La PL Academy vous présente la trentième journée

La trêve est passée, voici que le football domestique reprend ses droits. Les « gros » clubs ne semblent pas avoir subi trop de blessures, sinon on serait probablement en train de dire à nouveau tout le bien qu’on pense de Pep Guardiola. Ah, on nous souffle dans l’oreillette qu’il n’a pas pu se retenir. Vraiment, quand le cours du pétrole s’effondrera, il nous manquera.


Chelsea 2 – 5 West Brom

En cette période de morosité ambiante, peu de nouvelles peuvent rendre le sourire au monde entier. Hormis peut-être l’annonce d’un traitement prometteur contre le VIH inspiré du vaccin Moderna, seule une lourde défaite de Chelsea procure autant de joie au peuple. Et ce d’autant plus que ces Blues version Thomas Tuchel semblaient particulièrement durs à cuire.

La rencontre démarre pourtant sous les meilleurs auspices pour les hommes de Roman Abramovitch. Un coup-franc de Marcos Alonso à la trajectoire mieux ajustée que celle de sa voiture et repoussé par Sam Jeanpierre permet ainsi à Christian Pulisic d’ouvrir le score à la vingt-septième minute. Mais à peine deux minutes plus tard, Thiago Silva décide que jouer West Brom n’est pas à la hauteur de son talent et prend un deuxième jaune en découpant Okay Yukuslu.

L’opération sabordage de Chelsea, déjà bien entamée, prend une toute autre ampleur juste avant la pause, quand un dégagement de Johnstone n’est attaqué par personne et permet à Matheus Pereira d’égaliser en lobant Edouard Mendy. Le même (pas Lothar) Matheus profite dans la foulée de l’apathie des Blues pour s’offrir un doublé en deux minutes. A l’heure de jeu, c’est au tour de Callum Robinson de s’illustrer en reprenant un centre en retrait de Darnell Furlong. Et cinq minutes plus tard, Mbaye Diagne en remet une couche après un décalage de Pereira.

Quatre buts en vingt minutes, l’addition commence à atteindre des hauteurs dignes d’un repas moyen chez Christophe Leroy, mais les Blues réduisent la marque, d’une remise de Timo Werner (qui semble vouloir tout faire pour ne pas frapper ces temps-ci) pour Mason Mount. De quoi se relancer et tenter d’arracher le match nul ? Raté, c’est au contraire Callum Robinson qui en plante un cinquième en fin de rencontre. Chelsea plonge à la cinquième place, les Baggies restent pour leur part avant-derniers, mais avec une légère lueur d’espoir, Newcastle, premier non-relégable, étant pris dans des eaux stagnantes (quatre points sur les cinq derniers matches).


Leeds 2 – 1 Sheffield

Une première relance complètement anale du portier des Blades, sans conséquence, laissait présager de la qualité défensive pendant tout le match de Sheffield : aussi passive, ridicule et irrationnelle que celle de Liverpool face au Real. A force de faire n’importe quoi, les Blades ont immanquablement encaissé le premier but suite à un excellent travail du non moins excellent Rafinha conclu par Harrison. Malgré cette nullité, Sheffield est revenu à hauteur avant la pause après un air-marquage des joueurs d’El Loco. Heureusement pour les Whites, Sheffield c’est vraiment naze : le gentil Jagielka a donc marqué contre son camp pour redonner l’avantage à Leeds, qui ne l’a plus perdu.
Alors que les Blades sont toujours irrémédiablement derniers, Leeds navigue toujours dans le ventre mou de PL, synonyme de maintien tranquille aux côtés d’équipe avec le même nombre de points et le même standing, type Arsenal.


Leicester 0 – 2 Manchester City

Oui oui Pep, tu es le meilleur, grande jugador, grande entranor ! Oui oui messieurs les commentateurs, El Calvitico est un génie, un cerveau incroyable capable de tout analyser et de tout comprendre (mais moins bien qu’Emmanuel Macron quand même) et dont les équipes jouent au football d’une manière à chaque fois nouvelle, forte, originale, inouïe, pissant sur les autres équipes et leur faisant laver la cuvette en partant.
Comment ça les rédacteurs de la PL Academy en ont marre de ces Skyblues et de leur commandant de bord ? Pas du tout. Aucune mauvaise foi. Peut-être un peu de lassitude, allez, à entendre les consultants et commentateurs crier au génie pour n’importe quel joueur sur n’importe quelle action. S’ils veulent autant gueuler, qu’ils prennent un hôtel.
En tout cas, victoire méritée, y’a rien à dire. C’est Benjamin Mendy qui a ouvert le score vers l’heure de jeu (surprise au coup d’envoi). Et Gabriel Jesus qui a fait le break avec une magnifique illustration de la neutralité et de la sobriété aux commentaires.


