FC Beaujolais / Paris SGEL (0-3) – La Porte de Saint-Cloud Académie tremble enfin

Comme Thomas, faisons-nous plaisir : perdons notre sang-froid

 

 

Coucou les gros bouts,

Et oui, en ce début d’année, enfin, on peut trembler à Paris-Saint-Germain-en-Laye. Fini les scores fleuves, l’invincibilité et la maîtrise dans toutes les situations : ça y est, après tant d’ennui et de frustration, on peut enfin perdre chez les bouseux et autres factieux lyonnais de province, on sort enfin des coupes nationales, on est enfin plus invincibles du tout, on a enfin pas plus de dix points d’avance sur le deuxième. Manque plus qu’à perdre contre les Marseillois à domicile sur un coaching gagnant de Rudi (dehors), et on aura de bonnes raisons pour enfin taper dans la réserve de sous-vêtements de rechange qui prend la poussière dans le placard du Parc (ça gêne Adrien et Lassana quand ils veulent installer un guéridon pour leur belote hebdomadaire). C’est bon de se sentir enfin menacés, après tant de maîtrise chiante à en crever. 

Et c’est bénéfique en vue du mâche à Manchèsteure. Se relâcher un peu les sphincters avant un gros choc comme ça, larguer du lest de trouille chiasseuse lors de défaites contre Guingamp et autres prolongations contre le Beaujolais, ça évite de tout relâcher d’un coup, dans un déluge incontinent de merde de trouille, au moment de se rendre compte qu’on a des chances de (je le dis en gros et gras pour exorciser) PASSER EN QUARTS DE FINALE DE COUPE D’EUROPE (vous pouvez refermer le gros et gras (je ne sais pas pourquoi, je m’imagine un grimoire en tranches de couenne de porc, d’un coup)). La diarrhée de l’angoisse de l’autre fois en Catalonie, on s’en souvient, on en veut plus. Comme le disait sûrement la grand-mère de quelqu’un, mieux vaut lâcher cent petits pets pincés dans la journée qu’éclabousser ses chiottes dans la soirée (pour les illustrations, je vous invite à fouiner du côté de la Bianconero Académie, ils commencent à avoir une banque d’images conséquente sur le sujet).

Bref, ça fait du bien de pouvoir enfin se lâcher, de sentir nos anus sur le qui-vive (je sais que vous apprécierez cette image mentale), de perdre un peu de notre superbe pour mieux en coller une, au bout du chemin, à ceux qui auraient commencé à penser que l’on est vraiment devenus des nuls. Encore un petit effort, et on ne sera même plus favoris contre les Rouges Diables. Une petite prolongation contre un club de troisième division en Coupe de France, et il n’y paraîtra plus. Et puis, dans le pire des cas, si on se prend une branlée chez Maniou, y aura toujours la spéciale Nasser : on rachète leur meilleur joueur à prix d’or l’été suivant, et c’est reparti pour un tour. Paulo, tu es donc le prochain sur la liste. 

 


LA RENCONTRE


 

Trêve de plaisanteries, voici donc venir le Football Club Villefranche-Beaujolais, pendant rhônois/saônois de l’Association sportive forézienne Andrézieux-Bouthéon, et tout aussi redoutable. On sue déjà des fesses, mais pas que, pour certains : crise de priapisme aigüe pour Papus Camarade devant l’annonce de la titularisation simultanée de N’Coucou, Moussa et Juju la Drax. 

 

 

Pour le reste, on part sur un 4-2-3-1 maidinneliguain désormais habituel pour Thomas, avec l’apparition en n°6 de la recrue hivernale, la succulente pépite le trucculent Pépito un mec qui s’appelle Léandre Mur(s), pour résumer. Ça promet. Pour ce match de la peur (oh oui, la peur), Thomas se permet de reposer ses vedettes (oh oui, c’est bon comme ça, continue). 

 

 

Devant une défense à quatre classique, la Drax fait office de relayeur/piston/Matuidi noir (mais avec de la classe), tandis que Chris vient se placer entre les lignes, en électron libre, pour nous rendre sa notation encore plus difficile que d’habitude. Sur les ailes on met la Mousse à droite et l’Ange de Marie sur son pied gauche (tiens donc) pour alimenter la tour de contrôle Maxéric. 

