METZ – (GUINGAMP – BASTIA) : LA METZ QUE UN CLUB ACADÉMIE vous dédommage pour votre temps de vie.

Quelle que soit la réponse, celle-ci ne peut pas être un mensonge.

Cette formule que j’ai clairement pompé à The Wire me semble tout à fait appropriée pour aborder la situation du FC Metz au travers de cette acad qui n’en sera pas une.

En effet, pour une fois, pas de professeur Legrasaully ou de quelconques facéties littéraires dont j’ai usage pour égayer les rares supporters qui font l’effort de me lire (et que je remercie chaleureusement au passage).

Jusque-là, je me suis toujours refusé à m’exprimer ainsi comme dans une tribune ouverte car sincèrement je trouve cela ennuyeux et lourd, mais surtout inapproprié. Inapproprié pour une raison toute simple : je ne suis rien pour le FC Metz.

Je n’ai ni les connaissances, ni l’expertise ni la légitimité suffisante pour l’aider ou lui dire quoi faire. Je m’amuse juste à analyser le match, je l’enrobe dans une histoire drôle et j’essaye de rendre ça intéressant pour les fans qui m’accordent bien généreusement du temps de leur vie pour me lire.

C’est pour ça que je n’écris jamais des histoires courtes. C’est pour ça aussi que je déborde toujours du cadre du match : car je veux toujours apporter plus. Mais, là, pour ces deux derniers matchs, je n’arrivais pas à trouver l’angle humoristique ou la narration adéquate pour évoquer ce match contre Guingamp ou Bastia.

D’habitude, je saute le match et je passe au suivant, mais pas cette saison car j’essaye d’être plus régulier, plus sérieux dans ma production. Alors me voilà dans une impasse narrative, et vu que je ne peux, ni vous offrir un peu d’histoires drôles, ni aucune forme de divertissement en échange du précieux temps de vie que vous m’accordez, je veux payer cette acad par un peu de franchise pure.

Sacré préambule hein ?

Je vais donc juste parler de ce que je ressens, de ce qui m’inquiète dans ce club et dans son avenir proche.

Je précise proche car je ne veux pas non plus jouer au catastrophisme. Je pense que le club a les reins solides et devrait s’en sortir. Mais je veux juste poser la question : que veut dire s’en sortir ? Et à quel prix ?

Pour moi, des évènements comme les déboires de la saison passée, les fiasco lors de ce mercato ou encore ce match à Guingamp, vont laisser des cicatrices dans l’imaginaire commun de notre club. Pas forcément profondes, mais elles vont venir teinter les prochaines années.

Aussi insensées peuvent être les décisions de l’arbitre, les joueurs ne sont pas censés agir comme ils l’ont fait. C’est tout. Ce sont des professionnels, ils doivent encaisser et tenir. Là, j’ai clairement senti que tout le monde était sorti du match et plus personne ne pensait football.

Et je précise que j’ai vraiment hurlé devant le match. Ce n’est pas une image. J’ai senti la colère, l’injustice, l’indignation monter en moi et… j’ai fait : des bruits avec ma bouche ! Vous vous rendez compte à quel point il faut toucher un être humain pour qu’ils en viennent à crier tout seul chez lui derrière son écran ? Mais j’ai clairement senti l’injustice, j’ai été touché par les larmes d’Oukidja, par la gronde dans le stade, on a vraiment senti une tension. Et on est d’accord que l’arbitrage se cache derrière cet « envahissement » de terrain pour minimiser sa faute, MAIS, si même moi j’avais envie de descendre sur le terrain alors que j’étais à plusieurs dizaines de kilomètres, qu’en était-il des supporters présents galvanisés par le phénomène de groupe ?

Je ne cherche pas à dire qui a raison ou qui a tort, je livre juste honnêtement toutes mes pensées depuis ce match. Vous êtes libre de penser ce que vous voulez, je l’accepte.

Au final, on a un arbitre dépassé qui a fait les mauvais choix, un stade qui a enflé et était à deux doigts d’imploser, et des joueurs totalement sortit de leurs matchs. Est-ce qu’il y a quelqu’un à blâmer ? Oui, les professionnels, tout simplement, tout autant qu’ils sont.

Les joueurs, les arbitres, les stadiers, le club, tous ceux qui touchent un salaire pour assurer une prestation de divertissement. Eux. Tout simplement.

L’arbitre ? Coupable, comme l’a bien dit Dreosi : lorsque l’arbitre est le principal acteur du match, c’est qu’il n’a pas bien fait son job. Après, on peut revoir les images, on peut juger que les décisions de l’arbitre « à chaud » ne sont pas si insensées que ça… Mais de nos jours, il existe des caméras qui permettent de changer son jugement, donc c’est le maintien de son jugement que je considère comme une erreur.

Le stade ? Ils auraient dû assurer la sécurité et empêcher le jeune de passer oui.

Les joueurs du FC Metz ? Oui, clairement. On ne peut accepter une telle débâcle. Je suis désolé. C’était une faillite de l’intelligence et du professionnalisme. Une perte totale de sang-froid absolument inacceptable. Quand on laisse parler sa colère et son égo dans le cadre professionnel c’est que l’on a commis une faute. C’est ce qui vous arriverait à vous au boulot, c’est ce qui doit leur arriver à eux. Oukidja, Kouyaté, Danley, Niane, vous n’êtes pas les seuls fautifs, mais vous l’êtes.

Au cours du match contre Bastia, j’ai vu des trous monstrueux dans la défense. Des corners où des joueurs du FC Metz se marquaient l’un l’autre et regardaient le joueur adverse sauter sans qu’aucun ne prennent la responsabilité d’empêcher le jouer de viser. J’ai vu de la désinvolture dans la défaite aussi à la fin. Et là aussi, les joueurs sont fautifs.

Tout ça laisse des traces. Quand on garde des joueurs qui voulaient partir, il faut assumer leur non titularisation jusqu’à ce qu’ils se sentent concernés par le collectif. Il faut surtout savoir régler ça en interne sans que tout le monde ne soit au courant. Et cela fait quelques années que je me pose des questions sur la tambouille interne du FC Metz… Et je ne devrais pas, en vrai, en tant que supporter.

Bref, je ne sais pas ce qui se passe en interne, et je ne sais pas ce que sont les problèmes précisément, alors je ne peux même pas tenter de donner un semblant de début de petites réponses à la question : « Comment on répare ce FC Metz ? »

Tout ce que j’ai à dire, c’est que : « Quelle que soit la réponse, celle-ci ne peut pas être un mensonge. »

Merci d’avoir dépensé du temps de vie pour lire tout ça.

Terminé.

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