France-Allemagne (1-2), l’analyse du footballologue

Encore un pays de l’axe qui s’impose chez nous

France X Allemagne, 06/02/2013

Ennemis Intimes…

Pour les Noces d’Or, Deschamps reconduit son dispositif ? + ? à gonades. Le ? protège Lloris tandis que le ? mène l’offensive, les gonades font charnières et l’édifice fait liberté pour un « ghost in the machine », jadis marqué du numéro 10 occupant aujourd’hui le poste de Pirlo. Las! Mêlant post-colonialisme et culture entrepeneurariale, ManuFrance98 démoule Sissoko des hauts-fourneaux en guise de nouvel Esprit. Passée la « force  des représentations   », tracer le néo-toon permet d’appréhender la toute nouvelle plasticité du projet français…et se rémémorer la fonction « couteau suisse » qu’occupait Abriel à l’arrivée de Deschamps à Marseille.

 

France-pressing-1

Au couteau suisse…

Faisant de l’occupation du terrain dogme, la Mannschaft conquiert tout d’abord l’espace de relance d’un hexagone horizontal. Ambitieux, Deschamps suit, son hexagone passe subtilement du pressing au forcing et manque d’étouffer l’adversaire dès la 4ème minute. Intéressant mais les milieux allemands occupent bientôt les trous latéraux formés par les deux hexagones français et contraignent le stratège français à un premier coup de Sissoko. Couloir droit, l’ancien pitchoune dézone pour soutenir Matuidi-Sagna autour de la demi-heure, invitant ainsi l’adversaire à chercher le couloir déserté (incursions de Podolski à gauche, 34ème, 35ème.)

France

Banania in the Shell…

Sissoko à gauche déséquilibre le couloir droit car personne ne compense. Ribéry n’est en effet pas le « pendant » du cube zébré mais un élément du ? offensif français. La Sainte Trinité PDF (Passeur/Dribbleur/ Finisseur) s’incarne ainsi en Valbuena-Ribéry-Benzema et présente deux problèmes principaux:
Valbuena hésite entre P et D. Cette ambiguïté permet certes de varier les combinaisons mais que de maladresses en zone rouge.
La récupération basse oblige à gérer le temps nécessaire pour gagner la zone rouge. A la 19ème, Valbuena combine avec Ribéry sur le côté droit. Krank chevauche en largeur tant et si bien qu’il se trouve seul arrivé à hauteur d’un Evra qui passe aux allemands. La recherche d’un relai supplémentaire permettrait la dilatation du temps voire celle de l’espace. Bref, la Trinité manque de Grand Horloger.

France-2

Frelon teuton…

Faute de « métronome », Deschamps fait du Woodblock en portant Sissoko à hauteur de Evra-Ribéry-Valbuena. La France installe une zone de densité à gauche (47ème, 49ème,55ème, 59ème, 63ème, 67ème), Valbuena se fait P par tant de profondeur pour Ribéry qui percute en zone rouge mais Capoue (pour Matuidi, 45ème) a relancé l’Allemagne : 1-1, Müller, 52ème. En reconquête, Löw sort Gomez pour Kroos et tente une « ruche. » Laborieux, le Lebensraum opère néanmoins à la 73ème:1-2, Ozil à l’odeur pour Khedira. « Les gens veulent Giroud! » clame le VRP d’Highburry quand d’aucuns aimeraient davantage d’explications sur l’essaim de frelons teutons prenant possession du pré. A l’image des joueurs, le QI de certain stratège sert plus l’enjeu que le jeu. Ultime saillie, la Trinité Gallicane échoue côté droit (72ème) et, quelques minutes plus tard, Giroud entre, Sakho termine le match: que vous soyez français de l’étranger ou étranger en France, les jugements de cour rendront toujours honneur à cette certaine vision du français vue de l’étranger…emmerdeur.

4 thoughts on “France-Allemagne (1-2), l’analyse du footballologue

  1. C’était qui l’arabe potelé qui a joué en pointe pour les Bleus et qui a presque tout raté ???

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