Guingamp-Nancy (3-1) : La Chardon à Cran Académie se sent un peu seule

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où le printemps n’arrive jamais

Tromper son ennui par des activités d’extérieur, cela implique au moins d’activer un centre hormonal qui te procurera un semblant de plaisir, non ? Au moins un instant… Ne néglige pas que cela peut très bien être le moment de ta sortie du dimanche lors de laquelle tu t’isoleras pour pisser dans les bois pendant que des imbéciles de vététistes t’attendent, pensant que tu retrouveras leur conversation de petit propriétaire/parent/écolo velléitaire avec joie une fois ta pénible affaire faite. Dans un sens, il vaut toujours mieux se ménager une porte de sortie pour un loisir secret là où la masse voit une contrainte. Vous qui vous branlez au boulot, vous pensez être exceptionnels ?


Trott 1/5
On reparle de lui plus bas mais n’allez pas croire que ce soit pour l’enfoncer encore un peu plus. Quelques belles parades et puis une cagade de minime victime d’alcoolisme fœtal sur le coup-franc du 2-0. Le plus triste c’est pas son niveau en montagnes russes, c’est de se dire qu’on va retrouver l’autre sac à pisse dès que Cartier aura le feu vert.

Latouchent 1/5
Vu le contraste entre les promesses de début de saison et son niveau réel, on lui souhaiterait volontiers d’aller faire des petits tours en Arabie Saoudite, mais apparemment c’est mieux toléré que d’avoir du sang russe, alors on le vouera seulement à bouffer la croûte du Babybel.

Basila 1/5
C’est pas facile parce que vu le match cataclysmique qu’il produit, sa note paraît encore bien payée par rapport au reste de l’équipe. Le temps de l’indulgence est révolu, celui des insultes n’est pas encore venu, mais pour nous tu es désormais le même tocard que les autres.

Delos 1/5
Shaqil continue à nous faire rire à l’aide de son prénom pas piqué des vers et à nous faire pleurer avec ses pitoyables tentatives de clown triste pour nous faire croire qu’il a du ballon.

Bianda 1/5
Dans le grand palmarès des défenseurs inoffensifs de l’AS Nancy Lorraine, club réputé pour sa rigueur dans le domaine, il prend une place que l’on croyait difficile à atteindre.

Ciss 3/5
Lâchement, nous nous conformons à la droitisation galopante en cédant à la méritocratie. Car tout joueur faisant mine ne serait-ce que de lever la tête emporte notre admiration facilement et lui est allé jusqu’à marquer. On a frôlé le torticolis.

Lefebvre 2/5
Une petite partie de nous que d’augustes spécialistes appelleraient « raison » continue à le considérer comme le gros nullos qu’il est certainement, mais le reste de notre personne, composée à 80% de désespoir et de 19% de bière blonde de luxe sans marque s’acharne à lui trouver un côté sympa qui donne envie de lui taper amicalement dans le dos sans une barre-à-mine dans la main. Ça ne se commande pas…

Bobichon 2/5
Chaque nouvelle tête, même quand elle a été titulaire à chaque match depuis son arrivée, excite en nous un sentiment d’indulgence, de curiosité et de sympathie qu’un violent principe de réalité débarque façon hussards noirs (les cavaliers de la Révolution, pas les victimes consentantes du blanquérisme) pour nous confirmer qu’on préférera toujours les chèvres aux lions.

El Aynaoui 2/5
Vu que notre centre de formation est probablement la prochaine victime du découpage en règle de ce club aux portes de la mort, nous nous accrochons tel le bulot à sa coquille lorsqu’un de ses derniers transfuge foule le terrain avec l’équipe pro. Même si pour lui aussi chaque pas le rapproche d’un déchéance certaine.

Ngbakoto 1/5
Casse toi toujours, partout, sans t’arrêter.

Biron 2/5
La fonte des neiges et la désertion des vallées par la petite industrie. Même Linvosges fabrique en Chine, maintenant…


Note artistique de l’équipe : 1/5

L’histoire de cette saison est parfaitement illustrée par la séquence menant au premier but breton : suite à un cafouillage digne des plus grandes saltimbanqueries puériles de ces cirques des années 90 qui n’ont plus vraiment le vent en poupe, de ceux qu’on voyait torturer des animaux en direct et faire défiler des gonzesses en tenue affriolantes devant un parterre composé aux trois quarts d’enfants (on perdait le regard de nos papas quelques instants mais on savait qu’ils étaient bien là), un tir plutôt bien placé d’un joueur guingampais est arrêté par Nathan Trott au prix d’une très belle parade allongée. Sur le corner qui suit, il suffit de quelques pas en avant de la part du dénommé Roux (pas Nolan mais c’est tout comme) pour se démarquer et croiser une tête sans même sauter. Le pfffffff de dépit poussé, on se rejoue encore, encore et encore ce scenario consternant ramenant à notre mémoire ses nombreuses turpitudes.

Chaque match, présenté comme l’ultime finale de la dernière chance de la fin des fins de l’étape fatidique de la victoire décisive, n’offre plus pour spectacle que de triste remugles de football à peine mâchouill qu’un système digestif un tant soit peu fonctionnel se hâte de dégrader en déjection à rejeter le plus vite possible de toute la force de ses sphincters. C’est du football coca cola tout juste bon à vous filer des dents pourries et à couper du mauvais vin pour avoir un peu de matière à dégobiller parce que une nouvelle fois, on a négligé de manger.

On se regarde le nombril et on distingue ses côtes parce qu’on est devenu anorexique à force de ce football qui ne nourrit plus et qui a muté chacun de nos organes en petit tas de poussière poussé par le balais et laissé là alors que l’enfant rôde, prêt à marcher dedans et à nous faire tout recommencer, putain de race de mort de fils d’ivrogne. On n’apprend jamais.

Marcel Picon

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