Rodez-Bordeaux (0-3): la Scapulaire Académie RAF la mise

scapulaire

La Ligain, c’est surcôté.

Après un premier match qui leur aura permis de prendre le pouls de la division et de se faire une idée de la motivation des troupes, les Girondins se déplacent à Rodez avec la volonté de prendre les trois points. C’est une équipe sans renfort qui en affronte une autre amputée d’une partie de son public. C’est aussi cela la Ligue 2 : l’impression de jouer la Coupe toutes les semaines.

Mais pour qui se prennent-ils ?

Allez, qu’on se dépêche d’engranger les points avant que France TV ne rachète les droits et que Kwateng ne passe chez Faustine Bollaert dans la spéciale « Un jour, je suis allé acheter des clopes, je suis revenu cinq ans plus tard, le buraliste était à cinq cents mètres ».

Allez, place au match avant que vous ne partiez chercher une bonne Académie à la porte d’à côté.

La composition :

Poussin

Bokélé Gregersen Mangwa Ekomié

Lacoux (c)

Ignatenko Fransergio

Bakwa Delaurier-Chaubet

Maja

On prend les mêmes et on recommence. Enfin presque, Onana laisse sa place à Fransergio, le nouveau meneur de jeu qui déroule la semaine, celui qui a récupéré les clefs du camion. Dommage qu’en France, on ne puisse pas rouler le week-end.

Le match :

Le match commence fort : passe verticale de Lacoux ! Dans le bon sens ! Une passe « Ligue des Champions ». L’influence de LDC se ressent déjà.

Franserginho donne un bon ballon à Bakwa qui déborde sur le côté gauche. Son centre est mal repoussé par les baguettes de Cibois. Ignatenko s’arrache pour récupérer, se met rapidement en position de frappe et son tir puissant au premier poteau fait mouche (0-1)!

Bokélé trouve Maja (quel exploit) qui dévie d’une talonnade pour la course (ah, ah…attendez, si c’est bien cela) de Fransergio. Le Brésilien transperce le milieu et la défense adverse puis sert magnifiquement Bakwa, lequel gagne son duel face au gardien. Bordeaux et les sourires prennent le large (0-2)!

Nous vous laissons quelques instants pour vous remettre de ce que vous avez lu sur Fransergio.

C’est assez… Non, c’est trop tôt.

C’est assez fou ce qu’on vient de vivre. Un an d’attente, de désespoir, de moqueries (justifiées) pour rien. Le néant total. Ce joueur, recruté pour jouer la huitième place de L1 et parfait pour remonter en N2 serait-il vraiment footballeur (pas dans le sens Maurice-Beley du terme, hein)?

Lacoux, qui en a récupéré plusieurs juste avant, perd un ballon en se prenant pour Verratti. Verramoitié plein ou moitié vide ?

Bordel, un gérontophile invité à la fête des nouveaux arrivants à la mairie d’Arcachon serait moins excité que Fransergio devant tous les ballons qui passent près de lui. Et le voilà à l’origine de l’expulsion de Bardy après une nouvelle axel..accéla…accélération. Bordeaux va jouer à onze contre dix toute la seconde période.

Deux buts d’avance à la pause, un rouge pour l’adversaire. On attend donc fort logiquement d’en savoir un peu plus pour s’enflammer.

Ah, on fait bien puisque les Girondins enchaînent les pertes de balles un peu bêtes (Lacoux, Delaurier-Chaubet et Ignatenko) mais heureusement pour nous, Rodez à trop de lacunes pour nous poser problème.

Bordeaux se procure quelques occasions par l’intermédiaire de Bakwa, auteur d’une lourde détournée en corner et Bokélé qui rate le cadre d’une tête piquée.

Rodez fait entrer Valerio, l’homme aux cheveux longs et frisés, celui qu’on appelle affectueusement Matteo Guendeuzio.

