La Crocro Académie fait son bilan 2020/21

Salut les pitres,

Pas encore descendus que déjà en crise, c’est le retour du Nîmes Oympique Circus, dont vous n’avez pas fini d’entendre parler cet été. Aux dernières nouvelles, entre un vrai-faux-joker-départ-retour de Rani Assaf et des perspectives d’investisseurs virtuels, nous ne savons pas ce qu’il en sera de notre club à la rentrée prochaine. Plutôt que de spéculer avec les vautours et de s’enculer la tête avec des possibles dont l’expérience devrait nous apprendre qu’ils n’adviendront pas, cette acad’ va plutôt être l’occasion d’une évaluation de l’ensemble de la saison, à la fois pour les joueurs et le club. Parce que je crois que bon, pourrir la direction, l’asso, le maire et le CM c’est une chose, mais s’agirait pas d’oublier les artistes.


LES TOPS

On va commencer par là hein, parce qu’il faut bien arrêter de souffrir de temps en temps.

Le club

Une satisfaction, car il y en a une, en la personne de Reda Hammache. Notre DS aura assuré un mercato de qualité, dont les effets ne se seront malheureusement pas fait sentir tout de suite. Le profil et la qualité de nos recrues estivales (Meling, Cubas, Eliasson notamment) auraient pu (dû) nous permettre de passer une année plus sereine. C’était plaisant et sacrément rafraîchissant de se dire qu’on avait un gars qui connaissait son métier sur les transferts, et la découverte de joueurs inconnus en France était un réel plus. Reste plus qu’à espérer qu’il puisse bosser sereinement cet été…

Pardon, j’allais oublier l’autre satisfaction, même si on termine sur une relégation : Pascal Plancque, arrivé dans une équipe à la ramasse, a su nous refaire jouer au foot, et a su nous faire croire au maintien, ce qui était déjà beaucoup. C’est évidemment super frustrant d’échouer alors qu’on avait fait le plus dur, mais ce n’est pas lui que j’ai envie de pourrir. Bien parti pour être sur le banc l’année prochaine, et ça me semble être une bonne chose.

Les derbys

On va pas se mentir, descendre en ayant gagné à la Mosson et ayant pris 4 points contre Montp*llier adoucit quand même un peu la sanction. C’est plus de l’ordre du symbole, bien sûr, mais c’est un peu ça qui reste. Au delà de l’anecdote, la victoire d’octobre 2020 à la Mosson restera aussi comme l’apogée éphémère de la carrière de Jérôme Arpinon, avec son discours mémorable de retour à la Bastide et le fait qu’il pouvait désormais aller boire son café en ville la tête haute. On sait désormais que cette victoire était un (réel) coup tactique, mais un trompe-l’œil, et que l’euphorie nous a sûrement un peu trop aveuglé quand il fallut se rendre à l’évidence. On gardera toutefois le kiff d’un juste retour de balancier après deux saisons très frustrantes (deux défaites à la Mosson et un nul inachevé en 2019), kiff confirmé lors du retour aux Costières, où le match fut très plaisant, avec beaucoup de jeux et d’occases, sans conteste le meilleur derby en terme footballistique depuis des lustres. La merveilleuse séquence « karma » du but de Delort / célébration croco haribo / but annulé par le VAR / but de Koné dans la foulée figure déjà au panthéon des émotions du supporter du NO. Bravo à l’autre fdp d’avoir quand même réussi à égaliser ensuite – j’en veux toujours un peu à Loïck Landre de ne pas lui avoir pété la rotule. Son chambrage était de bonne guerre, contrairement à sa provocation de fin de saison relayée par les empaffés du Stade Brestois. Déjà hâte de retrouver ces ambiances…

Les supporters

Parmi les satisfactions, mais on n’en doutait pas vraiment, notons toutes les mobilisations orchestrées par les GN, tant au moment où il fallait remobiliser l’équipe que pour les avant-matchs. Gros respect. Dans une saison aussi merdique, marquée par l’absence de public aux Costières – ce qui nous a à coup sûr valu un paquet de points perdus -, il fallait bien ça pour relever le niveau. Maintenant, s’agira qu’on soit tous là à la reprise pour pousser nos pitres à remonter fissa.

