Gazélec-Nancy (0-1) : La Chardon à Cran académie perd son pucelage.

Mission accomplie. L’ASaNaL a explosé absolument tous le records d’analité depuis le début de cette saison, subi tous les outrages, prêté le flanc à l’ensemble des moqueries de ses adversaires, encaissé buts, menaces et péripéties. Il était toutefois annoncé qu’une fois ouvertes les vannes putrides de la gaudriole, la source allait logiquement finir par se tarir. Pour notre soulagement bien sûr, mais aussi pour raviver la flamme de notre méchanceté, le brûlot criard de nos veuleries quotidiennes et d’une perfidie confinant à la mesquinerie la plus crasse. Célébrons donc l’accomplissement ainsi annoncé depuis le début de cette saison infernale comme il se doit : Nancy a enfin gagné un match, nous gratifiant de la permission non moins appréciable d’enfin pouvoir recommencer à insulter la terre entière. On n’a sûrement pas fini d’en chier mais putain, pour une fois on peut se permettre d’en mettre partout sur la base d’autre chose qu’un épanchement de larmes sordides, j’aime autant vous dire qu’on va en profiter.

Le foot c’est en 4-4-2 et pis c’est marre.


Les notes.

Chernik 4/5
Téméraire mais parfois courageux. Il assure et éloigne dans notre mémoire la trogne patibulaire d’un ancien champion de France qui ne devrait pas tarder à rebaptiser Didier Tholot « Môssieur le briseur de rêves », ou quelque faribole avinée de ce tonneau-là.

Diagne 3/5
On ne va pas non plus venir lui sucer le chibre et commencer à écrire des « on va peut-être penser à faire quelque chose de toi », mais on peut aussi le dire quand il fait une prestation correcte. Nan, on plaisante, ils étaient à chier en face, il n’a rien eu à faire.

Muratori 4/5
Sa reconversion a l’air de tenir. Vincent sur le terrain, c’était déjà une offrande dont nous étions à peine méritants, cancrelats que nous sommes. Mais voyant sa beauté et le brassard à son bras, on se pâme carrément en implorant un quelconque seigneur des ténèbres de nous punir par divers moyens salaces et contraires à la plus élémentaire des bienséances.

Coulibaly 2/5
Qui est-ce. Contrôle au faciès, je ne plaisante pas. Appelez-moi Valls, Collomb et toute la clique fasciste s’il le faut, je veux un test ADN pour m’assurer qu’il n’a rien à voir avec Karim. Le reste, le foot, le poste auquel il joue, la catégorie de poids ou le fait que sa place soit sur un hippodrome plutôt que sur un terrain de foot, je m’en cogne.

Marchetti 3/5
Reconversion aussi pour lui : Louis Van Tholot n’a que faire qu’il soit milieu, prometteur ou même corse, s’il veut jouer il se placera où on lui dit. Tu nous refais cette passe « Ajax 94 » quand tu veux, d’ailleurs.

Ba 3/5
Installe toi et ne bouge plus garçon, cette place est pour toi.

Nguessan 4/5
Le physique d’un asticot mais la hargne du brochet qui en fait son repas. En avalant le goujon qui le contient, oui.

Robic 3/5
Bon retour du gros qui a beaucoup tenté et couru sans trop réfléch…sans se poser de questions.

Maboulou 5/5
Seulement pour son but. Mais ce n’était pas un but parmi d’autres, c’était LE but, le Graal inattendu qui n’était ni une coupe dorée ni une pierre incandescente mais un putain de contre rondement mené, conclu par une belle frappe dans la mère des marchands du temples, des Pharisiens et autres Français quand ça les arrange.

Bassouamina 3/5
On a bien cru que cela allait être lui l’élu, mais son tir a été renvoyé par un vilain poteau qui traînait là. Ton heure viendra, par-delà insultes et cris de singes.

Dalé 3/5
MÊME LUI A FAIT UN BON MATCH. MÊME. LUI.


Note artistique de l’équipe : 4/5

Non ça n’a aucun sens. Oui on passe des larmes au rire et des notes négatives aux salamalecs distribués comme les ecstasys au festival de Dour, effectivement l’ivresse de la victoire trouble notre vue comme la vodka celle d’un routier polonais un soir d’hiver (ne traversez pas la rue à ce moment), et OUI, je me branle parfaitement de ce que quiconque peut en penser car oh, eh, on n’avait pas connu ça depuis si longtemps qu’on ne se souvenait même plus de ce que c’était que d’écrire sous l’effet d’une autre substance que la froide et rigide dépression nerveuse, pleine de courants d’air faisant frémir les os et rappelant notre cerveaux à la rétrograde raison pure qui fait de nous un ermite piétiste dénué de toute émotion un peu sordide.

Vie sexuelle presque retrouvée, climat apaisé de violence gratuite et d’alcoolisme guilleret, le Picon revient requinqué pour agiter pendant une semaine ce dérisoire succès à la face des Messois et du monde comme le triste haricot de chair qu’il fait tournoyer de manière grotesque au passage d’un bus de touristes (et vous devinez bien : ma vie sexuelle se résume strictement à ça).

Car il a n’a pas la berlue : il a presque vu un match de foot lui aussi. Ce n’est pas seulement les joueurs qui ont décidé d’ajouter au fait de dominer la réussite du buteur et l’abnégation du compétiteur tenant à conserver son avantage au score. Un match de football produit sur une terre (et une pelouse) aussi hospitalière que la venimeuse atmosphère d’acide sulfurique de Mercure, prouvant communsymbole que quand les dieux du foot ont décidé que c’est ton tour d’enculer le destin, même le contexte corse ne peut pas se mettre en travers de leur route.

Marcel Picon.

Marcel Picon

Ras le cul de toutes ces conneries.

5 Comments

  1. Cette bile délicieuse qui imbibe votre plume jusque dans vos victoires… C’est l’amertume du brun breuvage piconique lorsqu’elle vous emplit les veines jusqu’à vous en mettre un bon coup derrière la tête… Douce sensation que de vous boire et de vous lire, Marcel.

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