Rimbaud au PSG: votre Coq préféré vous fait un cadeau.

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Un Coq bohême

VotreCoq

Salut les jeunes!

Alors vous avez de la chance parce que j’ai failli vous faire cet article en anglais. En effet, je dois écrire un papier en anglais (sur n’importe quel sujet) pour un job auquel je postule. Puis, bon, je me suis dit qu’avec le nombre de chômeurs dans le lectorat d’horsjeu.net, j’avais plus de chances de me faire comprendre si j’écrivais en ch’timi ou en verlan. Hé hé.

Donc pas de souci, ce nouveau papier de votre serviteur sera bien en français, et en beau français. Parce que pour commencer, je vais vous citer du Rimbaud (le poète, pas le soldat joué par Stallone). Et oui, l’autre soir, pendant un moment de repos bien mérité, après une longue journée de boulot, je buvais un Cognac (je vous avais dit que j’ai décidé de m’y mettre), en lisant un livre de Rimbaud, devant ma fenêtre avec vue sur la ville illuminée (franchement pendant un instant je me suis pris pour le Dark Knight !). Et je me suis dit qu’il y avait un passage qui correspondait tout a fait à ce début de saison du PSG et à l’attitude qu’ont les adversaires du PSG quand ils jouent contre eux cette saison. Explication de texte avec en écriture normale le poème original de Rimbaud, et en italique entre parenthèse les parallèles avec la situation actuelle :

Que tu nous sers, bourgeois, quand nous sommes féroces,

Quand nous cassons déjà les sceptres et les crosses !..

« Et depuis ce jour-là, nous sommes comme fous !

(Depuis le jour du rachat du PSG par le Qatar)
Le flot des ouvriers a monté dans la rue,

(L’équipe de Lorient sont venus à Paris lors de la 1ere journée)
Et ces maudits s’en vont, foule toujours accrue

(Un peu plus de monde au Parc des Princes maintenant)
Comme des revenants, aux portes des richards.

(Giuly et Bourillon aux portes du stade des milliardaires)
Moi, je cours avec eux assommer les mouchards :

(Tacle à la gorge sur Jallet)
Et je vais dans Paris le marteau sur l’épaule,

(Ciani veut construire quelque chose contre Paris)
Farouche, à chaque coin balayant quelque drôle,

(N’Guemo veut s’occuper de Maxwell)
Et, si tu me riais au nez, je te tuerais !

(Prévision du prochain match de Barton contre le PSG)
– Puis, tu dois y compter, tu te feras des frais

(Les frais personnels de Leonardo surement)
Avec tes avocats , qui prennent nos requêtes

(Les avocats du PSG que les équipes doivent contacter pour les transferts)
Pour se les renvoyer comme sur des raquettes

(Le Prince joue au squash quand Aulas l’appelle à propos de Chantome)
Et, tout bas, les malins ! Nous traitant de gros sots !

(La réponse de Leonardo à Aulas et Lacombe à propos d’un possible prêt de Sakho)
Pour mitonner des lois, ranger des de petits pots

(Paris va « acheter » le fair-play financier)
Pleins de menus décrets , de méchantes droguailles

(Pour la droguaille je ne vois pas, il n’y a pas d’Espagnol au PSG)
S’amuser à couper proprement quelques tailles,

(Encore une allusion à Bourillon ou à Barton)
Puis se boucher le nez quand nous passons près d’eux,

(Comme Baros ne joue pas à Paris, peut-être que c’est une référence aux supporters)
– Ces chers avocassiers qui nous trouvent crasseux !

(L’opinion des Parisiens à propos des Lillois)
Pour débiter là-bas des milliers de sornettes !

(« Kombouare restera l’entraineur du PSG cette année)
Et ne rien redouter sinon les baïonnettes,

(Ibrahimovic n’a peur de rien, sauf qu’on lui coupe sa queue de cheval)
Nous en avons assez, de tous ces cerveaux plats  !

