Notre Footballologue analyse Auxerre-Marseille

Avec bonus vidéo interdit aux moins de 18 ans….

11 « métchs » consécutifs sans défaite pour Auxerre contre 13 pour l’OM, une qualification directe en LdC en jeu pour l’un, un titre en vue pour l’autre… tout concorde vers un « arrangement » et Franck Sauzée l’aurait compris s’il n’avait endommagé son cerveau par tant de têtes, concluant que l’AJA jouerait le nul et l’OM chercherait la victoire. Reste maintenant à mettre en scène la fiction, sans Elia Kazan ni Brando, mais avec Piccirillo, Brandao et Orange en guise de Warner : Objectif « nul »…

Premier obstacle, éviter les témoins. En passant sur Orange, même avec le « cadeau » aux abonnés, le match ne concerne qu’un cercle restreint de masochistes prêts à payer pour perdre un tympan. Autre catégorie, encore plus « inquiétante », celles et ceux streamant au gré des censeurs : France, RU, Espagne, RU, arabe, pour finir par un commentaire en anglais sur une chaîne arabe avec un consultant « avé l’accent marseillais. » Il y aura toujours des vicieux prêts à mettre leur nez dans la Res Footballicae Commune…

Second obstacle, tenir le 0-0 crédible pendant 90 minutes…

« On en saura plus après 10 minutes » annonce Jean Fernandez qui connaît trop Nigo pour lui faire confiance. Pourtant, après 10 minutes, la feuille de route semble respectée : l’OM cherche des coups francs (Lucho, 2ème), Auxerre reste à l’affût d’un contre (perte de balle de Cissé, Jelen pour Niculae hors jeu, 6ème) et Sorin demande à ses dc de ne pas jouer trop bas (7ème.) Les équipes se sont partagées le match, chacun sa mi temps, chacun son couloir, parfait équilibre, totale crédibilité des intentions.

1ère mi temps :

L’OM se regroupe dans ses 35 mètres à la perte de balle pour annihiler tout espace de contre et concentre ses initiatives offensives dans le couloir droit. A la récupération, Niang, avant centre, et Valbuena se projettent vers l’avant et cherchent la faute. En phase offensive, Bonnart et Valbuena prennent de vitesse Birsa et Berthod, Niang vient les soutenir et les petits gabarits cherchent un centre pour la tête de Lucho (20ème et 22ème, rate son plat du pied), de Brandao (attaquant gauche) ou des coups francs aux 30 mètres (2ème, 17ème, 19ème,…) Lucho encore plus haut qu’à l’habitude, Kaboré mène le jeu, tentant des transversales à destination de Bonnart ou Valbuena, couvrant Heinze sur les coups de pied arrêtés, faisant « tout » moyennement. Dans ce registre, Cheyrou semble plus indiqué même si le placement défensif reste ingrat. En face, Fernandez affirme « ne pas faire que des contres » et aligne quasi la même équipe que Mourinho moins l’effectif de l’Inter. Ligne de 4 défensifs, paire Pedretti-Dudka renforcée sur les côtés par Birsa-Oliech, offensifs « présumés », Niculae en soutien de Jelen, pointe lointaine. Les dc ne dépassent pas leur 35 mètres afin d’ « aspirer » l’adversaire et permettre à Bart d’expédier à coup de fronde un pavé dans la gueule de CRS de Jelen. Au signal, Birsa-Oliech et Niculae explosent pour balayer les restes dans le but adverse. En phase défensive, les milieux excentrés s’alignent sur Pedretti-Dudka pour former une maille dense favorisant la récupération du ballon et permettre la « diarrhée explosive » sus évoquée. A la demi heure, les dc remontent à la ligne médiane mais le manque de qualité technique face à une équipe marseillaise regroupée dans ses 35 mètres condamne le commentaire anglais à évoquer « the phenomenal list of players from the Academy of AJ Auxerre » entre deux doutes sur la « quality of (Lucho’s) delivery. »

Mi temps : « Le désert »…plus de « culture foot » en 10 minutes d’analyse franco-arabe qu’en 10 ans de mi temps publicitaire sur TF1, et cette sentence en guise de résumé.

L’ OM a eu la première, l’AJA « domine » donc la seconde, les marseillais devenant « prisonniers volontaires » de leur côté gauche où Heinze et Brandao « souffrent » face à Hengbart, Oliech, Niculae et Pedretti. Le plan, élaboré par la NASA et Bernard Lions, suit un raisonnement à trois étages :

1. Eviter Bonnart et Valbuena

2. Remonter les dc pour ne plus subir, tout en se méfiant de la vitesse de Niang (crâmé) et Valbuena

3. S’installer dans le couloir droit pour profiter de la lenteur de Heinze et Brandao.

A la 52ème, Jelen s’échappe côté droit et centre pour Pedretti, Mandanda cafouille en gage de soumission à Lloris. Conscient d’avoir frôlé l’ouverture du score, l’arbitre décide de siffler tout contact à 35 mètres des buts en faveur de la défense, Niang proteste et se prend un carton jaune. Surpris par tant d’insistance sur son côté, « the most unbrazilian player » plante son coude dans le visage de Hengbart, confirmant qu’il n’a rien d’un Gracie. Evidemment, seul l’arbitre et son assistant n’ont pas vu et Brandao ravale son « chepatouchaé » devant les gros yeux de Deschamps. Du reste, au conflit avec Oliech, Brandao a préféré respecter le code couleur des favelas (blanc = victime ; métisse = baise ; black = méchant) en négligeant les origines normandes du latéral : 66ème, Hengbart détourne la pseudo reprise du brésilien seul aux « 5 mètres 50 » si chers à Christophe Josse. Sinon, Jelen se retourne (frappe, 71ème), Jelen est trop court (centre de Contout entré ailier droit, 81ème) et chacun s’en retourne dans son coin avec un point.

Au micro d’Orange, Pedretti s’agace des allusions sur son jeu « dur. » Pourtant, entre les ralentis et le soutien de Diawara, Bart Simpson tient plus d’OJ que d’Homer. Ceci dit, aucun élément ne permet d’étayer l’hypothèse Nicollin, et d’habitué du Marais, Pedretti tiendrait plutôt du petit tailleur du Petzl. Et puisque c’est vendredi « folie », une vidéo résumant la « finale » de ce soir : tandis que le décor est dressé, rencontre de deux désirs de jeu se heurtant à un trio de noir vêtu…rassurez-vous, dans la fiction, le jeu l’emporte.

4 thoughts on “Notre Footballologue analyse Auxerre-Marseille

  1. Je n’ai pas vu le match mais apparemment ça ressemblait aux bons vieux PSG-Marseille d’il n’y a pas si longtemps, ceux où la montagne accouchait systématiquement d’une souris, un peu bleuie par les coup pris dans la gueule d’ailleurs.

    Merci pour cette analyse !

  2. Belle référence à « L’Arrangement », mais l’homonymie entre Marlon et Evaeverson vous a fait oublier que ce n’est pas Brando mais Kirk Douglas qui tient la vedette du film ;)

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