La Chardon à Cran Académie revient sur la saison 2020-21

Alors que la saison régulière est terminée et que les barrages d’accession battent leur plein vient le moment de tirer un petit bilan de l’exercice de l’ASNL (Sous cette phrase introductive ampoulée et pas franchement intéressante est enfermé un chapelet d’insultes si fourni et violent à l’encontre de la dentition, de l’arbre généalogique et des choix de carrières d’Amine Bassi que nous préférons le maintenir sous chape).

Encore une saison en enfer

Plutôt que de circonlocuter comme de vulgaires bonimenteurs au moment de t’annoncer que tout va bien madame la marquise alors que tes enfants sont en train de jouer sur un tas de déchets nucléaires, on va y aller franco : cette saison, c’était bien de la merde. Surtout le début. Sérieux candidat à la relégation, l’ASNL a enchaîné des performances abyssanales comme à la parade. En cause, des errances tactiques mais aussi un déficit pur et simple de qualité de la part des attaquants (avec une monumentale erreur de casting en la personne de Rayan Philippe, le pauvre garçon étant footballeur comme moi prof de yoga), des ailiers, des milieux, des défenseurs et d’un gardien dont nous avons trop cité le nom pour lui rendre honneur encore une fois ici.

Tout allait donc mal et puis…on ne sait pas trop comment ni pourquoi, Garcia a changé. La blessure longue durée de Bassi a peut-être contribué à ce revirement car le coach fondait toute l’animation de son équipe sur l’infâme traître à couilles plates, mais le constat qui lui a fait prendre la décision, il ne le doit certainement qu’à lui-même : les plus nuls se trouvaient sur les ailes, il les a dégagés. Salut Bertrand, salut Cissokho, vous êtes sûrement de très gentils garçons mais niveau rendement, ça ressemble plus à du macramé qu’à du foot. Une refonte tactique profonde a opéré, Giovanni Haag a reculé pour intégrer une défense à trois, Ciss est revenu, Lefevbre s’est offert une seconde jeunesse chez nous au poste de latéral droit dans lequel il a brillé.

Un semblant de collectif a repris le dessus et les résultats ont suivi durant presque toute la seconde partie de saison, ne connaissant un creux que quand l’infâme félon à la solde du voisin cœur grenadine est revenu, bouleversant le système par son unique présence. C’est là tout le paradoxe de Garcia illustré : capable d’un vrai travail de mise en place à l’entraînement pour tirer le meilleur d’un groupe constitué en majeure partie d’handicapés moteurs, il replonge tête baissée dans des principes qui ont montré toutes leurs limites dès qu’il en a l’occasion. Cela n’en fait ni un bon ni un mauvais coach et il restera comme l’incarnation des extrêmes dans cette période où le pire a côtoyé du franchement pas dégueulasse (on se souviendra de ses débuts). Bonne route à lui et puisse celle de son poulain à grandes dents trouver quelque nid de poule sur la sienne qui le conduit vers le nord. Petit tas de vomi, va.

La reprise

Cédée au groupe sino américain NewCity Capital, l’ASaNaL entre dans une nouvelle ère de son histoire avec le départ inéluctable (et inespéré) de Jacques Rousselot, président depuis 1994.
Presque inconnu dans le paysage sportif, le NewCity Capital est un groupe qui détient les clubs de Barnsley, Ostende, Nancy et anciennement l’OGC Nice. Aucune surprise donc de voir Gauthier Ganaye, jeune français de 33 ans, homme-clé du NewCity Capital, ancien président de Barnsley, devenir président à la fois d’Ostende et de l’ASNL.
Jeune communiquant, partout à la tv, sur les ondes, et dans la presse nationale, Gauthier Ganaye a voulu marquer son arrivée par une prise de parole ininterrompue et une ambition non mesurée.

Et croyez-nous, c’est quelque chose de positif pour Nancy et ses supporters. Le jeune président a une volonté de modernisme et de méthodes actuelles à appliquer au recrutement (avec une utilisation de la date affirmée), au sportif (avec un entraîneur choisi pour une tactique souhaitée) et à la communication donc, passant à la fois sur l’After Foot, L’Equipe et autres médias importants.
Un véritable virage donc au sein de l’ASNL qui passe d’une petite direction familiale et sans histoire à une nouvelle équipe jeune, ambitieuse, parfois vicieuse, et qui souhaite retrouver la L1 le plus rapidement possible.

L’avenir est à nous ?

Sans m’approprier ni Kool Shen, Rohff ou les Tigris Mystic, l’avenir s’annonce plutôt clair à Nancy. On passera sur la grisaille du ciel ou de ses nuages, mais les 13 joueurs arrivant en fin de contrat en juin 2021 laissent beaucoup de place dans le vestiaire et sur le terrain d’entraînement.
Une équipe est à bâtir, tel est le chantier du nouvel entraîneur, désormais officialisé : Daniel Stendel, allemand de 47 ans, ancien d’Hanovre et de Barnsley, adepte du gegenpressing comme le souhaitait la direction :

Avec des joueurs importants comme Haag, Seka, Merghem,vraisemblablement partants, le chantier sera aussi intéressant que lourd à mener pour l’équipe sportive, qui désire d’ores et déjà s’appuyer sur le centre de formation et des joueurs étrangers.
Vous ne l’avez sans doute pas manqué, Bassi, lui, n’a pas perdu de temps et a signé chez le rival messin, en n’oubliant pas d’embrasser l’écusson vingt minutes après son arrivée en banlieue nord.
Vous avez tous lu plus haut ce qu’on pense de lui ici ; on n’a pas attendu les dernières semaines pour critiquer son implication, son melon, son manque de respect pour les supporters et coéquipiers, rien ne nous surprend ici. C’est moins douloureux que Vagner l’an dernier, mais ça commence doucement à gonfler de voir le chemin déjà tracé entre Nancy et Metz qui tend à banaliser les relations sportives entre les deux clubs pourtant rivaux.

Au tableau des satisfactions et des déceptions, comment ne pas parler de la fin de saison très positive de l’ASaNaL ? Contrastant totalement avec le début de saison dramatique, les résultats étaient là, et même parfois un fond de jeu.
L’ambivalence est là aussi entre les jeunes très performants (Haag, Biron, Merghem) et les pré-retraités en difficulté (Seka, El Kaoutari), c’est souvent mieux dans ce sens là, notamment pour l’avenir sportif, même si la gestion des fins de contrat sera importante pour ne pas laisser filer des jeunes futurs bons joueurs.
Vous l’avez compris, notre instinct naturel pessimiste a quelque peu disparu, l’espace de quelques mois, grâce au grand chambardement depuis la nouvelle direction.
Les décisions semblent bonnes, les chemins empruntés aussi, espérons que les joies passées devant les streamings ou au stade soient à la hauteur des ambitions de la direction… et surtout, de nos espérances.

A la saison prochaine.

Roger Piantoni-Vairelles et Marcel Picon

Marcel Picon

Ras le cul de toutes ces conneries.

3 commentaires

  1. Je n’ai pas suivi tout l’actualité ASaNaLesque ces derniers temps, mais que devient Triboulet ? L’avez-vous abandonné dans la cave de quelque céréale-killer du Grand-Est ?

    • Il va très bien mais nous avons dû le mener dans un coin tenu secret afin d’éviter qu’une bande de scélérats en tenue mauve ne lui fassent revêtir les mêmes couleurs moches que lui. Nous le libérerons une fois le marché terminé.

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