Et quel bonheur ce fût de trembler, de se dire que vraiment, ça ne va pas marcher, qu’on va se faire avoir à la dernière seconde, que l’on va finir par payer ce manque de tranchant, de réalisme. Quel plaisir d’angoisser à la vue de cette possession stérile dans la moitié adverse, face à un bloc beaujolais encore plus compact que l’idéologie politique de Daniel Conversano. Face à cette constipation offensive, nous nous délectons de sentir nos entrailles se liquéfier en contemplant Ncoucou s’enfermer dans son hyperactivité et Moussa s’échiner à dribbler trois joueurs avant de lâcher sa balle, nos deux chouchous se montrant aussi inutiles dans cette configuration tactique que les deux couilles du pape dans un couvent de Carmélites (quoique).

Quelques ouvertures lumineuses de notre nouvelle pépite argentine et autres belles montées du Draxter viennent apporter une touche de fluidité à notre transit intestinal, en nous faisant miroiter l’espoir vain de marquer le fameux but qui nous permettrait de préserver nos sous-vêtements. Mais non, il ne vient pas (joie), et nous souffrons encore au plus profond de nos tripes (plaisir), en voyant se rapprocher la fin du temps réglementaire (orgasme). Les entrées de Kiki et de Cavanouille n’y changent rien, pour notre plus grand bonheur, tandis que l’expulsion de Thomas après son coup de sang à quinze minutes du terme nous conforte dans l’idée délicieuse que ce match échappe totalement au contrôle des Parisiano-saint-germanois. Football plaisir. 

C’est le moment que choisit la Tuche pour faire monter le Marquis au milieu, au poste de couche-culotte Tena, et passer à trois derrière, le petit Colin entrant sur l’aile droite tandis que la Mousse prend le côté gauche. Pendant dix minutes encore, on se prend à rêver à une indécise et orgasmique séance de tirs au but, mais malgré les ratés de Cavanuche et Mbappette, notre beau Juju finit par couper court au suspense en coupant un centre en retrait d’Eddy au second poteau. 1-0, bon, on a assez sali nos slips pour aujourd’hui, c’était bon, maintenant on assure avec deux contres dans le dos d’une défense adverse qui ne tente même plus de revenir, conclus par Moussa et Cavagol. 

Merci les gars, jusqu’au bout on a réussi à ne pas y croire, et ça, ça n’a pas de prix. Mention spéciale aux nerfs de Thomas, sans qui rien de tout cela n’aurait été possible. Chapeau l’artiste. 

 


LE SOVIET HYGIÉNIQUE


 

Analphonse (3/5) : On ne peut pas dire qu’il ait eu beaucoup de raisons de suer du sillon, et il repart avec sa feuille blanche (le bon vieux perfect).

Thomas Merdier (2/5) : Sa belle remise de la tête dans l’axe a bien failli nous faire jouir de chiasse avec cette reprise de volée pas loin de la cage de l’Aréole, mais il est finalement rentré dans le rang du « Bien mais pas top ».

Marchichie (3/5) : Jusqu’à son replacement au milieu, il maintenant parfaitement le climat dans une angoisse légère et suave, et puis il a décidé de lancer Cavanini en profondeur. 

Kilo Terreur (2+/5) : Il ne lui est pas arrivé grand chose. 

Jean Bernard (1/5) : Bel effort de notre belette ibère, qui a réussi à être mis en grande difficulté dans un mâche totalement dépourvu de danger. Nos langes souillés lui disent merci. 

Léandre Muraille (2+/5) : Allez, prochain chouchou ? 

Juju la Drax (3+/5) : La classe, l’élégance, le génie d’attendre la 100e minute pour nous montrer qu’il pouvait débloquer le mâche depuis le début. On t’aime et on t’apprécie, Jul. 

Chris Ncoucou (1/5) : Nassé qu’il était dans le milieu beaujolais, il peut au moins s’estimer heureux d’avoir pu sortir de là avec ses deux yeux. 

Moussa chocolat du patron (1+/5) : Du duel perdu, du dribble superflu, du gesticulage en veux-tu en v’là, tout ce qu’il faut pour que Papus me tombe dessus en disant que je crache dans le bifteck.

Ange de Marie (1/5) : Il est passé sur ce match comme un soufflé dans un caleçon, sans un bruit. 

Maxéric Suppo-Moting (1/5) : Ça fait passer l’envie de chier. 

(Et puis Cavanouille, Mbappette, le p’tit Colin et Stanley N’soqui? ont joué aussi, mais plus le temps)

 

C’était sympa d’en suer comme ça,

La bise trotskanale,

Georges Trottais

 

P. S. : Une pensée pour Lassana Diarrhée, cette académie était faite pour lui, mais le destin et les clés du placard en ont décidé autrement. 

P. S. bis : Et n’oubliez pas de soutenir le site et son asso, camarades, le piège à clics (pour la bonne cause) est juste en dessous ! 

 

Georges Trottais

L’homme le plus (lutte des) classe(s) du monde.

2 commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.