Ekomié réalise une grande seconde période. Il est l’auteur de nombreux bons retours et continue à proposer des solutions sur son côté.

La fin de match approchant et ayant deux buts d’avance, Guion décide de donner du temps de jeu aux drôles. Maja laisse sa place Rocrou et De Lima remplace LDC. La sortie de l’Anglais nous fait remarquer que les Girondins viennent d’inventer un concept : l’égalité numérique à onze contre dix.

Bordeaux va finir pas en mettre un dernier grâce à De Lima. Le jeune, à peine entré, a bien suivi un tir de Rocrou et tente sa chance. Son tir sur le gardien est détourné dans le but (0-3)!


Les notes des 33 :

Poussin (4/5): Auteur de belles sorties aériennes, il a été rassurant dans ce domaine. Peu mis en danger par ailleurs. A noter, une seule erreur de relance. Ouais on en est là.

Bokélé (3/5): Bo, ké lé bo mon lavabo ! Et ça change du bidet qu’on avait installé avant lui.

Gregersen (4/5): Stian Rode en norvégien doit vouloir dire « éteint Rodez ».

Mwanga (3/5): Et ben mon gars, ce n’est pas mal du tout !

Ekomié (4/5): Mangas, Mensah, Benito, Contento, Placente, Bruno Basto. Liste non exhaustive des joueurs qu’il dépasse déjà.

Blessé en toute fin de partie, Depussay l’a mis dans les sortis.

Lacoux (2+/5): Pour une passe livrée, trois ballons offerts.

Ignatenko (3+/5): Donetsk plus ultra.

Remplacé par Jean, Onana pas assez vu pour le juger.

Fransergio (WTF/5): Ce n’était que RAF ? RAB !

Bakwa (4/5): Il ne fera peut-être pas la saison titulaire mais reste pour le moment le joueur le plus percutant. Pas loin de la mettre sous la barre, encore plus près de nous la filer.

Delaurier-Chaubet (2+/5): Petit bonhomme là, c’est pas (encore) Zizou.

De Lima, c’est déjà Feindouno par contre.

Maja (0+/5): No man’s land : ’till I daille.

Entrée Rock’n Roll de son jeune remplaçant, comme l’avait demandé Guion : « Mate-les Rocrüe« .


En face : RAF against the Machine.

Depuis le Corredor, ils verront la mort Deprès (ce n’est pas une citation de Coelho). Ils se battent pour survivre mais ce soir, face à Fransergiobocop, il ne pouvait rien faire.


Pour conclure :

Une belle victoire, du jeu, du sérieux. Du plaisir et des sourires : le groupe vit bien. Mention spéciale à Fransergio, mué en grand-frère et qui pourrait être le taulier de l’équipe. Bon, à six millions le match réussi, il nous devait bien cela mais on demande confirmation.

Avec quatre points en deux matches, Bordeaux est bien parti dans ce championnat. Pour continuer de faire bonne figure, il en faudra de nouvelles et faire attention aux sautes de concentration et aux pertes de balles.

Ce renouveau, bien aidé par la mentalité de l’équipe et l’abnégation des jeunes, se ressent dans la relation avec les supporteurs, comme en attestent les chants entamés avec eux à la fin du match. Ces images magnifiques font chaud au cœur et on espère que ce n’est que le début de quelque-chose. Même sans parler d’objectif de montée, en retrouvant nos valeurs, on retrouve un peu d’honneur.

Prochain match, Bordeaux-Niort. J’en serai, bien au chaud au stade et laissant les collègues de la Scapulaire commenter la rechute de Franck-Sergio. Non…

En attendant, mettez-vous Horsjeu et venez discuter sur Twitter. @IanWalterFoote @KikiMusampala et @NauseeSavajicl. Si vous parlez à l’un, l’autre ou répondra sans doute et c’est sûrement mieux ainsi. N’oubliez pas le nouveau compte @La_Scapulaire gérée par nos mères.

A bientôt !

Nausée Savajicl

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