Notre Footballolgue analyse Auxerre-Marseille (2-2)
Notre Footballologue serait-il un proche d’Anigo ?
Pour éviter l’orange, il faudrait maquiller « petit vélo » en « booster. » Et Deschnaps pas rasé, c’est RLD…
Un pour tous, tous pour El Commandante…
Coup-franc de Valbuena, tête de « Rémygoal », outing des « Scissor Sisters » phocéennes : 0-1, 2ème.
« Grosse entame » pour l’OM d’un Deschamps qui aligne sa charnière indomptable (M’Bia-N’koulou) et un couloir droit « new look » (Azpi-Valbunea.) Pour un « Lucho libre », il faut compter quatre paires de jambes pour l’effet (Rémy, Ayew, Cheyrou, Valbuena) et un Diarra en cas de mauvaise descente. Ainsi, l’ex-bordelais doit compenser les montées de Cheyrou, couvrir le couloir droit déserté par Valbuenaxe, et suppléer l’Argentin au pressing en phase défensive. Bref, El Commandante supervise, la sentinelle est aux fourneaux tandis que le Cap’taine d’RMC exhume le protocole des sages du fion. Heureusement, l’édifice profite de la puissance de sa garde noire pour installer son animation asymétrique dans le camp adverse. En phase offensive, Cheyrou-Ayew aidés de Morel, Lucho voire Rémy redoublent de combinaisons à gauche tandis qu’Azpi s’invite dans un couloir droit déserté par Valbuenaxe (couloir faible, tant offensivement que défensivement.)
Sur les phases défensives, l’OM s’aligne en 4141 pressing à la médiane de Cheyrou et Diarra (sentinelle soumise à son Commandante) et passe en 4231 dans ses 40 mètres (Cheyrou rejoint Diarra, l’un va sur le porteur du ballon tandis que l’autre se glisse dans la défense.) Durant ces phases défensives, Rémy s’offre à la relance sur un côté et cherche la faute (12ème, 25ème).
Auxerre à 9…
Peu d’occasions d’observer ce 4231 face à l’ONI (Organisation Non Identifiable) de l’AJA. Sans doute un 4231 initial (paire Chafni-Ndinga sous Traoré, Jemaa ou Ben Saar, Oliech… ???) que le positionnement du milieu axial rend 442. Plus créatif que N’Dinga, Chafni fait pencher le jeu auxerrois dans le couloir droit où Oliech et Dudka ne font pas oublier l’absence de Hengbart. L’AJA est dépassée par la puissance de l’arrière-garde phocéenne et la technique de ses offensifs mais conserve une carte à jouer au niveau tactique. En effet, le duo d’attaquants évolue à plat et se noie dans le triangle bleu des blancs et Cheyrou est libre d’assister Lucho. La présence d’un joueur intercalé obligerait Diarra et Cheyrou à plus de prudence et priverait le Commandante de deux paires de jambes en sus de Valbunea et Ayew plus bas. Fournier invite donc Oliech et Traoré à arpenter la zone, Diarra détourne l’intrus vers un latéral et son défenseur central, à trois contre deux l’AJA reste perdant, ily aura donc changement. En attendant, corner de Valbunea, oublié au second poteau Ayew ajuste de la tête : 0-2, 43ème.
Auxerre à 11…
Contout remplace Jemaa (46ème), Oliech passe avant-centre sous Traoré, Ben Sahar prend le couloir droit et le 4231 affiche complet. Mieux, Ben Sahar perce l’axe marseillais – prend N’Koulou de vitesse -, sa frappe détournée par Morel revient sur Alain Traoré à l’entrée de la surface : 1-2, 47ème. Fournier a placé Chafni milieu gauche et l’AJA insiste sur le côté faible de l’OM, obligeant Valbuena à courir après Sidibe (carton jaune, 52ème.) Deschamps passe alors à deux milieux récupérateurs, l’OM compte sur son socle défensif pour gérer ce « trou noir » fatal face à Sochaux. Las ! Les joueurs paraissent cramés et le temps faible s’étale sur toute la seconde période.
« El Commandante Libre »… un chantier à droite
Jordan Ayew remplace Rémy et Valbuena sort pour Amalfitano (75ème) tandis que Fournier substitue Chafni à Kossoko et Ben Sahar à Le Tallec (78ème). L’AJA poursuit son entreprise de démolition du flan droit marseillais avec Traoré dans le rôle de Chafni, Kossoko dans le couloir, Le Tallec en duo avec Oliech dans l’axe. Un corner concédé sur ce même côté trouve Contout oublié au second poteau : 2-2, 80ème. Sorin salue l’ouverture du « compte à poings » et Deschmaps peut accuser le coût d’une préparation de « champion’s » et d’un vrai-faux départ qui (ré)**ouvre un chantier à droite. Un moindre mal mais deux points de perdus jamais rattrapés l’an dernier.
* : Fin du pressing pour suppléer Lucho et moins de disponibilité pour compenser Valbuena couloir droit pour Diarra. Fin du soutien de Cheyrou pour Lucho et de l’animation « autonome » du couloir gauche.
** : Droitier, Lucho fait pencher l’équipe à gauche et sa lenteur a toujours été un problème côté droit, en témoigne ses premières associations avec Abriel en 2009. Les paires Valbuena-Azpi et Amalfitano-Fanni n’ont rien d’immuables et un peu d’échangisme pourrait contenter tout le monde.





Excellente analyse, comme d’hab. Sans doute plus percutante encore.
Il a dû te falloir beaucoup de courage pour analyser la prestation auxerroise de la première mi-temps.
Match très intéressant du jeune Ben Tahar, très intelligent dans ses appels et pas veinard lors de son face à face en début de match.
Très bonne analyse …
« Ben Sahar perce l’axe marseillais – prend Diarra de vitesse -, sa frappe détournée revient sur Oliech à l’entrée de la surface : 1-2, 47ème »
Petite rectification : c’est Traoré qui réduit le score, et non Oliech.
Et c’est n’koulou qui est pris de vitesse…et ben sahar ne tire pas mais est ( mal ) contré par morel…
Moké adore mater des « scissor sisters ». Plus ça frotte, mieux c’est.