Nantes-Auxerre (1-0): la Canaris Académie a réveillonné tranquillement
Petit Toumaï n’a pas vu le bonnet de Guy Roux.

Salut les P’tits Beurres,
Il en fallait du courage pour aller voir un match de mal classé en ce 1er janvier froid et pluvieux. Petit Toumaï n’en est point dépourvu et a donc retrouvé une Beaujoire clairsemée et frondeuse pour ce retour de la Ligue 1. En même temps, un grand merci à la Ligue et aux diffuseurs de programmer un match de reprise un mercredi à 15h suivi d’un match à domicile un 1er janvier. Continuons à privilégier le grand Capital au détriment du respect du supporter citoyen, tout va bien.
Petit Toumaï se perd dans des considérations politiques qui ont servi de cadre aux festivités familiales. Il se concentre sur le sportif donc, accompagné qu’il est par la belle famille sur le parvis de la Beaujoire, sous la pluie et dans une marée humaine jaune et verte toutefois un peu heureuse de se retrouver. Pour un match de fin de tableau hyper important entre deux équipes iconiques des années 90-2000. Nantes-Auxerre, c’est un classique.
Il s’en est passé des choses en 1 mois, dis donc : on a failli être champion du monde en étant froid et cynique, on a assisté à des débats stériles de tout côté et on vu notre président nous ridiculiser en mondovision. Et surtout le petit padawan Kolo Muani a été à un poil de cul de nous faire garder la Coupe à la Maison. Dommage qu’on n’ait pas un gardien spécialiste des penaltys en France qui aurait pu tenter une ou deux parades pendant la séance de tirs aux buts fatidiques. Dédé bordel, Petit Toumaï t’avait prévenu de prendre notre Alban ligérien !!
Sans transition, le point sur le retour du championnat: on s’était quitté sur un match nul arraché contre Ajaccio à la Beaujoire et cela avait été laborieux à regarder. Pour le retour du championnat mercredi dernier, Petit Toumaï s’est évité la purge contre Troyes (0-0) et il fallait bien se mouiller la nuque avant de regarder le match vu la différence de niveau proposée avec les derniers matchs de la Coupe du Monde. 0-0 tout pété, et encore on s’en sort très bien avec 2 montants touchés par les Troyens. Il va falloir vite se ressaisir et gagner contre un concurrent direct. Parce que pour l’instant, on est juste champions européens du nombre de matchs nuls et ça ne sert pas à grand-chose.
Le groupe nantais : le mercato nantais vient de commencer et Waldemar l’embrouille va encore se réveiller à la fin de ce mercato et accepter des joueurs de seconde zone du championnat belge proposé par le mafieux Bayat. En attendant, ça dégraisse sur les ailes. Si le départ d’Appiah est un peu problématique car il était important dans la rotation défensive (et pour aller à Saint-Etienne, bon courage), Petit Toumaï ne peut que se réjouir de l’exfiltration de la chèvre Fabio au Brésil. Enfin ! C’est un vrai soulagement.
La composition nantaise : la plaque tournant Chirivella est blessée, seule absence importante du groupe. Tonton, en tribune car suspendu pour son deuxième à purger remet un 4-2-3-1 semi-offensif avec un 10 et 2 ailiers. Semi -offensif car Girotto est placé en sentinelle et on met Centonze et Traoré pour sécuriser les côtés. Sissoko, meilleur joueur du monde auto-proclamé est bien à sa place, sur le banc.
Ce qui donne donc la compo suivante :
Lafont
Centonze, Castelletto, Pallois, Traoré
Girotto, Moutoussamy
Guessan, Blas, Simon
Ganago
Le match :
Match bizarre à cause d’une ambiance terne, d’un temps triste et du boycott de la Brigade Loire. On a du mal à s’enflammer, les imprécisions techniques faisant ralentir les intentions des 2 côtés. Malgré tout, la match sera assez animé et on ne pourra pas reprocher aux 22 acteurs de ne pas développer d’offensives, on dénombrera 24 tirs dans le match. La première mi-temps voit les 2 équipes mortes de trouille tenter de forcer la décision, la plus grosse occasion étant la barre transversale touchée par Ganago.
Les Icaunais dominent plutôt la seconde mi-temps et Lafont doit sortir le grand jeu. La défense et solide, Moutoussamy court partout et Blas contrôle bien les lancements offensifs. Seules les ailes sont toutes pétées et c’est logiquement que Coco et Mohamed rentrent en jeu. Et alors que Petit Toumaï voyait le deuxième 0-0 glacial arriver, Girotto lance une initiative sur Ganago qui dévie subtilement vers Coco, qui place bien sa frappe du gauche sous Costil (1-0, 74e). Il était temps. Comme on joue à se faire peur, on lâche tout de suite le marquage sur un corner auxerrois qui finit sur la barre. On n’a plus qu’à serrer les fesses pour conserver ce score minimaliste sur la fin de match, le capitaine Lafont s’employant sur les dernières actions chaudes auxerroises.
