Le onze mondial de la semaine

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A 38 ans, il a eu le temps d’en faire des beaux enfants

Zanetti

Parce que nous aussi on veut faire dans le commercial et mettre nos plumes en avant, nous créons pour vous, un face à face unique en son genre, le onze contre onze.

C’est très simple, afin de tirer vers le haut nos académiciens et les footballeurs notés (ils se ruent sur les notes d’horsjeu.net afin de connaitre leur réel niveau ; les connivences avec L’Equipe font que leurs notes ne valent plus rien, et ils le savent), le service rédaction choisit chaque semaine les meilleurs et les pires performances avec les meilleurs et les pires commentaires de nos académiciens.

Cette semaine, le coach mondial joue le 433 tranquille et se fait plaisir avec quelques joueurs chevronnés et quelques autres qui le font marrer et prend le moins de défenseurs possible. C’est beau.

Teddy Richert, Sochaux, 5/5 : Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; sur ceux qui habitaient le pays de l’ombre, une lumière a resplendi. Tu as prodigué l’allégresse, tu as fait grandir la joie : ils se réjouissent devant toi comme on se réjouit en faisant la percée du vin jaune, comme on exulte en partageant les dépouilles des vaincus nantais et marseillais au Stade de France. Oui, un gardien nous est né, un héro nous a été donné ; l’insigne du Lion est sur son torse ; on proclame son nom : « Saint Teddy Richert ». Ainsi le pouvoir s’étendra, la paix sera sans fin pour Teddy et pour son royaume qu’il préserve de ses mains pour apporter à jamais la victoire.

Hengbart, Auxerre, (4/5) : il aura fallu attendre tous ces matchs pourris à droite pour qu’on comprenne qu’il est pas plus mauvais à gauche. Il est bon, très bon même. Transfiguré en fait. Le roi du poker a abattu ses cartes. Et il bluffait bien le salaud.

Lautoa, Lorient, (5/5) : On commençait à se demander ce qu’il valait, caché qu’il était dans l’infirmerie avec Quercia et Sunu. Si on ne tient compte que du match de dimanche, on tient à nouveau une excellente pioche en défense centrale. Sur ses 30 ballons joués, il en a gagné 23 lui-même. Les enchères commencent.

Nkoulou, Marseille, (4/5) : L’antithèse parfaite du cliché du « grand black costaud ». Si Laurent Blanc était le Président, lui deviendra vite le Seigneur des seigneurs, Lion Conquérant de la Tribu de Juda, élu de Dieu et Défenseur de la foi. Et quand il partira au Barça, ce ne sera pas pour regarder jouer Fernando Couto depuis le banc de touche.

Trémoulinas, Bordeaux (4/5) : Perd un point pour son air-marquage sur le premier but de Nancy mais en gagne un en transformant son penalty. Hyperactif, Joël Sami a tenté de mettre du Xanax dans sa gourde, sans succès.

Mandjeck, Auxerre (5/5) : impressionnant de puissance. Il a éteint le milieu parisien à lui tout seul et a fait une deuxième MT de toute première qualité. Vraiment LA recrue qui nous fait du bien. une relance propre, bonne capacité de percussion, ne baisse pas de régime. Un super joueur.

Pirlo, Juventus 5/5 : fait preuve d’une maitrise automatisée de gestes instinctifs. L’intelligence n’est pas en option, et il ne l’a pas oublié.

Gradel (l’appétit vient en dribblant, 4/5), Saint-Etienne : gros match de notre Ivoirien. Il a usé le côté gauche de la défense brestoise par ses dribbles très inspirés, et la plupart du temps dans de petits espaces. Il provoque un penalty et se fait justice lui-même malgré les tentatives d’intimidation de Ben Basat. Putain de sang-froid. Et même après ce but, il a été dans quasiment tous les bons coups, et aurait pu garnir ses stats avec au moins une passe décisive. Bravo là aussi.

Young , Manchester U, (4/5) : Mais quel enfoiré. Entre son penalty qu’il va chercher de façon ridicule et son centre raté qui se transforme en passe décisive, Ashley continue de ne pas impressionner et de faire formidablement son travail en même temps. Chenapan va.

Rooney, Manchester U (4/5) : Mes doublés, tu les aimes mes doublés ? Et mes passes, tu les aimes mes passes qui mettent les défenses en slip ?

