La PL Academy hors-sujet : un joueur à suivre cette saison (3/3)

Avant de bien rigoler ce week-end à Anfield, nous vous offrons le dernier épisode de notre série. Après Romelu Lukaku et Mohamed Salah, deux parfaits inconnus, évoquons désormais le futur Roi d’Angleterre, Emile Smith-Rowe.

Avec sa bouille de petit Anglais tombé du nid (ou plus probablement d’un tabouret de Pub), ses chaussettes baissées et sa démarche si particulière à rendre fou les kinésithérapeutes du monde entier, le premier mot qui vient à l’esprit du suiveur de la Premier League en voyant Emile n’est pas exactement “esthétique”. 

Rien que pour le rachis cervical, il y en a pour vingt-huit séances

Heureusement pour lui, le natif de Croydon est pourvu de quelques talents d’ordre footballistique. Moins précoce que son compère du centre de formation Bukayo Saka, (mais calmons-nous, c’est un 2000, il n’a jamais connu Zinédine Zidane, le futur coach de Manchester, sur un terrain de foot), le farfadet a connu les joies d’un prêt à Leipzig foiré pour cause de blessure et la Championship avec Huddersfield Town. Il a fallu attendre que l’équipe soit au fond du trou en décembre dernier pour que ce qui perlait pour les fans des Gunners éclate au grand jour (et à la face de Chelsea, ce qui est toujours bon à prendre) : le gamin a de l’or dans les pieds.

Meneur de jeu dans un registre très différent d’un Martin Ødegaard ou d’un Mesut Özil, moins passeur et plus dans la percussion, le néo-international anglais (2 sélections un but), profite à plein d’un 4-4-2 taillé pour lui offrir un maximum de liberté pour se découvrir décisif (4 buts et 2 passes décisives lors des six derniers matches). Sa vivacité d’appui, ses accélérations soudaines, sa complicité avec Alexandre Lacazette et Saka, font de lui un joueur atypique, très éloigné des standards britanniques à son poste, qui fait l’unanimité depuis le début de saison. Mais calme-toi le Chauve, c’est 100 millions minimum.


Bonus : on parle évidemment beaucoup de notre Emile Smith-Love dans le dernier numéro de Boulets Rouges, n’hésite pas à tendre l’oreille

Edgar Allan Poeteau

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