Arsenal 0 – 3 Liverpool

RAS. En tout cas côté Gunner. Je laisse le soin au camarade Décampe de vous narrer la rencontre du point de vue Scouser, tant Arsenal n’a RIEN produit du match (0,09 xG en quatre-vingt-dix minutes, pour vous donner une idée de la purgeasse).

Nous remercions les Gunners de permettre aux Reds de rouler encore sur certaines équipes, ce qui arrive trop peu souvent au goût des supporters scousers et de Bobby Carlton (qui préfèrerait lutter au coude-à-coude avec la plus grande équipe du monde, on le sait). La décision s’est faite après l’entrée de Diogoal Jota : sur un centre d’Alexander Arnold, la défense artetienne a laissé Diogoal prendre le ballon de la tête ; puis Gabriel a taclé tout sauf le ballon et Salah s’en est allé tromper le portier londonien ; et le même Gabriel s’est complu dans la relance anale, redonnant le ballon à Trent, pour Salah, Mané et la lourde de Diogoal.
Trois points à Arsenal, c’est bien. Chelsea qui perd, c’est bien. La lutte pour la quatrième place synonyme de LDC est un peu relancée avec quatre équipes en trois points. Il faut que David Moyes arrête les conneries maintenant et redore le blason de West Ham en perdant.


Southampton 3 – 2 Burnley

Match de la peur entre un mal classé qui jouait bien il y a un temps et un autre mal classé qui joue bien mais pas assez. Et ça vire vite à ce qu’on aime : du gros n’importe quoi.

Les Clarets mènent 2-0 au bout d’une demi-heure grâce à un pénalty de Chris Wood et une belle sèche de Vydra mais aussitôt après, Stuart Armstrong réduit la marque pour les Saints. Burnley ne voit même pas la mi-temps en menant au score puisque le beau Danny Ings égalise à la 42e à sa manière, c’est-à-dire avec un petit bijou. Oui, ce monsieur n’inscrit que des beaux buts, venez nous dire le contraire.

C’est d’ailleurs lui qui manque donner la victoire à son équipe, mais le poteau n’est pas d’accord. Pas grave, Walcott a bien suivi. D’un joli centre, il trouve Redmond qui crucifie le gardien adverse. Cette défaite pourrait peser lourd pour Burnley. Du côté de Southampton, on respire.


Newcastle 2 – 2 Spurs

Dans le Nouveau Château, on jouait sa peau. Aussi, Jouzé et Compagnie avaient fort à faire et ils ne l’ont pas fait. Les Spurs ont failli encaisser un premier but sur une belle ouverture de l’ancêtre Jonjo Shelvey mais Hugo Lloris a sorti la parade charfaite (mélange de chatte et parfaite).
Pas rancuniers, Tottenham a offert le but à Joelinton après une succession de relances catas. Pas non plus complètement cons, Tottenham a égalisé sur le coup d’envoi profitant d’une défense inexistante des Magpies et du sens du but d’Harry Goal-machine Kane (ce n’est pas moi qui le dis, c’est le commentateur de RMC ; première fois que j’entends ça, envie de l’étrangler).
L’homme au tarin aussi imparfait que son comportement sur les ballons aériens a quelques minutes plus tard été clinique et donné l’avantage aux Spurs. En fin de match, Harry Kakane a vu sa frappe heurter le poteau : faute de tuer la partie, sur l’action suivante, Joe Willock, prêté par Arsenal, a rendu justice et puni Tottenham. Last night a Jouzé lost two points.


Aston Villa 3 – 1 Fulham

Tout s’est passé en seconde période à Villa Park. Privés de Grealish, en reprise après une blessure au mollet (comment un mollet de Jack Grealish peut bien être blessé, on se demande), les Villans ronronnent et voilà qu’ils se font surprendre au retour des vestiaires. Mitrovic vient gratter un ballon mal négocié par Mings en position de dernier défenseur et ouvre le score en dribblant Martinez.