Les gars

Côté joueurs, un bon paquet de satisfactions quand même, à commencer par Baptiste Reynet, arrivé avec la lourde tâche de nous faire oublier Bernardoni, et qui s’en est plus que bien tiré. Outre un nombre conséquent de gros matchs, il a joué un rôle primordial dans le vestiaire. On peut toujours lui reprocher d’avoir eu un côté chat noir, vu qu’il descend cette année après être descendu avec Toulouse, mais on sait tous que le vrai chat noir, c’est Nolan Roux. On serait bien inspirés de tout faire pour le garder en L2… Pas grand chose à dire sur Lucas Dias, qui a besoin d’apprendre. En défense, notre blondinet Birger Meling a marqué les esprits, malgré une première partie de saison bien emmerdée par une blessure. Un coffre de malade mental, des montées tranchantes, probablement un de ceux qui aura su maintenir des performances de haut niveau sur la durée. Probable qu’on ait des offres pour lui cet été. De l’autre côté, Sofiane Alakouch a souffert de la comparaison mais a réalisé une saison correcte, au moins meilleure que la précédente (ce qui n’était certes pas très difficile), et j’ai par conséquent envie d’être indulgent. Quelques bons matchs, une envie retrouvée, mais pas suffisant pour confirmer tout ce qu’on attendait de lui. Notons parmi les « moyens-plus » l’ami Florian Miguel, dont la polyvalence a rendu de fiers services, même s’il ne fut jamais totalement transcendant, à moins qu’on se dise qu’il ne fut jamais totalement transcendant, même si sa polyvalence a rendu de fiers services. En DC, Loïck Landre a plutôt bien tenu la baraque en l’absence (trop souvent) de Toto Briançon. Costaud, dur sur l’homme, c’est lui le vrai taulier sur plusieurs matchs, même si on aurait aimé le voir rejouer le découpage de Youcef Attal sur Andy Delort. Annoncé sur le départ, et c’est bien triste. On n’oubliera pas ses pétages de câble ni, bien sûr, son but contre Montpellier lors de la saison 2018-19… Plutôt de la satisfaction aussi avec le jeune Keylan Guessoum, qui s’en est plutôt bien tiré quand on a eu besoin de lui, de même que Naomichi Ueda, débarqué de Jupiler League au mercato d’hiver et qui a rendu des copies plutôt propres. Toujours là, le collègue Gaëtan Paquiez mérite selon moi la case « top », de par son comportement exemplaire à l’égard du club et du groupe, même si n’est pas Dani Alvès qui veut…

Au milieu, même si je reste sur ma faim, j’ai aimé voir jouer Andrès Cubas, bagarreur et technique. S’il s’en va, on retiendra quelques très bons matchs, notamment au début de saison, mais aussi et surtout la sensation qu’il en avait encore sous le pied. Cette saison aura aussi été celle de l’éclosion tardive de Lamine Fomba, qui nous aura encore fait hurler de frustration avec quelques ratés monumentaux devant le but, mais aussi de très belles parties dans la récupération et les remontées de balles (masterclass lors du derby retour, et grosse deuxième partie de saison). Probable qu’il s’en aille, dommage que l’histoire n’ait pas été de tout repos pour lui. Côté jeunes, Mattéo Ahlinvi aura fait une saison encourageante, avec quelques bons matchs au moment où l’équipe était au fond du trou, montrant de belles dispositions offensives même si ça reste un peu tendre pour la L1. Dans nos offensifs, Zinedine Ferhat fut globalement notre leader technique, capable de débloquer des matchs de merde sur un dribble. Je reste encore un poil frustré de son rendement sur quelques situations, tant on le sent capable de faire des différences tout le temps. Son côté trop altruiste ou trop tricoteur lui joue des tours, mais l’ensemble reste de très haut niveau, et il est probable qu’il gagne encore en efficacité dans une équipe plus performante. Le principal enjeu pour nous sera de bien le vendre. Bon vent Zinou, tu vas nous manquer. Malgré un retard à l’allumage probablement dû à une arrivée tardive dans un groupe déjà en surchauffe, Niclass Eliasson constitue pour moi une satisfaction. Excellent tireur de CPA, bon centreur, c’est un profil de « baller » qui nous ferait beaucoup de bien en L2 si on parvient à le garder.

En attaque, les satisfactions sont rares… Moussa Koné aura à mon avis surtout souffert d’une gestion d’effectif catastrophique par Arpinon, qui lui a ruiné la confiance en début de saison. Lorsqu’il fut à nouveau installé comme 9 titulaire, on l’a vu retrouver le swing et le chemin des filets, il termine en pleine bourre. Bonus avec son but contre Montpellier qui fait qu’on l’oubliera pas. Bien entouré et en confiance, il peut nous casser la baraque en L2. Enfin et bien sûr, notre Renaud Ripart national a porté l’équipe et le club sur ses épaules pendant toute la saison. Latéral, ailier, piston, relayeur et 9, il a tout connu et s’en est toujours sorti la tête haute. On se souviendra de tout : son but et sa rage à la Mosson, sa panenka de bogosse à Saint-Étienne, et cette détresse terrible après la défaite contre Lyon. Imaginer qu’il puisse nous quitter là-dessus, sans un adieu digne de ce nom aux Costières, j’en chialerais. Pensons à autre chose, pensons aux flops.


