La Raide et Vile Academy dépose le bilan de 2015 (2/3).

Notre bilan arrive en son mitan. Entre ici toi qui es inférieur, ou qui croit encore aimer Manchester, et abandonne toute espérance.

 

Salut à tous !

 

Dans cette deuxième partie de notre bilan, nous allons revenir au cas par cas sur les joueurs qui ont fait la saison de Manchester. Ce bilan non exhaustif et fort subjectif des prestations tarifées plus ou moins heureuses de nos filles de joie vous est offert par un pimp fragile. C’est pourquoi il s’ouvre par les meilleurs.


LES GAGNEUSES

De Gea. Commençons par celui sur qui les louanges ne peuvent jamais cesser d’affluer. David De Gea est de plus en plus présenté comme le meilleur gardien du monde, et ceci tout en rencontrant de moins en moins de contestation de type « Oué Neuer », « Oué Buffon », etc. Brillant sur sa ligne, mobile d’un coin à un autre de sa cage comme personne, fulgurant tel un félin, plus prompt à se relever de la station couchée qu’un trader pris en flagrant délit par sa femme. Bien sur, il n’est pas parfait, et il lui reste à perfectionner son jeu au pied, la qualité de sa relance, ainsi qu’une certaine tendance à encore trop attirer l’œil du Real Madrid.

 

La fierté

Blind Le pari de la saison de Van Gaal nous a offert un beau paradoxe : tout d’abord éblouissant à ce poste de défenseur central gauche, le beau Daley nous a ensuite montré à quel point sa qualité de passe et son intelligence de jeu auraient été utiles un cran plus haut. D’autre part, il a éprouvé certaines limites sur la durée, semblant assez usé physiquement et délaissant l’alignement, un peu comme une fin de semaine au boxon.

Smalling Brillant en début de saison, un peu moins par la suite, le grand Chris a indéniablement franchi un palier cette saison : celui qui le séparait encore du statut de pilier de l’équipe. Désormais indispensable, nommé vice-capitaine par Van Gaal, il apparaît désormais comme un de ceux qui porteront Manchester vers de futurs succès.

Dans l’ensemble, ces deux là ont formé une bien belle paire.

Martial Arrivé sous un torrent impétueux de controverses sur le prix payé par le club pour un joueur de son âge, le jeune Anthony a fait taire tous les commentateurs en si peu de temps qu’il y aurait matière à le remercier pour à peu près tout ce qu’il a fait. Devenu titulaire à la place de Depay suite à une entrée en jeu à la cinquième journée face à Liverpool et un fantastique but de soliste, notre juvénile numéro 9 n’a quasiment plus quitté le rôle de titulaire, intronisé cadre dans cette équipe en manque de folie offensive en moins de temps qu’il n’en faut pour prononcer une phrase comme « et dire que c’est Falcao qui portait son numéro la saison dernière ».

En cadeau, ce bijou.

Carrick. Certes ce n’est plus le Carrick des grandes années. Mais Satan qu’il est bon de voir encore son pas dégingandé se muter en l’élégance la plus assurée lorsque le ballon atteint ses pieds. S’il est passé à côté de quelques matchs, ce n’est jamais tout seul (le naufrage collectif d’Arsenal en est un exemple). Quand l’équipe a été bonne, c’est le plus souvent parce qu’il était là. Certains le disent cramés, mais ces ignorants ne seront pas les derniers à pleurer le jour où le grand Michael annoncera qu’il nous quitte pour de bon.

Et dire que c’est la tête de gland derrière le roi d’Angleterre. Putain d’anti-héros.


LES DEMI-MONDAINES

Fellaini Commençant l’année en pleine bourre, il n’a pas réussi à s’installer durablement en tant que titulaire, et a vu son nombre de matchs baisser sensiblement, particulièrement à cause d’un turn-over plus important au milieu (milieu qui s’est bien étoffé avec les Sch-). Détesté par les fans, il a pourtant montré de belles choses, tant dans sa combativité que dans son engagement, même si c’était souvent limite. Un joueur certes inélégant, mais qui ne rechigne pas à mouiller le maillot : personnellement ça me choque moins à MU qu’ailleurs, mais bon, il y a toujours des grincheux.

