Tottenham, Swansea,Sunderland : La Raide et Vile Academy triplacadémise.
La recette du succès.
Evénement !
Pour la première fois depuis sa création, la Raide et Vile Academy vous propose de plonger dans ses secrets culinaires.
Et pour bien commencer, Wayne Boulet et Luke Seafer vous proposent LA recette qui fait fureur depuis le début de saison. Et attention, nous mettons les petits plats dans les grands ! Car, en vérité, ce n’est pas une seule recette que nous vous proposons, mais un menu complet ! Sans plus attendre, nous vous dévoilons les ingrédients et l’organisation nécessaires à l’élaboration de la désormais fameuse…
INFERANALE LOSE
Entrée : Cuisante défaite face à Tottenham qui coupe votre élan.
L’entrée est extrêmement importante et représente sûrement le moment-clé de votre repas. Oui, bon, après l’apéro, bande d’alcooliques que vous êtes. Veillez-donc à rester sur cinq victoires consécutives, toutes compétitions confondues, avant de préparer cette défaite. Pensez également à la possibilité de dépasser votre adversaire du soir. C’est vraiment important.
Afin de préparer cette recette, vous préchaufferez votre Smalling en arrière droit, en prenant soin de le laisser près d’une charnière centrale Vidic-Evans, en perdition. Ajoutez un Carrick de retour de blessure et clairement pas au point physiquement. Vous n’oublierez pas votre Antonio Valencia, afin de garantir votre dose de centre au quatorzième poteau. Pour entourer tout ce beau monde, vous garderez une ossature correcte, parce que l’enrobage et la décoration, c’est important :
Subs : Lindegaard, Ferdinand, Büttner, Young, Fletcher, Kagawa, Hernandez
Procurez-vous une première petite occasion après cinq minutes, grâce à Welbeck, lequel pourra se présenter face à Lloris, mais observez Dawson dégager le cuir. Et puisque vous en êtes à pratiquer l’improbable, laissez Smalling effectuer une frappe une minute plus tard. Là, encore, la gonfle devra être dégagée. Par le gardien Spur, cette-fois.
Afin de garantir une bonne déception parmi vos convives, faites frapper votre Wayne Rooney sur coup-franc et sur la transversale, dès la dixième minute.
Après treize minutes de jeu, commencez à vous faire peur. Suite à une très belle passe diagonale de Soldado vers Lennon, vous pouvez voir l’Anglais tenter sa chance. Mais comme il n’est pas encore temps d’encaisser un but, veillez à ce que votre De Gea détourne le ballon en corner.
Emmerdez-vous pendant exactement vingt-trois minutes. Profitez-en pour faire le malin sur Twitter :
A la trente-quatrième minute, donc, profitez des largesses défensives offertes par votre Patrice Evra sur son côté, ce qui permet à Eriksen de placer un superbe centre au deuxième poteau, là où l’attend…Adebayor, lequel peut prendre le dessus sur Smalling pour propulser une belle reprise de la tête directement au fond des filets. 1-0. Commencez à considérer un suicide à la petite cuillère.
Pensez à assumer votre côté malchanceux :
Quatre minutes, plus tard, commencez à vous inquiéter, en remarquant qu’Adebayor prend continuellement le dessus sur votre défense centrale, dans le domaine aérien. Le Togolais peut ainsi décaler Lennon sur sa droite, lequel dépose tranquillement Evra avant d’effectuer un superbe centre en direction de Soldado. Détendez-vous les sphincters, mais pas trop, en voyant la reprise de la tête de l’Espagnol partir dans le petit filet. Profitez-en pour l’insulter et faire une blague raciste. C’est un Espagnol, vous avez le droit.
Laissez passer la mi-temps et osez espérer une réaction d’orgueil de vos joueurs Raides et Viles favoris après le repos. Revoyez tout de même le but au ralenti, et remerciez Smalling d’illustrer parfaitement la définition d' »air-intervention ».
Patientez jusqu’à l’heure de jeu pour entrer en ébullition . Placez un petit « Non, mais ils vont peut-être songer à se bouger le cul, quand même », devant vos convives épatés par tant de verve.
Cinq minutes, plus tard, vous pouvez fondre en larmes. Sur une contre-attaque rondement menée, Lennon peut à nouveau centrer en direction du deuxième poteau. Eriksen profite du fait que Valencia soit occupé à dénombrer le nombre exact de brins d’herbe sur la pelouse pour placer une tête sur laquelle De Gea ne peut rien. 2-0. Pour une entrée, cela reste tout de même assez copieux pour que vos invités soient satisfaits.
