Notre footballologue analyse Inter-OM (2-1)

INTER X OM, 13/03/2012

Calciopoly…

Château d’If devant Mandanda, paire latérale droite pour attaquer, paire axiale pour fixer, paire gauche anale pour encaisser: l’OM défend son avantage et espère le KO sur contre. Conscient du peu de pouvoir offensif marseillais, Ranieri laisse sa paire Lucio-Samuel défendre et bâtit un espace de jeu à partir de Stankovic. Outre le jeu long du serbe, Poli et Zanetti plongent dans les couloirs pour soutenir qui Nagatomo, qui Maicon, et Sneijder anime l’axe sous Milito et Forlan. La première minute annonce le programme: l’Inter balance à droite pour mieux enfiler le couloir anal phocéen (8ème, 10ème par deux fois, 12ème, 15ème, 19ème) ; Marseille relance sur Rémy-Valbuena qui cherchent le couloir Azpi-Amalfitano (3ème, 14ème, 18ème, 19ème, 38ème, 39ème, 46ème.) Si ce ping-pong permet à Mandanda de s’illustrer (8ème et 12ème), Morel-N’koulou peinent face à Milito, Nagatomo se noie face à Amalfitano-Azpilicueta et – convalescents – Ayew-M’bia interrogent leurs poumons derrière Zanetti. A défaut de ballon d’or, Patron entre déjà dans l’histoire du football comme l’homme qui a valu un carton jaune à Zanetti (24ème.)

Betty Pute…

A la recherche du KO, les deux puncheurs se livrent un duel tactique que la fatigue rend quelconque. Les vagues phocéennes submergent Nagatomo (46ème, 48ème, 50ème, 55ème) mais tant Rémy que Valbuena ou Ayew sont hors de forme et l’OM contre-attaque avec une demi-molle indice de confiance à 2. Pas de banc côté Deschamps et bientôt plus de remplaçants pour Ranieri qui entre Pazzini, Cambiasso, Obi pour Sneijder, Forlan, Poli, et opte pour un 442 à plat, Zanetti en déambulateur Cancellara à droite. L’ « heure des braves » (Liza) célèbre le pied de Morel (interception dans la surface, 63ème), la parade de Julio César sur tête de Diarra (70ème) mais sanctionne d’un jaune la lenteur de Mandanda sur 6 mètres (68ème.) Mihajlovic sous anneau gastrique, Pazzini met la défense olympienne sous pression et pousse Azpilicueta au corner: exécution de Cambiasso, cafouillage, Milito, 1-0, 75ème. L’horloge oblige l’OM à reprendre le combat.

« (…) ils évoluent dans la zone de vérité. Je pense que c’est quasiment impossible de gagner sans grand gardien et sans grand buteur. » Didier Deschamps, Secrets de Coachs, Daniel Riolo-Christophe Paillet, Hugo&Cie, 2011.

Orphelins de Sneijder ou Forlan, les coups-francs obtenus par Maicon et Pazzini n’inquiètent pas Cheyrou (entré pour Valbuena, 75ème) et Deschamps se résout à sortir son buteur pour Brandao (88ème.) 91ème, le « grand gardien » dégage, les « grands défenseurs » s’effondrent, l’autre « grand gardien » s’incline et Brandao réécrit son histoire avec San Siro: 1-1. Soucieux d’imposer la « french touch » en Europe, l’OM concède un penalty sur l’engagement et perd son « grand gardien » pour un second jaune (carton rouge, Mandanda, 92ème.) Pazzini trompe Bracigliano (2-1) et les séants phocéens sont déjà en buse que l’arbitre met fin aux ébats. Au coup de sifflet final, ni « grand gardien » ni « grand buteur » sur la pelouse, et Deschamps s’impose comme l’homme du « quasiment. »

Roazh Takouer

6 commentaires

  1. AjamaislespremiersPariscdesPDallélOM

    Oops pardon je croyais que j’étais toujours sur yahoo….

    Belle analyse…’Paire gauche anale’ c’est exactement ça même si c’est assez biologiquement bizarre…

  2. Le footballologue est plus grand que jesusallahbouddah mais il n’arrivera pas à expliquer le miracle de saint Brandao !!!

    Au dernière nouvelle, DD l’aurait lâché sans muselière dans les boites milanaises…

  3. les côtés gauche défensifs étaient à chier ce qui nous a valu de pouvoir garder le pied sur le ballon, amal’+azpi’+valbu’, par contre je me suis arraché les cheveux sur la présence du morel. je priais pour que deschamps rentre cheyrou a sa place, on n’aurait eu un latéral off/déf bien mieux équilibré, gauché, après il aurait peut être la même peine à se positionner mais il aurait apporté.
    diawara m’a régalé, une fois n’est pas coutume.
    merci au footballologue pour son Anale-Ease

  4. OM – NAPOLI annonce un bon quart de finale.

    Velodrome – San Paolo, quelle belle affiche.

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