Ajaccio-PSG (1-2) : L’Aiacciu Académie livre ses notes

Ajaccio n’est pas grand, mais il est vaillant

Comme toujours contre le PSG, l’ACA est sur le point de faire un résultat extraordinaire mais comme toujours, le PSG finit par égaliser, et par l’emporter dans ce cas-là. On a tout d’abord cru à un scénario identique à celui du match aller. Une défense à cinq, une attaque défense mais un but dès la première action. Jusqu’ici tout allait bien. Sauf que l’ACA a montré un peu plus d’ambitions que d’habitude et cela a causé sa perte. Face à un PSG pas au mieux de sa forme, les Ajacciens n’ont pas fait que défendre, ils ont également attaqué. Surtout en première période où ils ont su tenir tête aux Parisiens. Et sans une erreur, la seule de la première mi-temps, le score aurait été de 1 à 0 au terme des 45 premières minutes. Et cela aurait changé bien des choses puisque la deuxième période fut en sens unique. L’attaque défense a repris son cours. Si les joueurs de Laurent Blanc n’ont pas mis une pression surhumaine sur le but d’Ochoa, ils ont su être patients et attendre une deuxième brèche. A 2 buts à 1, l’ACA n’y pouvait plus rien. Et pourtant c’est bien à ce moment-là que les Acéistes ressortirent de leur tanière. Les dix dernières minutes ressembleront ainsi aux 35 premières. Lasne, Cavalli et Eduardo pouvaient attaquer et se procurer des occasions. Ne manquait plus que la précision. Et si à la fin l’ACA s’est incliné, ce genre de match va permettre aux joueurs de reprendre conscience de leur qualité pour ainsi gagner des matchs. Et se maintenir.

Pour ce qui est de la composition, Christian Bracconi avait concocté un 5-4-1 aux oignons avec 3 défenseurs centraux et trois milieux défensifs de métier. Sur les côtés de la défense, on pouvait ajouter un défenseur polyvalent qui a souvent joué dans l’axe ici, Claude Dielna, et un milieu défensif, Mehdi Mostefa. Devant, Johan Cavalli était titularisé en numéro 10 pour tenter de faire du jeu alors qu’Eduardo était là pour concrétiser les rares occasions qui allaient se présenter à lui.

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1 minute avant le match : Coup d’envoi fictif de Jean-Baptiste Pierazzi. Un cadeau d’adieu avant que le capitaine parte aux San José Eartquakes. Goodbye JB.

2ème minute : Coup-franc excentré de Zlatan Ibrahimovic. Le tir tendu du Suédois est détourné par le mur, ce qui oblige Ochoa de claquer en corner.

3ème minute : L’occasion de se focaliser sur le parcage visiteur où … 3 supporteurs parisiens ont pris place. C’est ça que l’on appelle le plus grand club de France ?

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6ème minute : Cavalli sert parfaitement Mostefa dans l’espace, l’Algérien déborde et centre en retrait pour André qui écrase sa reprise mais qui sert involontairement Eduardo qui n’a plus qu’à pousser le ballon au fond des filets. C’est moi ou l’ACA vient de marquer sur une action construite et mène – encore une fois – contre le PSG ?

10ème minute : Ezequiel Lavezzi reprend un centre de Blaise Matuidi au point de pénalty. Memo Ochoa sort le grand choix et détourne du pied.

12ème minute : Des « Paris, Paris, on t’encule » se font entendre dans la tribune. Toujours un petit plaisir.

14ème minute : Remise de la poitrine de Paul Lasne pour Johan Cavalli qui voit sa reprise de l’extérieur du pied terminer sa course à un mètre de la cage de Sirigu.

19ème minute : Après avoir percé la défense parisienne, Cavalli pousse le ballon du bout du pied. Ca n’inquiète pas Sirigu.

28ème minute : Encore un coup-franc excentré dangereux d’Ibrahimovic, sauf que cette fois-ci, le ballon s’écrase sur le poteau.

32ème minute : Coup de pute de Thiago Motta numéro 1576 avec ce petit jeté de phalanges dans la tête de Cédric Hengbart. Ni vu ni connu.

doigtsMotta

41ème minute : Sur la seule action où le PSG parvient à faire des décalages dans la défense ajaccienne, Lavezzi égalise. La moindre erreur ne pardonne pas avec une équipe comme le PSG.

66ème minute : Ouverture de l’extérieur du pied de Cavalli pour Eduardo qui croise son tir. Sirigu est vigilant est sort la frappe d’une manchette à terre.

71ème minute : Changement offensif de Laurent Blanc qui fait sortir Alex pour le remplacer par Pastore

74ème minute : But du PSG de Blaise Matuidi qui se jette pour mettre la tête après une remise de Zlatan Ibrahimovic. Le centre de Pastore qui amène le but était parfait.

82ème minute : Corner de Cavalli détourné par le haut du crâne de Cavani. La balle atterrit au deuxième poteau où Eduardo se jette pour toucher le ballon. La reprise va mourir dans le petit filet.