Modibo Maïga , Sochaux, 5/5 : One goal, one golden glance of what should be, it’s a kind of magic, one shaft of light that shows the way. Si l’on décidait d’écrire un livre sur ce joueur depuis le changement d’entraineur, il aurait sûrement pour titre « La Rédemption selon Maïga ». La meilleure illustration de Judas depuis le nez de Sarkozy durant la campagne présidentielle de 1995 a décidé de faire amende honorable en faisant ce qu’il aurait du faire depuis Août dernier, c’est-à-dire jouer au football et il faut reconnaitre qu’il n’a en réalité rien perdu de son talent, juste son âme. On ne peut évidemment que se féliciter de cette rédemption malienne, mais pour autant, on n’oublie pas sa trahison et son comportement, en attendant, il fait ce qu’on lui demande, concrétiser le peu d’occasions qu’il peut avoir et c’est exactement ce qu’il devra continuer de faire jusqu’à la fin de la saison.

 

Les remplaçants

Ochoa 4/5 : Dios entre los Dios. Sus manos son de oro. Oro dateur. Ce moment hispanique est gracieusement offert aux nombreux lecteurs mexicains de Horsjeu.net. Adroit des mains, comme en atteste ses six arrêts, Memo est tellement maladroit dans son jeu au pied qu’on croirait qu’il joue en Louboutin. Comme un symbole, il a une bonne note quand son équipe prend quatre buts. Sa défense, plus sollicitée a morflé plus qu’à l’habitude et cela est retombé sur lui. Le pauvre.

Le Lan (4/5) : Mon dernier souvenir marquant le concernant est de le voir défenseur central face à… Montpellier. Outre la tristesse de ne plus voir sa bobine sur le terrain, son retour nous a fait apprécier sa qualité de joueur. Il ne fait pas les folles chevauchées de Mareque, il n’apporte pas un surnombre permanent, mais il s’est bien placé défensivement et a centré. Un centre, d’un mouvement du pied rappelant un soir de mai 2002, décisif. Oui, un latéral a fait un centre décisif. Merci Nono.

Rafael (4/5) : Luke a aimé. Sur nombre de ses interventions, Luke a brandi son pouce en l’air en signe d’approbation. Luke parle de lui à la troisième personne pour donner à ce commentaire un ton solennel en accord avec le très beau match du brésilien. Certes il y a ce renvoi dans l’axe qui aurait pu coûter cher. Mais sa panoplie de passes bien senties et d’interventions spectaculaires font tout oublier. Il me plaît de plus en plus et c’est désormais impossible de l’échanger ni vu ni connu avec son frangin, la tranchée entre les deux est creusée.

Matuidi (4/5) sûrement un de ses meilleurs matches de la saison. Impressionnant, convaincant, porté vers l’avant, récupérant un paquet de ballons, il s’est arraché sur chacune de ses actions et est régulièrement venu en soutien des attaquants. Il aurait même pu se reconvertir en meneur de jeu.

Khlifa : 4/5 : du mouvement et du soutien sur les contre-attaques, et un but consécutif à une inspiration géniale de Kahlenberg que si Xavi a la même, ben il aura toujours pas le ballon d’or.

Oliech (4/5) : comme toujours au top de l’engagement. Pas très académique mais bon il s’est quand même coltiné Alex et Bisevac pendant 80min tout seul et les a usés. Décisif sur le but. 10 buts cette saison soit presque autant que Lisandro. Pas mal pour un prétendu bourrin…

Benzema (4/5) : Excellent, au même titre que Ribéry, et même parfois un peu trop facile. Reste que c’était quand même le meilleur et qu’on lui doit le but qui vaut 2. Après on pourra toujours arguer qu’il a raté deux-trois occasions mais au moins se les est-il procurées.

 

Pour consulter de l’anal à tout va, c’est par ici.

Pour lire le superbe appel du Che Fredac et soutenir horsjeu.net, c’est plutôt par là.

3 réflexions sur “Le onze mondial de la semaine

  1. Un marseillais , 3 auxerrois , 2 bordelais. Ils ont été si mauvais les demi-finalistes de coupe d ‘Europe ou bien le coach mondial est un anti espagnolo-capitalisto-epo-nandrolonisto (qui sont des synonymes comme chacun sait) ?

    Et les cojonès de Rico elles n’ont rien vu pour ce soir ?

  2. Deux Bordelais ? ça fait un bail que Richert joue plus chez nous. D’ailleurs, des joueurs, on en a presque plus…

  3. @ Ciani
    Autant pour moi. J’ai beau relire la compo je ne vois pas comment j ‘ai pu m’emmeler les poils de couilles .

    Et encore vous avez reussi a refourger Gourcuff Diarra et Chamakh.
    Faudrait lui dire à Diouf que vous avez assez payé comme ça ; Ils sont tenaces les sortilèges sénégalais .

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