Notre Footballologue analyse Marseille-Spartak Moscou

Notre Footballologue se contente aujourd’hui de la tactique.

En bon mateur, Karpin a du se régaler devant la séance de bondage offerte par Haruki Lacombe lors du dernier OM-ASM (voir ici). Son « spartakle » (Denoueix) disposé en 4+1/1+4 s’avère être une redoutable machine à déplaisir pour l’OM, 50 mètres séparant les lignes défensives et offensives, des verticales formées par les paires de couloirs et l’axe central Sheshukov-Ibson assurant la transmission. Les 50 mètres sont ainsi franchis rapidement grâce à un jeu direct à destination des trois avants et, surtout, de Alex, véritable attaquant libre tant l’organisateur de l’équipe semble être Ibson. Jouant bas, le club des syndicats n’en reste pas moins constamment dangereux par sa ligne de 4 attaquants en duel avec la défense adverse.

Privé de Gignac, Deschamps ajoute Ayew à Lucho et Valboku pour former un OM à trois meneurs de jeu axiaux pour le seul Brandao en attaque. Dans ce 4141, les latéraux sont les seuls joueurs capables de déborder et centrer mais Taïwo reste limité offensivement tandis que Azpi, aux prises avec Kombarov, a d’autres préoccupations. Incapable de passer Makeev, Valbuena descend au niveau de Lucho, Ayew en fait de même avec Cheyrou, et comme face à Monaco, l’OM fait certes le jeu, mais beaucoup trop bas pour être dangereux. Après la 35ème minute, Valboku se rapproche de Brandao, Lucho rode côté droit à réception des centres de Taïwo ou de Cheyrou. Petites alertes dans la surface (volée de Cheyrou) mais Dikan garde.

Mi temps : « C’est au second poteau qu’il y a les partenaires les plus libérés. »

Denoueix, VRP du PINK PARADISE

La seconde période débute sur Valbuena dans ses 40 mètres transmettant à Brandao dans le rond central, Kikitch’ se retourne et part pour un tout droit conclu d’une frappe de 20 mètres…bref, reparti comme en première.

L’OM tente bien de hausser le rythme en multipliant les échanges (montées de Hilton, Cissé), les Gladiateurs reculent d’une dizaine de mètres mais le couloir Azpi-Valbuena ne franchit pas le « couloir fort » Kombarov-Makeev et l’OM, qui n’a pas récupéré la surpuissante charnière centrale qui lui permettait de jouer haut, ne peut également plus se reposer sur Niang couloir gauche. Un contre de McGeady suffit à calmer les ardeurs offensives de Taïwo et Deschamps décide de changer d’approche.

Valbuena se doll’se avec Gignac (entré pour Brandao à la 60ème), Lucho passe côté droit et Ayew-Cheyrou se relaient tantôt milieu gauche, tantôt demi défensif droit pour compenser l’absence de travail défensif de l’argentin.

Le match s’emballe car Valbuena et Gignac « se sentent bien » (Denoueix) au point de libérer le couloir gauche pour les centres de Taïwo (tête de Lucho, 69ème), Valbuena (tête immanquable de l’Argentin, 75ème) ou de Cheyrou (Valboku en pivot)… mais Dikan garde.

« Les bombarder dans le domaine aérien » sanctionne Denoueix avant que les russes n’usent de leur couloir fort : 0-1, 81ème, Azpi csc. La suite ajoute aux carences la malchance (reprise de Cheyrou ; poteau de Gignac) et les olympiens, mal fagotés dans leur sac mortuaire à bande rasta, calent devant une « Viande » plus dure que prévue.

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