Sauf que votre joueur en forme, Welbeck (ne riez pas) se permet de chiper la balle dans les pieds adverses et de prendre appui sur Januzaj pour placer une balle piquée qui trompe Lloris. 2-1, les espoirs de retour sont permis. Vous nommerez cette friandise la « Drogbade », en référence au retour programmé de l’Ivoirien à l’OM.
A la soixante-dix-huitième, perdez légitimement patience envers vos protégés et « ces putains de tentatives inutiles de Januzaj ».
Dix minutes plus tard, pestez contre l’arbitrage tel un vulgaire supporter d’Arsenal. Alors que votre Ashley Young cuit à point est sur le point de s’emparer de la gonfle, ce-dernier est fauché par Lloris, en dehors de la surface de réparation. Le pied levé du gardien français est indéniable, mais l’arbitre ne bronche pas.
Au coup de sifflet final, réjouissez-vous, vous avez fait le plus difficile, vous avez lamentablement perdu un match qui vous permettait de recoller au wagon de tête. Si vous avez bien suivi les instructions depuis le début de la recette, la lose est bien enclenchée.
Plat de résistance : Défaite face à Swansea pour encore battre un record cette saison.
Après cette mise en bouche, le goût de la défaite s’est installé mais ne s’est pas installé durablement en vous et parmi vos invités. Il faut dire que les prétextes peuvent fleurir pour expliquer la déconvenue face à Tottenham : Infirmerie pleine, match du réveillon, Aron Lennon en feu… Il vous faut donc frappez un grand coup. Après la défaite dans une compétition que vous sentez perdue d’avance, quand bien même vous ne vous voulez pas vous l’avouez, tentez-donc une déconvenue à domicile face à une équipe que vous aviez battue 4-1 en Championnat.
Pour ce faire, il vous faut : Un Rio Ferdinand en fin de vie, un Smalling et un Evans toujours aussi réguliers dans leurs performances anales, un Büttner pour l’effet crispation/rire nerveux/chapelet d’insultes, un Darren Fletcher déjà titulaire après une si longue inactivité, et une attaque qui est censée péter le feu sur le papier, puisque Welbeck, Valencia Chicharito et Kagawa sont titulaires :
Subs : De Gea, Fabio, Anderson, Giggs, Carrick, Zaha, Januzaj.
Commencez par doucement jeter un œil sur le live du Guardian, souvent riche en bons mots et autres facéties douteuses.
Traduction pour les non-anglophones : « Fabio a été considéré comme suffisamment bon pour jouer arrière-droit lors de la finale de Champions’ League de 2011. Il n’est vraiment pas une meilleure option à ce poste que Christopher Smalling ? »
Patientez douze minutes en laissant réduire votre équipe. Constatez bien que la première action construite du match amène…Un but de Swansea. Alors que la défense des Rouges Diables indique à l’attaque adverse qu’aujourd’hui, c’est portes ouvertes et -50% sur tous les défenseurs, Bony peut jouer avec Pozuelo, lequel peut prendre tout son temps pour effectuer une passe plein axe. La défense est éparpillée, Smalling n’a pas vu Routledge arriver dans son dos, Lindegaard est parti cueillir des fraises, et l’Anglais peut donc armer un splendide lob qui bat le gardien danois. 1-0 et vous pouvez commencer à faire la gueule.
Oui, mais voilà, vous reprenez espoir quatre minutes plus tard. Et le Wayne Boulet qui sommeille en vous s’extasie en voyant Chicharito, complètement démarqué, reprendre un excellent centre de Büttner (!). Bon, c’est plus facile quand personne n’est au marquage, mais ça fait tout de même 1-1 et il se passe des choses dans votre caleçon.
Cinq minutes plus tard, retournez sur le live du Guardian, parce que vous avez envie de sourire quand même :
« Un truc que ne devrait pas tenter Chris Smalling : Les talonnades. Touche en faveur de Swansea. »
Patientez une petite dizaine de minutes supplémentaires, avant de mariner quelque peu en vous faisant la réflexion acerbe que, les gens qui critiquent le fond de jeu de United depuis toutes ces années sont des cons. Cette année c’est bien pire.
Faites légèrement dorer votre Büttner en l’autorisant à prendre un coup-franc à la trente-deuxième. Vous aurez préalablement pris note du fait qu’il n’allait pas marquer.
Laissez reposer jusqu’à la mi-temps. Vous êtes sur la bonne voie, c’est vraiment pas fameux et on s’ennuie ferme.
Patientez jusqu’à la cinquantième minute pour vous dire que décidément, ce Pozuelo est capable de mettre à mal toute la défense à lui tout seul. Heureusement que sa frappe passe à côté. Réservez.