 

Bonjour.

Herrera La chute. Il a joué moitié moins que l’année dernière, et son influence dans le jeu est devenue carrément anecdotique, alors qu’il avait cette capacité à nous faire gagner des matchs la saison dernière. Manque de confiance, manque d’envie, on ne saurait dire. Néanmoins, il est encore jeune : il a donc le temps de se relever et de prouver sa valeur au monde du foot. Il reste une valeur sure de l’effectif.

Mata Lui aussi moins influent dans le jeu cette saison, il a tout de même encore montré de belles choses. Son départ est annoncé comme quasiment acquis depuis la signature de Mourinho. Il nous manquera.

Darmian Un début de saison extrêmement prometteur, et puis plus grand chose à se mettre sous la dent. Les blessures sont ensuite venues s’en mêler, gâchant une première saison qui s’annonçait pourtant pleine de réussite.

Schneiderlin Transféré à grands frais, il a répondu présent tout au long de la saison, mais a parfois semblé perdu (surtout en fin de match), alors qu’il constituait à lui tout seul le socle récupérateur sur lequel Van Gaal avait construit le style de jeu de l’équipe à l’intersaison. Trop de turn-over lui a semble-t-il été préjudiciable, lui qui avait pour habitude d’enchaîner à Southampton.

Rooney Trop souvent blessé, et dans un état de forme pas glorieux le reste du temps, le captain a tout de même montré qu’il avait de beaux restes, par intermittences, et qu’il pouvait encore hausser son niveau de jeu dans les grands matchs (ses derniers matchs en sont une belle illustration).


LES BOVARY

Depay La déception est aussi grande que son potentiel annoncé. Peut-être n’aurait-il pas fallu nourrir trop d’attentes à son égard en début de saison, tout convaincus que nous étions (et lui aussi) qu’il allait casser la baraque. Il devra se relever de manière plus éclatante, et surtout plus durable que suite à des tentatives de passes à De Gea qui finissent en but contre nous.

Rojo Baladé à divers postes de la défense, besogneux et intrépide, mais malheureusement complètement limité tant mentalement que physiquement (non content d’abuser du Macdo), Marcos le Rouge pourrait être une sorte de John O’Shea argentin, s’il était décisif plus d’une fois dans l’année. Au lieu de cela, c’est juste une tête de con dodue que je ne souhaite que voir gagner d’autres horizons. Ailleurs. Loin.

Schweinsteiger Parfaitement décevant tout au long de l’exercice, il a en plus de cela donné l’impression de passer la fin de saison à préparer son euro tranquillement en bénéficiant des largesses du coach. Une discussion avec Luke il y a quelques semaines a donné lieu à ce constat : lui comme moi avions carrément oublié qu’il faisait partie de l’effectif.


LES TROP ABSENTS POUR EN DIRE QUOI QUE CE SOIT

Valencia Blessé, le monstre a montré qu’il avait tout de même encore de très beaux restes, tout autant qu’il pouvait battre un Boeing à la course.

Young L’état de grâce n’aura pas duré pour lui, et c’est dommage, car son niveau augurait de belles choses la saison dernière.

Jones Luke va encore râler, mais il ne fait que décevoir les fans qui ont vu ses débuts. Pas à cause de son niveau, mais à cause de ses absences à répétition.

Shaw La plus belle progression de la saison a été fauchée en plein vol par un boucher, et ce fut terriblement dur. Il fera son retour bientôt, mais d’aucuns disent que c’est sa blessure qui a provoqué le début de nos problèmes.

Januzaj Parti en début de saison pour un prêt en forme d’échec au Borussia Dortmund, rappelé à la mi-saison dans le but avoué de résoudre une partie de nos problèmes offensifs, revenu blessé, absent des débats pendant tout le reste du temps…il semble avoir gagné en transparence ce qu’il a perdu auprès de Wilmots : des raisons d’être sélectionné.


L’AVENIR

Lingard Alors il a déjà 23 ans, ce qui en fait un candidat un peu âgé pour cette section. Il n’empêche qu’au sortir d’une saison où il a pu enfin s’exprimer sans être embêté par les blessures, il apparaît comme une bonne solution à moyen terme sur le côté droit de l’attaque. Et puis bon, comme joker on a vu pire.

