5ème Tour CdF – Poissy / Red Star (0-1) : La Jules Rimet Académie lâche la note

Par Porthos Molise, de passage à la Taverne du Vieux-Pont,

Porthos, bien content d’avoir chié du buzz à l’échelle de trois mecs, avait décidé d’en jeter une petite sur les différentes familles de supporters, ceux qui sont bieng et les autres, tous des sales cons d’oppurtunistes à la mord-moi-le-clasico. Et puis, va savoir, mes notes sont passées à la machine en même temps que mes T-shirt sudatoires, alors le mieux c’est que j’y retrouve mes esprits pour une prochaine. Tandis que là, je vais parler un peu tourisme, pour changer.

Si on m’avait dit que je passerai mon samedi soir à Poissy, je ne l’aurait pas cru. Car comme l’a si bien dit un clairvoyant commentateur, à Poissy c’est surtout rien et certainement pas du foot. Pourtant, ce n’est pas ce que dit cet extrait (cf. ci-dessous, surligné de jaune) du Guide du Routard 1979, au chapitre Que faire dans les Yvelines le samedi soir :

Article le Poissy Sauteur

On voit clairement, dans ce document d’époque, que depuis des temps immémoriaux Poissy est célèbre du noyau. Bien.

Les noyaux de Poissy, c’est également le nom de l’équipe de balle au pied locale et qui nous accueillâmes en ce beau samedi pluvieux pour le cinquième tour de la vieille grabataire, a.k.a la Coupe de France.

Les journalistes mal informés reprennent sans vérifier le chiffre de neuf-cent cinquante spectateurs, laisse-moi rire. Porthos vous le dit très nettement, ça dépassait pas la trois-centaine ! Et encore, fallait-il compter la gente policière présente en nombre ce soir-là (peut-être en cas de guichet fermé, afin de gérer les foules de supporters avides de sport ?) et l’armada de mecs à la buvette, plus habitués à d’autres types de ballons. Quoiqu’il en soit, on est bien accueilli, on s’installe confort’ et ô miracle il s’arrête de pleuvoir.

Bon, l’objectif il est quoi ? J’vous l’dis, moi : gagner cette foutue sixième, sinon à quoi ça sert ? En tout cas, il faudrait essayer de ne pas rejouer le numéro dit de l’idiot utile comme la saison dernière. Au passage, Porthos a une petite pensée apitoyante sur le sort de Quevilly, bonne poire imbécile du foot moderne, qui non comptant de s’être fait piller de son staff et de ses joueurs, vient de se faire sortir de la Coupe comme un malpropre et va finir par crever en fin de convoi du National.

Pas de bol pour nous, Poissy, ça reste le tirage le plus dégueulasse possible pour une grande épopée et ce déplacement avait tout du match piège. Face aux solides pisciacais (ouais ouais), notre duo d’entraîneur avait décidé d’innover et de donner du temps de jeu à quelques adeptes de banc de touche. Exit Queudrue (blessé) et Gibaud (suspendu), la défense avait tout de l’expérimentation avec une charnière Allegro-Kébé – ce deuxième étant habituellement un (mauvais) arrière droit –, Cerielo à gauche (classique) et surprise du chef Fardin en arrière droit (alors que le mec est quand même milieu def). Au milieu Meliani (dit la patte molle), Ourdhriri, Lafon et N’Zif et en attaque Durbant et Ayivi (qu’on attend toujours).

Ça nous dit quoi ce petit 4-4-2 ta mère ? Ben simplement que question bancs de touche on est plutôt limite, et que côté défense c’est carrément la pénurie. Si on ajoute le fait qu’on joue avec un seul gardien, ben y’a pas à dire Doudou et Marlet sont sacrément couillus.

Et sur le terrain ? Bah, plutôt tranquille, il faut dire. La différence de niveau se fait sentir malgré le terrain surgras et l’athlétisme outrancié des suceurs de noyaux. Ajoutez cependant à ça le laxisme pathétique des milieux, l’incurie crasse des attaquants (Ayivi foire à peu près tout ce qu’il entreprend) et une arbitre de touche (oui, j’ai bien dit une) qui a passé son temps à siffler des hors-jeu imaginaires et on se dirigeait peinardement vers les prolongations. Mais c’était sans compter sur Oudrhiri et son joli coup de patte : coup franc face aux but, pleine lucarne, Pfiuut le noyau. Et on boucle tout, on remballe fissa et Cassoss de cette banlieue craignoss… Freestyle, gro.

Les obsercations en crac :

  • Un trio féminin, c’est pas pire mais ça excite les vieux mâles du kop.

  • Folleville toujours sur le banc, lui qu’on comparait déjà à Steve Savidan. Hey, Despois de Folleville, tu veux pas finir éboueur ?

  • Pas de match amical dans deux semaines, c’est bien. Alors qui ? Paraît qu’eux, ils nous veulent. Moi je dis oui.

  • Putain, je pensais en avoir plus d’obsercations… N’importe quoi, je suis démoralisé.

Les noyauteurs :

Allain (2/5) : Mauvaise maîtrise du ballon, relance au pied dans les champs. C’est pas encore cette année qu’il détrônera Bouet.

Cériélo (3/5) : Sérieux.

Allegro (4/5) : Capitaine.

Kébé (2/5) : Je l’avais presque oublié. Sa Kébéïtude s’est rappelée à moi. Bon, toujours vers le bancs, hein.

Fardin (3/5) : S’est plutôt bien démerdé pour un poste qui n’est pas le sien. Du déchet, oui.

Oudhriri (5/5) : Encore juste dans le jeu et surtout bien bougé par les gros bras de Poissy. Mais quel joli petit but ! Son premier en match off’ avec le Red, d’ailleurs.

Meliani (1/5) : Franchement j’accroche pas, au contraire de sa semelle sur le gras de la pelouse.

N’Zif (3/5) : Bien, lui.

Lafon (4/5) : Métamorphosé l’ex-martingaleux. Comme quoi, la préparation physique ça sert. Remplacé par Sall à la toutoute fin.

Durbant (2/5) : Du boulot, encore. Trop juste pour bouger les gros bras adverses. Hey mec, c’est du CFA, du sale, du lourd, t’es pas encore paré pour les p’tits coups de pute. Remplacé par Sabin à la 60ème, qui s’y connait, lui.

Ayivi (1/5) : A entrepris (un peu), a raté (beaucoup).

Les noyautés :

Sabin (N/N) : Un pelouse sale, un jeu gras, c’est son monde.

Sall (N/N) : Histoire de gagner du temps.

Des trucs et des machins en guise de fin :

  • Oui les Cahiers.

  • Bien les enfants

  • Non monsieur, non monsieur !

  • Si y’a de l’alcool, alors ça se boit.

  • Vous le savez bien, Porthos ne fait pas de politique, mais ça mérite le clic.

Cordianalement,

Porthos Molise,

Porthos Molise

Supporter historique du Red Star depuis 1897, Père fondateur de la Jules Rimet Académie avant que l’Etoile Rouge ne redevienne tendance auprès des hipsters d’HorsJeu (les horjpsters).
Ethnographe de comptoir et amateur d’excès lipidiques, j’ai contemplé le visage de Dieu. Il est gros et il s’appelle Jean-Jacques.

En exil depuis que le Red Star est une équipe professionnelle qui gagne.

2 Comments

  1. Ok, alors Porthos voit le genre. Quand il pourrit du collègue y’a du monde en commentaire. Quand il est tout gentil tout beau y’a personne. Bon je sais ce qu’il me reste a faire…

    PS : Fleury merogis au 6eme.

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