(Nous ne voulons plus de Thiriez pour gérer cette ligue faussée)
Ils embêtent le Peuple ! Ah ! ce sont là les plats

(A cause de cette équipe de stars, on n’aura plus des équipes populaires comme Montpellier en tête du championnat)
Que tu nous sers, bourgeois, quand nous somme féroces,

(Les supporters de Lorient : « Quoi ? Y’a pas de pack La Villageoise a la buvette du Parc ? »)
Quand nous cassons déjà les sceptres et les crosses !… »

(Interdiction d’apporter des signes religieux quand le PSG va dans les stades de province)

 

Le Forgeron, Rimbaud, 1870

 Non ? Incroyable ! Et dire que ça a été écrit il y a presque 150 ans. Surtout quand on voit le début de saison des Parisiens. Chacun de leurs adversaires arrive avec l’intention de jouer le match de leur vie contre cette brochette de stars qui représente un milieu auquel ils ne semblent pas appartenir. Les adversaires de Paris ne jouent plus au football quand ils rencontrent le PSG, ils défendent en même temps des valeurs qu’ils pensent être meilleures . Canal Plus devrait surnommer chaque match de Paris le « Capitalistico » ©. 1) Pour capitale, parce que les autres clubs ont envie de se faire voir contre l’équipe de la capitale, envie de montrer qu’ils ne sont pas des paysans, comme les surnomment amicalement les gens de la capitale, 2) Pour capitalisme, car soit les autres équipes ne veulent pas de tout cet argent dans le foot, soit elles en sont jalouses !

Je vais employer une expression assez banale mais tout à fait opportune pour qualifier le saison a venir de Paris : « Leur plus grand adversaire ca sera eux-mêmes »

Sinon quoi de beau en ce début de saison ? Les performances d’Alain Traore et d’Aliadere avec Lorient (deux joueurs que j’avais d’ailleurs sélectionnés dans mon équipe du Championnat des Etoiles de France Football). Mais aussi le bon retour de Bordeaux et de Marseille. A confirmer dans les prochaines journées.

On en reparle prochainement. Mais n’hésitez pas une fois encore a me faire parvenir les sujets que vous souhaiteriez me voir traiter avec mon flegme.

 

A bon entendeur.

Votre Coq Préféré

12 réflexions sur “Rimbaud au PSG: votre Coq préféré vous fait un cadeau.

  1. Cognac/Rimbaud/Dark Knight… Well done.

    Bon, et à part ça la situation en Syrie : Tu crois que leur équipe va se qualifier pour la prochaine coupe du monde ?

  2. Ah mince y’a une erreur. Au debut du poeme ca devrait pas etre la ca:
     »
    Que tu nous sers, bourgeois, quand nous sommes féroces,
    Quand nous cassons déjà les sceptres et les crosses !..
     »
    J’ai oublie de l’effacer. Sorry.

    Ah ca la Syrie ca semble complique. Ils ne doivent malheureusement pas la tete a jouer au foot.

    En tout cas on leur souhaite de revenir vite.

  3. Tu aurais pu choisir celui ci….

    Le Mal

    Tandis que les crachats rouges de la mitraille
    ( les commentaires stériles ,jaloux des autres clubs )
    Sifflent tout le jour par l’infini du ciel bleu ;
    ( oui notre bleu c’est l’infini , ici c’est Paris )
    Qu’écarlates ou verts, près du Roi qui les raille,
    ( Du LOSC passant par l’ASSE et tous les autres…pour le roi ? regarde nos couleurs tu comprendras et crois moi il se marre )
    Croulent les bataillons en masse dans le feu ;
    ( ils finiront par y tomber tous dans ce feu de haine contre nous ! )

    Tandis qu’une folie épouvantable broie
    Et fait de cent milliers d’hommes un tas fumant ;
    ( il en restera que des cendres de leurs flots nauséabonds )
    – Pauvres morts ! dans l’été, dans l’herbe, dans ta joie,
    ( le carré vert et nos sourires )
    Nature ! ô toi qui fis ces hommes saintement !… –
    ( eh oui a les écouter ce sont tous des gentils…et nous des gros vilains )

    Il est un Dieu qui rit aux nappes damassées
    Des autels, à l’encens, aux grands calices d’or ;
    ( Damas…encens…calices d’or…vive QSI et son prince ptdr )
    Qui dans le bercement des hosannah s’endort,
    ( causez toujours…il dort sereinement )

    Et se réveille, quand des mères, ramassées
    ( mères ? même bonne mère ? lol .la tête dans les épaules de colère )
    Dans l’angoisse, et pleurant sous leur vieux bonnet noir,
    ( le deuil de leurs fils supporters )
    Lui donnent un gros sou lié dans leur mouchoir !
    ( 1 centime d’euro…pas plus pour ceux la et leur club )