Hasard ou pas, la sortie de Morgan Sanson précipite le réveil des Birminghamiens. C’est l’Egyptien Trézéguet qui vient planter son doublé dans le dernier quart d’heure pour sortir ses copains d’un mauvais pas qui dure depuis plusieurs matchs. Ses deux premiers buts de la saison, comme quoi il n’est jamais trop tard. Watkins termine les Cottagers en toute fin de match.

Troisième défaite successive pour Fulham, les Villans renouent de leur côté avec la victoire juste à temps pour rester en première partie de tableau.


Manchester United 2 – 1 Brighton

C’était le bon moment pour creuser l’écart et conforter sa deuxième place en profitant de la déroute de Chelsea et de la défaite de Leicester qui a subi la terrible loi de Pep. Comme d’habitude, cela s’est fait de manière fort laborieuse contre des Seagulls accrocheurs qui n’ont pas trainé pour ouvrir le score par un ancien enfant chéri d’Old Trafford : le beau Danny Welbeck.

La presse anglaise a soupçonné un “hairdryer” de la part de Solskjaer à la mi-temps, ce que l’intéressé n’a pas nié. Toujours est-il que le seconde période des Raides et Vils fut de bien meilleure facture que la première. C’est d’abord Rashford qui a égalisé sur un bon service de Fernandes puis les Reds ont conclu leur domination par l’intermédiaire de Greenwood qui venait juste d’être replacé dans l’axe.

La fin de saison devrait être laborieuse pour Brighton, toujours pas assuré du maintien malgré ses belles dispositions dans le jeu. United continue de son côté un bon parcours, seulement éclipsé par leur intouchable voisin.


Everton 1 – 1 Crystal Palace

Everton restait sur deux défaites d’affilée, il était temps de se relancer et Palace apparaissait comme la victime idéale. Peine perdue, les Toffees ont encore craqué en fin de match, signe qu’ils ont décidément du mal à tenir un résultat à domicile.

Ça avait pourtant bien commencé (surtout en début de seconde période, en fait) avec un joli but de James Rodriguez, du droit en plus, après une belle circulation de balle devant la surface des Eagles. Seulement à force de laisser le ballon à ses adversaires, on s’expose. Négligence d’autant plus rédhibitoire que Zaha, Eze et Benteke savent échanger des passes. Dans tout ça, on aurait presque oublié que Michy Batshuayi était de la partie. Il égalise en sortie de banc, cinq minutes avant le coup de sifflet final.

Encore une mauvaise opération pour les Liverpuldiens en bleu qui ne verront probablement pas la coupe d’Europe à cause de ces diverses contre-performances difficiles à expliquer. Les Eagles sont douzièmes à une petite victoire du maintien.


Wolves 2 – 3 West Ham

Le folie Lingard continue à terroriser la Premier League et voilà que West Ham joue désormais les places qualificatives pour la Ligue des Champions. C’est vrai que ça tourne pas toujours très bien en défense, mais qui s’en soucie quand son équipe inscrit trois buts par matchs ?

À l’inverse, rien ne semble aller dans le droit chemin pour Nuno et ses Wanderers à qui la victoire échappe depuis cinq matchs. Un parcours de relégable qui donne le vertige au regard des recrutements qui se sont additionnés à l’effectif. On pourra toujours polémiquer sur l’absence très préjudiciable de Jimenez, cela n’expliquera pas des retours défensifs de sénateurs, des duels joués sans aucune envie et une inspiration bien maigre en phase offensive.

Pour les Moyes boys, tout va très bien puisqu’ils s’installent donc à la quatrième place au bénéfice de la défaite de Chelsea. Pour les Wolves, c’est pas la lutte pour le maintien mais ça ressemble vraiment à rien.


The table : nouveau challenger pour la Ligue des Champions, mais ça ne se bousculait pas cette semaine. En bas toujours plus de candidats en revanche ! A croire qu’on préfère être nul que fort cette saison, en témoigne cette curieuse absence de matchs nuls et cette avalanche de buts.

Edgar Allan Poeteau

2 commentaires

  1. Le fait que vous redéterriez le fameux hairdryer des oubliées oubliettes de l’oubli me fait penser que Sir Alex n’aurait certainement pas eu la même carrière s’il avait dû coacher avec un masque en temps de Covid.

    • […]un cerveau incroyable capable de tout analyser et de tout comprendre (mais moins bien qu’Emmanuel Macron quand même)[…]

      Veuillez cesser d’afficher de manière si ostentatoire votre passion pour l’autofloraballistique, M. Creuse ! C’en est presque vulgaire !

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