France Uruguay (2-0) : La Tupamaraos academia livre ses notes et rend les armes.

Ay ma bonne mère, je t’avais écrit une lettre pleine de vitupérations que je pensais t’adresser par voie postale. Mais toutes les communications sont coupées depuis la mise à sac de notre base arrière. Ces barbares français ont fait sauter nos ponts, saboté nos voies de chemin de fer, assoiffé nos troupeaux et asséché nos terres. Nous avons lutté avec nos maigres ressources, nos fusils rouillés et notre garra toute fière, mère. Nous avons résisté fièrement, aussi fièrement que ce qu’un tupamaro a de fierté. Ils étaient trop forts, bonne mère. Trop forts pour nous et trop méchants pour qu’on puisse faire quoi que ce soit. J’ai souvent pensé à l’oncle Helmut durant cette bataille. Lui n’avait pas tant d’états d’âme que nous. L’humanisme est notre sacerdoce, mais parfois, comme il disait, pas question de payer l’addition.


Le Match.

Ah les vils métèq…enfants de l’immigration. Ils ont bénéficié des programmes d’aides imposés par les économies planificatrices SOCIALISTES tout ça pour finir par servir leur dessein NATIONAL, mais nous ne sommes pas dupes. Cette équipe de France a encore enfilé les habiles atours de la saine camaraderie entre les peuples (surtout ceux qu’elle a colonisés) pour mieux nous laver le cul à grand coup de social-libéralisme, comme d’habitude.

N’est-ce pas d’ailleurs un hispanophone, auteur d’un entrisme dégoutant auprès de notre charnière centrale (et gnagnagna parraine mon niard, et gniagniagnia je suis ton frère de sang) qui transmet un ballon sur coup-franc à un méprisable mulâtre descendant d’opprimé comme la France en connaît tant pour l’ouverture du score ? Varane 1-0, 40e.

Et comment expliquer cette absence de notre dernier rempart lorsque suite à une remontée de balle fomentée par les grands remplaçants titulaires de cette équipe black-black-black (selon l’un des académiciens les plus en vue de horspensée.net, un site de référence dans leur pays, apparemment), le même hispanophone, au patronyme étrangement sémitique, frappe le ballon comme au five et obtient tout de même aggravation de la marque ? Griezmann 2-0, 61e.

Tes larmes seront vengées, mon bon José. Tu as vu trouble à travers toute cette eau, mais notre regard collectif en a été dessillé : ce n’est pas la révolution qui est glorieuse, mais l’avènement du règne millénaire des forces vives uruguaryennes. C’est l’oncle Helmut qui avait raison : avec un peu plus de moyens, la SS (le petit nom que les médias ont donné à l’attaque Stuani-Suarez, qu’allez vous croire ?) aurait donné un bien meilleur résultat.


Les notes.

Muslera 1/5
Un rempart, ça ? Les sacs de sable vendus par l’ancien loyaliste n’étaient emplis que de vent, le sable était dans ses gants !

Caceres 2/5
Un sacrifié.

Laxalt 1/5
Le temps d’une partie, le capitalisme, son ennemi le plus intime, fut remplacé par une version hybride du turbo libéralisme à roulette. Quelque chose qu’on ne trouve pas noté en dessous de 8 dans un journal du groupe Amaury. Contre une telle puissance, même les plus vaillants s’inclinent.

Godin 3/5
Leur plus grande fierté, les Tupamaros la doivent à Diego.

Gimenez 1/5
Tu pleures, maraud ? Ainsi tu es triste de t’incliner devant les forces louvoyantes du vil accapareur ? Les traitres comme toi finissent avec une balle dans la tête, au poteau, leur corps abandonné aux vautour et la balle facturée à la famille, déserteur !

Bentancur 2/5
L’impuissance. Remplacé par Rodriguez (59e)

Torreira 1/5
Il signe à Arsenal dans la foulée. Pas d’autre commentaire.

Nandez 2/5
Personne ne l’a forcé à se replier sur les ailes. Personne à part un tacticien bien meilleur que les nôtres, un certain Deschamps. Remplacé par Urretaviscaya

Vecino 2/5
On a beau eu faire des efforts pour inclure tout le monde, on ne l’a pas vu.

Stuani 1/5
Assumer la lourde tâche de remplacer Cavani au pied levé était manifestement bien trop dur pour lui. Réprimer quelques élans de violence indigne de la noblesse de notre cause aussi. Remplacé par Gomez (59e)

Suarez 2/5
Il a bien essayé. Il s’est probablement démené. Mais pris dans la tempête, trop seul sur le front, il n’a pas su exister.

Subtitutos

Gomez NN
Entrer pour tenter de faire quelque chose à la place de quelqu’un qui n’a rien fait, voilà une chose aisée, me direz-vous. Eh bien il n’a même pas réussi ça.

Rodriguez NN
Guerrier charpenté certes, mais pas bien doué balle au pied.

Urretaviscaya NN
Tavarez a du se dire que c’était le bon moment pour lui donner du temps de jeu, c’est vrai qu’il n’en avait pas encore eu.

Diego Guedin.

Diego Guedin

Présent sur tous les fronts révolutionnaires sud-américains depuis les premiers soubresauts zapatistes, Diego Guedin joue les agitateurs partout où il passe. Il a choisi la voie populaire du football pour faire valoir les droits du prolétariat qui travaille ses centres à l’aide de ses mains calleuses.

2 Comments

  1. Bravo, il fallait nous laisser faire, on les aurait renvoyé à leur Pogétude se faire Poghuer par des PogMenes et autre PogDuluc…Pourtant un si beau pays ami qui a intégré le portugais dans ses dialecte officiel, comme pour mieux communiquer avec les amis allemands de l’autre coté de la frontière au Brésil….

  2. C’est fou (loco vers chez vous) que Laxalt soit annoncé un peu partout. Il court beaucoup mais il est rarement bien placé le monsieur j’ai l’impression.

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