LES FLOPS

Le club

Je ne m’étendrai pas sur le foutoir qu’on est en train de vivre, attendons d’en savoir plus. Mais que ce soit l’association NO et son fonctionnement qui merdoie depuis des lustres ou Rani Assaf, notre PDG qui décide de tout envoyer aux chiottes si ça ne lui convient pas, j’ai juste envie de prendre l’un pour taper sur l’autre. Arrêtez de mesurer la taille de vos chibres, par pitié. Y a des gens qui nous regardent et qui trouvent qu’on a l’air d’une bande de cons, figurez-vous. Les supporters sont dépités, les joueurs doivent avoir envie de foutre le camp, et pendant ce temps les Pailladins se tapent une sègue.

Et puis bien sûr il y a le caporal Jérôme Arpinon, mais j’ai déjà dit tout le bien que je pensais de lui. On retiendra quand même le derby aller, mais il aura fait beaucoup trop de mal dans le club et dans le groupe pour que le bilan joue en sa faveur. Tu peux aimer le club de tout ton être et représenter l’âme nîmoise et être quand même un tocard, que veux-tu.

Les gars

Du côté de notre équipe sans défense, difficile de ne pas mentionner les cas de Pablo Martinez et d’Anthony Briançon. Compères de galère, avec blessures à répétition (au scrotum, franchement Pablo tu pouvais pas trouver autre chose pour nous casser les couilles ?) et difficultés à revenir. Difficile de leur en vouloir. Anthony, comme Renaud, risque de partir, et j’ai encore envie de pleurer putain. Sur les côtés, Patrick Burner aura traîné son spleen et ses sprints de vieillard arthritique toute la saison, il fut l’une des mauvaises pioches du mercato, capable même par moments de nous faire regretter Paquiez, je sais pas si vous imaginez le délire.

En terme de sprints de pépère, la palme revient quand même à Sidy Sarr. Après quelques matchs prometteurs la saison passée, il est retombé dans ses travers : incapable de créer une différence, lent comme le cerveau de Goeffrey Jourdren, et avec par dessus tout l’impression permanente qu’il n’en avait rien à battre. Antoine Valério, après de bons matchs sous Blaquart, a complètement disparu des radars, espérons qu’il retrouvera la patate rapidement. Yacine Benrahou, véritable révélation la saison passée, et grand artisan de notre maintien, a lui aussi vécu une année pénible. On l’a longtemps cru bloqué par Arpinon, mais ses prestations n’ont ensuite jamais vraiment été à la hauteur de ce qu’on pouvait attendre. Souvent placé sur un côté, alors qu’il me semblait fait pour jouer 10, il n’a peut-être pas été mis dans les meilleurs conditions… Peut-être juste un raté, espérons-le dans le cas où il reste avec nous. Difficile de se faire un avis définitif sur Haris Duljevic, qui m’a plutôt l’air d’être un bon gars, et dont certaines actions montrent qu’il est un vrai joueur technique. Mais cette incapacité à conclure une seule putain d’action… Enfin, une spéciale crotte de nez pour Lucas Deaux, pour qui j’ai longtemps plutôt eu de la sympathie, mais qui termine cette saison sur une note franchement négative, avec des déclas merdiques sur l’implication de certains, qui ont dû pourrir l’ambiance de vestiaire. Et puis lui aussi est un chat noir, même si le vrai chat noir c’est Nolan Roux.

Et puis festival offensif, avec Karim Aribi et Nolan Roux, qui ont à eux deux marqué le fabuleux total de zéro but cette saison. Merci à vous, et surtout à toi Nolan, à la fois chat noir et taupe. Pas grand chose concernant Sami Ben Amar et Lucas Buades, qu’on a presque jamais vus. Quand à Clément Depres, enfin revenu de blessure, peut-être qu’on pourra le revoir marquer l’année prochaine.

Voilà les mecs, c’était le Nîmes Olympique en L1. Fait chier, tiens.

La bise quand même, et à vite. Karoud.

Karoud Fider

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