Les notes :
Lafont (4/5) : 2 matchs de suite sans encaisser de buts, en ayant été dominé la plus grande partie du temps, ça pose le retour en forme du capitaine. Pas toujours académique mais efficace, comme l’écriture de cette académie finalement.
Centonze (2/5) : on n’avait pas vu un latéral droit aussi solide depuis Léo Dubois, voire Nicolas Laspalles, et c’est déjà ça de gagné. Encore en rodage, demande confirmation.
Castelletto (2/5) : coriace dans les duels, sans fioritures dans les relances, décisif sur un sauvetage devant la ligne. Reste dans la dynamique de sa solide Coupe du Monde. Par contre, il est sous la menace d’une suspension pour avoir misé sur des paris sportifs. Il faut être un peu teubé quand même.
Pallois (3/5) : cuisseaux apparents, barbe bien taillée, appliqué dans les interventions défensives et a donné de la voix sur le terrain. Il est là le vrai retour du patron. Petit Toumaï attend la réception de la Juve pour voir notre Nico découper la catin Paredes. Ce serait jouissif.
Traoré (2/5) : titulaire pour la première fois depuis presque 1 an, le Malien est resté prudent, a repris les fondamentaux et a plutôt bien sécurisé son côté gauche. Remplacé par Merlin à la 87e, ce qui va permettre de développer une vraie rotation à gauche et de soulager un peu notre petit magicien en perte de vitesse ces derniers temps.
Girotto (3/5) : métronome du milieu de terrain en l’absence de Chirivella, il a alterné bonnes couvertures défensives avec une vraie volonté de jouer vers l’avant. Sans plus. + 1 pour la projection et l’avant dernière passe sur le but nantais. Par contre on peut lui laisser tirer de nouveau les coups francs, pour qu’il mette quelques buts ? merci.
Moutoussamy (3/5) : le seul à aller au combat au milieu de terrain, une mentalité irréprochable et une faute tactique intelligente (oui oui !) pour couper la dernière contre-attaque. Petit Toumaï est désormais fan, c’est officiel.
Blas (3/5) : Nonobstant le fait qu’il n’ait pas été décisif sur ce match et qu’il en fait parfois un peu trop, notre 10 canari reste indispensable à la construction offensive de nos actions. Monopolise toujours l’attention de 2 ou 3 joueurs adverses, ce qui créé des espaces pour ses coéquipiers. Malin. Remplacé par Corchia à la 87e, pour blinder et repasser en 5-4-1.
Guessan (1/5) : toujours en grosse difficulté sur ce maudit côté droit où il fait très peu de différences malgré une bonne volonté évidente. C’est dur à voir, on dirait un cheval qui a raté une haie. Remplacé par Mohamed à la 64e, pour un passage en 4-4-2 où l’Egyptien s’est positionné en deuxième attaquant. Pas décisif mais casse bonbon pour la défense adverse
Simon (1/5) : dernier avertissement avant mise sur le banc. Toujours les mêmes feintes qui ne passent plus, le jeu du nigérian devient stérile et stéréotypé. Il va vite falloir réagir pour Moïse s’il ne veut pas retourner prêcher seul dans le désert. Remplacé par Coco à la 64e, qui s’est rappelé qu’il était ailier offensif et a enfin marqué à la Beaujoire, presque 4 ans après son arrivée. But ultra important qui va lui – nous -faire du bien.
Ganago (3/5) : 1 barre transversale, 1 passe décisive. Efficace et dangereux sur le front de l’attaque. Petit Toumaï valide. Remplacé par Sissoko à la 87e, qui n’a pas eu le temps de faire de bêtises. Petit Toumaï valide également.
Le point classement: on se repositionne à la 14e place, à 4 points de la zone de relégation. Cette victoire était indispensable pour être relativement serein pour la suite du championnat. Il va falloir confirmer dans une dizaine de jours contre un adversaire du même niveau, l’Olympique Lyonnais.
Le prochain match : vous saviez qu’on a gagné la Coupe de France ? on remets notre titre en jeu samedi à 18h contre Caen. Ah non pardon, ils sont disqualifiés. Mais comme ils sont sympas, ils prêtent leur stade à ceux qui les ont éliminé, un certain Vire. La magie de la Coupe de France certainement, Petit Toumaï n’a pas tout compris. Bref, on remet notre trophée en Normandie et il faut que ça gagne.
Bonne semaine les P’tis Beurres