La Borussia Akademie note Nürnberg-Dortmund (0-2)

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Jean Colère double la dose

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Jean finit ses boucles et adresse des éloges à la patience.

 

Préambule :

Jean a vu le match contre Hoffenheim. Jean avait un article presque bouclé. Et Jean n’a jamais trouvé le temps de faire un point final, se connecter à WordPress, soumettre à l’approbation du chef-rédac et être lu par les lecteurs d’HorsJeu. Pour résumer le match d’Hoffenheim, le lecteur peut encore aller voir celui d’Hamburg. À quelques buts près, c’était le même match, avec les mêmes causes qui provoquent les mêmes conséquences. Et vice-versa. Toutefois, Jean reprendra les notes attribuées la semaine dernière, pour donner une indication de l’évolution des Borussen en ce moment, à la fin de cette Akademie.

Jean signale aussi que la composition est très stable à Dortmund en ce moment. Depuis Hamburg, le X de champ n’a pas changé une seule fois. Seul Langerak a fait une apparition dans les buts, le temps de voir Weidenfeller reprendre une forme physique convenable. Ce qui donne, pour ce déplacement chez les saucisses (dans le cul Loulou), cette équipe :

Le combat :

Le match débute très moyennement pour les jaunes et noirs. À -10°C, Dortmund n’arrive pas à rentrer dans le jeu. Nürnberg leur met une soufflante, qui les fait passer à -19°C de température ressentie. Nürnberg réclame un pénalty à la 4′ ; s’offre une série de quatre corners pour battre au final Weidenfeller, supplée par Kagawa ; trouve Peckhart seul dans la surface, mais Weidenfeller est encore le meilleur ; se révèle incapable de cadrer sur le corner suivant alors que Hummels et Subotic sont largués. On est à la vingtième minute. Bender doit sortir sur blessure. Le jeu totalement verrouillé ne convient pas à Dortmund, coincé dans son terrain, peinant à trouver Lewandowski dans le jeu long. Les choses s’annoncent compliquées.

Mais avec la sortie de Bender, le capitaine de Jean prend ses responsabilités. Il trouve Lewandowski dans la profondeur, mais celui-ci n’arrive pas à battre Schäfer. Il régale à chaque ballon, s’effaçant s’il le faut pour feinter la défense adverse. Dortmund se réchauffe enfin. Kagawa distille d’excellents ballons. Lewandowski trouve encore Schäfer sur sa route (frappe enroulée, stoppée de la main droite, 35′). La mi-temps se termine sur une meilleure impression et un score vierge comme la neige.

 

Retour des vestiaires et équipe en surchauffe. Après 45 secondes, Großkreutz subit une faute. Un joueur de Nürnberg prend le ballon dans les mains, ce qui n’est pas du goût de Kehl et Schmelzer qui s’y prennent à deux pour le mettre au sol.

Et Leitner impose sa classe pendant dix minutes. Son entente avec Kehl, durant la première mi-temps, faisait déjà plaisir à voir. Cette fois, il se met à son tour en avant. Défensivement, il ne voit plus que lui, à droite et à gauche, au pressing sur les centres, à la récupération en premier rideau. Son apothéose a lieu au début de cette période. 47′ : il effectue une transversale en profondeur impeccable, géniale, qui déstabilise dans l’instant les rouges. Kuba, de l’autre côté, glisse facilement en retrait et Kehl conclut. 1-0.

Nürnberg continue de faire des petites fautes à droite et à gauche. Contrairement à la première mi-temps, ils n’arrivent plus à suivre le rythme de Dortmund et sont constamment en retard. Balle au pied, ils n’ont pas de motivation et filent d’eux-même en touche. Les Nurembourgeois accusent le chaud-froid. Pour se remobiliser, leur entraîneur se décide aux remplacements, à l’heure de jeu. Un jeune blond à mèche (Eisswein), numéro 33, fait son entrée dans l’antre de Nürnberg. (Phrase intégralement dénuée de point Godwin)

Après ce remplacement, la première occasion est tout de même pour Dortmund. Lewandowski détourne une frappe de Großkreutz alors qu’il est hors-jeu. Donc il marque. Mais le but est refusé. Et contrairement aux apparences, Nürnberg se décide enfin à réagir. Ou plutôt, Dortmund accuse un peu le coup et subit quelques minutes. Leitner adresse une passe en retrait foireuse. L’équipe recule. Hummels et Subotic sont obligés de retourner au combat, ce qu’il ne faisait plus depuis près d’une heure. Et il ne se passe alors… plus rien. Les équipes attendent. Jouent pour ne pas se blesser. Kehl prend un coup qui doit faire frémir Jürgen. Barrios apparaît par magie sur le terrain.

