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Le déclic, enfin ? Les trois attaquants qui marquent, une défense qui ne prend pas de but, de la solidarité à 10 contre 11, de l’envie et une victoire qui permet une sortie de la zone rouge. Cyril Lignac est content, tous les ingrédients sont réunis pour que l’ACA sorte de la crise.
Tout avait bien commencé, avec l’ouverture du score rapide de Julien Toudic. Mais, comme rien ne se passe jamais comme prévu avec l’ACA, la situation s’est compliquée avec l’expulsion de Lippini. Deux options se présentaient alors :
– Comme depuis le début de la saison, les Acéistes vont s’écrouler et se faire égaliser, voire perdre.
– Les Acéistes vont se sortir les doigts et nous faire le match de la saison.

Finalement, c’est la deuxième solution qui sera choisie. Pourtant, tout n’était pas gagné. Pendant les 30 dernières minutes de la première période, les hommes de Pantaloni ont subi et reçu les coups de butoir de Créteil, dans un match entrecoupé de fautes et de mauvaises passes. Mais ils ont toujours tenu, forts et solidaires. La physionomie de la rencontre va changer en deuxième période, et même à 10 contre 11, les Acéistes vont réussir à placer quelques attaques. L’expulsion de Pereira Loudeiro va les aider. Dans un match complètement fou et désorganisé, Cavalli et compagnie vont réussir à faire exploser les Cristoliens, surtout en contre, en profitant des espaces laissés par des adversaires obnubilés par l’attaque. Score final 3-0, en ayant mis un coup de collier au début et à la fin du match, tout en contrôlant le reste du temps. On veut revoir ça plus souvent.

Entre les suspensions et les blessures, Olivier Pantaloni a dû bricoler une composition d’équipe inédite. Dans les cages, c’est Riffi Mandanda qui remplace Scribe, absent de dernière minute. En défense, avec les inamovibles Cissé et Diallo, ce sont Babiloni et Lippini qui sont chargés des côtés. Au milieu, la doublette Marchetti/Abergel garde ses droits. Devant eux, Cavalli, en meneur de jeu, et Nouri et Madri dans les couloirs. Pour le poste d’attaquant, Toudic revient titulaire directement après deux semaines au placard.

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(Ricardo) FATTI DIVERSI :

– L’ACA reste sur sept matchs consécutifs sans défaite. Pour retrouver une telle série, il faut remonter en 2011, où l’ACA avait enchaîné 8 matchs sans défaite entre le 18 mars et le 10 mai.

– La dernière fois que l’ACA a gagné 3-0 à domicile ?  Le 18 mars 2011 face à Reims, avec des buts de Rivière, Socrier et Diawara. Olivier Pantaloni était déjà l’entraîneur, Johan Cavalli était sur le terrain et Julien Toudic jouait… à Reims.

ANNUTAZIONI :

Riffi Mandanda 4/5 : À chaque prise de balle, l’arbitre aurait pu siffler un coup-franc indirect tellement il prenait son temps pour dégager. À chaque six mètres, j’avais le temps de me faire un café, de prendre une douche et de lire le Coran et la Bible avant qu’il ne dégage. Par ailleurs, il a assuré et rassuré sur les prises de balles aériennes.

Paul Babiloni 3/5 : Pour un joueur sur lequel Pantaloni ne compte pas, il s’est plutôt bien débrouillé. À la fois vigilant et agressif.

Pape Cissé et Zakaria Diallo 3/5 : Votez blanc si vous voulez, moi je vote noir. Je vote Diallo et Cissé. Nique sa mère Marine Le Pen.

Anthony Lippini 0/5 : Ton équipe gagne 1-0, tu joues depuis un quart d’heure, il n’y a aucune raison de s’énerver et pourtant, il trouve le moyen de s’énerver et de poser un coup de tête à un Cristolien. Dans le jargon du foot, c’est ce que l’on appelle “faire une Lippini”.

Vincent Marchetti 3/5 : Il a juste eu le temps de récupérer le ballon sur l’action du but de Toudic avant de passer en latéral gauche. Il a bien géré son couloir même s’il aurait pu laisser un chouïa moins d’espace à ses adversaires.

Laurent Abergel 3,5/5 : Il a dû assumer la récupération à lui tout seul pendant 75 minutes, ce qui ne l’a pas empêché de toujours aller vers l’avant (et même de faire un sprint pour apporter le danger devant dans les dernières minutes) et de constamment gratter des ballons. Il a tellement collé ses adversaires que les Cristoliens ont porté plainte pour harcèlement physique.

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Johan Cavalli 3,5/5 : Depuis le début de saison, il avait l’habitude de plutôt distribuer des oeufs de truite. Là, il a distribué un caviar pour Toudic. La physionomie du match l’a ensuite poussé à reculer, à défendre mais à faire bon usage du ballon quand il le touchait.

Riad Nouri 4/5 : Dans le dernier album de Booba, Damso dit “T’es passé partout comme la chatte de Shy’m ». Une punchline qui correspond parfaitement à Nouri, que l’on a vu partout, au centre et sur le côté. Précieux en fin de match, il a sans cesse remonté le ballon. Ce qui s’est conclu par une passe décisive et un but.

Mouaad Madri 3/5 : Plutôt timide offensivement, il a pris du poids défensivement. Madri Gras. C’est lui qui obtient le carton rouge, comme à Valenciennes.

Julien Toudic 3,5/5 : Avant de se sentir seul sur le front de l’attaque, il a eu le temps d’être efficace en marquant très vite sur sa seule occasion du match.

I RIMPIAZZANTI :

Andrey Panyukov, 63ème minute, NN : Son rôle a été d’attendre devant et de prendre la profondeur sur les contres acéistes. Et il a été récompensé par un but.

Marvin Diop, 75ème minute, NN : Une occasion ratée et un penalty obtenu. Mais le plus beau dans son entrée, c’est sa rage et sa joie après le peno obtenu.

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