Montpellier-Lorient (2-0), la Paillade Académie livre ses notes

La nouvelle génération est déjà là

Intro
Par un matin de décembre, en l’opel Bora
Les deux compères étaient levés du bon pied.
L’énorme et l’ivrogne, les voici les voilà
A couvert sauve qui peut, sur qu’ils vont tout casser.

Couplets :

En lieu de pêche ils posent campement pour faire ripaille
Point de gene ils pètent sans retenue, n’écoutant plus que plainte de l’estomac
Au fil de l’eau, dormant cachée, la bete goujonne scrute les deux d’un oeil coquin.

A nuit tombée ils font repos et ronflent en creux des gorges fluviales
Froideur oblige ils s’emitoufflent et gardent chaleur sur leur bedaine
Alcool aidant ils viennent rouges et font chansons de toutes parts au gré du fiel.

Bondit la bete hors de l’eau, d’un nom fripon elle s’est parée, car poisson-chatte elle est
Pris dans le piege, les heros se debattent au clair de lune, triste est la fin
Silure les goute, les tate et les recrache: point a son gout les deux eponges.

Courant a perte, courage a cou, la fuite se fait dans la misere
Mais noirceur est fourbe et saisit aux gorges l’allure des faibles
Santé manquante, genou a terre, poumons à l’air, ils suffoquent.

Les quatre pattes aidant, la progression se fait lente, a pas de chameau grabataire
Souffle repris, bien loin de l’eau’ la joie se monte a coup de jurons
Redressant le corps, sauvés majestueusement, le bonheur les envahit.

Opel bora proche, cadence tranquille, soudain le sol tremble terriblement
Surgit la troupe terrible, galopante, aux couteaux acérés pendus entre les dents
Plus de pitié, chance éloignée, les comparses se soumettent au joug de l’ankou.

Avant la mort, le chef s’avance, et declare vengeance accomplie
Comprenant la faute, le souvenir les agresse
Année passé, course terrible sur un faisan
Ses freres etaient venus reparer l’affront.

Ainsi périrent Loulou et Marcelin, piétinés par les glouglous.
Gloire exigée, hommage obligée, louanges assurés.

Les notes :

Pionnier (4/5) : Apparemment il a mauvaise réputation. Au village sans prétention, peut-être, mais pas à Montpellier ni Bagnols-sur-Cèze ! Auteur d’une double-parade décisive en deuxième période, il a été l’un des principaux artisan de la victoire montpelliéraine. La bise à Jean-Lug et Jeannot, joyeux drilles de l’agence tous risques.

Congré (3/5) : Apparemment il a mauvaise réputation. À Montpellier comme à Bagnols-sur-Cèze. À défaut d’apporter le surnombre dans le camp adverse, il s’est empêché de faire des conneries dans le sien, et a même bien défendu.

Yanga-Mbiwa (4/5) : Une contribution essentielle au deuxième but de Charbonnier, beaucoup d’application et de duels remportés. Et contrairement à Lamine Koné, il ne marche pas sur les tibias des attaquants adverses. Il leur met des coups dans la gueule – jurisprudence Romain Hamouma.

Hilton (4/5) : Hilton c’est le Brésil. Et Jacek Bak c’est la Pologne. Il a multiplié les interventions décisives, grâce au bon placement qui caractérise toujours son jeu.

Bedimo (3/5) : Bedimo n’est pas trop mauvais pour la sélection, c’est la sélection qui est trop mauvaise pour la CAN. Et au vu de son match contre Lorient, c’est peut-être une bonne nouvelle pour nous.

Estrada (2/5) : Ben quoi ? Je vais pas lui sucer la bite décerner une médaille, au motif qu’il a réussi deux ou trois passes latérales à dix mètres de distance de ses coéquipiers. Y avait plus personne quand il s’agissait d’allonger le jeu – et de bien le faire.

Dabo (2/5) : Rien ne le distingue d’un faiseur d’embrouilles à Tarascon.

Cabella (4/5) : « Il suffira d’une étincelle », chantait Johnny – Passe Partout aussi, du reste, mais il aurait pu s’abstenir https://www.youtube.com/watch?v=SkroeLtj4L8.

Souleymane Batavia (2/5) : Quelle technique. Avec une petite préférence tout de même, pour ses centres de l’extérieur du tibia.

Utaka (3/5) : Le Roi vient quand il veut.

Herrera (3/5) : À défaut d’être décisif, il est audacieux. À l’image de ce coup-franc à vingt-cinq mètres des buts, malheureusement repoussé par le mur.

Sont entrés en jeu :

Pitau : Beaucoup de déchets dans le jeu et dans la barbe.

Charbonnier : Le temps de marquer deux buts et de se voir comparé à Olivier Giroud.

Mounier : Le temps de se signaler par une passe décisive à l’attention de Charbonnier – un très beau centre qui plus est.

La bise méridionale 2.0 !

Kévin La Fraîche

4 thoughts on “Montpellier-Lorient (2-0), la Paillade Académie livre ses notes

  1. Putain, on croyait s’être débarrassé de cette académie en supprimant les deux connards…

  2. Tiens, voilà le Kéké du 34. Courage, pas facile de passer après les deux derniers tenanciers.

  3. J’ai loupé un épisode, qu’est ce qui s’est passé avec Loulou et Marcellin ?

    Très bonne académie cela dit, bienvenue p’tit Kevin

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