chacun fait comme il veut. Certains ont besoin de rêver à nouveau. Mais ce passé récent nous oblige à rester un brin vigilant. Cette vigilance et pour d’autres même, une certaine méfiance, ne sont ni l’une ni l’autre des insultes à ce combat que nous venons de mener. Nous avons une pensée émue, et de sincères remerciements à adresser aux Ultramarines, fers de lance et en première ligne dans ce combat, sans jamais céder.

Nous aussi, vous aussi, avons tous été présents, attentifs voire mobilisés, chacun à notre niveau, alors que nous traversions une période sombre à bien des points de vue. Une période de honte et de colère. Mais nous étions là, et nous sommes encore là. Alors nous n’avons pas à nous excuser de rester vigilant. Mais ça ne nous empêchera pas de nous enthousiasmer pour cette nouvelle aventure, et espérons, un renouveau pour nos si belles couleurs.Le rêve ultime serait de voir les Girondins redevenir une place forte du championnat. Là encore, il faudra s’armer de patience.

A son petit niveau, la Scapulaire espère avoir pu contribuer à rendre ces dernières années un peu moins amères. Les changements à la tête du club, qu’ils s’avèrent positifs ou non, apporteront de toute façon un nouveau souffle à l’Académie qui devra réapprendre à parler football.Une chose est sûre, nous avons hâte d’y être !

Nous nous retrouverons rapidement après la première journée de championnat. Les Girondins recevront Clermont le dimanche 8 août. D’ici là, mettez-vous Horsjeu et venez discuter avec nous sur Twitter (@IanWalterFoote et @savajicl) si vous en avez le courage. Si vous parlez à l’un, l’autre vous répondra sans doute.

Le dernier mot sera pour Ian :

Je ne suis pas peu fier, et je suis surtout ravi de rejoindre Nausée, et espérons Kiki, pour cette aventure à la Scapulaire. D’ores et déjà je les remercie car j’ai pu placer dès ma première contribution : « boom + Hwang + revient ». Alors maintenant ce n’est que du bonus, je suis en roue libre. Je nous souhaite à tous beaucoup de football, des émotions, du partage, que ce soit en tribune ou sur les différents médias, réseaux, etc, qui font vivre notre passion des Marine & Blanc.

A bientôt.

Ian-Walter Foote et Nausée Savajicl

7 réflexions sur «La Scapulaire Académie dépose le bilan»

    1. Oui c’est vrai.
      Impossible de lui donner une note dans la même catégorie que les autres. Twitter lui a rendu un bel hommage amplement mérité.
      Il manquera au club et on lui souhaite le meilleur !

    2. Totalement d’accord avec Nausée. Nous célébrions la bonne nouvelle des départs de ces tristes sires. Le départ de Claude P., c’est LA mauvaise nouvelle du départ de l’un des meilleurs éléments du club. Mais vous faites bien de le rappeler. On lui souhaite plein de bonne chose.

  1. Mais ! Quelle recrue, quel binôme ! On vous souhaiterait bien du foot, mais est-ce vraiment girondin-compatible ? En attendant on vous bizanale tendrement.

    1. Oui, jolie opération de la Scapulaire qui a signé Ian avec un prêt avec obligation d’achat.
      Le foot n’est pas vraiment compatible non.
      On pourra toujours parler de slips ou de sclérose en plaques en attendant que le projet Lopez se mette en place (et avant qu’il ne se casse la gueule).

    2. Toujours aussi aimable mon bon. Seul l’avenir vous donnera raison, ou tort. Ca a été un vrai plaisir d’écrire avec Nausée. Quelle inspiration. Il ressuscite même Tabata Cash. En attendant vous nous manquez « à côté ». BA.

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