Hongrie – Portugal (3-3) : La Magyarok Académie est aussi perdue que vous

L’avant match :
Comme je le disais dans la précédente académie, je ne suis qu’un sale hipster à la con. Et comme un sale hipster de merde, je n’ai pas vu le match de nos Magyars en direct car j’étais au stade de France pour Islande – Autriche. Avec un maillot de l’Islande, comme un sale hipster (je vous épargne le moment où des Islandais sont venus me parler dans leur langue d’elfes à la con.)

Du coup me voilà obligé de regarder le match en replay pour justifier ma pige à 0€ auprès de l’Editeur. Ca tombe bien, c’était un match de fou.

Et puis dans le formidable outil, quoi de plus naturel qu’un match de fou ?

 

La Hongrie sur la route vers la première place.

La Composition

Face au petit poucet du groupe, le coach décide de faire tourner à fond histoire de bien emmerder les Portugais, déjà bien emmerdés par leurs précédents matchs qu’ils ont raté bien comme il faut.

Et comme la vie est bien faite, Stock décide d’aligner tous ses joueurs avec des noms rigolos. L’académicien que je suis salue l’initiative.

Le match

Début de match compliqué pour les rouges, les Portugais et leur immonde maillot couleur lait à la menthe poussent à fond et forcent les Hongrois à défendre comme de vulgaires Islandais.

Et comme de vulgaires Islandais ce sont finalement eux qui vont ouvrir le score par l’intermédiaire de Gera d’une jolie frappe. Encore un truc que je ne pensais pas voir en décidant de suivre la Hongrie. Quelle vie.

Le match s’emballe alors très vite comme des collégiens après 2 Desperados et un slow.

Les deux équipes se créent occasion sur occasion à un rythme soutenu, comme on en a peu vu lors de ce premier tour de l’Euro. Après quelques tentatives, les Portugais égalisent enfin sur une belle frappe de Nani, bien servi par le meilleur joueur de ces 20 dernières années.

1-1 à la mi-temps pendant que l’Islande mène face à l’Autriche, c’est fou, mais on encore rien vu.

Autriche – Islande, allégorie

Après une belle mise en bouche, l’ambiance foot en folie va aller crescendo au Parc OL. Sur un coup franc de Dzsudzsak, ce gros nullos d’Andre Gomes dévie la frappe et offre un court avantage aux siens puisque l’égérie de SFR égalise dans la foulée d’une talonnade digne des meilleurs Suédois de ligue 1.

Pendant que l’Islande voit l’Autriche égaliser à Saint-Denis, les Hongrois continuent à pousser comme après une semaine sous Smecta et reprennent l’avantage sur une nouvelle frappe déviée de Dzsudzsak qui marque le doublé le plus pourri de l’Euro.

Ca commence à craindre pour le 94 puisqu’à ce moment précis, le Portugal pourrait être éliminé. Mais toujours dans cette ambiance de grand n’importe quoi, Ronaldo se réveille enfin et marque le but du 3-3.

Ronaldo arrive enfin à l’Euro.

Dans la foulée, les Hongrois toucheront le poteau, Ronaldo aura 58 occasions, mais on en restera là.

 

Dans le 93, l’Islande bat l’Autriche, accroche la deuxième place derrière nos beaux guerriers magyars, tandis que la bande à Toto Lopes finira 3e mais se qualifie quand même. Merci Platini !

 

Victoire !

 

Les notes 
Kiraly – 5/5. Le mec en prend 3, mais juste pour ça c’est 5/5.


Korhut – 3/5  Un joli nom à jouer dans Game of Thrones et un match plutôt costaud pour un joueur de Debrecen.
Lang- 3/5 Rebalancé à droite, il a proposé quelques belles montées tout en devant marquer Ronaldo, solide.

Guzmics– 2/5.  Déjà moyen au match précédent, il en prend 3 et prend un jaune avant le premier quart d’heure. No me guzta.

Juhasz – 2/5. Des fautes débiles, un jaune débile et des dégagements peu assurés. Juhasz interdits.
Elek- 4/5. Il a quasiment réussi à faire oublier Nagy, beaucoup d’efforts, des belles occasions et une grosse activité. Blague sur EDF pour lui.

Gera – 5/5. En 45 minutes il réussit à ouvrir le score, prendre un jaune, rater une occasion facile et à bien défendre. Toujours plus que Valbuena en une saison à Lyon.

Lovrencsics 4/5 Allez Dejan, arrête, t’es grillé. Et t’es vachement mieux au milieu.

Pintér – 3/5. J’avais préparé plein de blagues sur le cirque avant de voir que je faisais fausse route, et vu que je ne connais pas assez le théâtre pour faire des vannes sur Harold Pinter, j’ai décidé ne rien dire.
Dzsudzsak – 5/5. Deux buts déviés qui offrent la première place du groupe à son pays, what else ?

Balasz et la défense portugaise

Szalai 4/5. Le bon copain qui chope le numéro de la plus belle fille de la classe et te le file.

Pendant ce temps, les Autrichiens cherchent les 1/8es de finale.

 

(photos tirées en partie de l’inénarrable site imposetonanonymat.com).

Jean II Puskas

Jean II Makouille

Né sur les bords du Rhône à Yaoundé, le petit Jean II fit ses premiers pas du côté de la gones académie, avant d’être repéré pour la Magyarok acédemie, le naturalisant via un grand-père hongrois mystérieusement parti vivre en Afrique en 1945.

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