Lingard

On ne s’en lasse pas.

Rashford LA pépite. D’abord titularisé par défaut par Van Gaal, il n’a plus quitté le poste de pointe de la fin de saison, grâce à des performances superbes. Doublé contre Arsenal, but décisif face à City, but sublime face à West Ham, participation collective, vertus de vitesse et de technique…ce petit semble avoir tout pour lui, et même une certaine réussite, car il part avec les Trois Lions pour l’Euro. Il vient aussi de prolonger jusqu’en 2020 chez nous, donc pas touche, les autres.

Borthwick-Jackson Une interrogation plus forte en ce qui le concerne. S’il est certain qu’on le préfère à Rojo, l’exigence à son poste est telle qu’on ne conçoit pas vraiment autre chose qu’un rôle de doublure pour l’instant.

Fosu-Mensah Il devra faire ses preuves la saison prochaine, et se battre férocement pour décrocher une place parmi les A. S’il a été baladé à divers postes par VG cette saison (défenseur central, latéral droit, milieu défensif), son rôle de prédilection est semble-t-il défenseur central. La concurrence sera rude, mais on peut espérer que son nouvel entraîneur n’en fera pas cas. Oh wait.

Varela Si on l’a copieusement moqué pour la manière dont Coutinho l’a enrhumé au match retour de l’Europa League, il a tout de même montré de belles choses lors des quelques matchs où Valencia et Darmian étaient sur le carreau. À moins d’une progressions spectaculaire, on lui voit peu de chances de percer cependant.


LA SUITE.

Parlons maintenant de la situation actuelle de MU. Comme il n’a échappé à personne, Papy s’est fait éjecter comme un malpropre, quasiment après la victoire en Cup. C’est nouveau, on se FiorentinoPerez-ifie, à Manchester : un coach est foutu à la porte dès la fin de saison, sans plus d’égard qu’un vulgaire employé même pas syndiqué.

Ne comptez pas sur moi pour ajouter ma voix aux nombreux commentaires soulagés : j’ai toujours préféré l’institution aux personnes, et je n’ai jamais critiqué Van Gaal, certain qu’il était conscient de l’ampleur de la tâche qu’il avait à accomplir. Ce que d’autres ont oublié, c’est que l’institution était faite de personnes, justement : lui remplissait son rôle de coach, tandis que les fans faisaient du fanisme. En définitive, je ne ne crois pas que ce soit le Batave qui ait le plus à rougir de son travail auprès de l’institution Manchester United au terme de ces deux ans. J’ai vu passer tellement de merdes, de commentaires idiots, d’attaques absurdes et d’invectives sans fondement, que j’ai cru devoir un instant me retirer définitivement du monde afin de couper les ponts avec la masse grouillante de prétendus « fans » de mon club de cœur. Et encore, je ne suis même pas sur les réseaux sociaux, c’est dire…

Entendons nous bien : je ne suis pas grand fan du travail qu’a fourni Van Gaal et j’ai émis moi-même des doutes sur certaines de ses pratiques, qui m’ont semblé étranges (la gestion des transferts en particulier). Je suppose juste que le meilleur moyen de le voir obtenir des résultats était de lui laisser un peu de temps pour construire et tenter de faire sur la durée (ce qui n’est plus vraiment autorisé dans le football de nos jours), plutôt que de vociférer tel une bande de Lyonnais mal embouchés dès que leur protégé n’était pas sur la feuille de match. Les VanGaalout et autres détracteurs auront peut-être la sensation d’avoir remporté une victoire. À mon avis, le club n’est pas sorti grandi de leurs simagrées, ni du fait d’avoir prétendu miser sur la stabilité, tout ça pour finir par se jeter sur le premier Granantraineur venu, façon Paris Saint Germain.

Maintenant donc que le goitre de fer est parti, place à un entraîneur adulé, connu pour avoir enchaîné les succès partout où il était passé. Mais place aussi à une sévère tête de con, capable de se mettre à dos un vestiaire entier, une toubib que tout le monde préférerait plutôt mettre sur le dos, des journalistes (bon ça c’est pas bien grave), des directions de clubs, le public, et la suite.

