La PL Academy vous présente la vingt-troisième journée

0

caramel beurre salé : la petite douceur en conclusion

Jour de derby


West Ham 1 – 1 Chelsea

Alerte ! Chelsea a marqué un but d’école au Stade olympique de Londres. Grâce à la truculente recrue à cent mille milliards Enzo Fernandez, le prêté le plus cher de l’univers Joao Felix ouvre son pied et donne l’avantage aux Blues qui jouent en jaunasse.

Fort heureusement, tout rentre dans l’ordre peu de temps après quand sur un centre venu de la droite, Bowen prolonge pour Emerson au second poteau. Kepa dans les buts, second poteau…on ne vous fait pas un dessin.

On en reste là pour les deux concurrents au ventre mou : troisième nul de suite pour Chelsea, seulement le deuxième pour West Ham alors que les deux ont un besoin de points énorme. Oh eh démerdez vous, hein.


Fulham 2 – 0 Nottingham Forest

Fulham aura quand même réussi l’exploit cette saison, en plus de proposer du jeu sans qu’on sache réellement d’où ça vient, d’avoir ressuscité Willian, qu’un passage absolument exécrable à Arsenal nous avait laissé croire perdu pour le football. Son but est un modèle de ce qui a fait sa gloire passée : crochet extérieur, feinte de frappe, enroulé deuxième poteau, paf. En seconde période, il tente un peu la même chose de l’extérieur de la surface mais le poteau repousse son tir.

Pas grave car Solomon est là pour conclure en fin de partie sur un bon service de Pereira. Les Cottagers relèvent la tête après quelques matchs compliqués, à l’inverse des hommes des bois qui voient leur embellie stoppée net. Tenons bons, les gars.


Leicester 4 – 1 Spurs

L’irrégularité des Spurs d’Antonio Conte est toujours aussi surprenante. Capables du meilleur comme du pire, les potos d’Harry Kanenculé ont montré à Leicester leur mauvais profil – et ont donc offert à leurs adversaires des baffes gratuites. Après un gros premier quart d’heure logiquement ponctué d’un but par Bentancur, les Spurs ont vite reculé. Boostés par cette pusillanimité, les Foxes sont sortis du terrier : une superbe lourde de Nampalys Mendy pour égaliser, un but facile de James Maddison pour prendre l’avantage quelques instants plus tard après une relance anale des Spurs, un ballon petit filet juste avant la pause pour Iheanacho. Notons tout de même qu’on est passé tout près d’un des buts gags de l’année de ce cher Timothy Castagne. Harvey Barnes a reconclu l’affaire en fin de match dans une défense des Spurs pour le moins angevine. Leicester va mieux : ça tombe bien, ils voyagent à United la prochaine fois.


Arsenal 1 – 1 Brentford

Les difficultés d’Arsenal contre les blocs bas se sont encore révélées au grand jour. Face à des Bees en 3-5-2 et parfaitement organisés par Thomas Frank, les Gunners s’en sont remis à leurs armes d’il y a deux ans : des centres à tout va, une tactique particulièrement brillante face aux trois centraux de Brentford, qui culminent tous à plus d’1m90… C’est pourtant d’un centre au cordeau de Bukayo Saka pour Leandro Trossard que vient l’ouverture du score (à ceci près que Bubu avait au préalable arraché un rein à deux défenseurs, ça aide).

Mais autant en janvier les Gunners dégageaient une impression de sérénité à toute épreuve, autant en février, ça grince : Ivan Toney égalise dans la foulée sur coup-franc après une combinaison qui fait jaser. En effet, son passeur, Christian Nørgaard est tellement hors-jeu(.net) que cette action coûte sa tête à Lee Mason, l’arbitre VAR, qui a… oublié de tracer les fameuses lignes. On lui souhaite un bon chômage et en attendant, Arsenal reste leader du championnat, avec une marge qui se réduit.


Crystal Palace 1 – 1 Brighton

Des Aigles face à des Mouettes : le combat semblait joué d’avance. Et pourtant… Ce sont les volatiles de Brighton qui ont dominé du bec et des ailes ce match. La première période fut à sens unique, bien que les Seagulls n’aient pas trouvé l’ouverture (un but refusé pour hors-jeu de quelques millimètres et plusieurs parades de Guaita). La seconde a suivi en gros le même topo jusqu’à ce que Sally March donne enfin le leadership à Brighton vers l’heure de jeu. 75% de possession de balle, 17 tirs à 6… oui mais Robert Martinez : le portier espagnol de Brighton a relâché coupablement un ballon aérien pourtant facile et offert l’égalisation à James Tomkins. Seul tir cadré du match pour les Eagles et but. Patrick Vieira et ses hommes prennent un point de rapace.


Southampton 1 – 2 Wolves

Duel de malades (et non pas “malade”, ce qui pourrait sous-entendre un haut niveau footballistique et, si c’est ce que vous attendiez, passez votre chemin : c’est pas la Jupiler League ici), duel de très mal classés et c’est encore Southampton qui perd. Les Saints, à cinq points de leur adversaire du jour, avaient un bon coup à jouer. Mais jouer est très compliqué pour eux cette saison. Pourtant…

L’ouverture du score de Carlos Alcaraz pour sa première en PL avait lancé So’ton. Les deux cartons jaune de Mario Lemina en 30 minutes semblaient confirmer la bonne étoile du jour pour les Saints.
Mais un contre-son-camp inexplicable de Jan Bednarek à vingt minutes du terme a relancé les joueurs de Lopetegui. Et quand ça va mal, ça va encore plus mal, ça tourne pas dans le bon sens : deux coéquipiers de So’ton veulent le ballon, se rentrent dedans, Joao Gomes en profite donc pour le prendre et envoyer le cuir au fond. Une défaite de plus pour les Saints, un but portugais de plus pour les Wolves.


