Nancy-Sochaux (1-1) : La Chardon à Cran Académie avait déjà vu ça quelque part

Ah tu as voulu t’emplir de toute ton âme putride, tu as souhaité voir et prendre ce que tu pensais te revenir de droit. Au milieu du (stade) vide, tu as voulu, simplement. Mais on ne désire pas dans ces sombres contrées oubliées. S’il y a bien de la volonté, ce n’est pas la tienne. Ce qui meut les corps, les cartons hors de la poche de l’arbitre et les ballons au fond de tes filets minables, c’est une force aveugle, primitive et impure qui emporte avec elles les désirs les plus raffinés et les espoirs les plus doux. En Lorraine on l’appelle la vautre.


Les notes

Valette 1/5
Il ne peut rien sur le but tant la frappe est parfaite, ce qui ne l’empêche pas de se placer face à d’autres êtres qui ne peuvent physiologiquement rien faire face à sa carrure de golgoth et de les aborder la bite à la main. 2 poids, 2 mesures pour cet enfant de sac poubelle.

Néry 1/5
Ce dont on ne peut pas parler, il faut le taire.

Seka 3/5
Colmate toutes les brèches telle une quasi-infaillible colle universelle. Il est cependant constamment trahi par les maçons du cœur qui l’accompagnent, trop avides de bâtir comme des manches à couilles avec des matériaux inappropriés et des méthodes du moyen-âge.

El-Kaoutari 2/5
Dans ces fameux classements à l’envers dont sont friands les Cahiers du foot, il serait en bonne place dans les courses à la lenteur. L’intelligence de jeu a quitté les enjeux principaux du championnat en cet hiver finissant : désormais c’est tout au tendon, à l’impact et au bourrinage, et clairement le bel Abdelhamid n’a pas le coffre pour s’adapter.

Ciss 2/5
Trop haut en attaque, trop haut en défense et puis l’inverse.

Akichi 2/5
Face à un milieu resserré à l’agressivité décuplée par le pseudo-enjeu de la suprématie des nullards sur le Grand Est de l’étage du dessous, il a eu bien du mal à jouer son rôle habituel de bonhomme.

Rocha 2/5
Petit retour de suspension pour petite boule de nerfs interchangeables avec Serge N’Guessan. L’influx électrochimique l’a pourtant quitté au mauvais moment, le temps d’un match qu’il a passé à jouer au cérébral alors qu’il aurait bien plutôt fallu sortir les crampons en lames de rasoir.

Bassi 1/5
On est toujours un peu pressé de venir à son cas lors de ces matchs de milieu de semaine, car on ne trouve pas grand’chose à dire d’autre qu’on se qu’on lui réserve pour ses coéquipiers. Aussi quand l’équipe est nulle, c’est lui qui prend pour tout le monde, quand bien même il essaye avec ses moyens (que l’on a de moins en moins de mal à trouver dignes d’une trisomie rare et particulièrement handicapante).

Bertrand 3/5
Un peu de positif dans cet océan de mélasse car le filiforme petit coquin s’est singularisé en réussissant tout ce qu’il a entrepris, jusqu’à inscrire son premier but chez nous. Les portes sont ouvertes, reste à Garcia à graisser un peu les gonds.

Cissokho 1/5
Si le génie génétique pouvait nous aider et que la possibilité physique d’aligner un hybride de Saliou Ciss, Ousmane Cissokho et Amine Bassi, trois joueurs en un dont les qualités footballistiques effaceraient potentiellement les défauts que nous appelerions le BaCissokho, nous préférerions boire du glyphosate à grandes goulées plutôt que de laisser un seul gène de ce sous-doué entrer dans le corps de notre chimère.

Barka 2/5
Le jeune essaye et a envie, montre même quelques belles qualités techniques lorsqu’il a la balle, mais au beau milieu d’un tel marasme collectif, il passe surtout son temps contraint à courir comme un chiot après sa balle au milieu d’un jeu cruel.


Note artistique de l’équipe : 1/5

C’est comme un mauvais film dont on a déjà deviné les enjeux, le retournement final et le jeu minable des acteurs rien qu’en apercevant l’affiche. Tu te traînes devant la bande-annonce en sachant déjà que tu vas te faire chier, cette saloperie te révèle les grandes lignes de l’intrigue, précipitant tes dernières réserves dans le registre de la lassitude.

Tout est réuni pour que la purge te saisisse au cou et ne te lâche que dans un râle de dégoût ou un rire sardonique forcé comme un appel au secours, rappelle-toi cette fois où on t’a juré tous les dieux de la pellicule qu’il fallait absolument que tu voies le dernier Lion d’Or. Et toi crétin, tu t’y traînes devant ton écran, même plus sûr de ce à quoi tu dois t’attendre. Est-ce une fiction ? Est-ce la réalité ? Il y a un truc ?

Tant d’images qui deviennent la toile colorée de ta réalité au bout du compte, qui se meuvent sur l’écran sans répit de ton cerveau usé et qui tournent comme une putain de vidéo Youtube proposant 12 heures de sons de bowling : ta roue d’Ixion en haute fidélité, 16 millions de couleurs et son Dolby. Avale et tais-toi. À la semaine prochaine.

Marcel Picon

Et comme le dit la chanson à propos des deux boutons ci-dessous : cliquez, cliquez bande de salopes.

Marcel Picon

Ras le cul de toutes ces conneries.

Un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.