Mouais…ça dubite sévère chez la Raide et Vile.

Seul l’avenir sera juge de ce que ce bon José nous offrira, c’est pourquoi je préfère ne pas m’étendre sur son arrivée, ni surtout sur les spéculations toutes plus folles les unes que les autres qui s’abattent en ce moment telles une lèpre putride sous forme de spéculations de transferts sur nos pauvres têtes cornues de démon innocents. Non, vraiment, nous ne méritons pas Footmercato, même pour le traitement pas très sympa qu’on a réservé à cette jeune Polonaise qui refusait de monter à l’étage avec huit étudiants russes avinés messieurs bien sous tous rapports.

Peu avant l’Euro, ou peut-être pendant, vous aurez néanmoins droit à quelques spéculations : celles sur la coupe d’Europe, celles sur la PL, et bien sur, celles sur le mercato, car c’est humain, rien ne peut nous en empêcher. D’ailleurs, Zlatan, qu’est-ce qu’il fout bordel ? On s’en cogne pas mal de ses marques de fringues à la fin. Ça se dit divin, et ce n’est qu’une mijaurée comme les autres. On va voir ce que tu vaux dans la cour du vrai seigneur des ténèbres, mon pote.

D’ici là, bises inféranales.

Bobby Calrton.

Bobby Carlton

Académicien et souteneur de la Raide et Vile Academy.

Un commentaire

  1. Je suis d’accord sur le principe sur ton point de vue par rapport à Van Gaal, sauf que j’assume ne jamais l’avoir aimé, même avant qu’il rejoigne le club, dès les années 90 je ne l’aimais pas. Donc je voulais qu’il parte, vu les purges qu’il nous servait match après match.

    Mon dilemme c’est que je ressens la même animosité envers Mourinho que je n’ai jamais aimé, depuis sa réaction extravagante lors de l’élimination malchanceuse contre Porto à Old Trafford jusqu’à sa dernière pige à Chelsea, entre anti-jeu souvent (à part une parenthèse madrilène pendant laquelle son équipe jouait super bien) et sale ambiance beaucoup. J’appréhende beaucoup son arrivée, j’ai peur qu’il crée un malaise comme il a su le faire au Real et à Chelsea. Je veux être optimiste et me dire qu’il a toujours rêvé d’entrainer United et qu’il peut changer et s’inscrire dans la durée (casser le schéma 3 ans dans un club en ne comptant pas sur les jeunes).

    Je me dis aussi qu’il peut relancer des joueurs malmenés par Van Gaal. Qu’un Herrera et un Schneiderlin peuvent devenir les Fabregas et Matic du dernier titre de Chelsea.

    Pour rebondir sur ce que tu dis dans le billet, je vais répéter des choses que j’ai déjà dites dans des commentaires d’académies de matchs, mais je ne regretterai pas tellement Mata, que pourtant j’adore, mais qui n’a pas su être assez productif vu son talent ; je partage ta haine de Rojo. Je ne serai pas aussi flatteur que toi sur la saison de Fellaini, il a globalement été une grosse tanche, à part 3-4 bons matchs. Idem pour Carrick qui donnait l’impression de faire la saison de trop. Lingard ne m’emballe pas, pas assez intelligent tactiquement et efficace devant le but.

    Borthwick-Jackson et Fosu-Mensah sont très bandants, pourvu que Mourinho leur donne leur chance. Et bien sûr j’attends beaucoup de Martial et Rashford sans qui on aurait vécu une saison 2015-2016 bien triste. J’espère que Shaw reviendra au niveau qu’il avait avant de se blesser. Et que Depay saura se mettre la tête dans le bon sens et réussir de belles choses contre des équipes autres que du niveau poule d’Europa League.

    Je suis prêt à danser avec notre diable Mourinho, d’une part parce qu’il sait bien embêter Guardiola et d’autre part parce qu’il peut attirer par son nom des joueurs qui sinon ne viendraient pas du fait de la qualité actuelle de l’effectif et de la non qualification en Champions League.

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