Blackburn – Leeds (1-0) Leeds -Blackburn (1-1) : La Hipster académie créature sans créateur.

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Comment on va trouver l’inspiration pour s’habiller dorénavant ?

##Le football et le récit 1

Je suis allé à Zito, mais la route était longue encombrée. A peine installé dans ma chambre, la télé s’allume toute seule. Une grosse femme, habillée en costume d’effeuillage burlesque apparaît et dit doucement : “Souviens-toi de Buenos Aires. Ici c’est pareil. Le derby. Le grand. Ce soir.” Elle sourit, puis elle disparaît. Bizarrement, la conversation m’avait épuisé, je n’avais aucune envie de sortir du lit profond. Je ferme les yeux, et quand je les rouvre, je tiens un téléphone qui sonne : “nos spécialistes en plateau vous recommandent de regarder le match à la télé”. A ce moment, les lumières se tamisent, le lit se relève et un écran descend du mur.

Des lèvres charnues, menton et moustache mal rasées tendant sur le poivre et sel murmurent. “C’est parti”. La voix se répète, en accélérando progressif, transposant la voix vers l’aigu jusqu’à ce qu’elle devienne un coup de sifflet. Je suis maintenant sur le ballon. Il a de l’effet, je vois alternativement le vert du gazon et le noir du ciel. Entre les deux, du bruit et des lumières aveuglantes. Une tâche rouge s’approche. Un joueur de Zito. Son chausson gauche est rose et je m’y aplatis. Plusieurs chocs, puis un repos dans un hamac en filet. Une bouche murmure à une oreille : “il est dans votre maison maintenant”.

Le filet se referme, et se ré-ouvre. Un employé du club prépare les affaires de chaque joueur, les maillots floqués, une grande bouteille d’eau, une barre énergétique parfum chocolat. Il jette une sur moi. Une porte claque, les maillots se tournent vers le tableau. L’entraineur bouge des aimants sur un tableau, prend des notes. Puis il regarde son téléphone, il scrolle. Et il rigole… Je sens que je fais une glissade, et je heurte le poteau. Ça doit être comique, mais j’ai la tête qui tourne.

Je suis remis de mon malaise, et posé sur un petit piédestal. Un employé arrive, et me débarbouille. J’étais maculé de sang. Il est appliqué, il me rend propre, puis une caméra s’approche et il redouble d’attention. Il sort un chiffon lustrant, et me fait reluire en faisant attention à ne plus me toucher avec ses mains. Il se recule satisfait, puis prend un selfie en tirant la langue.

Je suis en maillot rouge et je tire la langue aussi. J’ai un visage d’enfant. Je passe à vive allure au milieu de joueurs adultes en maillot bleu qui pleurent. Je me jette sur mes genoux, tandis que tout près des spectateurs sautent en cadence. Ils poussent des cris de joie. Puis ils sont remplacés par des supporters en maillots bleus gonflés d’anxiétés et de mains nouées dans les cheveux ou qui se massent le menton. Je me masse le menton également, et je dis : “on se réajuste pour la deuxième, et ça va passer. Il reste un mi-temps, on peut le refaire ce retard, en face ce n’est pas si forts. Croyez moi, on est tout proches. Dua, tu viens t’ajuster dans cet espace qui s’ouvre quand leur Domi est embêté”

Je suis maintenant un ballon de baudruche en quasi-apesanteur, et je saute de hamac en hamac. A chaque rebond dans le hamac, des cris de joies et des cheveux qui crissent sous des doigts effarés. Jusqu’à ce que je rencontre la pointe d’un badge de shérif où j’explose. La voix moustachue revient : c’est illégal. C’est illégal. Il sort des menottes en carton rouges et jaunes, qu’il se passe lui même au poignet. Il dodeline de la tête, en disant d’une voie basse “c’est fini, fini, fini”. La séquence se répète vers l’aigu jusqu’à faire trois coups de sifflets brefs. Je m’allonge sur le dos dans l’herbe, je n’ai plus d’énergie, et je pleure. Je suis rejoins par un joueur nu avec le corps peint en rouge et bleu rayé, qui vient m’enlacer en me disant : “on a gagné grâce à toi”. Il m’embrasse. Son sexe en érection appuie là où je me suis cogné sur le poteau. J’ai mal et je crie.