Lorsque l’équipe a suffisamment levé, pétrissez votre Cleverley de sorte qu’il obtienne un coup-franc à 22-23 mètres. Faites le tirer. C’est évidemment contré.
Soulevez un sourcil d’étonnement à la sortie sur blessure de Ferdinand, à la soixante-seizième minute, pour l’entrée en jeu de Fabio. Retournez à vos mots fléchés, tellement plus passionnants…
Battez votre Fabio en neige, de sorte qu’après cinq minutes, il se fasse tout de suite expulser, pour un tacle complètement idiot. Alors certes, il ne touche pas Canas. Mais s’il le touche, il lui brise la jambe. Applaudissez ironiquement.
A la quatre-vingt-dixième minute, préparez l’assaisonnement final avec un rush de Routledge qui dépose Fletcher avant de centrer vers Bony, au premier potal. La tête de l’Ivoirien, passé devant Evans, finit au fond.
Servez sans attendre cette nouvelle défaite des Rouges Diables, dont le niveau est inquiétant. Votre moral est miné, mais pas encore suffisamment. Mais rassurez-vous, un dessert frais et léger vous permettra de déprimer tranquillement.
Dessert : Défaite lors de l’un des probables derniers matches à enjeu de la saison de United.
Alors que vous sentez que les deux plats précédents ont été un peu lourd pour votre petit estomac, ma foi très peu habitué à toute cette lose, la Raide et Vile Academy vous propose un dessert qui, non content de vous en mettre plein la vue par sa simplicité, vous permettra d’épater tous vos invités, tant la nullité se fera ressentir chez vous. Mais attention, cela va aller très vite, il ne faut rien rater.
Tout d’abord, les ingrédients. On persiste tout d’abord avec Evans, superbe dans son rôle de désorganisateur de défense. Il vous faut également un Antonio Valencia, un Patrice Evra pour donner un savoureux goût de melon à la défaite.
Sortez également un Giggs du réfrigérateur une heure avant la rencontre et continuez à croire aux talents de finisseur de Welbeck.
Subs : Lindegaard, Smalling, Büttner, Fletcher, Kagawa, Zaha, Hernandez.
Le repas ayant été très lourd jusqu’ici, contentez vous d’éplucher les buts :
A la quarante-sixième minute, prenez-donc un but contre son camp de Ryan Giggs. Sur un coup franc frappé par Larsson depuis le côté droit, Brown, un ancien de la maison, est trouvé complètement seul au deuxième poteau. Sa reprise complètement foirée trouve par le plus pur des hasards, Phil Bardsley, du moins, le pense-t-on, qui propulse le cuir au fond des filets. Il faut un ralenti pour se rendre compte que Giggs a détourné le cuir dans ses propres buts. Monde de merde. 1-0.
A la cinquante-deuxième minute, Cleverley frappe un corner depuis la gauche, Vidic s’élève plus haut que tout le monde et envoie le ballon hors de portée du gardien adverse. 1-1 et vous vous remettriez à croire à la victoire, si le niveau de jeu n’était pas aussi bas.
Pour garnir ce dessert, pensez à prendre un penalty peu évident pour une faute pas très visible de Cleverley sur Johnson. Borini transforme, 2-1, vous n’en pouvez plus, c’en est trop, nouvelle défaite, rideau.
Vous n’avez même pas la force de noter les joueurs, après ces trois défaites d’affilée dans un délai qui vous a forcé à triplacadémiser ? Ne vous formalisez pas, tout est normal.
Voilà, cette recette, très difficile à exécuter en temps normal lorsque l’on est supporter de Manchester United est désormais à votre portée, supporters Rouges Diables ! En espérant qu’elle vous a plu, nous vous laissons savourer ces défaites comme il se doit, avant de revenir pour d’autres aventures, un peu moins anales, on l’espère.
Inferanalement vôtre,
L’Infernal Wayne Boulet.
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Sinon, Luke Seafer est aussi sur Facebook et il veut des amis, plein, parce qu’il était toujours tout seul dans la cour de récré et personne ne venait lui parler. Peut-être à cause de la chauve-souris sur son épaule, de ses briques de sang pour le goûter… On ne sait pas trop. Mais viens lui faire coucou, ça lui fera plaisir. Et si tu veux faire encore plus, tu peux aussi devenir fan de la Raide et Vile Academy. Quant à Wayne Boulet, il craque carrément son slip et te file son identité secrète. Comme ça. Tu peux aussi lui faire coucou.
Et tiens, Luke est aussi sur Twitter et il trouve que c’est une invention de Satan un truc aussi addictif, donc n’hésite pas à lui faire coucou. Tiens et Wayne Boulet veut discuter avec des followers, aussi, tout plein de followers.




