Manchester United-Bournemouth (1-1) : La Raide et Vile Academy livre ses notes.

Salut à tous !

Ce samedi 4 mars, les enivrantes demi-mondaines de Manchester United recevaient les michetonneuses sans charme de Bournemouth à Old Trafford, pour le compte de la 27è journée de Premier League.

Un match selon toute vraisemblance à la portée de cette fière armée rouge, et comportant l’enjeu chaque semaine répété de sortir ne serait-ce que brièvement de cette damnée 6è place dans laquelle nous semblons englués comme des mouches dans du miel. Ceci en comptant particulièrement sur le match entre Arsenal et Liverpool qui devait se jouer un peu plus tard.


LES DIABLES.

Nous pouvons saluer la perspicacité de José, qui a probablement lu nos dernières académies et en a pris son parti : il est en effet plus sage de laisser un peu de repos à Ander Herrera, surtout quand on voit les échéances qui arrivent incessamment. Pour Pogba, bon ben on ne va pas tarder à en parler aussi, puisque cela semble suivi d’effet.


LE MATCH.

Un but dès la 23è minute augure en général de bonnes choses : soit d’autres buts, soit une domination pépère qui se termine par un 1-0 chiant mais pourvoyeur des trois points sacro-saints. Mais trois éléments auraient dû nous mettre la puce à l’oreille, et nous prévenir que jamais rien ne se passe comme prévu : l’Angleterre et ses fabuleux « petits » qui aiment embêter les gros ; Manchester United, qui est le club du moment qui illustre certainement le mieux l’expression réservée d’habitude aux bulletins de fin d’année des écoliers pour professeur peu inspiré :« capable du meilleur comme du pire » ; enfin, le fait que le buteur soit Marcos Rojo (fût-ce sur une déviation d’une frappe à l’origine probablement hors-cadre de Valencia), auraient dû nous avertir que rien dans ce match ne se passerait exactement comme cela arriverait dans un monde parfait (1-0 23è).

Un crève-cœur pour nous illustrer ça ? Mais bien sûr, allons-y, et il va faire plaisir à notre ami Luke Seafer, celui-ci : à peine un quart d’heure plus tard, le héros que l’on attendait plus Phil Jones s’emballe un peu et sectionne la jambe d’un attaquant adverse dans sa surface à l’aide de son grand corps partiellement boudiné. Le penalty est d’une part justifié, et d’autre part fort bien tiré, puisque le filet tremble malgré un beau plongeon de David De Gea (1-1 39è).

La mi-temps s’achève sur un imbroglio administratif du plus haut comique, puisque conformément au complot arbitral contre Manchester United cher à nos fans les plus intellectuellement pourvus, un dénommé Surman est exclu pour avoir piétiné l’imposant crâne de Zlatan Ibrahimovic, chose dont nous ne pouvons pas affirmer avec la moindre certitude qu’elle ait été commise à dessein, contrairement à l’odieuse vengeance personnelle de notre grand con à catogan qui s’est amusé à chercher le contact personnel uniquement dans le but d’asséner un coup de coude ultra violent dans la mouille d’un mec qui n’était même pas le piétineur.

3 matchs de suspension qui valaient le coup de coude.

La deuxième mi-temps ne mérite pas vraiment d’être relatée en d’autres termes que : « bouillie de football ». Si nos gagneuses s’acquittent évidemment de leur mission sacrée d’attaquer encore et encore, elles pratiquent l’exercice avec l’adresse d’un pangolin sur des talons hauts, et connaît même quelques frayeurs, à l’image de Carrick, contraint à une « Verratti » sur le short d’un adversaire qui partait un peu vite dans son dos.

À la 70è, le Mou lance éperdument deux joueurs offensif et un porte-manteau (Lingard, Rashford et Fellaini), ce qui rend un peu espoir quant à la possibilité de voir enfin nos nombreuses offensives concrétisées.

Et l’effet semble immédiat, puisque sur un centre de Valencia, le ballon est touché de la main par un défenseur ce qui offre à Ibra l’opportunité de se venger de ses déboires un peu plus intelligemment qu’en première mi-temps. Las ! Son tir est arrêté d’une main ferme, et le jeu reprend dans la foulée sur le même score de parité.

Coup terrible porté au mental en forme de savonnette au fond de la piscine des rouges diablesses que cette occasion unique déniée à notre habituel sauveur. Déconnectées de tout idéal de victoire, sans idées, sans panache, sans même la malice des gagneurs, nos poules laissent filer le match dans un maelström indescriptible de passes foireuses, de contrôles mesurés à 12 mètres 50 de moyenne, de replis défensifs digne de Waterloo, et de précipitations aussi diverses que stériles.

On en reste à ce 1-1 partout avec un seul point pris, et c’est bien tout ce que l’équipe mérite. Sans idées ni envie, on reste à distance de ceux qui au moins, osent. Mais il sera encore dit qu’il faut maintenir notre confiance à Mourinho, alors que les trois prochains matchs se feront sans le Z (personne n’est à blâmer à part lui pour sa bêtise à décoller du papier peint), et que l’un d’entre eux aura lieu à Stamford Bridge.


LES NOTES.

De Gea 3/5 Évidemment il n’a rien eu de spécial à faire à part tenter de sortir le penalty. Évidemment.

Valencia 3/5 Une passe décisive involontaire, mais qui témoigne de la réussite que ses efforts répétés finissent par offrir.

Jones 2/5 Match sans histoire si ce n’était cette vilaine patte qui traîne dans les chevilles d’un Bournemouthien dans sa surface.

Rojo 3/5 Buteur et solide.

Shaw 2/5 Enfin on a revu la Shaw offensif et indépassable qui nous manquait, celui sur lequel on fondait tant d’espoirs. Une demi-heure.

Carrick 3/5 Difficile de dire ce qui est le plus jouissif entre ses récupérations dans les pieds ou ses passes qui cassent toujours au moins une ligne…

Pogba 2/5 Anormalement brouillon, et ce depuis plusieurs matchs maintenant. S’il égaye toujours un peu nos yeux admiratifs avec une frappe qui prend la direction de la lucarne ou un gri-gri sorti de nulle part, il apparaît cruellement que Paul souffre d’un sérieux déficit de forme en ce moment, et que s’obstiner à le faire enchaîner les matchs ainsi ne fera rien pour améliorer les choses.

Mata 1/5 Invisible, en plus d’être petit.

Rooney 2/5 Présent aux avants postes, mais ses coéquipiers préfèrent éviter de jouer avec lui quand ils essayent de construire un truc.

Martial 2/5 Encore trop perso, et sa qualité de centre reste aléatoire.

Ibrahimovic 0/5 Si en plus de tirer ce penalty comme une merde, il avait pu s’abstenir d’être un immense connard avec son agresseur, on aurait certainement retenu quelque chose de positif de sa prestation. You had one job, comme on dit son côté de la Manche.

SUBS

Lingard NN Rien.

Rashford NN Rien.

Fellaini NN Rien.

Bobby Carlton.

Bobby Carlton

Académicien et souteneur de la Raide et Vile Academy.

Un commentaire

  1. La réputation de votre cheptel en prend un sérieux coup avec Zlatane Ibrahimoche.

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