Troyes-Nancy (3-0) : La Chardon à Cran Académie n’en demandait pas tant

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Pour reprendre une formule aussi bien connue que sentie : salut à toutes et tous,
le gouvernement est nul, on le savait. Ce qu’on ignorait un peu malgré nous en ce début de saison, c’est que l’ASaNaL pouvait se révéler pas complètement, pas rigoureusement, mais quand même assez scrupuleusement aussi nulle que ce gouvernement, à défaut de démissionner par la force de la nécessité. On n’a confiance qu’en un seul homme, et il est scientifiquement l’exact opposé de la tête de chiffon mouillé qui sert de dirigeant suprême à notre pays.

Alors que ledit pays soit rempli de connards racistes, ignorants, vulgaires, individualistes et grossiers (quoique tous ne soient pas Pierre Ménès), c’est un fait indiscutable qui ne semble souffrir que de rares contestations anecdotiques car qu’on se le dise, la connerie humaine étant le premier moteur lui-même immuable de l’espèce humaine, il trouve un carburant très pur et très dense du côté de l’Hexagone, dont le roi des cons n’a d’ailleurs jamais perdu son trône, je sais pas ce que vous vous imaginez. Mais que cette bêtise soit renforcée par l’action sans garde-fou d’une tête de bite sans scrupules seulement conseillée par d’abruptes illuminations au moment de croiser son regard dans le miroir juste après s’en être foutu plein le tarin, que son cynisme initial désormais baigné dans une trajectoire autophage sans retour se soit mué en une incompétence exponentielle qui le prive d’atteindre même certains objectifs pseudo-réels fixés par les désidératas de son idéologie toxique et malade comme par exemple réduire les dépenses publiques (qui a besoin de cet objectif dans la vie de tous les jours, je vous le demande), même ça il n’y arrive pas ce con alors que c’est peut-être le seul truc sur lequel il a bossé sérieusement dans sa vie, à moins que ce projet sincère ne soit contrebalancé par un vice quelque peu pathologique à ranger du côté de la kleptocratie et autres troubles inconnus en dehors des palais (mais de mauvais esprits vont encore trouver le moyen de vous affirmer que le pouvoir corrompt, triste époque), bref, que ce ne soit pas tout à fait de la faute des cons sus-mentionnés si un surdoué de la connerie leur a injecté des grosses doses d’abrutissement dans la tête, ça nous semble, sinon une excuse, un début d’explication.


Le match

Il y a des jours où à peine levé, voire avant, on entre dans la vie éveillée comme dans un chiotte de collège côté garçons et où une crispation au premier abord à peine perceptible nous saisit comme le cran de ceinture de trop pour ne pas nous lâcher. On a déjà dormi les sourcils froncés, les doigts griffant la couverture et il faut encore se taper dix heures entouré de connards pour gagner sa croûte sans joie, mais qu’est-ce que je fous là, à vrai dire ? Le café n’est pas bon, les trois heures de trajet puent le chien mouillé mort depuis deux jours, j’ai perdu un bout de dent en croquant dans un morceau de pain rassis au petit déj’ tandis que ma cafetière fuyait sur mes pompes un jus trouble d’eau croupie souillée de calcaire, une galette de merdouille a échappé au papier cul pour se retrouver dans le fond du slip et voilà que si l’on pensait cela encore possible, le cours de notre vie s’échappe de toutes les façons, écrase nos velléités de réaction avec l’aplomb d’un véhicule anti-émeute face à un cortège de syndicalistes malingres de l’éducation nationale et en guise du miel qu’on est en droit d’attendre, nous offre une mixture de glaire, de morue aux fraises et de bile de rat non homologuée. Dire qu’on était content de retrouver le Correa-ball…


Les notes

Tout le monde écope du minimum car rien de bon n’est sorti de cette partie à sens unique. On se tapera pas des branlées comme ça tous les vendredis, ce qui serait bien c’est qu’on rebondisse le plus vite possible en se disant qu’on s’est peut-être vus trop beaux.
La leçon, Troyes était là pour l’administrer à dose quasi-létale façon clystère king size de rappel dans le fion en énonçant deux vérités : on ne se retrouve pas impunément chez un club leader indisputé de la ligue intermédiaire entre 1 et 2, trop fort pour rester avec les gueux et trop faible pour se maintenir au sommet ; on n’est qu’un foutu promu revenu de l’enfer et loin d’en être sorti, des petits lambeaux de chair de démon encore accrochés partout à l’armure.

Marcel Picon

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