Bournemouth 1 – 1 Newcastle

Un très bon point pour Bournemouth qui aurait signé sans aucun doute avant la rencontre pour ce résultat. Rappelons qu’ils sont mauvais et que Newcastle, pourtant aussi mauvais qu’eux auparavant, sont désormais riches, donc meilleurs – vous pardonnerez les raccourcis mais tout de même. Un bout de pied de Marcos Senesi au second poteau a permis aux Cherries de prendre l’avantage à la demi-heure mais l’inévitable Miguel Almiron a remis les Magpies à hauteur juste avant la pause. Le deuxième acte s’est déroulé sans qu’un but n’intervienne, la faute notamment à un sauvetage sur sa ligne de Trippier après une talonnade de Solanke, préservant le point du nul des Magpies.


Leeds 0 – 2 Manchester United (et Manchester United 2 – 2 Leeds)

À la PL Academy, on a nos têtes de Turc, qu’elles soient authentiquement insupportables (et chauves) ou l’objet de nos plaisanteries de mauvaise foi (et proches de Chelsea) ; on en a aussi qui n’ont même pas besoin d’être des personnes humaines pour attirer notre courroux à force de nous plonger dans l’incompréhension, d’être organisés comme (par) des tanches et de manquer de respect au ballon match après match. Prenez le calendrier, par exemple : on n’en peut plus de ses simagrées qui lui font prendre un tour débile dès qu’une petite coupe du monde est organisée par-ci ou qu’une vieille tête couronnée passe de vie à mangée par les vers par-là.

Voilà donc que Leeds et United s’affrontent deux fois de suite à trois jours d’intervalle, la confrontation aller-retour n’ayant pas pu être placée à un autre moment. Soit. Points positifs : le petit Summerville qui fait deux bons matchs tout en se payant le luxe de nous mettre des bonnes chansons dans la tête ; Luke Ayling qui respecte scrupuleusement la tradition en délivrant une performance virile, parfois correcte, rarement vertueuse devant son public. Points négatifs : les supporters qui confondent chambrer et vomir, mention spéciale à ceux de Leeds qui font l’avion à peine quelques jours après les commémorations du crash des Busby babes.

Le spectacle est heureusement au rendez-vous sur les deux terrains, avec notamment des Peacocks bien dans leurs chaussettes qui ouvrent le score dès la première minute à Old Trafford par Gnonto. Dans le vestiaire à la mi-temps, Ten Hag ironise auprès de ses joueurs : c’est bien les gars, refaite nous une entame comme ça en deuxième ! et Raphaël Varane tombe dans le piège du premier degré qu’on lui a enseigné à la gendarmerie en offrant un but sur une déviation malheureuse. La patrouille arrive tardivement et égalise par Rashford puis Sancho, mais trop tard pour l’emporter.

Le scénario est tout autre à Elland road où les Whites pressent tout autant mais ne parviennent pas à faire sauter un bloc Raide et Vil bien en place. Une nouvelle fois, Rashford punit en fin de match et la pépite Garnacho vient sceller le score en palindrome (Sancho l’avait remplacé à l’aller). United profite encore du week-end pour gratter deux points à Arsenal et Newcastle. Leeds, en revanche, ne surnage plus qu’un point au-dessus de la zone rouge.


Manchester City 3 – 1 Aston Villa

Arsenal a fait nul et les fourches caudines de la justice ne sont pas encore passées pour City, le plan est donc simple : éclater les Villans pour tenter de se rapprocher au maximum de la première place avant la chute.

Ça attaque dès la quatrième minute avec Rodri qui jaillit au premier poteau sur un corner de Mahrez : tête, but. En fin de première, De Bruyne lance Haaland (on a un presse-papier avec cette phrase copiée dedans, au cas où vous vous demandez) mais ce n’est pas le Norvégien qui marque. Coincé dans un coin près de la ligne de sortie de but, il voit Gundogan qui arrive lancé et lui offre le second but.

Un péno de Mahrez scelle le score pour les Cityzens tandis que Watkins sauve l’honneur à l’heure de jeu. C’était un peu trop tôt pour Emery d’espérer faire un bon résultat chez un gros. Il se contentera de rester dauphin de Chelsea au classement.


Liverpool 2 – 0 Everton

Explosés par Brighton (3-0), aussi amorphes que Chelsea (0-0), déglingués par les Wolves (3-0), les Reds accueillaient le derby le museau au bord du gouffre et avec un Klopp en danger : c’est dire l’état du club à l’instant T. Dans ce marasme, seuls des caramels très mous nous faisant office de paillasson étaient à même de nous relancer. Dont acte.

Pas mauvais dans l’animation mais toujours fébriles derrière, Liverpool s’en est remis à ce qu’ils ont fait merveilleusement bien pendant des années : le contre. A la suite d’un corner, James Tarkowski y va de sa tête mais le cuir trouve le poteau rouge ; la suite, ce sont cinq Reds qui courent à toute vitesse de l’autre côté, Nunez qui sert Salah, Jordan Pickford qui fait n’importe quoi et le ballon finit au fond. Début de deuxième période, même idée : Everton attaque, perd le ballon, Robertson court avec ses petites jambes, vers Salah, le cuir arrive côté droit sur Trent, repart côté gauche vers Cody Gakpo qui conclut au second poteau, son premier but en red. Le sel d’Everton, la douceur du caramel. Ça fait du bien.


The table : la grande conspiration des arbitres fait son œuvre et réduit l’écart en tête. On ne vous mettra une belle image du classement que pour la journée prochaine, ça vous forcera à lire les résumés un peu.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.