>>>>>##### Le match en direct de Piz Fegnas #####<<<<<

Entering the town of black burnes

Sandy 0e : Let’s rock.
Sandy 2e : There are evils in this stadium.
Mandy 3e : Who’s that fullback that runs carrying a trailer ?
Sandy 3e : We call him the Trailer fullback.
Candy 3e : The japaneses are not what they seem…
Mandy 11e : Ball on the crossbar is a dangerous thing.
Sandy 16e : If the ball is not at the right place at exactly the right time, this won’t be a goal.
Mandy 17e : Silencio. No hay golazao. There is no goal. This is a RAIE.
Candy 20e : A pen agains us: gosh… It’s not so bad as long as you can keep the fear from your mind.
Candy 28e : Blackburn, Christ… if you don’t want dirty pants on a regular basis I would suggest you make some kind of peace with losing the ball in your own penalty area.
Sandy 32e : The japanases are not what they seem.
Candy 34e : My trailer saw something.
Mandy 41e : I feel i know football, but sometimes my legs bend back.
Candy 46e : I see Pascal scoring a winner against Sunderland at home right before the final whistle.
Mandy 54e : Blackburn lives over the convenience store.
Sandy 57e : Garmonbolzia
Sandy 61e : Hey Doc, How are you doing ? dit Junior avec la voix de Laura Palmer
Mandy 61e : the common laws don’t apply here like in Arsenaze and Marseille
Candy 66e : The goalkeepers are not what they seem.
Sandy 69e : We’ll see ou again in 25 games, Bammie
Candy 74e : “Geai oune am’ solitèr” a dit le nouvel entrant seulaumond (Vous l’avez ?, elle est technique…)
Sandy 81e : You’ll not score from me now… not in this circle of referees.
Candy 81e : Candy is possessed by the goonerism that lives in this web.
Mandy 90e : That Cantwell is one clever detective. You know how clever?
Candy 90e : How clever?
Mandy 90e : He told me once he could find an honest football club in Manchester.
Candy 94e : Couldn’t start the old man !

It ’ is ’ in ’ our ’ hous ’ now

pour un but au 2e match

Sandy 0e : Let’s rock.
Mandy 2e : Remember Marcelo and Laterayling
Mandy 3e : Who’s the left fullback with a caravane ?
Sandy 3e : We call him the Trailerfullback.
Candy 9e : Every day, once a day, give yourself a present. Don’t plan it, don’t wait for it, just let it happen. It could be the winner from Dallas against City, a hug from Marcelo Bielsa or an english goalkeeper having coordination issues while walking.
Sandy 24e : (en train de balayer notre salon en plan fixe. Ca captive Mandy et Candy plus que le match lui même…)
Mandy 29e : It’s not so bad as long as you can keep the boredomness from your mind.
Candy 41e : I have travelled thousands of miles and apparently several centuries to this forgotten game again Blackburn in order to perform a series of academy. Now, I do not ask you to see these games. I’m not a cruel woman.
Candy 58e : that game you just saw without any shot on the pitch, it’s like a knife in my brain.
Sandy 70e : Cause of blindness: Took me a while, but I think these players stabbed their eyes. Here’s the headline.
Mandy 72e : For us Leeds United I see a bright future. We’ll be proud.
Candy 75e : There’s an epidemic of multiple gunshot wounds following this minute around.
Mandy 82e : Gnonto… we love you, but it was not traditionally welcome in such games.
Candy 82e : Or by such aforementioned people – technically mastering a shot of volley-types.
Mandy 86e : Something very, very strange in these old stadiums. Call it what you want. Supporter singing, a penalty given.
Sandy 90e : Through the darkness of future’s past, the magician longs to see. One chants out between two worlds… Corner, scored against us.
Mandy 92e : The goalS are not what they seem.
Sandy 92e : See you in the premier league !

>>>>>##### Les Notes #####<<<<<

Meslier (Inland Empire/5) On a passé trois heures à regarder Ilan garder son Inland Empire des 6 mètres. Il ne s’est pas passé grand chose, et on a pleuré à la fin. Sans avoir très bien compris ce à quoi tout cela avait servi.