    Rimbaud, Poésie, 1870

    Rimbaud aimait le foot c’est sur maintenant ;-)

  4. Tu aurais pu choisir celui ci….

    Le Mal
    Tandis que les crachats rouges de la mitraille
    ( les commentaires stériles ,jaloux des autres clubs )
    Sifflent tout le jour par l’infini du ciel bleu ;
    ( oui notre bleu c’est l’infini , ici c’est Paris )
    Qu’écarlates ou verts, près du Roi qui les raille,
    ( Du LOSC passant par l’ASSE et tous les autres…pour le roi ? regarde nos couleurs tu comprendras )
    Croulent les bataillons en masse dans le feu ;
    ( ils finiront par y tomber tous dans ce feu de haine pour nous ! )

    Tandis qu’une folie épouvantable broie
    Et fait de cent milliers d’hommes un tas fumant ;
    ( il en restera que des cendres de leurs flots nauséabonds )
    – Pauvres morts ! dans l’été, dans l’herbe, dans ta joie,
    ( le carré vert et nos sourires )
    Nature ! ô toi qui fis ces hommes saintement !… –
    ( eh oui a les écouter ce sont tous des gentils…et nous des gros vilains )

    Il est un Dieu qui rit aux nappes damassées
    Des autels, à l’encens, aux grands calices d’or ;
    ( Damas…encens…calices d’or…vive QSI et son prince ptdr )
    Qui dans le bercement des hosannah s’endort,
    ( causez toujours…il dort sereinement )

    Et se réveille, quand des mères, ramassées
    ( mères ? même bonne mère ? lol .la tête dans les épaules de colère )
    Dans l’angoisse, et pleurant sous leur vieux bonnet noir,
    ( le deuil de leurs fils supporters )
    Lui donnent un gros sou lié dans leur mouchoir !
    ( 1 centime d’euro…pas plus pour ceux la et leur club )

    Rimbaud, Poésie, 1870

    Rimbaud aimait le foot c’est sur :P

  5. Rimbaud serait le Nostradamus français ?

    Penses-tu que certains textes de Nostradamus décryptent des matchs importants de football ?

  6. Ah bien joue Unfidel! C’est un bel exercice et j’encourage tout le monde a le faire.

    Alfano, je ne suis pas un expert en textes de Nostradamus. On pourrait en effet verifier ce qu’il a dit sur le sport. Peut etre trouverons nous des choses interessantes.

    Sinon on peut toujours ecouter l’album Nastradamus

  7. Je ne sais pas si Nostra aimait le sport mais une chose sure Rimbaud oui ;)

    son surnom ? L’homme aux semelles de vents :-)
    Dès l’enfance, brillant élève, Rimbaud manifeste un goût immodéré pour le mouvement, les fugues, les escapades, les voyages. « L’homme aux semelles de vent » comme l’appelait son ami Verlaine, n’a de cesse de quitter Charleville, sa ville natale haïe, pour fuir la médiocrité ambiante, faire connaître sa poésie et courir le monde.

    Plus qu’un poète, Rimbaud est, pour beaucoup, un mythe. Il symbolise la jeunesse, la révolte, la liberté, l’aventure, le non-conformisme. « L’homme était grand, bien bâti, presque athlétique, au visage parfaitement ovale d’ange en exil, avec des cheveux châtains clair, mal en ordre et des yeux d’un bleu pâle inquiétant ». Ainsi le décrit Verlaine, tombé sous le charme de ce très jeune homme, de dix ans son cadet, qu’il a lui-même fait venir à Paris, séduit par ses poèmes : « Venez, chère grande âme, on vous appelle, on vous attend »

    CQFD

  8. Moi je suis surtout surpris de ne pas voir le lien entre le titre du poème « Le Forgeron » et la finale de la coupe de la Ligue 2000, opposant Paris aux Forgerons.
    Raimbaud avait 130 ans d’avance. Ou 140. Ou plus.

  9. Premier billet sortant de la nullité pour le coq, bravo…

    Nostradamus est français, c’est lui qui a inventé Notre Dame de Paris et surtout de la Garde.

    Sinon, allez l’OM, la saison de la revanche a sonné.

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