Lille – Montpellier (2-0) : La Paillade Académie ivre ses notes
Tito, c’est fini. Les non-alignés c’est eux.
Oui, c’est bien moi, Fantômas. Tu ne connaîtras jamais mon visage. Sous ce masque, personne ne le connaîtra jamais.
Ah ça c’est fendard ! Qu’est ce qu’on se marre, je vous assure ! Et avec de l’accointance, assurément ! De la camaraderie qui dépasse les jupons, parfaitement pourrie, jusqu’à plus soif ! Plus soif ! Et après, c’est la fin du gosier ! Pouf ! … en trois coups de cuillère à pot, voilà la décongelée, la perditude dirait Ségolène ! Tac tac tac, voici la mitraillette bâillonnée comme la baïonnette d’un Prusse en fuite tel un Oryctolagus cuniculus de Garenne ! Baye baye, Nathalie ! Pousse-toi donc de la place rouge blanche ! Et suivez le guide en se faisant des bécots, Gilbert !
Après, quoi de plus normal que de ranger les grolles après une partasse aussi dégueulasse que celle qu’ont tendrement offerte les salopes faisant office de joueurs du côté du Clapas. Quoi de plus logique que de ranger le zgeg dans le fond de son slip, drapeau en berne, après une soupe à la grimace anxiogène préparée par les fisteurs de poulpe qu’on nous a collé sur la pelouse afin de faire office de professionnels payés pour nous délivrer des performances dignes du même nom. Rien. Rien de plus normal, rien de plus de logique. Quand on ne joue pas au football, on ne peut pas espérer taper une équipe comme Lille, même si celle-ci ne réalise pas le match de l’année (calendrier grégorien). Quand on n’est pas capable d’aligner deux passes correctes, pas besoin de verres correcteurs pour s’apercevoir qu’on est plus nul qu’une pintade poliomyélite, et pour un euro de plus, on peut essayer de s’acheter une paire de couilles ajustées à sa vue (ne dis-t-on pas : « et si je te les pose sur le nez, ça t’enlèvera ta myopie » ?) pour remplacer celle qu’on a laissée dans la gueule des bouledogues. Et puis surtout, ah surtout, quand on s’amuse à s’enfiler l’oignon en jouant la chenille créole sur les coups de pied arrêtés, comment veut-on arriver à gagner ce genre de match ? C’était la question à 100 000 saucisses, hier après-midi.
Malgré tout, j’ai eu un semblant d’espoir pendant les dix premières minutes, voyant les petits développer un jeu léché en passes-remises, et surtout une activité cérébrale correcte au milieu de terrain. Et comme toujours, le point d’implosion apparut en défense. D’habitude, il était facile de taper sur Daniel Congré, couleur de peau et ganache de Néandertal obligent, mais là, force est de reconnaître qu’on ne peut trouver de bouc-émissaire : l »ensemble de la défense est constitué de chèvres qu’on n’enverrait même pas délivrer un message de bienvenue. Enfin si, un « bienvenue chez nous, ici on peut violer allègrement et en toute impunité ». Merde, les gars, on est pas chez les Amish.
Je reste tout de même estomaqué par cet alignement à la con, cette espèce de défense de zone façon fuite en avant. Le plus bizarre c’est que pas un seul abruti ne lève le bras pour réclamer un truc, à part Daniel Concon qui tenta un timide lever de doigt, comme le gros lard du fond de la classe qui veut aller pisser pour la dixième fois parce qu’il a bu trop de Pepsi avec son Hummer h7. Donc cette étrange stratégie n’aurait même pas pour visée de mettre l’adversaire hors-jeu. Donc c’est pour qu’il plante en fait, hein les mecs ? Vous croyiez quoi, que les mecs en face se disent « non attends, c’est trop facile, nous prenez pas pour des cons, y a un piège » ? Non parce que comme d’habitude vous défendez pas non plus comme des Allemands, personne ne croira à un piège. Enfin bon, ce truc restera un mystère, comme le fait que ce soit Dani la Congre qui soit l’homme le plus dangereux de la rencontre de notre côté, avec cette tête pas mal du tout mais repoussée par cette salope de Bagheera.
Après bon, disons que le groupe vit bieng. Tellement bien que ces perdreaux partent ensemble aux fraises sur les corners, lâchant le marquage pour mieux cueillir le fruit de la passion, comme dirait Omar Sharif. Et puis, pas foutus d’être présents sur le deuxième ballon, laissant le fils de Guy (non pas Boy Georges) placer son pied en porte-feuille pour saler une addition qui n’en demandait pas tant pour se corser. Je ne puis pas vous décrire longuement le reste du match, tellement tout était fade, sans vie, sans saveur Giordano, vide de tout sens qui peut faire corps avec la matière. Les milieux, relayeurs et défensifs, d’habitude si performants, n’ont pas été foutus de récupérer un ballon et chiaient leur première passe. Et puis, en évoluant sur la même ligne que les centraux, c’est bien sûr impossible d’assurer la transition vers le jeu d’attaque. C’est surtout cette ligne de récupération beaucoup trop basse qui nous a empêché de débuter réellement le match. Que dire de plus si ce n’est que maintenant, voici les notes, attention donc à ton cul jeune pailladin.
Les notes :
Jourdren (3/5) : Franchement pas dégueulasse alors qu’il n’y avait personne pour sauver son cul devant lui. De belles parades qui nous ont évité d’en prendre 4 voire 5.
Congré (1/5) : Pas bon en défense, pas beau. Pas bon en attaque, pas beau. Un laid entier, bien pasteurisé pour faire du fromage de tête.
El-Kaoutari (2/5) : Parfois très sûr de lui dans ses interventions, parfois complètement à côté de la plaque. Couscous double face.
Hilton (1/5) : Pas très bon depuis quelques matches, faudrait aller consulter Vitorino. Retour de l’être aimé en 2 semaines avec Ibrahim Ouadigada.
Deplagne (1/5) : Une tête d’expert-comptable. On ne peut même pas compter sur lui pour nous mettre des sous de côté.
Sanson (2/5) : Trop fébrile, il perd beaucoup de duels et met le deuxième rideau en difficulté.
Stambouli (2/5) : Mon dieu, ce nombre hallucinant de passes ratées. Inquiétant.
Cabella (2/5) : Même pas un passement de jambes. C’est le coup de vieux ça.
Mounier (0/5) : Il m’énerve avec sa tête de ouistiti pris dans les phares. Du vent, du vent, des vents divers.
Marveaux (1/5) : Ah merde, il jouait ? Putain, il a même pris un jaune sans déconner.
Niang (0/5) : Yabon nèg’e est nèg’e mo’t.
Entrés en jeu :
Camara : Dynamiteur d’aqueducs.
Montaño : Le sauveur de ces dames.
Le bisou vigneron,
Marcelin Albert.