Bogle (Twin Peaks: Fire Walk with Me/5) Si le mal l’a violé à plusieurs reprises, et que ses relances flirtaient avec le feu, il finit par échapper à l’emprise du mal en se sacrifiant.

Ampadu (Twin Peaks /5) Un bookhouse boy, toujours prêt à filer un coup de main à un collègue en galère.

Rodon (Blue Bob/5) Du rock un peu crade, un peu frustre. Mais ça dégage un truc. Le ballon, souvent. Des importuns, d’autre fois. Thank you judge.

Struijk (Dune/5) Comme Paul Atréides, il passe à deux doigts de la correctionnelle quelquefois, mais fini par triompher de tout. On le mettrait dans un concours de mec en slip contre Sting qu’il gagnerait quand même. On ne répond de rien s’il effectue ses relances qui cassent les lignes adverses vêtu d’un simple slip.

Firpo (Une histoire vraie/5) il trace son chemin à bord de son John Deere. Ca ne va pas très vite, mais ca délivre des centres qui touchent ses partenaires dans la surface. Au final, on se rend compte qu’il n’est pas si nul.

Byram (Rabbits/5) On pourrait croire à première vue à une pub pour les lapins duracell, à l’activité incessante. Au final, le lapin Duracell est sous Valium.

Rothwell (Gordon Cole/5) Grand chef du milieu de terrain, d’une sagesse infinie, mais un peu sourd quand même pour répondre aux appels de ses coéquipiers.

Tanaka (Mulholland Drive/5) Il a fait une Betty-se (vous l’avez ?) Une activité incessante pour faire revenir le ballon aimé, comme un marabout, mais avec un peu moins de réussite cette fois, puisqu’au lieu de flinguer le ballon aimé il descend un joueur et comme tout japonais se fait seppuku et concède un péno. Pour le reste il navigue à merveille dans le monde corrompu du football, argent, chance, reversement du jeu, petits coups de pute en scred, lubrificateur de jeu… On a beau le revoir faire ces choses pour la 20e fois, on reste fascinées.

James (Lost Highway/5) Quand on le croit enfermé, il s’offre un tour de magie et accélère pour fausser compagnie aux gens. Après, il n’est pas très sûr d’où il va à chaque fois. Par contre, près du but, il cadre assez souvent, ça devrait suffire pour faire l’amour à Rosanna Arquette sur un capot de voiture.

Aaronson (Crazy Clown Time/5) Se démène comme un beau diable, mais avec un sens un rythme et un toucher de balle TRÈS approximatif. Bref, des matchs invisibles, sauf quand il se fait devancer ou quand il rate un truc.

Gnonto (Sailor et Lula/5) Magnifique hommage au magicien d’Oz : c’est en croyant qu’on peut y arriver qu’on n’y arrive, le reste n’est qu’illusion. Même si la bonne fée ne s’est pas penchée sur sa finition pour qu’il marque des buts.

Piroe (Mon histoire vraie : méditation, conscience et créativité/5) médite sur son isolement en pointe, et finit par redescendre pour apporter la créativité qui manque à notre meneur de jeu.

Solomon (Lady Blue Shanghai/5) s’acquitte plutôt pas mal de sa pige commerciale pour Dior. Mais pas de quoi s’emballer néanmoins, 3 dribbles réussis en deux matchs pour un ailier qui est sensé être un crack, c’est peu.

Bammie (The 3 Rs/5) La façon dont en une minute il va bouffer les chevilles de ses défenseurs nous rappelle pourquoi on l’aimait, malgré quelques maladresses. Faudrait qu’il revienne faire un long métrage.

Joseph (Darkened Room/5) Vous connaissez l’histoire de trois filles qui engueulent devant leur télé contre un avant centre qui rate des buts ?

>>>>>##### Les Notes auxquelles vous avez échappées #####<<<<<

  • Eraserhead
  • Elephant Man
  • Blue Velvet
  • The Return
  • The Grandmother
  • Industrial Symphony No. 1: The Dream of the Broken Hearted
  • Works on paper

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