À la 82′, Barrios marque par magie un but valable. Après avoir lancé acrobatiquement Großkreutz dans la profondeur, il suit l’action et la frappe repoussée de Kagawa. Il n’a alors plus qu’à mettre au fond, ce qu’il fait avec la lenteur suffisant au drame qui se déroule. Compteur but ouvert, 2-0, fin de match douce.

Le reste est anecdotique. Déjà qu’il ne se passait pas grand chose. Les joueurs reffroidis seront heureux de n’avoir qu’une minute de temps additionnel. Kagawa pourra maudire l’arbitre de refuser son but, alors que le hors-jeu signalé est critiquable. Gündogan pourra serrer la main d’anciens coéquipiers en remplaçant Kuba.

 

Sérénité dans le froid et troisième victoire en trois matchs retours. Même score qu’au match aller. Dortmund passe en tête. Seul. Et en jouant sérieusement, à défaut de pouvoir toujours flamboyer.

 

Les soldats :

Weidenfeller (4/5 & 4/5) : Impérial contre Hoffenheim, où il encaisse un but sans pouvoir y faire quelque chose ; toute rouge de froid contre Nürnberg, où il a tenu solidement les vingt premières minutes.

Piszczek (1/5 & 3/5) : Totalement invisible contre Hoffenheim. À Nürnberg, ces centres n’ont jamais trouvé quelqu’un. Mais il a centré.

Schmelzer (2/5 & 3/5) : Presque invisible il y a une semaine. C’était déjà mieux cette fois. Il faut dire que les latéraux ont pas grand chose à faire en ce moment à Dortmund.

Hummels (3/5 & 3/5) : Mention moyenne à chaque fois. Sur ce coup-ci, il rattrape son début de match avec des relances de bonne facture pour la dernière demie-heure.

Subotic (2/5 & 3/5) : Fautif contre Hoffenheim, redresseur de torts contre Nürnberg. Il sauve notamment Leitner avec un tacle parfait.

Bender (3/5 & non noté) : Encore une blessure ? Les risques du métier… Mais on a déjà vu à quel point son absence était préjudiciable, si jamais Kehl ou Leitner craquent à leur tour.

Kehl (4/5 & 4/5) : Il n’a jamais été autant en forme depuis le début de la saison. Il est partout, tout le temps, et en jouant juste.

Kuba (3/5 & 3/5) : Jean avait écrit après Hoffenheim sur sa feuille de brouillon quelque chose comme « virevoltant, bien que moins inspiré, il est toujours un excellent paliatif à l’absence de Götze ». Jean s’auto-plussoie.

Großkreutz (Boxxy/5 & 3/5) : « L’homme qui dessine des cœurs dans le ciel continue d’en dessiner aussi dans celui de Jean ». Même lorsqu’il manque de chance. Car Kevin est suffisamment taré pour jouer mains nus. Car Kevin est suffisamment taré pour réussir à renverser des matchs à lui tout seul. Jean en est certain. 2012 sera son année.

Kagawa (5/5 & 3/5) : Deux matchs, deux occasions de faire frétiller Jean avec ses passes improbables dans le dos des défenses adverses. Une fois il marque, l’autre non. Mais Shinji, continue comme ça.

Lewandowski (3/5 & 3/5) : Deux matchs sans buts. Robert n’a plus l’habitude. Jean non plus. Il ne sait pas quoi en penser, comment le noter, quel commentaire en faire. Parce qu’encore une fois, il est volontaire et pas loin de faire de nouvelles prouesses.

 

Les réservistes :

Leitner (4/5) : Il n’était pas rentré contre Hoffenheim. Mais il confirme tout le bien que Jean pense de lui. Sa passe sur le but suffit à elle-même.

Barrios (non noté x2) : Un but ! Un but de Lucas ! On a retrouvé Lucas ! Alléluia.

Gündogan (non noté) : une passe dans le vide et retour dans les vestiaires il y a sept jours. Un retour amical cette semaine, de trois minutes, pour le symbole.

 

Jean Colère.

 

Jean vous offre les buts en images mouvantes.

Il vous rappelle au passage qu’il passe parfois faire un tour sur Facebook. Par contre, par la peine de le chercher sur Twitter. Demandez plutôt à BundesligaFR pour avoir les dernières Nachrichten.

Enfin, Jean continue de répéter en 2012 qu’un abonnement à Horsjeu pas net est une excellente idée avant les Présidentielles, puisque ses académiciens plus beaux que natures.

« Au revoir. »

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