87ème minute : Sur le côté gauche, Eduardo adresse un centre parfait pour Lasne. L’ancien bordelais place une tête qui passe juste à côté.

92ème minute : Magnifique contrôle d’Edinson Cavani qui met dans le vent deux Ajacciens avant de frapper au but. Heureusement, Memo Ochoa avait bien anticipé et détourne le ballon en corner.

ANNUTAZIONI :

Memo Ochoa 3/5 : Pour son dernier Ajaccio-PSG, il n’aura pas ré-édité ses performances passées. Et s’il n’a toujours pas encaissé de buts d’Ibrahimovic, il a du s’incliner face à Lavezzi et Matuidi. Deux buts sur lesquels il ne peut pas grand chose.

Cédric Hengbart 3/5 : Un libéro à l’ancienne qui coupe les trajectoires et qui ramasse les ballons qui traînent dans la surface. Quand il a voulu quitter ce rôle, en montant en contre-temps pour récupérer un ballon plus haut sur Cavani, un trou s’est crée dans la défense et Paris a égalisé.

Grenddy Perozo 3,5/5 : Comme l’aigle royal de Corse, il n’a jamais lâché sa proie. Sauf que la proie n’était pas la dépouille d’un mouflon mais Zlatan Ibrahimovic. Si le Suédois a fait un mauvais match, Perozo n’y est pas étranger. Toujours accrocheur, le Vénézuelien n’était pas rassasié tant qu’il n’avait pas gagné son duel. Et cela a donné de très beaux gestes défensifs de sa part.

Denis Tonucci la moyenne/5 : L’Italien a parfois eu du mal à se mettre en avant par rapport à Perozo et Hengbart.

Claude Dielna 2/5 : Toujours à la limite de la faute. Et du carton rouge. Et s’il n’a que très peu outrepassé ces limites, il nous a fait peur pendant tous le match. Si bien que l’on s’était déjà préparé à jouer en infériorité numérique. Mais au moins, il n’aura jamais rien lâché. Et c’est ce tempérament qu’il faudra avoir pour les autres matchs. En même temps, quand on sait qu’il a fait le geste du rappeur Kaaris après le but d’Eduardo, on ne s’étonne pas qu’il soit violent.

DielnaKaaris

Mehdi Mostefa 3/5 : Cela faisait fort longtemps qu’il n’avait pas été titularisé sur le côté droit de la défense. Et ce fut une réussite au vu de sa belle activité en début de match. Des premières minutes où l’Algérien a su être offensif, délivrant notamment un bon centre pour le premier but de la rencontre. La suite de son match fut plus dans un rôle défensif où il aura du faire face aux rares montées de Maxwell et aux rares débordements de Lavezzi.

Ricardo Faty la moyenne/5 : Des tacles, un carton jaune précoce, une roulette et une sortie sur blessure. Du Ricky tout craché.

Paul Lasne 4/5 : Après ce match, il a gagné un surnom : le joueur 2 en 1. D’un côté, il a une facilité incroyable à se projeter vers l’avant et à aider sur les offensives et de l’autre, sa capacité à vite revenir défendre est tout aussi remarquable. S’il a voulu se faire repérer par un grand club, c’est réussi.

Benjamin André 2/5 : Titularisé à un poste un peu bâtard au milieu de terrain, André a semblé plus perdu qu’autre chose. S’il a cavalé partout comme à son habitude, il n’a pas eu l’impact espéré. Pire, c’est lui qui perd le ballon bêtement et s’arrête de jouer sur le but de Lavezzi et c’est également lui qui se fait méchamment enrhumer par Pastore sur le second but. Et sa manie de baisser les bras et de gueuler après chaque perte de balle est plutôt énervante.

Johan Cavalli 3,5/5 : Il a tenu son rôle de meneur de jeu à merveille en amorçant le travail du pressing mais surtout en étant dans tous les bons mouvements acéistes. Que ce soit à la création ou à la finition.

Eduardo 4/5 : Alex, Marquinhos, Thiago Silva, Thiago Motta, Lucas Moura, autant de Brésiliens qui iront à la prochaine Coupe du Monde, mais le meilleur joueur auriverde sur la pelouse, c’était bien Eduardo. Les deux tirs cadrés acéistes du match, c’est lui, dont un but de renard dès la 6ème minute. Bien mobile sur le front de l’attaque, il a joué le rôle de remiseur et de joueur de profondeur. Une consigne de Christian Bracconi en début de seconde période résume bien son rôle dans la rencontre : « mets toi à la limite ! ».

I RIMPIAZZANTI :

Laurent Bonnart, 70ème minute, NN : A la rue.

Aboubacar Camara, 81ème minute, NN : Après son entrée – faite pour apporter plus de poids devant – , l’ACA s’est procuré deux occasions.

Sigamary Diarra, 84ème minute, NN : A remplacé Claude Dielna pour que celui-ci ne prenne pas de carton rouge.

Perfettu Erignacci

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