Lille-Rennes (1-2) : l’Unlimited Académie fidèle à la tradition

En prenant Galtier, Lopez a abandonné son rêve de beau jeu en se disant que la DNCG l’apprécierait quand même un peu plus s’il était toujours en Ligue 1 la prochaine fois qu’ils se voyaient.

Et pour l’instant, ça marche, même si deux matchs sont insuffisants pour juger un entraineur, il a fait le taff. Aucun joueur n’est encore parti, et on a retrouvé quelques certitudes face à Caen. En face, Rennes ne se mêle pas non plus à la lutte pour la Ligue des champions, on est pas trop inquiets. Du côté de la formation, Galtier change presque tout, notamment en défense à cause des blessures. Mendès joue à gauche parce que pourquoi pas.

Première mi-temps :

Les quinze premières minutes sont totalement à l’avantage de Rennes. On rate tout. Ça nous rappelle le bon vieux temps d’il y a deux mois. C’est important de savoir d’où on vient pour savoir ce qu’on est. Mais si les joueurs pouvaient coller cette citation sur un fond océan en photo de couverture plutôt que sur le terrain, tout le monde serait content.
On finira par s’extraire de ce trou noir technique vers la 20e, et même de proposer quelques occasions. L’artiste Pepe est souvent derrière tout ça, El Ghazi ne touchant presque aucun ballon. Suite logique de cette statistique : on a presque aucune frappe. Mais la Galtier Touch commence finalement à se faire sentir au travers de redoublements de passes entre nos défenseurs centraux qui font à n’en pas douter tourner la tête des Rennais.
Peu impressionnés par la patience redoutable que l’on déploie pour construire nos actions, les Bretons profitent plusieurs fois de la pause clope de nos défenseurs pour donner à Maignan une nouvelle justification à son salaire.
On joue la 33e minute de jeu. Rennes joue son 141e corner.
Et pourtant, contre toute attente, c’est bien Lille qui ouvre le score par Alonso, lequel célèbre en faisant un salut militaire en hommage à ses camarades de la légion étrangère, avec qui il a vécu l’enfer du Vietnam.

La mi-temps arrive sur un score qui est de la compétence du tribunal des scandales. Mais pour être honnête, en face Rennes ne propose pas grand-chose non plus, si ce n’est les innombrables plans sur Sabri Lamouchi, à chaque fois en colère contre un nouveau fait de jeu.

Deuxième mi-temps :

Renversement des rôles : on construit un peu mieux, alors que Rennes envoie tous ses ballons en touche. Mais c’est de Lille dont on parle, alors notre générosité légendaire nous force à leur en rendre quelques unes et on assiste à un vrai match de Ligue 1.
Mais cette brève accalmie au niveau du jeu ne dure que jusqu’à ce que Soumaré ne se donne pour la première fois l’occasion d’utiliser l’excuse « erreur de jeunesse » en faisant presque une passe décisive à Sarr, qui tire finalement à côté. Dans la foulée, le même frappe sur le poteau et on se dit qu’il faudrait peut-être réagir. Mais on le fait pas. Sur leur 447e corner, les Rennais nous mettent encore plus en danger.
Puis Galtier développe une nouvelle fois sa palette d’entraîneur en appliquant le plan si efficace contre Caen, il joue la montre. On voit que c’est un bon coach parce que ses joueurs sont parfaitement à l’aise dans ce système. Il a su trouver leur vraie force.
6 mètres pour Lille. Je décide d’aller me faire à manger. N’ayant pas d’œufs, je descends en chercher et tombe sur Stéphanie, créature magnifique avec laquelle je me marie dans la foulée. Quinze ans plus tard, la routine et les mensonges ayant étiolé notre couple, nous décidons de nous séparer. Elle a la garde de Dylan, Brandon, Vanessa, et Jean-Grégoire, nos 4 enfants. Lorsque je rentre chez moi, Maignan dégage enfin.
La suite est classique : Rennes récupère assez vite le ballon, un joueur dont le nom commence par Lea tire de 30 mètres, Maignan se troue, but. Mikey Mike sera battu une nouvelle fois trois minutes plus tard après un double arrêt alors que le reste de l’équipe était déjà rentré aux vestiaires.
Les quelques minutes restantes seront consacrées à augmenter le nombre de ballons touchés par nos défenseurs. C’est important les stats pour ta note sur MPG.

Dans le rétroviseur, on voit désormais de la fumée. C’est le FC Metz qui a enfin réussi à démarrer et qui nous fonce dessus. Le bon Galtier a encore pas mal de taff s’il ne veut pas que Alonso connaisse rapidement un 6e coach depuis son arrivée à Lille, il y a un an.

 

Notes des joueurs :

Maignan (3/5) :

Pas terrible sur l’égalisation, mais même Jésus n’aurait pas fait autant d’arrêts que lui.

Mendyl (2/5) :

Plus rassurant que FBT, il ne justifie pas mon lobbying.

Alonso (3/5) :

Buteur et intransigeant tout au long du match, il devait être en train de nettoyer son arme au moment des buts.

Ié (2/5) :

Il n’a rien laissé passer tant que Rennes ne tentait rien. Beaucoup plus de mal sinon.

Amadou (3/5) :

Peut-être meilleur à ce poste qu’en 6, ce n’est pas lui le point faible de l’équipe.

Soumaré (1/5) :

En parlant de point faible, je vous présente Soumaré.

Mendès (2/5) :

Pourquoi éloigner un artiste pareil du jeu ? Il n’a pas sa place à gauche.

Maia (3/5) :

Résigné à finir la saison à Lille, Maia commence à régaler. Il aurait pu marquer. Remplacé par Araujo à 19 secondes de la fin.

Benzia (4/5) :

Il transforme tout ce qu’il touche en or en première mi-temps et pourtant c’est lui que notre stratège va sortir en premier. Remplacé pour Bissouma (75ème) qui a fait exactement ce qu’on attend de lui, à savoir « on sait pas trop ».

Pepe (3/5) :

Il aura permis à El Ghazi de se rater plusieurs fois. Remplacé par Ponce (80ème), trop loin des défenseurs pour espérer toucher le ballon.

El Ghazi (2/5) :

Beaucoup plus intéressant à voir jouer quand il est en pointe et ne touche pas 15 ballons dans le match.

Michel Saistout

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