Le comité de vigilance médiatique du lundi 27 juillet


Le comité suit le mouvement critique initié par RMC et le10sport.com et s’intellectualise à mort…


Stade 2, c’est d’la bombe

Le comité, dans son extrême polyvalence, se doit parfois d’aborder certains sujets de société sensibles, même si pour cela il lui faut briser de vieux tabous et que cela lui en coûte.

Vous n’êtes pas sans savoir que bon nombre de nos chers compatriotes souffrent de ce mal qui leur gâche l’existence, de ce mal qui corrompt toute relation, de cette impatience biologique: la précocité.
Étrangement certaines corporations se révèlent statistiquement plus touchées ( si,si! ). Il en va ainsi des journalistes toujours prompts à réagir, à répéter et à interpréter.
Aussi hier après-midi, le comité en pleine séance de travail (comprenez: affalé dans le canapé, les cheveux gras), ne fut-il pas surpris d’entendre un journaliste de Stade 2 (?!) décréter que Lucho Gonzalez, après trois matchs amicaux, se révèlait être objectivement:

« un investissement à perte ».

Évidemment si on commence à essayer de mettre un peu de logique en parlant de football ça devient chiant mais quand même… Ce monsieur ferait bien de consulter de toute urgence.


Précocité toujours


Le comité remercie lesdessousdusport.fr pour avoir relaté une histoire tout à fait significative selon le comité, cet aventurier du sens.

Julio César Baldivieso, entraineur de Aurora, un club de première division bolivienne, vient d’être licencié pour de bien étranges raisons.

Il se trouve que cet homme est aussi un père, et vu les qualités footballistiques de son fils, le comité oserait même dire un sacré papa (s’il fallait juger un père en fonction des qualités footballistiques de ses enfants, ce qui nous parait tout à fait légitime).
Il y a une semaine à peu près Mauricio Baldivieso, le fils de Julio César Baldivieso, entrait dans l’histoire du football en étant le plus jeune joueur aligné dans une rencontre de première division, à l’âge de 12 ans.

Quoi de plus beau que l’innocence de l’enfant face à l’âpreté de l’âge adulte ? On se souvient du petit Jordy, pour lequel ses parents avaient sacrifié une existence paisible, « dur, dur d’être » un parent.

On imagine aussi le public bolivien attendri, un grand soupir parcourant le stade à chaque fois que Mauricio touchait le ballon… Le problème c’est qu’un individu, dont le fils était moins doué, décida, par jalousie sans aucun doute, d’asséner un violent tacle par derrière sur le p’tit gars cinq minutes seulement après son entrée en jeu (classe/ pas classe ?).

Les médecins condamnèrent unanimement Julio pour avoir fait jouer son fils, et les dirigeants du club suivirent. Tout ça parce que leurs enfants à eux n’ont jamais été surclassés…enfin c’est comme ça que le comité voit l’affaire.


La déclaration du jour

Le comité l’avait loupée mais L’Equipe l’a gentiment republiée aujourd’hui.

« Ma crédibilité ? Si c’est par rapport aux journalistes, rien à branler. Je dois l’avoir vis à vis de mes joueurs – c’est le cas pour une majorité d’entre eux-, de mon staff, de mes dirigeants. »

Jean-Guy Wallemme, entraîneur du RC Lens.

Le comité n’en a rien à faire de ta crédibilité Jean-Guy, mais surveille ton langage bon sang de bonsoir. Nos enfants et petits enfants regardent la Ligue 1… Déjà que l’accent du nord les effraie, si en plus tu y ajoutes de telles grossièretés, l’effet Dany Boon sur cette région sinistrée sera bel et bien annihilé.



Titre du jour


« Lyon et Nice parlent pour Rémy« 

lequipe.fr, hier.

Le comité se demande ce que les deux clubs ont à déclarer pour parler au nom de Loïc. Ou alors le journaliste stagiaire voulait peut être dire « discutent au sujet de Rémy ».

Ne le cherchez plus sur le site, le titre de l’article a vite été corrigé, certainement quand un adulte est arrivé à la rédaction.




lequipe.erratum.fr


En lisant lequipe.fr (il le faut bien) le comité est tombé sur cet article : « Govou devrait prolonger ».

Il est dit dans cet article que Sidney Govou est le dernier rescapé des 7 titres de champions de France depuis le départ de Juninho… et Karim Benzema.

Enfin…surtout depuis le départ de Juninho: en 2002, lors du premier titre de champion de France de l‘OL, Benzema avait… 15 ans, et devait encore attendre deux ans et demi avant de jouer son premier match en pro.


France éternelle


Le comité, qui se nourrit d’intertextualité ( et qui fait le malin à l’occasion), a cru bon de partager cette phrase de M. Beckenbauer (président du conseil de surveillance du Bayern) avec ses lecteurs:

« Ribéry n’est venu au Bayern que pour se faire un nom, C’est un Français, et Munich il s’en fiche. »

Il semblerait que Franz, de son prénom, n’ait pas la mémoire courte et qu’il fasse ici référence à la haine séculaire liant Français et Allemands, et c’est tout à son honneur. Parce que bon l’Europe, l’Europe… hein…bon.

L’affaire Ribery a au moins le mérite de clarifier certaines choses qui s’étaient perdues dans la confusion la plus totale, et ce depuis 70 ans… vous voyez ce que je veux dire? C’est vrai que Ribery s’en fout de Munich, qu’est-ce qu’il pourrait bien y trouver d’intéressant ?

Daladier aussi en son temps s’était copieusement fait chier à Munich, tant et si bien qu’il s’était dépêché de signer les accords vite fait pour rentrer faire la fête sur Paris (et ce dès son arrivée à l’aéroport d’ailleurs). Qui pourrait leur reprocher? Les Tchèques peut-être? mais les Tchèques se foutent du transfert de Ribéry, arrêtez un peu!


Le prix de l’originalité du jour


Il est remis à L’Equipe, pour son « Govou parti pour rester » publié en Une.

mercato365.com et leur  « Terry parti pour rester », publié en simple brève, peuvent aller se rhabiller.


L’histoire non footballistique du jour

Le comité se fiche royalement (ou comme dirait Jean Guy Wallemme « n’en a rien à branler ») du cyclisme et du tour de France. Mais des histoires comme celle qui suit, lue sur lequipe.fr, lui donne sérieusement envie de s’y intéresser:

« Après s’être hissé sur la plus haute marche du podium dimanche pendant la cérémonie protocolaire, l’Espagnol Alberto Contador a enlevé sa casquette, prêt à vibrer au son de son hymne national devant des dizaines de milliers de spectateurs, quand les hauts-parleurs ont laissé entendre l’hymne … danois. D’abord surpris, le Maillot Jaune s’est aussitôt montré incrédule et a expliqué le malentendu à Bernard Hinault, présent non loin du podium protocolaire. L’organisation a présenté ses excuses avant de diffuser l’hymne espagnol pendant la cérémonie récompensant la meilleure équipe, Astana, qui porte pourtant pavillon kazakh. »

Ils ont l’air encore mieux organisés que Frédéric Thiriez à la fédérations des vélos.



Merci à Nicolas D. et Eloi P. pour leurs contributions.

Le compte rendu de la prochaine session du comité sera publiée demain avant 13h.

Si vous voyez ou entendez quelque chose qui devrait figurer dans ce compte rendu, n’hésitez pas à dénoncer et nous contacter en écrivant à l’adresse suivante : [email protected]

L'ancien

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